À Selles-sur-Cher, un forum France–Chine veut structurer le futur du bien-être et des marchés de santé entre deux continents. (c) Thierry LIU
Du 29 au 31 mai 2026, le château de Château de Selles-sur-Cher accueillera la première édition du Forum France–Chine de la Santé et du Bien-Être, organisé par le Centre France Chine de Médecine Chinoise (CFCMC). Un événement qui dépasse largement le simple cadre d’un salon consacré au bien-être. Derrière les conférences, démonstrations et rencontres culturelles, c’est toute une stratégie de coopération économique et diplomatique qui se dessine entre deux continents.
À l’heure où les médecines complémentaires connaissent une croissance accélérée en Europe, la médecine traditionnelle chinoise s’impose progressivement comme un secteur à la fois culturel, économique et stratégique. En France, les pratiques inspirées de la médecine traditionnelle chinoise représentent déjà environ 6 millions d’actes par an, dans un marché porté par la recherche de solutions naturelles, la prévention et les approches de bien-être alternatives. Les chiffres traduisent une évolution profonde. Selon le dossier de presse du forum, les marchés liés aux médecines complémentaires et aux approches naturelles pourraient atteindre plusieurs milliards d’euros d’ici 2030, avec une croissance annuelle estimée entre 15 % et 20 %. En parallèle, la Chine consolide sa position comme deuxième marché mondial du médicament, avec une valeur estimée entre 177 et 218 milliards d’euros et une croissance annuelle comprise entre +6 % et +10 %. Le marché chinois des dispositifs médicaux atteint quant à lui environ 183 milliards de dollars, avec une forte dépendance aux importations européennes.
C’est précisément à l’intersection de ces deux dynamiques que le forum de Selles-sur-Cher entend se positionner. Plus de 100 entreprises chinoises et françaises, une vingtaine d’universitaires, des professionnels du secteur ainsi que des représentants institutionnels participeront à cet événement conçu comme une plateforme d’échanges économiques, scientifiques et culturels.
Le vendredi 29 mai sera notamment consacré aux rencontres professionnelles et aux échanges B2B. Les entreprises françaises pourront y rencontrer plusieurs acteurs majeurs du marché chinois du bien-être et de la santé, parmi lesquels Tong Ren Tang, considéré comme le plus grand producteur de médecine traditionnelle chinoise au monde. Fondée en 1669 sous la dynastie Qing, cette entreprise fut historiquement la pharmacie officielle de la famille impériale chinoise pendant près de deux siècles. Aujourd’hui, son chiffre d’affaires atteint près de 988 millions de dollars. Le forum réunira également des spécialistes du marché médical chinois, notamment dans les domaines de la réglementation, des dispositifs médicaux et des chaînes de distribution de produits liés au bien-être. L’objectif affiché est clair : permettre aux entreprises européennes de comprendre les mécanismes d’accès au marché chinois sans avoir à se déplacer directement en Chine. Mais l’événement ne se limite pas à une logique économique.
À l’heure où les médecines complémentaires connaissent une croissance accélérée en Europe, la médecine traditionnelle chinoise s’impose progressivement comme un secteur à la fois culturel, économique et stratégique. En France, les pratiques inspirées de la médecine traditionnelle chinoise représentent déjà environ 6 millions d’actes par an, dans un marché porté par la recherche de solutions naturelles, la prévention et les approches de bien-être alternatives. Les chiffres traduisent une évolution profonde. Selon le dossier de presse du forum, les marchés liés aux médecines complémentaires et aux approches naturelles pourraient atteindre plusieurs milliards d’euros d’ici 2030, avec une croissance annuelle estimée entre 15 % et 20 %. En parallèle, la Chine consolide sa position comme deuxième marché mondial du médicament, avec une valeur estimée entre 177 et 218 milliards d’euros et une croissance annuelle comprise entre +6 % et +10 %. Le marché chinois des dispositifs médicaux atteint quant à lui environ 183 milliards de dollars, avec une forte dépendance aux importations européennes.
C’est précisément à l’intersection de ces deux dynamiques que le forum de Selles-sur-Cher entend se positionner. Plus de 100 entreprises chinoises et françaises, une vingtaine d’universitaires, des professionnels du secteur ainsi que des représentants institutionnels participeront à cet événement conçu comme une plateforme d’échanges économiques, scientifiques et culturels.
Le vendredi 29 mai sera notamment consacré aux rencontres professionnelles et aux échanges B2B. Les entreprises françaises pourront y rencontrer plusieurs acteurs majeurs du marché chinois du bien-être et de la santé, parmi lesquels Tong Ren Tang, considéré comme le plus grand producteur de médecine traditionnelle chinoise au monde. Fondée en 1669 sous la dynastie Qing, cette entreprise fut historiquement la pharmacie officielle de la famille impériale chinoise pendant près de deux siècles. Aujourd’hui, son chiffre d’affaires atteint près de 988 millions de dollars. Le forum réunira également des spécialistes du marché médical chinois, notamment dans les domaines de la réglementation, des dispositifs médicaux et des chaînes de distribution de produits liés au bien-être. L’objectif affiché est clair : permettre aux entreprises européennes de comprendre les mécanismes d’accès au marché chinois sans avoir à se déplacer directement en Chine. Mais l’événement ne se limite pas à une logique économique.
Le Forum France–Chine de la Santé et du Bien-Être entend aussi devenir un espace d’échanges entre modèles culturels et visions du soin. Des conférences scientifiques et forums thématiques réuniront chercheurs, universitaires et experts afin de comparer les approches européennes et chinoises du bien-être, de la prévention et des médecines complémentaires.
Le week-end ouvrira également ses portes au grand public à travers un programme immersif mêlant démonstrations de Qi Gong et de Tai Chi, ateliers autour des plantes médicinales, cérémonies du thé, gastronomie chinoise et espaces culturels consacrés à l’art de vivre et à la prévention. Parmi les invités figure notamment DU Le, sixième génération héritière du célèbre restaurant Quanjude de Pékin, référence historique du canard laqué chinois et établissement ayant notamment servi le président Emmanuel Macron lors de sa visite officielle en Chine. Le choix du château de Selles-sur-Cher n’est pas anodin. Monument historique vieux de plus de mille ans, situé entre les axes Paris–Limoges et Vierzon–Nantes, le lieu devient ici le décor symbolique d’un dialogue entre patrimoine européen et traditions asiatiques. Au-delà de l’image culturelle, le forum révèle surtout une réalité plus large : le bien-être est désormais devenu un secteur géopolitique et économique à part entière.
Longtemps considérées comme marginales, les médecines complémentaires s’intègrent progressivement dans les réflexions contemporaines autour de la prévention, du vieillissement, de la santé mentale et de la qualité de vie. Entre enjeux de marché, transmission culturelle et diplomatie économique, le Forum France–Chine de la Santé et du Bien-Être illustre cette nouvelle manière de penser les coopérations internationales autour de la santé globale.
Le week-end ouvrira également ses portes au grand public à travers un programme immersif mêlant démonstrations de Qi Gong et de Tai Chi, ateliers autour des plantes médicinales, cérémonies du thé, gastronomie chinoise et espaces culturels consacrés à l’art de vivre et à la prévention. Parmi les invités figure notamment DU Le, sixième génération héritière du célèbre restaurant Quanjude de Pékin, référence historique du canard laqué chinois et établissement ayant notamment servi le président Emmanuel Macron lors de sa visite officielle en Chine. Le choix du château de Selles-sur-Cher n’est pas anodin. Monument historique vieux de plus de mille ans, situé entre les axes Paris–Limoges et Vierzon–Nantes, le lieu devient ici le décor symbolique d’un dialogue entre patrimoine européen et traditions asiatiques. Au-delà de l’image culturelle, le forum révèle surtout une réalité plus large : le bien-être est désormais devenu un secteur géopolitique et économique à part entière.
Longtemps considérées comme marginales, les médecines complémentaires s’intègrent progressivement dans les réflexions contemporaines autour de la prévention, du vieillissement, de la santé mentale et de la qualité de vie. Entre enjeux de marché, transmission culturelle et diplomatie économique, le Forum France–Chine de la Santé et du Bien-Être illustre cette nouvelle manière de penser les coopérations internationales autour de la santé globale.
Des dynasties impériales aux marchés mondiaux : l’histoire millénaire de la médecine traditionnelle chinoise
Bien avant que le bien-être ne devienne un marché mondial pesant plusieurs centaines de milliards d’euros, la médecine traditionnelle chinoise occupait déjà une place centrale dans l’organisation sociale, philosophique et politique de la Chine impériale. Son histoire remonte à plus de deux mille ans et constitue aujourd’hui l’un des plus anciens systèmes médicaux continuellement pratiqués dans le monde. Les premières grandes bases théoriques de cette médecine apparaissent dans le Huangdi Neijing, le Classique interne de l’Empereur Jaune, rédigé entre le IIIe siècle et le Ier siècle avant notre ère. Cet ouvrage fondateur ne se présente pas seulement comme un traité médical, mais comme une réflexion globale sur l’équilibre entre le corps humain, la nature et l’univers. Contrairement à la médecine occidentale moderne, qui s’est progressivement construite autour de l’anatomie, des organes et de la biologie, la médecine traditionnelle chinoise développe une approche énergétique et philosophique du corps. Au cœur de cette pensée se trouvent plusieurs notions fondamentales : le *Qi*, souvent traduit comme l’énergie vitale, la théorie du Yin et du Yang, représentant l’équilibre des forces opposées, ainsi que la théorie des cinq éléments, bois, feu, terre, métal et eau, censés structurer les grands équilibres du vivant. Dans cette vision, la maladie n’est pas uniquement perçue comme une atteinte physique localisée, mais comme une rupture d’harmonie entre différentes forces du corps et de son environnement.
Cette conception influence progressivement toute l’organisation médicale de la Chine impériale. Sous les différentes dynasties, notamment les Han, Tang, Ming et Qing, la médecine traditionnelle chinoise devient un véritable pilier institutionnel. Des académies médicales impériales voient le jour, des traités sont compilés et transmis, tandis que les médecins de cour occupent une fonction stratégique auprès du pouvoir impérial. L’objectif principal n’est pas uniquement de soigner la maladie, mais surtout de prévenir son apparition. Cette logique préventive constitue d’ailleurs l’une des grandes différences historiques entre médecine traditionnelle chinoise et médecine occidentale. Dans certains récits historiques chinois, le meilleur médecin n’était pas celui qui guérissait les malades, mais celui qui empêchait ses patients de tomber malades. Au fil des siècles, plusieurs disciplines se structurent autour de cette approche globale du soin : l’acupuncture, la pharmacopée chinoise à base de plantes, les massages thérapeutiques *tuina*, les exercices énergétiques comme le Qi Gong ou le Tai Chi, ainsi que les pratiques alimentaires liées à l’équilibre du corps. Ces méthodes s’inscrivent dans une vision où l’hygiène de vie, les émotions, le sommeil, l’alimentation et l’environnement jouent un rôle fondamental dans la santé de l’individu. Certaines institutions deviennent alors emblématiques de cette histoire médicale. Fondée en 1669 à Pékin sous la dynastie Qing, Tong Ren Tang illustre parfaitement cette continuité historique. La maison devient rapidement le fournisseur officiel de la famille impériale chinoise pendant près de deux siècles, sous le règne de huit empereurs successifs. Son nom reste aujourd’hui associé à l’un des symboles les plus puissants de la médecine traditionnelle chinoise dans le monde contemporain. Mais l’histoire de la médecine traditionnelle chinoise connaît également des périodes de remise en question. Au XIXe siècle et au début du XXe siècle, avec l’arrivée massive des sciences médicales occidentales en Chine, certaines élites considèrent ces pratiques traditionnelles comme archaïques face aux progrès de la médecine moderne européenne. Après la fondation de la République populaire de Chine en 1949, la situation évolue profondément. Le pouvoir chinois choisit finalement de préserver et d’institutionnaliser la médecine traditionnelle chinoise, tout en la modernisant et en l’intégrant dans les structures officielles de santé publique.
Cette décision marque un tournant majeur. Les universités de médecine traditionnelle chinoise se développent, les recherches scientifiques se multiplient, et la Chine commence progressivement à exporter cette médecine au-delà de ses frontières. À partir des années 1970, l’ouverture diplomatique chinoise contribue largement à la diffusion mondiale de pratiques comme l’acupuncture. Aux États-Unis et en Europe, l’intérêt pour les médecines alternatives et les approches préventives favorise leur popularisation auprès d’une partie croissante de la population. En France, cet intérêt s’accélère particulièrement au cours des dernières décennies avec la montée des médecines complémentaires, de la phytothérapie et des approches liées au bien-être. Aujourd’hui, la médecine traditionnelle chinoise ne relève plus uniquement d’un héritage culturel asiatique : elle représente également un marché économique en pleine expansion, un outil d’influence culturelle pour la Chine et un sujet de réflexion pour les systèmes de santé occidentaux. Le Forum France–Chine de la Santé et du Bien-Être organisé à Château de Selles-sur-Cher s’inscrit précisément dans cette continuité historique. Derrière les conférences scientifiques, les rencontres économiques et les démonstrations culturelles, l’événement reflète plusieurs siècles d’évolution où traditions médicales, diplomatie culturelle et stratégies économiques se rejoignent désormais dans un même espace de dialogue international.
Cette conception influence progressivement toute l’organisation médicale de la Chine impériale. Sous les différentes dynasties, notamment les Han, Tang, Ming et Qing, la médecine traditionnelle chinoise devient un véritable pilier institutionnel. Des académies médicales impériales voient le jour, des traités sont compilés et transmis, tandis que les médecins de cour occupent une fonction stratégique auprès du pouvoir impérial. L’objectif principal n’est pas uniquement de soigner la maladie, mais surtout de prévenir son apparition. Cette logique préventive constitue d’ailleurs l’une des grandes différences historiques entre médecine traditionnelle chinoise et médecine occidentale. Dans certains récits historiques chinois, le meilleur médecin n’était pas celui qui guérissait les malades, mais celui qui empêchait ses patients de tomber malades. Au fil des siècles, plusieurs disciplines se structurent autour de cette approche globale du soin : l’acupuncture, la pharmacopée chinoise à base de plantes, les massages thérapeutiques *tuina*, les exercices énergétiques comme le Qi Gong ou le Tai Chi, ainsi que les pratiques alimentaires liées à l’équilibre du corps. Ces méthodes s’inscrivent dans une vision où l’hygiène de vie, les émotions, le sommeil, l’alimentation et l’environnement jouent un rôle fondamental dans la santé de l’individu. Certaines institutions deviennent alors emblématiques de cette histoire médicale. Fondée en 1669 à Pékin sous la dynastie Qing, Tong Ren Tang illustre parfaitement cette continuité historique. La maison devient rapidement le fournisseur officiel de la famille impériale chinoise pendant près de deux siècles, sous le règne de huit empereurs successifs. Son nom reste aujourd’hui associé à l’un des symboles les plus puissants de la médecine traditionnelle chinoise dans le monde contemporain. Mais l’histoire de la médecine traditionnelle chinoise connaît également des périodes de remise en question. Au XIXe siècle et au début du XXe siècle, avec l’arrivée massive des sciences médicales occidentales en Chine, certaines élites considèrent ces pratiques traditionnelles comme archaïques face aux progrès de la médecine moderne européenne. Après la fondation de la République populaire de Chine en 1949, la situation évolue profondément. Le pouvoir chinois choisit finalement de préserver et d’institutionnaliser la médecine traditionnelle chinoise, tout en la modernisant et en l’intégrant dans les structures officielles de santé publique.
Cette décision marque un tournant majeur. Les universités de médecine traditionnelle chinoise se développent, les recherches scientifiques se multiplient, et la Chine commence progressivement à exporter cette médecine au-delà de ses frontières. À partir des années 1970, l’ouverture diplomatique chinoise contribue largement à la diffusion mondiale de pratiques comme l’acupuncture. Aux États-Unis et en Europe, l’intérêt pour les médecines alternatives et les approches préventives favorise leur popularisation auprès d’une partie croissante de la population. En France, cet intérêt s’accélère particulièrement au cours des dernières décennies avec la montée des médecines complémentaires, de la phytothérapie et des approches liées au bien-être. Aujourd’hui, la médecine traditionnelle chinoise ne relève plus uniquement d’un héritage culturel asiatique : elle représente également un marché économique en pleine expansion, un outil d’influence culturelle pour la Chine et un sujet de réflexion pour les systèmes de santé occidentaux. Le Forum France–Chine de la Santé et du Bien-Être organisé à Château de Selles-sur-Cher s’inscrit précisément dans cette continuité historique. Derrière les conférences scientifiques, les rencontres économiques et les démonstrations culturelles, l’événement reflète plusieurs siècles d’évolution où traditions médicales, diplomatie culturelle et stratégies économiques se rejoignent désormais dans un même espace de dialogue international.
Entre prévention, économie et influence culturelle : le nouveau visage mondial du bien-être
Cette montée en puissance du bien-être et des médecines complémentaires ne relève pas uniquement d’un effet de tendance ou d’un phénomène culturel passager. Elle s’inscrit dans une transformation beaucoup plus large des sociétés contemporaines, où la santé n’est plus seulement pensée sous l’angle du traitement médical, mais également sous celui de la prévention, de la qualité de vie et de l’équilibre global de l’individu. Depuis plusieurs années, les systèmes de santé européens font face à des défis croissants : vieillissement des populations, explosion des maladies chroniques, surcharge hospitalière, fatigue psychologique post-pandémie et augmentation des troubles liés au stress. Dans ce contexte, une partie grandissante de la population se tourne vers des approches complémentaires cherchant à replacer le patient au centre d’une réflexion plus globale sur le corps et le quotidien.
La médecine traditionnelle chinoise s’inscrit précisément dans cette logique. Fondée sur une vision holistique du corps humain, elle repose historiquement sur des notions d’équilibre, de circulation énergétique, de prévention et d’harmonie entre l’individu et son environnement. Si certaines de ses pratiques continuent de susciter des débats scientifiques en Europe, leur intégration progressive dans certains espaces de bien-être, centres spécialisés ou parcours de soins témoigne néanmoins d’un intérêt croissant du public occidental pour des approches considérées comme moins invasives et davantage tournées vers l’accompagnement du patient.
Le Forum France–Chine de la Santé et du Bien-Être organisé à Château de Selles-sur-Cher reflète précisément cette évolution mondiale. Derrière les démonstrations de Tai Chi, les ateliers autour des plantes médicinales ou les conférences sur les pratiques traditionnelles chinoises, l’événement met surtout en lumière l’émergence d’un véritable marché international du bien-être. Un marché où se croisent désormais laboratoires, industries pharmaceutiques, producteurs de dispositifs médicaux, praticiens, investisseurs, institutions publiques et acteurs culturels. La Chine l’a parfaitement compris. En quelques années, elle est devenue un acteur central des marchés mondiaux de la santé, non seulement grâce à la puissance de son industrie pharmaceutique, mais aussi par sa capacité à transformer son patrimoine culturel médical en levier économique et diplomatique. La médecine traditionnelle chinoise constitue aujourd’hui un outil d’influence culturelle autant qu’un secteur économique stratégique soutenu directement par les autorités chinoises.
De son côté, l’Europe connaît une progression constante des pratiques liées au bien-être, à la prévention et aux médecines complémentaires. La recherche de solutions naturelles, l’intérêt pour les approches moins médicamenteuses ainsi que la volonté de mieux gérer le stress ou la fatigue du quotidien participent à cette dynamique. En France, les formations liées aux médecines complémentaires continuent d’augmenter, tandis que les consommateurs accordent une attention croissante aux produits de santé naturels, aux pratiques corporelles et aux approches préventives.
C’est précisément à la rencontre de ces deux mouvements que le forum de Selles-sur-Cher tente de se positionner : celui d’une Chine cherchant à renforcer son rayonnement international dans le domaine du bien-être et celui d’une Europe en quête de nouveaux modèles de prévention et d’accompagnement de la santé. Mais au-delà des chiffres et des partenariats économiques, l’événement révèle également une mutation plus profonde de notre époque. Le bien-être est devenu un sujet transversal, à la frontière entre médecine, culture, économie, tourisme, alimentation, développement personnel et diplomatie internationale. Ce qui relevait autrefois d’un univers marginal ou alternatif s’intègre désormais dans des stratégies économiques globales et des réflexions institutionnelles sur les futurs marchés de la santé. Le choix même du cadre du forum participe à cette symbolique. Installer cet événement dans un château millénaire français plutôt que dans un centre d’exposition classique traduit une volonté de créer une expérience culturelle autant qu’économique. Entre patrimoine européen et traditions asiatiques, conférences scientifiques et cérémonies du thé, rencontres d’affaires et gastronomie chinoise, le forum cherche à construire une forme de dialogue entre deux visions du soin, du corps et de la société. À Selles-sur-Cher, il ne s’agit donc pas uniquement d’un salon consacré au bien-être. Le forum apparaît comme le reflet d’un basculement plus large : celui d’un monde où la santé devient aussi un enjeu géopolitique, culturel et économique global, au cœur des nouvelles coopérations internationales entre l’Europe et l’Asie.
La médecine traditionnelle chinoise s’inscrit précisément dans cette logique. Fondée sur une vision holistique du corps humain, elle repose historiquement sur des notions d’équilibre, de circulation énergétique, de prévention et d’harmonie entre l’individu et son environnement. Si certaines de ses pratiques continuent de susciter des débats scientifiques en Europe, leur intégration progressive dans certains espaces de bien-être, centres spécialisés ou parcours de soins témoigne néanmoins d’un intérêt croissant du public occidental pour des approches considérées comme moins invasives et davantage tournées vers l’accompagnement du patient.
Le Forum France–Chine de la Santé et du Bien-Être organisé à Château de Selles-sur-Cher reflète précisément cette évolution mondiale. Derrière les démonstrations de Tai Chi, les ateliers autour des plantes médicinales ou les conférences sur les pratiques traditionnelles chinoises, l’événement met surtout en lumière l’émergence d’un véritable marché international du bien-être. Un marché où se croisent désormais laboratoires, industries pharmaceutiques, producteurs de dispositifs médicaux, praticiens, investisseurs, institutions publiques et acteurs culturels. La Chine l’a parfaitement compris. En quelques années, elle est devenue un acteur central des marchés mondiaux de la santé, non seulement grâce à la puissance de son industrie pharmaceutique, mais aussi par sa capacité à transformer son patrimoine culturel médical en levier économique et diplomatique. La médecine traditionnelle chinoise constitue aujourd’hui un outil d’influence culturelle autant qu’un secteur économique stratégique soutenu directement par les autorités chinoises.
De son côté, l’Europe connaît une progression constante des pratiques liées au bien-être, à la prévention et aux médecines complémentaires. La recherche de solutions naturelles, l’intérêt pour les approches moins médicamenteuses ainsi que la volonté de mieux gérer le stress ou la fatigue du quotidien participent à cette dynamique. En France, les formations liées aux médecines complémentaires continuent d’augmenter, tandis que les consommateurs accordent une attention croissante aux produits de santé naturels, aux pratiques corporelles et aux approches préventives.
C’est précisément à la rencontre de ces deux mouvements que le forum de Selles-sur-Cher tente de se positionner : celui d’une Chine cherchant à renforcer son rayonnement international dans le domaine du bien-être et celui d’une Europe en quête de nouveaux modèles de prévention et d’accompagnement de la santé. Mais au-delà des chiffres et des partenariats économiques, l’événement révèle également une mutation plus profonde de notre époque. Le bien-être est devenu un sujet transversal, à la frontière entre médecine, culture, économie, tourisme, alimentation, développement personnel et diplomatie internationale. Ce qui relevait autrefois d’un univers marginal ou alternatif s’intègre désormais dans des stratégies économiques globales et des réflexions institutionnelles sur les futurs marchés de la santé. Le choix même du cadre du forum participe à cette symbolique. Installer cet événement dans un château millénaire français plutôt que dans un centre d’exposition classique traduit une volonté de créer une expérience culturelle autant qu’économique. Entre patrimoine européen et traditions asiatiques, conférences scientifiques et cérémonies du thé, rencontres d’affaires et gastronomie chinoise, le forum cherche à construire une forme de dialogue entre deux visions du soin, du corps et de la société. À Selles-sur-Cher, il ne s’agit donc pas uniquement d’un salon consacré au bien-être. Le forum apparaît comme le reflet d’un basculement plus large : celui d’un monde où la santé devient aussi un enjeu géopolitique, culturel et économique global, au cœur des nouvelles coopérations internationales entre l’Europe et l’Asie.