Actu à la une - Tous espionnés à notre insu?


Par Rédigé le 02/07/2013 (dernière modification le 02/07/2013)

Le scandale des écoutes ne semble pas toucher "que" la politique et l'économie mondiale, mais tout le monde, par le biais des réseaux sociaux et des téléphones portables!


tous_espionnes.mp3  (177.61 Ko)

Depuis ce week-end l'agence américaine NSA (National Security Agency) est soupçonnée d'avoir d'espionné les communications internes de l'Union européenne. Ce n'est pas vraiment une nouveauté technique, puisque déjà en 1975 - à l'époque des communications passant sur les réseaux télégraphiques appartenant à des sociétés américaines -, la NSA était capable de surveiller et d'intercepter 150.000 messages par mois! Avec l'arrivée de l'informatique le gigantisme de l'écoute n'a pu que s'accroître.

Depuis 2006, deux programmes permettent à la NSA d'intercepter les appels téléphoniques passés aux États-Unis: par l'intermédiaire de Verizon, un des principaux opérateurs du pays et Prism, qui autorise l'interception hors frontières des communications des internautes étrangers transitant par les géants du web comme AOL, Apple, Facebook, Google, Instagram, Microsoft, MySpace, Skype, Twitter, Yahoo!, Youtube...

Si l'Europe s'offusque et demande des comptes à l'Amérique, d'après François-Bernard Huyghe, directeur de recherche à l'Iris, il sera toutefois peu probable "de voir les relations transatlantiques s’envenimer gravement". Tout comme le pense Yann Échinard, économiste spécialiste de l’Union européenne: "L’Europe et les États-Unis, longtemps considérés comme les leaders de l’économie mondiale, assistent en effet à l’émergence des BRICS: Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, qui menacent de la concurrencer. Dans ces conditions, ils sont amenés à défendre des intérêts communs".

Les réseaux sociaux

Google assure dans la presse: "Nous divulguons les données des internautes au gouvernement en accord avec la loi, et nous examinons chacune de ces requêtes avec soin. De temps en temps, les gens prétendent que nous avons une ‘porte de derrière’ menant le gouvernement à nos systèmes, mais Google n’a pas de "porte de derrière" pour que le gouvernement accède aux données privées des utilisateurs".

Dans un message posté sur son profil, Mark Zuckerberg, PDG du réseau social Facebook, déclare: "Facebook ne fait pas et n’a jamais fait partie du programme consistant à donner aux États-Unis ou à un autre gouvernement accès à ses serveurs. Nous n’avons jamais reçu de requête cachée ou d’ordre judiciaire émanant d’une agence gouvernementale nous demandant de grosses quantités d’informations ou de métadonnées, comme ce que Verizon a reçu. Et si nous l’avions reçu, nous l’aurions fermement combattu. Nous n’avions même jamais entendu parler de Prism avant hier".

Le téléphone portable

Le progrès à ses revers, alors vigilance, il vaut mieux ne pas s'emballer avec un clic systématique sur une application dernière-née! Aujourd'hui il est facile d'être épié à notre insu et difficile de passer à travers les mailles du filet du web.

La directive européenne 2002/58 sur la protection de la vie privée et des communications électroniques sera peut-être à réajuster très vite au déballage de ces derniers jours, dévoilé par l'affaire Snowden.*



* Voir notre article précédent et aussi notre dessin de presse sur les écoutes

Big Brother à tous les niveaux: Tout le monde espionne tout le monde?







Autres articles dans la même rubrique ou dossier: