C'est non pour l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes


Par Rédigé le 18/01/2018 (dernière modification le 18/01/2018)

Le projet de l’aéroport tant controversé vient enfin de connaître son dénouement.


Fresque humaine contre le projet d'aéroport. Photo (c) Moulins

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On parle ici de "la plus vieille lutte" de France. L’aéroport Notre-Dame-des-Landes divise la France depuis 1960. Cet immense projet de construction d’aéroport dans la proximité de Nantes a connu depuis plus d’une centaine de recours en justice. Plus récemment, un referendum, sous l’impulsion de François Hollande, a été lancé. Un sujet politique brûlant auquel le gouvernement Philippe va tenter d’apporter son dernier chapitre après 60 ans de conflit.

Samedi 13 janvier 2018, le Premier ministre Édouard Philippe faisait une visite surprise à Notre-Dame-des-Landes pour "voir et écouter" les principaux acteurs de ce projet. Un voyage qui arrive après une semaine d’intenses consultations à Matignon au sujet de l’aéroport.

Le chef du gouvernement a pu s’entretenir en tête-à-tête avec Jean-Paul Naud, maire de Notre-Dame-des-Landes, opposé au projet. Il s’est ensuite rendu à Nantes pour y rencontrer la maire Johanna Rolland, membre du Syndicat mixte aéroportuaire du Grand Ouest, favorable au nouvel aéroport: "Le Premier ministre m’a assuré que sa décision n’était pas prise", assurait-elle de la métropole nantaise au sortir de l’entretien de 40 minutes avec Édouard Philippe.
D’autres avançaient qu’un abandon du projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes semblait d’ores et déjà acté depuis quelques jours. Lundi 15 janvier 2018, Édouard Philippe jouait de son côté les prolongations en recevant à Paris le président de la région Bretagne Loire-Atlantique Loïg Chesnais-Girard. En cas d'annulation du projet d’aéroport, il devrait s’acquitter d’une amende avoisinant les 350 millions d’euros pour compenser les pertes des entreprises investies dans le projet. L’exécutif a affirmé qu’une décision sera donnée "entre le 15 et le 30 janvier 2018" au plus tard.

Le dénouement d’une crise qui a divisé la France pendant plusieurs décennies est désormais officiel: la construction de l'aéroport est abandonnée. Les zadistes se sont engagés par communiqué le 17 janvier 2018 à libérer les routes bloquées et ils devront quitter les lieux illégalement occupés dans les semaines qui viennent.






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