Des ex-enfants soldats se construisent une vie loin de la kalachnikov - 2


Par Rédigé le 07/07/2016 (dernière modification le 07/07/2016)

Pour faire face à ce fléau de recrutement et l'utilisation des enfants dans les conflits, la représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ont lancé, le 6 mars 2014, la campagne "Des enfants, pas des soldats". Celle-ci s’est fixé pour objectifs de mobiliser le soutien nécessaire pour mettre fin et prévenir le recrutement et l'utilisation d'enfants dans les forces gouvernementales lors de conflits d’ici à 2016.


Des campagnes pour décourager le phénomène "enfants soldats"

Démobilisation des enfants soldats. Photo (c) Pierre Holtz / UNICEF

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Pour soutenir cette campagne le Président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila a nommé une conseillère présidentielle pour combattre la violence sexuelle et le recrutement d'enfants. En septembre 2015, le gouvernement a adopté une feuille de route pour accélérer la mise en œuvre de son plan d'action.

A côté de ces chiffres qui interpellent, la Monusco révèle des résultats encourageants pour la RDC. Au cours de sa conférence de presse du mercredi 15 juin 2016, la Monusco a fait savoir que le gouvernement de la RDC, avec l’appui de l’ONU, a réussi à éliminer le recrutement officiel d'enfants par l'armée nationale. La mission onusienne note avec beaucoup de satisfaction les avancées notables enregistrées dans le domaine de la lutte contre l’impunité. Dans les mois à venir, le premier procès au niveau national condamnant le recrutement et l’utilisation d’enfants par un commandant d'un groupe armé, devrait débuter dans le Nord-Kivu.

En dépit des résultats encourageants du gouvernement congolais, les groupes armés sont en tête de liste des auteurs de recrutement d’enfants, selon la Monusco, dans la partie Est de la RDC qui regorge d'une cinquantaine de groupes armés encore actifs. Chaque année, on dénombre des centaines d'enfants qui en sont victimes. Durant le premier trimestre de l’année 2016, la Monusco a documenté 457 enfants (68 filles, 389 garçons) associés à des groupes armés et utilisés comme combattants ou dans d’autres rôles d’appui aux combattants, y compris, mais pas uniquement, escorte, cuisinier, domestique, messager, porteur, etc.







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