Fête du 1er mai en Guinée : Affrontements entre centrales syndicales rivales


Par Rédigé le 03/05/2019 (dernière modification le 03/05/2019)

Des fractions syndicales rivales se sont affrontées au "Palais du peuple" à Conakry en marge de la célébration de la fête internationale du travail, mercredi 1er mai.


Affrontements entre centrales syndicales rivales en marge de la fête du 1er mai en Guinée. (c) MBD/ Voxmeteore
Conséquence déplorable du bicéphalisme et de la division au sein des syndicats des travailleurs en Guinée, la célébration de la fête du 1er mai a tourné au vinaigre. Corps à corps, jets de pierres et de chaises, les officiels ont pris la fuite. Plusieurs personnes ont été blessées dont certaines grièvement.

Au sein de l’USTG (union syndicale des travailleurs de Guinée) et le SLECG (syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée), il existe des camps rivaux. L’USTG d’Abdoulaye Sow et le SLECG d’Aboubacar Soumah, ne devaient pas entrer et s’exhiber devant la loge officielle. S’en sont suivis des affrontements qui ont fait plusieurs blessés, dont les deux leaders syndicaux cités plus haut.

Aboubacar Soumah est le secrétaire général du SLECG, à l’origine de la grève des enseignants qui a paralysé le pays l’an dernier. Sur fond de violente agitation sociale, la classe ouvrière guinéenne s’est divisée. Mais un protocole d’accord, moins explicite, entre le SLECG d’Aboubacar Soumah et le gouvernement avait permis de suspendre la grève en janvier dernier. L’un des points saillants du protocole d’accord est le recensement du fichier des enseignants. Le processus terminé à Conakry est en cours à l’intérieur du pays. L’argent relatif aux salaires des enseignants fictifs ou absents doit revenir aux enseignants.

Aboubacar Soumah avait exigé à l’origine de la grève, mais en vain, le salaire de base à 8.000.000 GNF par enseignant soit 800 euros. Demande à laquelle, le gouvernement ne peut accéder.









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