Kenya: les victimes d’expulsions forcées

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Par J.N.B.L. Rédigé le 12/10/2015 (dernière modification le 11/10/2015)

Dans un revirement bienvenu, l’agence routière du Kenya (KENHA) a admis qu’elle avait eu tort d’expulser de force plus de cent personnes hors d’un quartier informel, et a promis des réparations complètes à toutes les personnes affectées, a déclaré Amnesty International à la veille de la Journée mondiale de l'habitat.


Kenya expulsions forcees  (176.45 Ko)

L’agence routière a reconnu ses torts avant la publication, lundi 5 octobre 2015, d’un rapport très critique par Amnesty International.

Ce document, intitulé "Driven out for development: Forced evictions in Mombasa", décrit l’impact d’un projet d’expansion routière sur les quartiers informels de Jomvu et de Bangladesh. Il met par ailleurs en évidence les manquements de trois des organismes finançant le projet - la Banque africaine de Développement, la Banque européenne d'investissement et la Banque allemande de développement (KfW) - à leurs devoirs.

"Le fait que les autorités aient reconnu que les démolitions de Jomvu constituaient des expulsions forcées est une victoire de taille pour cette population, mais elle n’aura de sens que si KENHA propose rapidement des recours utiles à ceux qui ont perdu leur logement et leurs moyens de subsistance", a déclaré Justus Nyangaya, directeur d’Amnesty International Kenya.







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