Pourquoi la Chine s’oppose-t-elle à l’intervention militaire en Libye ?


Par Ali Belhouchet Rédigé le 28/03/2011 (dernière modification le 28/03/2011)

Opposé à une intervention militaire contre le régime de Tripoli, le gouvernement chinois ne cesse de réclamer un cessez-le-feu immédiat en Libye. Jeudi la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Jiang Yu, a réitéré l’appel de la Chine aux coalisés afin qu’ils mettent fin à leur offensive contre le régime de Kadhafi. Pourquoi la république populaire de Chine s’oppose-t-elle à l’intervention militaire en Libye ? Quels enjeux derrière cette position chinoise ?


"Il faut renforcer l’objectif humanitaire en Libye et ne pas aggraver une situation déjà dramatique", a répété ce jeudi la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Jiang Yu, à l’occasion d’une conférence de presse à Pékin. Ces recommandations sont les dernières d’une longue série de reproches adressées à la coalition internationale depuis l’application de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies autorisant l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne ainsi que des frappes militaires contre la Libye.


DESSOUS DES CARTES

La chine, après s'être opposée à cette intervention, réclame aujourd’hui un cessez-le-feu immédiat. Pékin tire à boulets rouges sur les auteurs de cette offensive, et ses portes paroles multiplient les efforts pour stopper les raids aériens qui, entre autres, touchent des intérêts chinois en Libye.

En effet, depuis le début des raids sur les villes libyennes, des infrastructures chinoises ont été endommagées lors des raids aériens. Pékin a été, en outre, contraint de rapatrier ses ressortissants, 35 000 selon des chiffres officiels, pour des raisons de sécurité. Le gouvernement chinois était donc dans l’obligation de condamner ces actes.


DIPLOMATIE NE RIME JAMAIS AVEC INEPTIE…

Intérêts économiques ? Certes, la Chine demeure un pays fortement présent en Afrique et sa diplomatie travaille activement pour obtenir des acquis sur le continent et le soutien des pays africains dans des questions internationales sensibles tels que la question du Tibet ou de Taiwan. Mais la Chine n’oublie pas toutefois qu’elle a besoin du conseil de sécurité de l’ONU et pour cette raison la super puissance n’a pas usé de son droit de véto pour faire avorter le projet d’attaque contre la Libye de Kadhafi.





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