Restos du Cœur: pas de profil type

Vie associative


Par Rédigé le 08/12/2015 (dernière modification le 07/12/2015)

A l’heure de la 31e campagne hivernale, en Lorraine comme partout ailleurs, des milliers de personnes aux caractéristiques différentes s’inscrivent sur la liste des bénéficiaires.


René Oury est président des Restos du Coeur de Moselle Ouest. De son siège à Augny, il s'occupe de 20 centres d'accueil. Photo (c) DR.

Restos du Coeur.mp3  (247.39 Ko)

Pour René Oury, président des Restos du Cœur de Moselle Ouest, "il n’existe pas de profil type". Ils sont étudiants, demandeurs d’emploi, retraités ou invalides et sont âgés de 0 à 98 ans. Chacun d’eux est socialement fragilisé par de faibles ressources et requiert une aide. Mais, en dépit de cette ressemblance, ils sont tous différents.

S’il constate qu’en zone urbaine, il y a "beaucoup de jeunes de moins de 40 ans, des couples et des femmes seules avec enfants". A l’inverse, dans les zones rurales, les personnes âgées dominent. Souvent, ils sont "de anciens agriculteurs qui n’ont jamais cotisé et qui de ce fait, on une faible retraite". Aussi, depuis deux ou trois ans, les Restos du Cœur lorrains accueillent également "des migrants et des réfugiés politiques de toutes nationalités, notamment des pays de l'Est".

L’aide alimentaire, "reflet visuel de l’association" selon le président, est accessible à toute personne justifiant de moindres ressources. Cela équivaut environ à 750€. Quant aux "diverses aides à la culture et aux loisirs, offertes à tout le monde".


175.500 heures de bénévolat

Derrière le président, au siège d’Augny, un tableau au graphique représentatif de l’évolution de l’association. Pour les 12.475 bénéficiaires des 20 centres d’accueil du secteur de Moselle Ouest, la campagne d’été aura été bénéfique. Sans aucune distinction d’âge ou de profession, tous ont bénéficié d’un "accueil inconditionnel" dans les différents centres d’accueil Lorrain. De plus, grâce aux 175.500 heures de bénévolat proposées par 650 bénévoles, des adolescent ont pu voyager, des parents ont pu emmener leurs enfants au cinéma ou aller au théâtre. Car, René aime à le rappeler, au-delà de l’urgence nutritionnelle, "l’association est une main tendue à chacun" dans divers domaines.





Autres articles dans la même rubrique ou dossier: