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Une princesse de Monaco guillotinée


Par Rédigé le 15/04/2022 (dernière modification le 15/04/2022)

Le 30 novembre dernier, était créée à Monaco, au Théâtre Princesse Grace, la pièce d’Alain Pastor "Le rêve de Mercier", où l’auteur se penche sur le destin tragique de Françoise-Thérèse de Choiseul Stainville.


Une princesse de Monaco guillotinée
La pièce est reprise depuis le début janvier dernier au Théâtre de la Contrescarpe, en plein Quartier latin de Paris et elle y restera jusqu’au 30 avril. Maud Mazur qui en est la directrice assistait à la première en Principauté et elle a décidé d’inscrire la pièce dans sa programmation. Tout comme le public, elle a été intéressée par cette rencontre improbable entre deux personnages que tout oppose apparemment, et entièrement séduite par la prestation des deux comédiens, Séverine Cojannot et Patrick Courtois.

Quant à S.A.S. Albert II qui a vu la pièce à Paris, il a déclaré "C’est assez émouvant de pouvoir retracer cette histoire que je connaissais, bien sûr, mais de la replacer dans ce contexte historique qu’explique bien ce dialogue avec Mercier, c’est un travail remarquable. C’est une partie de l’histoire de Monaco méconnue et que beaucoup de gens ont oubliée. Quand Pastor m’a dit qu’il allait écrire une pièce sur cet épisode, je l’ai encouragé à le faire et il a su le faire de très belle façon, c’est un très beau texte". L’auteur monégasque pour sa part révèle "J’ai toujours été ému par le destin tragique de Françoise-Thérèse de Choiseul-Stainville, devenue princesse de Monaco par mariage… C’est bien à elle que j’ai voulu rendre hommage; dans une période tourmentée, faite de bruit et de fureur. Une princesse qui doit être considérée, par son élégance et sa dignité, comme une véritable héroïne".

Il a imaginé la rencontre entre la jeune aristocrate française et un écrivain, Louis-Sébastien Mercier né le 6 juin 1740 à Paris et mort dans la même ville le 25 avril 1814. Ami des philosophes, il est l’auteur de "L’An 2440" considéré comme le premier roman d'anticipation et d’une douzaine de volumes composant "Le tableau de Paris" une mine de renseignements pour qui est curieux de la vie quotidienne à cette époque. Tous deux sont emprisonnés pendant la Terreur. Marie-Thérèse de Choiseul-Stainville, née le 8 décembre 1766 à Paris, nièce d'Étienne-François de Choiseul, ministre du roi Louis XV, s’est mariée à Paris le 6 avril 1782 en l’église Saint-Eustache, avec le prince Joseph, fils cadet du prince Honoré III de Monaco. Le 14 février 1794, la Principauté est annexée à la France sous le nom de Fort-Hercule, sous-préfecture du département des Alpes-Maritimes. Et ceci jusqu’au traité de Paris du 30 mai 1814. Françoise-Thérèse de Choiseul-Stainville qui jusqu’alors était considérée comme étrangère en France et donc libre de circuler, redevient citoyenne française et elle fut arrêtée à Paris et envoyée de prison en prison. Elle fut guillotinée le 27 juillet 1794. Victime de plusieurs dénonciations, elle attend sa comparution devant le Tribunal révolutionnaire et se trouvera dans la dernière charrette envoyée place de la Nation, peu après la chute de Robespierre. Louis-Sébastien Mercier qui avait été emprisonné à cause de son opposition à Robespierre sera sauvé à la chute de ce dernier le 9 Thermidor. L’excellente mise en scène de Pascal Vitiello nous ramène au 7 thermidor 1794, Mercier entre dans la cellule de la jeune aristocrate interprétée par Séverine Cojannot, ils ne se connaissent pas mais ils sympathisent très vite. Vêtue d’une magnifique robe à paniers, elle est en train de coudre, son attitude altière est en accord avec ses origines aristocratiques. Elle a deux filles, Honorine et Athénaïs, Mercier également. Elle ne dévoile pas son identité alors que lui est fier de se présenter comme écrivain et ardent républicain. Françoise-Thérèse de Choiseul-Stainville se laisse entraîner malgré elle dans une polémique sur la Révolution. Patrick Courtois est très à son aise dans ce rôle d’homme politique acquis aux idées révolutionnaires mais victime des contradictions et excès de son époque.








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