L’établissement tente actuellement une expérience peu commune. Il a décidé de former un chiot de la race braque de Weimar à la détection d’insectes susceptibles d’endommager les œuvres d’art, surtout le bois ou le tissu. Riley âgé de 3 mois est devenu en quelques jours la mascotte du musée. Sa mission est bien spécifiée et on l’entraîne pour cela. Ce sera d’ailleurs le premier chien au monde à travailler dans un musée avec cette fonction de détection.
Riley loge chez Nicki Luongo, une employée du musée. Elle a déjà entraîné des chiens policiers et les responsables du musée ont pensé qu’elle était à même de former Riley pour ce qu’on attend de lui… Ces mêmes responsables précisent qu’il s’agit pour l’instant d’un projet pilote et que les résultats ne sont pas garantis. Même si les braques de Weimar sont connus pour leur sens de l’odorat particulièrement développé que l’on utilise pour la détection de drogues, d’explosifs, de faux billets de banque ou même de cancers.
La détection d’insectes par les chiens a déjà été essayée avec succès, par exemple quand il s’agit de repérer des punaises de lit. Et dans les Channel Islands de Californie, au large de Los Angeles, un labrador a été formé pour lutter contre une espèce de fourmis. Au Canada, une hygiéniste industrielle utilise depuis 2005 des braques de Weimar pour détecter des moisissures. L’hygiéniste les fait circuler d’écoles en hôpitaux ou entreprises où ont eu lieu des travaux de décontamination et elle s’assure qu’il ne reste aucune trace de moisissure. Donc, tout laisse penser que Riley devenu adulte sera la terreur des insectes nuisibles s’en prenant aux œuvres d’art. L’expérience a cependant quelques limites, les chiens ont du mal à repérer des traces hors de la portée de leur truffe…
Monaco, l’Italie et la France, viennent de signer l’acte de candidature pour l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO du site d’environ 200.000 hectares nommé "Les Alpes de la Méditerranée", territoire à la fois terrestre et marin, appartenant aux trois États signataires.
D’après le communiqué de la Fondation Albert II, "les partenaires transfrontaliers porteurs du projet UNESCO sont organisés autour d’un Groupement européen de coopération territoriale (GECT), constitué par le parc européen Alpi Marittime-Mercantour, le département des Alpes-Maritimes, la Principauté de Monaco, le parc naturel régional de Ligurie et la province d’Imperia". Près de 80 communes sont concernées par cette zone.
"Ce territoire d’exception se situe à la frontière de trois pays, il associe trois cultures et il rassemble trois populations, mais avec un objectif commun partagé: sa protection. C’est ensemble que nous portons cette candidature au patrimoine mondial de l’UNESCO qui sera ainsi la reconnaissance de tous nos efforts pour protéger les Alpes de la Méditerranée et qui méritent tant une reconnaissance internationale", a précisé S.A.S. le Prince Albert II de Monaco.
Le Podcast Journal
Une expérience unique est proposée à ceux qui auront les moyens de se la payer. En effet, si l’on dispose de 130.000$, on pourra grâce à la société privée américaine Ocean Gate, s’approcher de l'épave du Titanic. C’est "l’équivalent du prix d'un billet de première classe à bord à l'époque, une fois l'inflation calculée". A partir de mai 2018, il sera possible de passer sept jours à bord du Cyclops 2, le seul submersible privé, pourvu d’un grand hublot et d'un dispositif de caméras à 360°, capable de plonger jusqu'à 4.000m. On regardera l'épave pendant six à neuf heures.
A Saint-Jean de Terre-Neuve au Canada, les passagers rejoindront une équipe composée de "scientifiques, d'experts en contenu et de spécialistes des missions sous-marines". L'objectif de cette mission est de "constituer une base de données objectives afin d'évaluer la dégradation de l'épave au fil du temps, et aider à documenter et préserver l'histoire du submergé". C’est donc une balade à ne pas manquer si on peut se l’offrir, car selon plusieurs chercheurs dont les études avaient été révélées par la BBC en mars 2017, l'épave du Titanic pourrait disparaître dans les 20 ans à venir. Et des expéditions répétées pourraient elles aussi aggraver l'état de l'épave déjà menacée par la corrosion et une bactérie qui ferait perdre au paquebot près de 600kg de métal par jour.
Ceux que le Titanic fait encore rêver, s’ils ne peuvent descendre dans les profondeurs sous-marines, auront la possibilité d'ici quelques mois de visiter une réplique du Titanic dans un parc d'attraction chinois, situé sur un lac artificiel de la province du Sichuan. Il été injecté un milliard de yuans (environ 136 millions d'euros), pour reconstituer le célèbre paquebot.
L’Université américaine de Yale a acquis par l’intermédiaire de la maison Christie’s les 112 lettres d’amour que Simone de Beauvoir avait écrites à Claude Lanzmann. Le montant de cette vente n’a pas été communiqué puisqu’il s’agit d’une "vente privée". Claude Lanzmann âgé de 92 ans a été dans sa jeunesse secrétaire de Jean-Paul Sartre, et de 1952 à 1959, il a vécu avec Simone de Beauvoir qui était son aînée de 17 ans. Il l’avait rencontrée en 1952, au cours d’une réunion des "Temps modernes". Lui était un jeune journaliste peu connu de 27 ans et elle était la compagne de Jean-Paul Sartre. Malgré leur rupture, il demeurera toujours très proche d’elle jusqu’à sa mort en 1986.
Celui qui a été écrivain, réalisateur et producteur a déclaré: "La prestigieuse Université de Yale, possédant déjà des manuscrits de Simone de Beauvoir et des séminaires de moi, que j’avais tenus à Yale même, à partir de 1985, peut, à bon droit je crois, s’enorgueillir d’avoir acquis la totalité des lettres de Simone de Beauvoir à Claude Lanzmann, exceptionnelle correspondance d’amour unique au monde". On peut se demander pourquoi alors Lanzmann s’est-il séparé de cette correspondance. Il a expliqué qu’il les avait vendues à cause de la "scandaleuse loi française" régissant les modalités de transmission de legs et d’héritage de la totalité des écrits d’un auteur "à des parents parfois inconnus, dépouillant du même coup les destinataires véritables de sa correspondance". Le contenu de ces lettres appartient à ceux qui les écrivent mais jamais à leurs destinataires. Mais, précise Claude Lanzmann, le destinataire des lettres "a le droit de les céder en espérant que l’acquéreur puisse, sinon les publier, du moins les conserver et permettre leur accès aux historiens et aux chercheurs. C’est ce qui vient heureusement de se passer pour les 112 lettres que m’avait adressées Simone de Beauvoir".
Les Espagnols sont fiers de leur Manchego, ce fromage de brebis fabriqué dans La Mancha, au sud de Madrid, région rendue célèbre par Miguel de Cervantes dans son illustre roman "El ingenioso hidalgo don Quijote de la Mancha" paru en 1605. Dans ces vastes plaines, on élève des moutons de la race manchega. Don Quichotte en rencontra deux troupeaux qu’il attaqua, les prenant dans son délire chevaleresque pour des armées ennemies…
Le Manchego fait l'objet d'une dénomination d'origine depuis 1984 et on le trouve surtout dans les bonnes épiceries. En 2016, on en a produit 15.500 tonnes, 58,9% ont été exportées, principalement aux États-Unis. Malheureusement, il existe un autre Manchego, au Mexique, et dans ce pays il est fabriqué à base de lait de vache. Il est souvent vendu râpé ou en tranches pour être ajouté aux gratins, aux burritos, galettes de maïs farcies ou aux tortillas, lesquelles sont des galettes de maïs et non des omelettes comme en Espagne…
Et cette histoire de fromage est apparue depuis que Donald Trump a décidé de renégocier le traité de libre-échange entre le Mexique et les États-Unis. Les Mexicains essaient de diversifier leur échanges commerciaux pour ne plus trop dépendre de leur puissant voisin. Aussi vont-ils renégocier l'accord qui les lie à l'Union européenne depuis 2000. Évidemment, les Espagnols ne vont pas accepter qu'un simple fromage au lait de vache porte le nom de leur merveilleux fromage au lait de brebis et ils sont bien décidés à le faire savoir.
Pour la première fois, le manuscrit de la théorie de la relativité et des documents appartenant aux archives d'Albert Einstein sont partis pour l'Extrême-Orient. Ils ont quitté l’Université hébraïque de Jérusalem et sont arrivés à Taipei, première escale, en camion blindé sous escorte policière.
Le public taipéien pourra donc voir cette exposition jusqu’au 8 avril 2018, elle a demandé deux ans de préparation. "Albert Einstein: une vie en quatre dimensions" comprend notamment la médaille du prix Nobel de physique reçue en 1921, ses lettres à Sigmund Freud, à ses amis, aux femmes qu’il a aimées, et sa collection de disques de vinyle.
Albert Einstein a été l’un des pères fondateurs de l’Université hébraïque, il en a d’ailleurs été gouverneur non-résident jusqu’à sa mort en 1955 et dans son testament il lui a légué tous ses écrits et son patrimoine intellectuel. Y compris même le droit à l’utilisation de son image, lequel s’exerce aussi sur la célèbre photo du physicien en train de tirer la langue.
Un porte-parole de l’université révèle que "Pratiquement tout ce qui est présenté est authentique à l’exception de la pipe centenaire d’Einstein, trop fragile pour voyager. Nous avons envoyé une copie".
Après Taiwan, l’exposition se rendra en Chine et au Japon. Notons que certaines des pièces de la collection Einstein ont déjà été exposées hors d’Israël, à Washington ou Los Angeles entre autres. Le porte-parole précise cependant: "C’est la première fois qu’autant de pièces d’archives sont présentées à l’étranger".
Samedi 13 janvier 2018, soit 120 ans après sa publication dans le journal L'Aurore auquel collaborait alors Georges Clémenceau, on réédite le manuscrit de la lettre "J’accuse". Celle qu’Émile Zola écrivit au président Félix Faure et qui dénonce l'affaire montée contre le capitaine Alfred Dreyfus. Ce manuscrit comprend 39 feuillets dans lesquels apparaît la célèbre phrase "Je n’ai qu’une passion, celle de la lumière au nom de l’humanité qui a tant souffert et a droit au bonheur".
Ce sont les éditions des Saints-Pères, spécialisées dans la publication de manuscrits, qui proposent ce document en édition limitée à un millier d’exemplaires. On connaît l’histoire. Lorsque Zola écrit cette lettre, Dreyfus, un des rares officiers juifs de l’armée française, a été condamné à la prison à vie pour "espionnage" et est détenu depuis 1895 à l’île du Diable, en Guyane.
Avec quelques personnalités comme le journaliste anarchiste Bernard Lazare et des "intellectuels" tels Charles Péguy, André Gide ou Marcel Proust, Émile Zola est convaincu de l’innocence du capitaine Dreyfus et tous combattent pour la révision du procès.
Poursuivi, Zola sera condamné à un an de prison et s’exilera en Angleterre. En 1987, son arrière-petite-fille, propriétaire du manuscrit avait tenté de le vendre aux enchères mais François Léotard, alors ministre de la Culture, s’y était opposé. Acquis par la BnF en 1991, il est consultable gratuitement sur Gallica.
A l’occasion des 300 ans de la naissance de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, née Marie-Thérèse Walburge Amélie Christine de Habsbourg le 13 mai 1717 à Vienne, un timbre est émis conjointement par l’Autriche, la Hongrie, l’Ukraine, la Slovénie et la Croatie.
Ces cinq pays s’unissent pour émettre un bloc-feuillet commun. Il est conçu par la graphiste slovène Svetlana Milijaševič. Il comporte les noms des cinq pays concernés dans la marge en bas à gauche ainsi que la mention du 300e anniversaire de la naissance de Marie-Thérèse en bas à droite.
Est ainsi célébrée celle qui régna entre autres sur l'archiduché d'Autriche, le royaume de Hongrie, le royaume de Croatie, la Bohême, Mantoue, Milan, le royaume de Galicie et Lodomérie, les Pays-Bas autrichiens et Parme.
Ce bloc-feuillet reproduit un portrait de Marie-Thérèse peint probablement au milieu du XVIIIe siècle par un artiste inconnu, dans le style de Martin van Meytens le Jeune, conservé au musée d'Histoire militaire à Vienne. L'illustration de l'enveloppe a été conçue à partir d'un portrait de Marie-Thérèse exécuté vers 1750 et conservé au château d'Eggenberg, dans les faubourgs de Graz, au sud-est de l'Autriche. La version ukrainienne envoie même des exemplaires à l’étranger.
Myrna Herzog, née à Rio de Janeiro le 1er décembre 1951 est une musicienne israélienne, spécialiste de musique baroque. Elle joue surtout de la viole et de la viole de gambe. Talentueuse, elle a créé et dirigé pendant 9 ans le premier orchestre baroque brésilien. En 1992, elle a émigré en Israël où elle a enseigné. Depuis 1999, elle dirige l’orchestre de l'ensemble Phoenix et s’y fait remarquer le 26 septembre 2013 lors de la première israélienne au Festival Abu Gosh de l’opéra baroque "La púrpura de la rosa Tomás de Torrejón y Velasco", créé le 19 octobre 1701 à Lima.
Réclamée dans le monde entier, Myrna Herzog se déplace beaucoup. En ce début d’année 2018, elle effectuait un vol Rio-Rome à bord d’un avion de la compagnie Alitalia et à l’arrivée le 3 janvier, elle découvrit que son instrument était fortement endommagé au sortir de la soute. Cette viole de gambe fabriquée en 1685 par Edward Lewis à Londres avait été restaurée en 2001 et un exemplaire semblable est exposé au musée de la Philharmonie de Paris. Myrna Herzog soutient qu’Alitalia lui avait pourtant assuré que l'instrument serait traité avec le plus grand soin. La compagnie dit mener une enquête et a précisé que pour le transport d’instruments fragiles, l’habitude est de payer un siège supplémentaire, ce que Myrna Herzog a refusé. Cependant, la compagnie a fini par déclarer qu’elle "procéderait, après avoir établi les faits, au remboursement conformément à la réglementation internationale en vigueur".
Il y a longtemps que les metteurs en scène d’opéra ne reculent devant rien pour provoquer les tenants de la plus stricte tradition, montrer que leur relecture rend l’œuvre enfin compréhensible ou tout simplement prouver que n’ayant rien à dire, ils le disent d’une façon originale ou révolutionnaire… Citons par exemple la mise en scène de "La Bohème" de Puccini actuellement à l’Opéra Bastille de Paris, où la mansarde de Mimi est propulsée dans les espaces interstellaires, ceci au milieu paraît-il, des huées et autres invectives qui ont ponctué la première. On croyait donc avoir tout vu et on en avait presque pris son parti, pensant que cela leur passerait…
Eh bien non et cette fois on a frappé fort. Leo Muscato, le metteur en scène de "Carmen" à l’Opéra de Florence, vient de modifier la fin de l’œuvre lyrique la plus célèbre du monde… On sait que don José tue la bohémienne plutôt que de la voir partir avec le fringant torero Escamillo… Chez notre redresseur de torts c’est Carmen qui tue don José "parce qu'on ne peut pas applaudir le meurtre d'une femme". C’est oublier que depuis plus de 140 ans, le spectateur applaudissait à tout rompre la musique et le chant et qu’il ne se réjouissait pas de voir une femme succomber sous les coups de son compagnon selon la formule habituelle… Rassurons-nous cependant, Léo Muscato dit avoir respecté la musique et le livret.
En 1979, Catherine Clément faisait paraître un ouvrage au titre éloquent "L’opéra ou la défaite des femmes". Quelle que soit leur condition, elles meurent à peu près toutes, de chagrin, de folie, de maladie, par le poison, et souvent un homme en est la cause… Voilà qui ouvre des horizons inespérés aux metteurs en scène en quête de renouvellement pour mieux coller à la réalité et au diktat du politiquement correct.