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Retour des "l Solisti Veneti"  13/11/2019

Uto Ughi est considéré comme l’un des plus grands violonistes de notre époque et fait preuve depuis sa plus tendre enfance d’un talent extraordinaire. Il joue avec des violons exceptionnels, un Guarneri del Gesù de 1744 et un Stradivari "Kreutzer" de 1701.
Pour ce concert du vendredi 15 novembre, il sera soliste et en même temps dirigera le prestigieux orchestre I Solisti Veneti. Il a été fondé par Claudio Scimone à Padoue, sa ville natale, en 1959, il en a été le directeur jusqu'à son décès le 6 septembre 2018. L'orchestre s'est spécialisé dans la musique baroque de compositeurs italiens comme Antonio Vivaldi, Tomaso Albinoni ou Giuseppe Tartini entre autres. Ce qui ne l'a pas empêché d'interpréter des oeuvres contemporaines et même d'en créer. L'ensemble a donné des milliers de concert à travers le monde et a reçu de nombreuses récompenses.

Au programme de la soirée figurent les plus belles pages du répertoire pour violon et orchestre:
Gaetano Pugnani, Preludio e Allegro maestoso Romanza op.50
Camille Saint Saëns, Rondò capriccioso in la min.op.28
Ludwig van Beethoven, Romanza op.50
Tomaso Antonio Vitali, Ciaccona in sol min
Niccolò Paganini, Concerto pour violon et orchestre n.2 op.7 "La campanella".

Uto Ughi et l Solisti Veneti

Vendredi 15 novembre à 20h
Grimaldi Forum Monaco
Salle Prince Pierre
10, Avenue Princesse Grace
MC 98000
Tél : +377 99 99 20 00
gf@grimaldiforum.mc

Grimaldi Forum Monaco

 

"A part ça, la vie est belle"  13/11/2019

C’est ce que l’on pourra constater pendant 1h30 cette semaine au Théâtre des muses.
Après l'immense succès de "L'envol du pingouin", ’, Jean-Jacques Vanier avait promis de revenir avec ce seul en scène aussi comique que poétique. Il tient donc sa promesse et assure même que ce spectacle vaudra encore plus la peine que le premier.
L'auteur Jean-Jacques Vanier s'explique "En 1995 sur France-Inter je signais mes chroniques d’une phrase devenue célèbre : "A part ça, la vie est belle et c’est tant mieux. Quelques années plus tard, je deviens “Papa“ pour la première fois et comprends que le sens du mot tranquille va m’échapper pour tout le reste de ma vie. Encore quelques années plus tard j’écris, avec mon complice François Rollin: "La vie est belle", un spectacle volontairement drôle sur la vie et même au-delà".

La critique est d'accord "Un modèle d’écriture. Hilarité et pure poésie selon Le journal du dimanche. Et Madame Figaro de renchérir "Ne cherchez pas à vous prendre la tête : laissez-vous surprendre par le talent de Jean-Jacques Vanier. Pour rire aux éclats".
Quant à Anthéa Sogno, elle ne tarit pas d'éloges "De la trempe des très grands humoristes comme Desproges, Devos ou Fernand Raynaud mais aussi des plus grands comédiens comme Buster Keaton ou Bourvil, Jean-Jacques nous offre un plaisir rare. Telle une horlogerie, ses textes sont un modèle d’écriture, fine et précise. Inutile pour lui d’utiliser la vulgarité ou le cynisme pour faire jaillir le rire". 

"A part ça, la vie est belle"
De et François Rollin
Mise en scène François Rollin
Avec Jean-Jacques Vanier
Jeudi 14, vendredi 15 et samedi 16 à 20h30 ainsi que dimanche 17 à 16h30.  
Théâtre des Muses
45 A, Bd du Jardin Exotique
98000 Monaco
00377 97 98 10 93
reservations@theatredesmuses.com

Disparition d'une centenaire qu'on avait presque oubliée  11/11/2019

Dans la nuit du 7 au 8 novembre, une très vieille dame de 107 ans s’éteignait au 25 ter de la route des Gardes à Meudon. David Alliot, homme de lettres de son entourage et surtout spécialiste de l’œuvre de Louis-Ferdinand Céline auquel il a consacré une dizaine d’ouvrages, annonce "Lucette Destouches est décédée paisiblement cette nuit dans son sommeil". Car celle qui est morte était la veuve de l’écrivain. Née Lucie Georgette Almansor ou Lucette Almanzor son nom d’artiste, le 20 juillet 1912, rue Monge à Paris Ve. Elle était devenue Lucette Destouches le 15 février 1943 à la mairie du XVIIIe de la même ville. Ils s’étaient rencontrés en 1936 dans le studio de danse de Blanche d’Alessandri-Valdine à Pigalle. Céline s’y rendait pour voir les danseuses pour lesquelles il a toujours eu un fort penchant. Il sortait alors de sa liaison passionnée avec la danseuse américaine Elisabeth Craig rencontrée dans une librairie de Genève en 1926 quand il était médecin à la SDN, l’ancêtre de l’ONU. Il lui dédiera "Voyage au bout de la nuit". Serge Perrault, danseur à l’Opéra de Paris, connaissait alors Lucette et vantait sa beauté et sa grâce. Elle sacrifiera à Céline de 18 ans son aîné, sa carrière de danseuse, "C'est par sa bonté, immense, qu'il m'a le plus touchée" disait-elle, lui confessait "C’était ma féerie". "Lili", comme il l'appelle et qui apparaîtra sous ce nom dans trois de ses romans, "D’un château l’autre", "Nord" et "Rigodo", partagea sa vie jusqu’au bout, il meurt le 1er juillet 1961 à 67 ans. Elle a connu avec lui la fuite à Sigmarigen en juin 1944 en compagnie de l'acteur Robert Le Vigan et du chat Bébert dans la musette, l’exil au Danemark en 1945 avec des mois de prison pour l’écrivain. A leur retour en France en 1951, ils s’installent dans le pavillon "Maïtou" à Meudon. Lui, réinscrit au Conseil de l'Ordre du département qui était alors la Seine-et-Oise, exerce bénévolement la médecine pour un cercle restreint. Elle, elle ouvre un cours de danse au 1er étage, "professeur de danse classique et de caractère" indiquait une plaque, elle enseignera jusqu’à 85 ans. Ils sont entourés de leurs animaux, Bébert naturellement qui a survécu aux tribulations de ses maîtres, Toto le perroquet et bien d’autres, tous seront enterrés sur place.

Lucette Almansor est la véritable vestale du temple célinien, "C'est Céline qui importe, moi je ne suis rien", habitait toujours la maison de Meudon où il ne reste guère de souvenirs, deux incendies ayant ravagé le pavillon. Couverte de dettes, elle avait dû le vendre en 2018 à un voisin, "vente à terme avec droit d'usage d'habitation". Elle empêchera les velléités de réédition des écrits antisémites de Céline "Bagatelles pour un massacre", "L’Ecole des cadavres" et "Les Beaux Draps", puis finira par l'autoriser mais devant la polémique l'éditeur Gallimard renoncera.

Après la mort de l’écrivain qui ne quittait jamais leur domicile, elle s’émancipa quelque peu, passa son permis de conduire, acheta une voiture et fréquenta les cinémas et les théâtres. Madame Céline suivant le titre de son biographe David Alliot, fréquente assidument Arletty, Michel Simon ou Marcel Aymé aussi bien que Charles Aznavour ou Françoise Hardy notamment et jusqu’à la fin de sa vie accueillait le tout-Paris littéraire toujours enchanté d’entendre parler de l’éminent écrivain dont elle parle toujours au présent.

Elle va le rejoindre au cimetière des Longs Réages de Meudon où il repose depuis le 4 juillet 1961. Elle avait fait inscrire sous le nom de son mari "Lucie Destouches née Almansor, 1912-19...". Elle n'avait manifestement pas imaginé qu’elle survivrait près de 60 ans à son époux, au siècle suivant.

Une nouveauté à Vienne  08/11/2019

Mercredi 6 novembre, avait lieu à la Funkhaus, Maison de la radio, un concert célébrant les 50 ans de l'Orchestre symphonique de la radio de la capitale autrichienne, RSO Radio-Symphonieorchester Wien, créé en 1945 mais connu sous ce nom depuis 1969. Au programme: Three Movements for Orchestra de Friedrich Cerha et la 2e Symphonie en do majeur Op. 61 de Robert Schumann. Au pupitre, l’Américaine Marin Alsop qui est aussi la directrice musicale de l’orchestre nommée en septembre dernier. C’est une innovation dans une ville qui n’est pas spécialement réputée pour pratiquer la parité dans le milieu musical et particulièrement celui des chefs d’orchestre. Elle est d’ailleurs la première femme chef d'orchestre permanent en Autriche. Marin Alsop a déclaré "Vienne a la réputation d'être très conservatrice" mais elle a aussi précisé "Pourtant cela faisait longtemps qu'un aussi bon accueil ne m'avait pas été réservé". Elle est également une des premières femmes menant une carrière internationale dans ce milieu très masculin qu’est celui de de la direction d'orchestre. L’arrivée de Marin Alsop à Vienne a été bien accueillie, un mélomane octogénaire qui assistait à l'une des répétitions a déclaré "Je sens que la ville est prête, je crois que le temps où tout était très codifié est révolu". Christoph Becher, directeur du RSO a révélé "Quand on m'a proposé Marin, j'étais comme électrifié", "J'ai soumis son nom à mes musiciens et ils étaient enthousiastes". 
En Autriche les orchestres se féminisent très lentement. Si à Vienne, on trouve 55% d’étudiantes dans les écoles de musique, elles sont très peu nombreuses dans les classes de direction.
Le très célèbre Orchestre philharmonique a attendu février 1997 pour accepter une musicienne soit, 15 ans après l’orchestre philharmonique de Berlin et quatre-vingt-huit ans après l’orchestre de l’Opéra de Paris. Et encore actuellement elles y sont très minoritaires, autour de 10% contre environ 40% dans la plupart des pays. L’Orchestre de l'Opéra avait refusé au début des années 2000 d'être dirigé par une femme qui devait remplacer le chef souffrant.

Ce qui ne veut pas dire qu’ailleurs cela a toujours été facile pour Marin Alsop "Au début de ma carrière, je me souviens qu'on me sélectionnait parfois sur dossier en croyant que j'étais un homme, du fait de mon prénom. Et quand j'arrivais, les visages se liquéfiaient!" raconte-t-elle. En 2016, on recensait 21 femmes à la direction d’un orchestre d'envergure internationale pour 586 hommes.

Voyage virtuel dans l’Empire romain  07/11/2019

C’est à quoi nous convie le Musée de la Romanité à Nîmes du 20 décembre prochain au 8 mars 2020, une véritable exploration permise par les nouvelles technologies de la numérisation. Ainsi, le visiteur pourra aller de Palmyre à Aphrodisias, ou bien à Leptis Magna ou encore à Pompéi notamment. Tout cela installé dans les superbes locaux de ce nouveau musée construit face aux arènes sur les plans de l'architecte Elizabeth de Portzamparc. Il a ouvert au public le 2 juin 2018 après trois ans de travaux et depuis il enchaîne les expositions temporaires, "Gladiateurs" durant l’été 2018 et "Pompéi, un récit oublié" en 2019 qui viennent compléter la richesse du fonds de la ville qui a trouvé là un magnifique écrin. Depuis son ouverture, le Musée de la Romanité valorise le territoire nîmois et a déjà accueilli plus de 370.000 visiteurs. L’exposition "BÂTIR UN EMPIRE, une exploration virtuelle des mondes romains" invite à (re)découvrir les modèles urbains et architecturaux des cités romaines avec le survol de monuments faisant partie du patrimoine mondial. Nous nous sommes fait avec nos visites, nos lectures ou nos études, une certaine idée des cités romaines bénéficiant d’une organisation rigoureuse, suivant un schéma répété en permanence dans tout le bassin méditerranéen, cardo et decumanus, amphithéâtre et cirque notamment. Etait-ce toujours respecté ou y avait-il des variantes correspondant aux peuples divers qui habitaient ce vaste espace allant des côtes lusitaniennes aux rivages de la mer Noire?

Musée de la Romanité
16, boulevard des Arènes
30000 Nîmes
04 48 21 02 10
Du 4 novembre au 31 mars, ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10 à 18h.
Gratuit jusqu'à 7 ans.
Adulte : 8 €.
Enfant (de 7 à 17 ans) : 3 €.
Tarif réduit : 6 €.
Forfait famille (2 adultes + 2 enfants): 19 €.
Possibilité de pass avec les autres musées et monuments de Nïmes.
Accueil enfants.
Visite guidée (entrée au musée comprise avec le billet visite guidée, 12€).
Restauration. Boutique. Animations

Un portrait du jeune Mozart bientôt à l’encan  04/11/2019

Le 27 novembre, Christie’s Paris vendra aux enchères un tableau attribué au Véronais Giambettino Cignaroli (4 juillet 1706-1er décembre 1770) représentant le jeune Mozart. Peint lors d’une tournée de concerts en Italie avec son père durant laquelle "il provoque l’émerveillement de l’élite locale". Dans sa lettre, Leopold Mozart rapporte que Pietro Lugiati, percepteur général des impôts à Venise, a décidé de faire la commande du tableau, qui a été peint en deux séances successives. "Le père de Wolfgang, Léopold, en parle dans une lettre à son épouse et datant le tableau du 6-7 janvier 1770".

Le tableau représente Mozart âgé de 13 ans. C’est l’un des rares tableaux peints de son vivant et faisant encore partie d’une collection privée. Selon Christie’s Paris, la toile est estimée entre 800.000 et 1,2 million d’euros. Astrid Centner, directrice du département des tableaux anciens chez Christie’s Paris a fait justement remarquer "généralement, c’est le nom du peintre qui attire les acquéreurs. Là, ça va être le sujet, c’est Mozart".

Sur le tableau, l’adolescent habillé d’une redingote rouge vif et coiffé d’une perruque blanche, esquisse un demi-sourire devant un clavecin. Et Astrid Centner d’ajouter"Mozart dégage une grande intelligence et est très réaliste. Ce portrait livre un moment magique dans la carrière du compositeur".De nombreuses tentatives de déchiffrage de la parution ont été faites et Astrid Centner donne son interprétation "certains musicologues arguent qu’elle est l’œuvre du compositeur vénitien Baldassare Galuppi, (18 octobre 1706-3 janvier 1785), d’autres disent qu’il s’agit d’une partition de Mozart lui-même qui a été perdue. Il y a très peu de portraits de Mozart enfant peints de son vivant et celui-là est probablement le dernier encore en collection privée".
Un dessin au Musée Carnavalet le montrant à 7 ans au piano avec sa famille, et un tableau de lui à 6 ans, attribué à Pietro Antonio Lorenzoni (1721–1782) et appartenant au Mozarteum de Salzbourg, sa ville natale, sont les représentations les plus connues de Mozart jeune.

"Ce qui est extraordinaire dans ce tableau, c’est qu’on retrace très précisément les circonstances de la commande; ça arrive très peu dans le monde de l’art", a précisé Astrid Centner. En bas du portrait, quelques mots en latin font ressortir la précocité de Mozart "il a surpassé dans l’art musical toute louange". Bien que tout fasse penser que ce tableau serait bien de la main de Cignaroli, Christie’s tient à préciser qu’elle n'a pas la preuve absolue de cette attribution.
Ce portrait fait partie de la collection du célèbre pianiste Alfred Cortot décédé en 1962, elle a été dispersée chez Christie’s le 7 octobre dernier. Redécouvert en 1865 par Léopold von Sonnleithner, avocat viennois et surtout ami et mécène de Ludwig van Beethoven et Franz Schubert, le tableau a été exposé quelques rares fois au musée Carnavalet et à Salzbourg.

La presse, écrite ou audiovisuelle, a elle aussi ses prix  03/11/2019

Créé en 1932 à la mémoire du grand Journaliste et écrivain Albert Londres par sa fille et décerné pour la première fois en 1933, le Prix Albert-Londres récompense chaque année les meilleurs "Grands reporters" francophones âgés de moins de 40 ans. On l’appelle parfois le "Pulitzer français" ou le "Goncourt du journalisme". Géré depuis 1985 par la Scam, Société civile des auteurs multimédia, il comprend trois catégories, presse écrite, audiovisuel, livre.

Cette 81e édition du prix récompense Benoît Vitkine, 36 ans, correspondant du journal Le Monde en Russie, pour ses reportages dans les pays de l’ex-URSS. Marlène Rabaud pour son documentaire “Congo Lucha”, histoire d'un groupe de jeunes Congolais engagés dans une lutte pacifique pour le changement dans leur pays. Et Feurat Alani, 38 ans, pour son livre “Le Parfum d’Irak” qui réunit un millier de tweets racontant différents voyages en Irak de ce Français d'origine irakienne chargé d’y couvrir la guerre. Les lauréats ont reçu leurs prix dans la soirée du mardi 29 octobre au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée au dernier étage du centre Georges-Pompidou, comme chaque fois qu’il est remis en France.

La langue quechua est mise à l’honneur à Lima  03/11/2019

Mardi 15 octobre dernier, Roxana Quispe Collante soutenait sa thèse devant un auditoire de quelque 200 personnes dans la salle des diplômes de la Faculté des lettres et des sciences humaines de l'Université nationale San Marcos, UNMSM, de Lima, une des plus anciennes d’Amérique latine fondée en 1551. Le thème en était l’analyse de la poésie d’Andrés Alencastre Gutiérrez 1909-1984 et la combinaison des traditions andines et du catholicisme. Il lui fut attribué la mention “excelente con nota 20″. Jusqu’ici rien que de normal dans le cours de la vie universitaire. Mais Roxana Quispe Collante soutenait cette thèse en langue quechua devant un jury comportant des professeurs de cette langue. C’était la première fois depuis près de 500 ans qu’une thèse universitaire était écrite et défendue entièrement en quechua. Ceci même si c’est la langue vernaculaire la plus parlée en Amérique du Sud, environ 8 millions de locuteurs, dont la moitié au Pérou pour 32 millions d’habitants. La soutenance commença par une cérémonie traditionnelle en offrande à la nature et aux dieux avec des feuilles de coca et de la chicha, boisson traditionnelle à base de maïs fermenté. Roxana, diplômée de l’Université pontificale catholique du Pérou à Lima, PUCP, parle et écrit le quechua qu’elle enseigne. Elle confessa avoir eu beaucoup de difficultés avec la traduction des textes d’Andrés Alencastre Gutiérrez et qu’elle dut effectuer plusieurs voyages au sud de Cuzco et recourir à l’aide de membres de sa famille. “La route a été longue, mais cela en valait la peine”. Et d ‘ajouter “J’espère que mon exemple aidera à réévaluer la langue et encouragera les jeunes, en particulier les femmes, à suivre mon chemin. Il est très important que nous continuions à sauver notre langue d’origine”.
Le Pérou participe en 2019 à l’Année internationale des langues autochtones des Nations Unies, qui vise à aider à faire revivre près de 2.700 langues menacées dans le monde, dont 21 sont originaires du Pérou.

La vie des musiciens n’est pas toujours un long fleuve tranquille  02/11/2019

Dans la soirée de mardi 29 octobre, le violoniste britannique qui revenait d’une série de concerts avec le London Philharmonic Orchestra, oubliait son instrument dans un train lors du changement pour rejoindre son domicile à Penge East, au sud-est de Londres. La compagnie ferroviaire britannique Southeastern est à la recherche de ce violon, collabore avec la police des transports et fait naturellement tout son possible pour le retrouver, ils visionnent les images des caméras de surveillance du train et des arrêts.

Vieux de 310 ans, l’instrument sorti en 1709 de l’atelier du luthier allemand David Tecchler à Rome a été acheté en 2003 quelque 250.000£ soit environ 289.000€. Stephen Morris se dit "dévasté, non pas de perdre une pièce inestimable, mais mon gagne-pain quotidien". Heureusement il a pu emprunter un violon à sa femme, violoniste elle aussi, pour se produire avec le Royal Philharmonic Orchestra dans le cadre de deux concerts d'Andrea Boccelli. En attendant de retrouver le sien, il a appelé toute personne en sa possession de "le rendre", car c’est également un "morceau d'histoire".

On ne compte plus les instruments volés, certains ont été perdus à jamais, d’autres retrouvés car invendables vu leur célébrité.
Il est des cas, heureusement fort rares, où le musicien voudrait être ailleurs. Le 20 octobre dernier, au Teatro dal Verme à Milan, le chef chinois Muhai Tang était à la tête de l'Orchestre philharmonique de la Scala pour un programme "Nuits de Chine", dans le cadre des célébrations des 70 ans de la République populaire de Chine. Quand subitement il perdit son pantalon qui semble-t-il était trop grand pour lui. Le public ne fut pas le seul à rire, quelques musiciens n’ont pas réussi à garder leur sérieux, cependant en bons professionnels tous sont parvenus à exécuter la "Train Toccata" du compositeur Liu Yuan, jusqu’au bout. Pendant ce temps, Muhai Tang se rhabillait et reprenait le concert. Inutile de préciser que cette scène insolite a été filmée, rires compris, par un spectateur et a été immédiatement partagée sur YouTube.

Revoici la saison des prix littéraires  01/11/2019

Cette fois on en est vraiment sûr, elle est bien ouverte. Traditionnellement, elle commence avec le Grand Prix du roman de l’Académie française et ce jeudi 31 octobre, il a été attribué à Laurent Binet pour "Civilizations" paru le 14 août dernier. Ce prix créé en 1914 et décerné chaque année au mois d'octobre, récompense l’oeuvre jugée la meilleure de l’année par les académiciens français.

Avec "Civilizations", son troisième roman paru chez Grasset, Laurent Binet succède ainsi à Camille Pascal qui avait obtenu le Grand Prix du roman de l’Académie française 2018 pour "L’été des quatre rois" chez Plon. Laurent Binet l’a emporté sur Bruno Cessole, avec dix voix contre 8, pour son roman d’espionnage "L’Ile du dernier homme" chez Albin Michel, et Brigitte Giraud avec "Jour de courage".

Né à Paris le 19 juillet 1972, il commence sa carrière littéraire en 2000. Agrégé de lettres modernes, il enseigne dans le secondaire puis à l’université Paris VII-Denis Diderot, il a même été chanteur-compositeur. Cette jeune carrière a déjà été jalonnée de nombreux prix. Goncourt du premier roman en 2010 avec "HHhH", pour pour Himmlers Hirn heisst Heydrich, en français "le cerveau d'Himmler s'appelle Heydrich" et prix des lecteurs du Livre de poche 2011 puis prix du roman Fnac et Interallié pour "La Septième fonction du langage" en 2015.

"Civilizations" ressortit au genre de l’uchronie, autrement dit on part d’un fait réel et on le détourne… cela devient la conquête de l'Europe par les Incas au XVIe siècle. Colomb n’a pas découvert l’Amérique en 1492, mais en 1531, les Incas d’Atahualpa qui n’avait pas été tué en 1533 à Cajamarca par les hommes du conquistador Fernando Pizarro, débarquent à Lisbonne et vont envahir l’Europe de Charles-Quint. Ils découvriront les guerres de religion, l’Inquisition, les débuts du capitalisme ou la menace permanente des Ottomans, et rencontreront François Ier, Erasme, Luther aussi bien que Montaigne. Tout ceci n’a pas eu lieu mais aurait pu être si les Incas avaient connu le cheval, le fer et les anticorps.

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