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On retrouve à Besançon un poème inédit de Hugo  26/01/2020

La découverte de ces deux quatrains a eu lieu au collège Victor-Hugo de la ville natale du poète. Le document était dans une armoire contenant des pièces d’archive. Jean-Jacques Fito, principal du collège se dit très ému et il expliquait peu avant Noël que l’intendance avait effectué de gros rangements. "L’idée était de classer nos archives, des documents qui n’avaient pas forcément d’importance mais qu’il faut quand même ranger", précise-t-il. Le poème "Les Enfants pauvres" avait été offert en 1868 par l'écrivain pour une loterie au profit des indigents organisée à Besançon. Le fils de l’heureux gagnant vend le poème à un bouquiniste qui le revend le 30 mai 1951 pour 6.000 francs à la coopérative scolaire du lycée Victor-Hugo devenu maintenant collège, ce fut le premier établissement français à avoir porté le nom de l'écrivain dès le lendemain de ses obsèques en juin 1885. "On est certain que c'est un manuscrit original, et qui plus est inédit, parce qu'on n'en trouve aucune trace dans les recueils de poèmes de Victor Hugo" indique le principal du collège. Le document vieux d’au moins cent cinquante ans est en assez bon état et il est parfaitement lisible.
"Ils sont meilleurs que nous ne sommes. Ah, donnons-leur en même temps, avec le pain qu'il faut aux hommes, le baiser qu'il faut aux enfants !"

Une folie musicale  26/01/2020

On connaît La Folle Journée de Nantes créée en 1995 par René Martin, directeur du CREA, Centre de réalisations et d’études artistiques et culturelles. Le Conseil régional des Pays de la Loire a souhaité étendre le concept de "la Folle Journée" organisée chaque année à Nantes à d’autres villes de la région. La Flèche, une des deux sous-préfectures de la Sarthe, accueille cette manifestation depuis 2005.
En 2020, le monde entier célèbre le 250e anniversaire de la naissance de Beethoven, à Bonn le 16 décembre 1770, et l’on se serait étonné que le directeur artistique René Martin n’ait pas fait figurer l’immense compositeur dans sa programmation. La Folle Journée de la Flèche donnera le coup d’envoi le vendredi 24 janvier et les concerts se poursuivront jusqu'au dimanche 26. La Folle Journée de Nantes suivra, du 29 janvier au 2 février.

A La Flèche, un programme exceptionnel est donc proposé, 5e Symphonie, Concerto pour violon en ré majeur Op. 61, Concerto pour piano L’Empereur, Trio N°7 op. 97 "à l'Archiduc", Quatuors à cordes, Sonate pour piano et violon no 9 en la majeur opus 47 ou Sonate à Kreutzer. Toutes les grandes sonates pour piano, Sonate pour piano no 23 en fa mineur, op. 57, dite l'Appassionata, Sonate pour piano no 14 opus 27 no 2 Clair de lune, Sonate pour piano no 8 opus 13 la Pathétique... Cette Folle Journée sera également l’occasion de découvrir des oeuvres inédites de Beethoven et les nombreuses oeuvres inspirées par sa musique. Beaucoup de compositeurs se sont approprié plusieurs de ses thèmes jusque dans le jazz et la musique électronique.
Le succès est plus que jamais au rendez-vous et le 21 janvier, on avait vendu 4.600 billets pour les concerts organisés localement dans le cadre de la Folle journée et cinq d’entre eux étaient déjà complets.

“Contact :” tél. 02 43 94 08 99.

L’Opéra de Nice se met au tango  26/01/2020

Les 31 janvier et 1er février prochain, un petit air argentin flottera dans la vénérable maison de la rue saint François de Paule. Grâce surtout à Frédéric Chaudière, romancier et luthier depuis trente-cinq ans et aussi grand amateur de tango. C’est lui qui a conçu ce spectacle pour l’Opéra de Nice, "Quatre Saisons pour un Tango", entre concert et ballet. Frédéric Chaudière s’explique en rappelant "Dans les années 60, Piazzolla écrivait en hommage au classique éponyme de Vivaldi les Quatre Saisons de Buenos Aires". A l’invitation de György Győriványi Ráth, directeur musical de l’Orchestre Philharmonique de Nice, Frédéric Chaudière se lance alors dans ce projet "Quatre Saisons pour un Tango". Et de préciser "Une création exclusive pour l’Opéra de Nice, où le Philharmonique interviendra en formation d’orchestre de chambre, avec vingt-deux musiciens"… "Ils joueront les deux œuvres de Vivaldi et de Piazzolla (celle-ci dans les arrangements de Léonid Desyatnikov), enlacées l’une dans l’autre en quelque sorte. C’est-à-dire qu’on passera d’une saison de Vivaldi à celle de Piazzolla qui lui est équivalente, tressant ainsi les deux partitions".

Et pour harmoniser le tout, on a fait appel au compositeur contemporain Konstantin Boyarsky, violon solo au sein de l’Orchestra of the Royal Opera House de Londres. Il a écrit les liens musicaux qui permettront à ces huit saisons de se développer dans la plus grande unité, reliant ainsi Venise patrie de Vivaldi à Buenos Aires, celle du tango.

C’est Frédéric Chaudière, encore lui, qui a chorégraphié ce spectacle dansé auquel participent une comédienne, deux danseurs contemporains et deux danseurs de tango. "J’ai contracté le virus du tango à travers les activités de l’association Trans-Art, que nous avions créée par le passé avec Hubert Nyssen, fondateur des éditions Actes Sud, et , violoniste virtuose. Notre credo était d’ouvrir des territoires où différentes disciplines artistiques pourraient se rencontrer et engendrer d’autres émotions culturelles. Le tango s’est greffé à ma vie par ce biais-là. Il a pincé en moi une autre corde sensible que celle des violons que je fabrique en tant que luthier".
Le tout sera placé sous la direction de Vera Novakova, premier violon solo de l'Orchestre Philharmonique de Nice.

Si vous aviez pensé que vous ne pourriez jamais monter sur la scène de l’Opéra de Nice, sachez qu’il n’en est rien! A la fin du concert, non seulement les spectateurs pourront y monter mais aussi y danser. A l'issue du spectacle donc, ceux qui le souhaiteront poursuivront la soirée lors d'une "Milonga - bal de tango argentin - qui aura lieu sur la scène". Ils se souviendront certainement alors que le grand écrivain argentin Jorge Luis Borges,1899,1986, a donné ses lettres de noblesse au tango et lui a consacré plusieurs ouvrages. En octobre 1965 à Buenos Aires, il donnait quatre conférences sur son histoire, elles ont été miraculeusement retrouvées, éditées et traduites en français ces dernières années.

"Quatre Saisons pour un Tango" 31 janvier à 20h et 1er février à 16h
Opéra Nice Côte d'Azur
4-6 rue Saint François de Paule
06364 Nice CEDEX 4
Billetterie : 04 92 17 40 79
 

L'Académie Goncourt a un nouveau président  24/01/2020

Lundi 20 janvier, l’Académie Goncourt réunie au restaurant Drouant pour élire son nouveau président, a désigné Didier Decoin. Il succédera donc à Bernard Pivot après sa démission qui a pris effet le 1er janvier. Celui qui devient le 13e président de cet influent aréopage, après en avoir été le secrétaire général, l’a emporté au 1er tour devant Françoise Chandernagor, par cinq voix contre trois. Il n’y avait que 8 académiciens présents puisque Bernard Pivot a annoncé qu’il démissionnait pour "retrouver un libre et plein usage de son temps" et Virginie Despentes a quitté l’Académie pour "se consacrer pleinement à l’écriture".

Didier Decoin est le fils du réalisateur Henri Decoin, réalisateur entre autres de La vérité sur Bébé Donge et L’affaire des poisons, et de sa quatrième épouse. Il est né à Boulogne-Billancourt le 13 mars 1945 et a commencé comme journaliste à France-Soir et au Figaro. Il commence sa carrière de romancier en 1966 avec "Le Procès de l’amour" au Seuil, suivront une vingtaine d'ouvrages. C’est l'un des fondateurs de la SCAM, Société civile des auteurs multimédia. Par deux fois il a été président de la Société des gens de lettres. Grand amateur de voile, il a longtemps été chroniqueur de la revue Neptune Moteur et préside actuellement les Écrivains de marine. Il a obtenu le prix Goncourt en 1977 pour "John l'Enfer" paru au Seuil et il a rejoint l'Académie Goncourt en 1995, élu au couvert de Jean Cayrol.

Il est père de trois enfants dont l’écrivain Julien Decoin. En tant que scénariste il a travaillé avec des réalisateurs comme Marcel Carné, Robert Enrico ou Henri Verneuil et pour le film Hors-la-vie de Maroun Bagdadi, il recevra le prix spécial du jury au festival de Cannes 1991. Il travaille aussi pour la télévision et reçoit en 1999 le Sept d'Or du meilleur scénario pour "Le Comte de Monte-Cristo" diffusé en 1998. Passionné de faits divers, il leur consacre un "Dictionnaire amoureux" paru chez Plon en 2015. En 2017, Didier Decoin publie "Le Bureau des jardins et des étang" chez Stock, c’est le parcours d'une jeune Japonaise, une campagnarde du XIIe siècle qui côtoie la vie à la cour impériale.

Le nouveau président a déclaré "Je n’ai pas du tout l’intention d’être un président révolutionnaire, autoritaire, dictatorial… Moi, ce qui m’intéresse c’est qu’il y ait une bonne entente dans notre groupe".
Partisan de l’internationalisation du prix Goncourt afin de promouvoir la langue française, il sera très bien placé pour développer encore davantage cette initiative.

Mgr Barsi va quitter le diocèse de Monaco  23/01/2020

Mardi 21 janvier un peu après midi, on a appris le nom du nouvel archevêque de Monaco, lequel va succéder à Mgr Bernard Barsi qui, à 79 ans est atteint par la limite d’âge. Il s’agit du père Dominique-Marie David nommé par le pape François. Né le 21 septembre 1963 à Beaupréau, dans le diocèse d’Angers, il étudie à l’Université catholique de cette ville et en sort licencié en anglais. Il enseigne ensuite cette langue avant de rejoindre la communauté de l’Emmanuel. Au sein du séminaire interdiocésain de Saint-Paul de Louvain-la-Neuve, en Belgique, il a obtenu le baccalauréat de théologie à l’Université catholique de Louvain. Ordonné prêtre le 29 juin 1991 dans le diocèse de Nantes, il poursuit une carrière qui le fait notamment recteur de l’église de la Trinité-des-Monts à Rome, de 2016 à 2019.
Dominique-Marie David sera présent à Monaco dans le courant de la semaine du 27 janvier mais son ordination épiscopale n’aura lieu que le 8 mars à 15h30, en la cathédrale de Monaco.

Mgr Barsi annoncera son départ le jour de la Sainte-Dévote, patronne de Monaco, le 27 janvier. Dans un entretien, il est revenu sur les vingt ans passées en Principauté où le catholicisme est religion d'Etat. Ce qui l’a amené à participer à maints événements de la vie monégasque et notamment le 2 juillet 2011 il unit SAS le prince Albert II et Charlène Wittstock; le 10 mai 2015, il baptise le prince héréditaire Jacques et sa sœur jumelle, la princesse Gabriella. Le 15 avril 2005 il a célébré les obsèques de SAS le prince Rainier III. Mgr Barsi fera ses adieux au diocèse de Monaco le 27 janvier et deviendra archevêque émérite de Monaco. A la question de savoir ce qu’il allait faire après son départ il répond "Je reçois des demandes régulières dans différents domaines mais je vais commencer par me reposer, je m’accorde jusqu’au mois de juin. Je resterai aussi à la disposition de mon successeur. Mais je dois dire que je n’ai pas encore réalisé que j’allais quitter Monaco. Je suis très attaché à toutes les personnes que je croise et sensible aux nombreuses marques de sympathie qui me sont témoignées". Il quittera l’appartement de l’archevêché où il vit depuis l’an 2000 et reviendra à Nice, sa ville natale, là où il a été ordonné prêtre en la cathédrale Sainte Réparate, il en a d’ailleurs célébré le jubilé d’or en juin dernier en présence du prince et des membres du gouvernement princier. Il aura le titre d'archevêque émérite de Monaco, ce qui lui permettra de garder un lien avec la Principauté et d’être enterré dans la cathédrale.

Bruno Racine va diriger le Palazzo Grassi  19/01/2020

Nommé mercredi 15 janvier par l’homme d’affaires François Pinault, ce haut fonctionnaire qui fut notamment directeur de l'Académie de France à Rome, président du Centre Georges-Pompidou et président de la Bibliothèque nationale de France, prendra ses nouvelles fonctions à la fin du mois de mars prochain. Il succédera ainsi à Martin Bethenod, lequel dirigera le futur musée d’art contemporain installé à la Bourse du Commerce de Paris réhabilitée par l’architecte japonais Tadao Ando. Depuis 2016, Martin Bethenod pilotait cette réhabilitation dans le 1er arrondissement de Paris. L'institution ouvrira les 13 et 14 juin avec deux "journées portes ouvertes" et accueillera sur 6.800 m2 la collection de François Pinault . Un communiqué de Pinault Collection précise à propos de Martin Béthenod "Il sera ainsi en mesure de se consacrer pleinement à l’ouverture et au développement du site parisien qui ouvrira ses portes au public en juin prochain". Le site vénitien Palaeeo Grassi-Punta della Dogana comprend le Palazo Grassi proprement dit, au cœur de Venise, il est propriété du milliardaire français depuis 2005. Et la Punta della Dogana à côté de la basilique de la Salute.

Ce bâtiment a été achevé en 1682 et a poursuivi son activité douanière jusque vers les années 1980. Après plus de vingt ans d’abandon, la commune de Venise lance un concours pour la création d’un Centre d’art contemporain. La collection Pinault obtient ce lieu par adjudication en 2007 et en confie la restauration à Tadao Ando. Après 14 mois de travaux, la Punta della Dogana ouvre ses portes au public en juin 2009 et depuis lors présente des expositions temporaires, la prochaine est consacrée à "Henri Cartier-Bresson, le grand jeu" du 22/03/2020 au 10/01/2021.

Le patrimoine français et l’histoire mis à l’honneur  18/01/2020

Mercredi 15 janvier, Brigitte Macron et Caroline de Monaco se sont retrouvées à l'Institut de France à Paris pour la remise des prix 2019 de la "Fondation Stéphane Bern pour l'Histoire et le Patrimoine". Créée en 2016, elle remet deux prix "Prix de la Fondation Stéphane Bern pour le Patrimoine" d'un montant de 25.000€ et récompense chaque année un projet défendant le patrimoine bâti sur le territoire français. Ceci par des actions novatrices de mise en valeur, d'animation ou de diffusion à l'exclusion des projets de restauration. Et le "Prix de la Fondation Stephane Bern pour l’Histoire" d’un montant de 5.000€ récompensant un premier ouvrage d’histoire en français édité depuis moins de trois ans.

L’épouse du président de la République se rend chaque début d'année à l’Institut de France pour cette remise de prix. Cette année, Caroline de Monaco était présente. Les deux femmes se sont réparti la tâche, Brigitte Macron a ainsi décerné le prix Patrimoine à l'association "Chantiers histoire et architecture médiévales" C.H.A.M. Cette association créée en octobre 1980 avait d’abord son siège en Loir-et-Cher avant de s’installer dans le XIVe arrondissement de Paris en 1984. L’association défend le patrimoine bâti; elle organise des chantiers de bénévoles ou de volontaires et des chantiers d’insertion en France métropolitaine, en Outre-mer et à l’étranger. Elle mène également des actions d’éducation au patrimoine et des activités pédagogiques et techniques, en lien avec les établissements scolaires et les collectivités locales.

Quant à S.A.R. la princesse de Hanovre, elle a remis le prix Histoire à Clément Horvath pour "Till Victory, Lettres de soldats alliés" paru aux Éditions Ouest France en octobre 2018. Rien ne prédisposait Clément Horvath, un Tourangeau de 31 ans, à écrire un ouvrage d’histoire, en effet il a commencé sa carrière dans le marketing et la publicité. "Till Victory, Lettres de soldats alliés" retrace toute la Seconde Guerre mondiale de 1939 à 1945 à travers les lettres personnelles inédites d'une cinquantaine de soldats alliés, américains, britanniques, canadiens et français

Durant la soirée, Brigitte Macron, aux côtés de Xavier Darcos chancelier de l'Institut de France, a prononcé quelques mots saluant les initiatives de Stéphane Bern. La Fondation Stéphane Bern pour l'Histoire et le Patrimoine-Institut de France a pour mission de concourir à la protection du Patrimoine et de financer des projets d'éducation et de partage des connaissances sur l'Histoire. "Dès qu'Emmanuel est devenu président, je l'ai invité à venir me parler du Patrimoine. Dès que je vous ai trouvé, j'ai vu en vous un vainqueur, parce que vous êtes un vainqueur, parce que vous ne vous inclinez jamais devant les obstacles. Vous y allez. Merci pour votre ardeur". C’est ce qu’elle a déclaré face à l'assistance et l’ancien professeur de lettres n’a pas hésité à comparer Stéphane Bern à Don Quichotte…

Confidences d’un grand pianiste français  18/01/2020

Jean-Philippe Collard se confie dans un livre paru le 9 janvier chez l’éditeur Alma et quelques jours plus tard, le 17 janvier, est sorti chez La Dolce Volta, un nouvel album où figurent Goyescas du compositeur espagnol Enrique Granados. Lequel ne fait pas spécialement partie du répertoire favori de Jean-Philippe Collard consacré plutôt à Chopin ou Fauré entre autres. Goyescas est une suite pour piano composée en 1911 et créée par le compositeur le 11 mars 1911 au Palau de la Música Catalana de Barcelone, véritable temple de l’Art nouveau. Et à la Salle Pleyel de Paris le 2 avril 1914. Granados transformera cette suite en opéra en 1915 qui sera créé le 28 janvier 1916 au Metropolitan Opera de New York, en présence du compositeur. Sur le chemin du retour, le 24 mars 1916, alors qu’il se trouvait avec son épouse à bord du Sussex, le navire est torpillé par un sous-marin allemand UB-29 entre Folkestone et Dieppe, et le couple périt noyé.

Le titre de Goyescas fait allusion à Goya dont Granados était un fervent admirateur. Sauf un des titres "El Pelele", cette oeuvre ne se réfère à aucun tableau de Goya en particulier mais plutôt à l’atmosphère qui se dégage de certaines toiles du génial peintre aragonais. Et Jean-Philippe Collard déclare "Les Goyescas ont une écriture pianistique terriblement compliquée. Granados était un immense virtuose. Il avait une certaine idée de l’espace qui couvrait l’ensemble de son clavier, dans des dimensions acrobatiques. C’est une sorte d’inconfort pour moi".
Avec "Chemins de musique", l’interprète nous emmène de sa Champagne natale où il a vu le jour le 27 janvier 1948 jusqu’aux salles de concert les plus prestigieuses du monde entier où il s’est produit après les nombreux prix obtenus. Premier prix du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris en 1964, Concours Long-Thibaud 1969 et en 1970 Premier grand  prix du Concours Cziffra. Plus qu’une autobiographie dira-t-il lui-même, c’est une ode à la musique.
Sa discographie est riche de plus de 50 titres. Le 17 janvier, il était une fois de plus sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées avec au programme Préludes op. 28 de Chopin : - Ballade op.19 de Fauré et Los requiebros, Coloquio en la reja, El fandango de candil, des Goyescas de Granados.

Un tombeau impérial révèle ses secrets  18/01/2020

Le tombeau de l'empereur Frédéric III, de la maison de Habsbourg qui a régné sur le Saint-Empire romain du 19 mars 1452 jusqu'à sa mort le 19 août 1493, se trouve dans la cathédrale Saint-Étienne de Vienne. Il a retenu à plusieurs reprises l’attention de quelques spécialistes qui à travers un trou ont pris des photographies de l'intérieur et ont pu révéler pour la première fois l ’existence de plusieurs trésors.
Le site funéraire de l'empereur tranche par ses dimensions impressionnantes sur les autres tombes voisines. Il fut sculpté par le Néerlandais Niclaes Gerhaert van Leyden dans un matériau rouge semblable à du marbre. On y voit de nombreuses sculptures représentant notamment le couronnement de l'empereur en 1442 dans cette même cathédrale Saint-Étienne de Vienne. Au XXe siècle, une rumeur a couru laissant entendre que Frédéric III n'avait jamais été inhumé dans ce tombeau et que celui-ci était vide. En 1969, pour voir ce qu’il en était, on perça un trou minuscule afin de voir à l'intérieur. Armés de lampes et de miroirs, les spécialistes ont pu assurer que le corps de l’empereur s’y trouvait bien. Ils ont aperçu une partie des nombreux objets placés aux côtés de l'empereur.À cette époque-là cependant, ils n'ont pas pu prendre de photographies de l'intérieur. En 2013 cela est devenu possible et en 2019, ces photos peuvent enfin donner lieu à des recherches. Franz Kirchweger, conservateur du Kunsthistorisches Museum, KHM, de Vienne qui participe au projet a confié à The Art Newspaper qu’à la vue de ces images, il s'était senti "comme Howard Carter, qui a découvert pour la première fois les richesses de la tombe de Toutankhamon".
Selon un communiqué du musée, les photographies ont montré que la dépouille de l'empereur était intacte, enveloppée de textiles témoignant des soins dont elle a été entourée avant d'être mise dans le sarcophage. Sur le corps se trouvent une couronne, un sceptre et un orbe, qui sont les "éléments typiques d'une tombe royale".
Ces photos ont révélé également qu’il y avait des plaques en métal doré portant des inscriptions célébrant la gloire de Frédéric III et de son fils Maximilien Ier. C'est d’ailleurs ce dernier qui a fait terminer la tombe de son père pour l'y inhumer en 1513, vingt ans après son décès. Autre détail intéressant, l'utilisation d'un cercueil fait de carreaux de céramique émaillée.
Le musée viennois a déclaré que ces observations avaient livré de précieuses informations, par exemple à propos de l'influence qu’avait exercée Maximilien Ier sur la construction et les décors de la sépulture de Frédéric III. On découvre également l’exemple unique d'une mitre-couronne, couronne particulière liée à la dynastie des Habsbourg.
Outre ces photographies prises en 2013, les spécialistes ont prélevé de petits fragments du cercueil en céramique ainsi qu'un morceau de textile que l’on a analysés. Il sera sans doute impossible de pousser plus loin les investigations.  D'après le musée, il est difficile d’envisager une ouverture complète du tombeau au cours des prochaines années. Et le KHM de préciser dans un communiqué "Le poids colossal des différents éléments de cette oeuvre d'art exceptionnelle, qui pèsent pour certains plusieurs tonnes, et la complexité de ses structures, signifient qu'une telle opération pourrait endommager la tombe et son contenu".

Mozart à l'Opéra de Nice  16/01/2020

Il propose en cette seconde quinzaine du mois de janvier quatre représentations de l’opéra buffa en deux actes K 588 "Così fan tutte ossia la scuola degli amanti". C’est la troisième et dernière collaboration de Wolfgang Amadeus Mozart et du librettiste Lorenzo Da Ponte après "Le nozze di Figaro" et "Don Giovanni" donnés à l’Opéra de Nice, lors des deux dernières saisons avec le même metteur en scène. L’oeuvre composée en automne 1789 fut créée avec succès le 26 janvier 1790 au Burgtheater de Vienne. La mort de l’empereur Joseph II le 20 février 1790 entraîna la fermeture du théâtre qui ne rouvrit que quelques semaines plus tard avec un succès plus discret.
"Così fan tutte" à l’Opéra de Nice est une coproduction avec Anthéa Théâtre d’Antibes. La mise en scène est de Daniel Benoin directeur de cette dernière institution. L’Orchestre philharmonique de Nice et le choeur de l'Opéra de Nice sont dirigés par Roland Böer qui n'est pas un inconnu pour les habitués de la maison.
Deux représentations auront lieu le 31 janvier et le 1er février au Théâtre d’Antibes avec la même distribution.
Il se dit que l’empereur Joseph II s'était beau amusé de l’histoire de ces deux officiers qui avaient échangé leurs femmes. Cette anecdote serait devenue le thème de "Così fan tutte", elles sont toutes les mêmes…

Vous ne regretterez pas de vous être laissé emmener à Naples en compagnie des deux soeurs Fiordiligi et Dorabella mises à l’épreuve par leurs fiancés Guglielmo et Ferrando quelque peu manipulés par le cynique Don Alfonso et sa complice la piquante Despina. Le tout accompagné par la musique élégante de Mozart.

"Così fan tutte ossia La scuola degli amanti" de Wolfgang Amadeus Mozart
Livret de Lorenzo Da Ponte
Vendredi 17, mardi 21, jeudi 23 janvier à 20h et dimanche 19 à 15h.
Direction musicale: Roland Böer
Mise en scène et lumières: Daniel Benoin
Assistant mise en scène: Clément Althaus
Décors: Jean-Pierre Laporte
Costumes: Nathalie Bérard-Benoin

Vidéo: Paolo Correia
Fiordiligi: Anna Kasyan

Dorabella: Carine Séchaye

Guglielmo: Roberto Lorenzi

Ferrando: Pierre Derhet

Despina: Hélène Carpentier

Don Alfonso: Alessandro Abis
Orchestre mhilharmonique de Nice

Chœur de l’Opéra de Nice

Opéra Nice Côte d'Azur

4-6 rue Saint François de Paule

06364 Nice CEDEX 4
Billetterie : 04 92 17 40 79

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