Podcast Journal, l'information internationale diffusée en podcast

Podcast Journal

 
Facebook
Twitter
 

La machine de Turing  09/12/2019

On en comprendra mieux le mécanisme en assistant les 16 et 17 décembre à 20h30, aux représentations de la pièce de Benoît Solès, mise en scène par Tristan Petitgirard et interprétée par Benoît Solès et Amaury de Crayencour. "La machine de Turing" qui a été créée au Festival off d'Avignon l'été dernier, a reçu de nombreuses récompenses en 2019 dont 4 Molière, de l'auteur, du comédien, de la mise en scène et du théâtre privé. La pièce est inspirée de celle du dramaturge britannique Hugh Whitemore "Breaking the Code" écrite en 1986.

Alan Turing, né à Londres le 23 juin1912 et mort le 7 juin 1954 est ce mathématicien britannique qui a brisé le code secret de l’Enigma utilisée par les armées allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est l’auteur de travaux qui aboutiront à l’informatique. Il a construit une machine qui sera le premier ordinateur. En 1936, il présente une expérience que l’on nommera ensuite “machine de Turing” et des concepts de programme, lesquels prendront tout leur sens avec la diffusion des ordinateurs, dans la seconde moitié du XXe siècle. En 1952, il fut poursuivi en justice pour homosexualité et pour éviter la prison il choisit la castration chimique par prise d’œstrogènes. Le 7 juin 1954, il est retrouvé mort, empoisonné au cyanure. La reine Élisabeth II l’a reconnu comme héros de guerre et l’a gracié à titre posthume en 2013. 

La pièce nous transporte à Manchester durant l’hiver 1952. Le professeur Turing porte plainte après le cambriolage de son domicile. On ne le prend pas d’abord très au sérieux. Mais les Services Secrets s’intéressent à lui car il détient de nombreux secrets... Il sera broyé par le conformisme de l’époque…

À noter dans vos agendas, une deuxième représentation du spectacle "Le Lien", le vendredi 14 février 2020 à 20h30. Réservation en ligne sur tpgmonaco.mc (avec paiement sécurisé via montecarloticket.com ou directement auprès de la billetterie du TPG. C’est une pièce de de François Bégaudeau, mise en scène par Panchika Velez avec Catherine Hiegel sociétaire honoraire de la Comédie-française et Pierre Palmade.

Rappelons que le spectacle jeune public "Pourquoi Blanche-Neige ne se réveille pas?" (et autres contes recyclables), aura lieu le mercredi 11 décembre à 15h et non le 18, comme cela était initialement prévu. Il sera suivi d’un goûter de Noël dans le foyer du TPG (spectacle à partir de 5 ans d'une durée d'une heure).
Texte écriture plateau. Mise en scène Émilie Letoffe et Amandine Rousseau. Dramaturgie Fanny Roche. Avec Caroline Borderieux, Pauline Prevost et Quentin Morillère.
La Compagnie Le vent se lève, il faut vivre et le Théâtre de la Contrescarpe.

Actuellement, sur présentation des billets de théâtre, on peut obtenir une réduction au Café de Paris.

Théâtre Princesse Grace
12, Avenue D'Ostende
Monaco
Tél. +377 93 25 32 27 ou 50 03 45

Un tableau de Gauguin adjugé 9,5 millions d’euros  07/12/2019

Avec la vente de Te Bourao II, c’est la première fois depuis plus de vingt ans qu’une œuvre de la période tahitienne de l’artiste était présente sur le marché français. Cette toile de Paul Gauguin a été adjugée 9,5 millions d’euros, frais inclus, mardi 3 décembre à Paris chez Artcurial, soit "près de deux fois son estimation".
Cette huile sur toile datée de 1897 fait partie d’un ensemble de neuf tableaux réalisés à Tahiti où il résidait depuis 1891. Gauguin les avait envoyés à Paris pour une exposition à la Galerie Ambroise Vollard où ils n’obtiennent qu’un succès limité. Le célèbre galeriste avait conservé Te Bourao II, et, à sa mort à Versailles le 22 juillet 1939,  le tableau était revenu à ses héritiers qui l’avaient vendu en 1995 à un acheteur qui l’a revendu le mardi 3 décembre. L’acquéreur est un "collectionneur international" qui a fait savoir que le tableau resterait en France. C’est le dernier tableau de cet ensemble à être encore chez un propriétaire privé. De 2007 à 2017, il avait été exposé au Metropolitan Museum de New York. Pour Bruno Jaubert, directeur associé chargé du département d’art moderne à Artcurial, "le fugace séjour terrestre de l’homme se dévoile sous le pinceau du créateur: du paradis perdu de l’enfance au ténébreux mystère de l’au-delà".
C'est un événement que cette vente chez Artcurial car il est rare de trouver un Gauguin de cette période dans un très bon état. Les autres tableaux de cet ensemble sont exposés dans des musées du monde entier, l’Ermitage à Saint-Pétersbourg, le Barber Institute à Birmingham ou encore le Musée d’Orsay à Paris.
Cette vente a eu lieu au moment où le peintre est la cible de certains critiques en raison des relations qu’il aurait entretenues avec des Tahitiennes mineures. Actuellement et jusqu'au 26 janvier, la National Gallery, à Londres, rassemble dans l’aile Sainsbury, 55 portraits, dessins, estampes et sculptures de sa famille, ses proches et amis. On les juge d’une audace effrayante. Au début de l’exposition un texte prévient "À plusieurs reprises Gauguin a entretenu des relations sexuelles avec des jeunes filles. Il a profité de son statut privilégié d’Occidental pour jouir de la liberté sexuelle qui s’offrait à lui". On lit encore que le peintre "a eu des relations sexuelles répétées avec des jeunes filles, épousant deux d'entre elles et engendrant des enfants". Quant au New York Times, dans un article au titre provocateur "Is It Time Gauguin Got Canceled ?", il propose tout simplement le lundi 18 novembre d'annuler cette rétrospective. Et l’auteur de l’article Farah Nayeri d’asséner "A une époque de sensibilité publique accrue aux questions de genre, de race et de colonialisme, les musées ont à réévaluer son héritage".
Ashley Remer, curatrice américaine et fondatrice du musée en ligne girlmuseum.org, interrogée par le New York Times, n’hésite pas à déclarer "Pour être franche, c'était un pédophile arrogant, surestimé et condescendant"...

L’Académie Goncourt n’a plus de président  06/12/2019

Bernard Pivot a déclaré dans un bref communiqué vouloir "retrouver un libre et plein usage de son temps". Ceci quelques semaines après qu’eut été récompensé le romancier Jean-Paul Dubois pour "Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon". Il démissionne donc de l’Académie Goncourt dont il avait été le premier membre qui n’était pas écrivain quand il l’avait rejointe en 2004, il en avait été désigné président en janvier 2014. Il succédait ainsi à Edmonde Charles-Roux. Il a donné à cette illustre assemblée une nouvelle impulsion et a édicté avec les neuf autres membres de nouvelles règles apportant davantage de transparence. Il réussit ainsi ce qu'Edmonde Charles-Roux, Françoise Chandernagor ou Paule Constant avaient tant souhaité. Sous sa présidence de jeunes romanciers ont été récompensés comme Leila Slimani ou Nicolas Mathieu. Grâce à ce président sont établies des règles plus rigoureuses, la fin du vote à distance et la sanction pour les membres qui seront trop souvent absents, un juré ne participant pas aux votes deux années de suite est considéré comme démissionnaire. Sont aussi déclarées incompatibles la fonction de juré et celle qui serait rétribuée dans une maison d'édition. Les jurés nouvellement élus ne pourront plus voter à partir de l'âge de 80 ans, mesure ne concernant que les membres nommés après 2008. Il avait également fait beaucoup pour la défense de la langue française. Grâce à lui, il existe aujourd’hui vingt Goncourt décernés à l’étranger.

Bernard Pivot est devenu "membre d'honneur" de l'Académie Goncourt. Parmi les cadeaux d’adieu qui lui ont été remis, deux bouteilles d’un grand cru de Saint-Émilion, ainsi qu'une lettre d’Edmond de Goncourt exposant sa définition du naturalisme. L’Académie Goncourt a mis en ligne une photo des académiciens fêtant le départ de leur président, naturellement au restaurant Drouant.

Bernard Pivot n’était eut-être pas écrivain mais il avait créé l’émission "Apostrophes" qui avait connu un très vif succès sur Antenne 2 tous les vendredis soir à 21 h 30 entre le 10 janvier 1975 et le 22 juin 1990. Il avait fait aimer la littérature et fait vendre de nombreux ouvrages, par milliers après chaque émission. On retient sa célèbre réflexion "Les gens qui lisent sont moins cons que les autres, c'est une affaire entendue. Cela ne signifie pas que les lecteurs de littérature ne comptent pas d'imbéciles et qu'il n'y a pas de brillantes personnalités chez les non-lecteurs".

La nouvelle de cette démission a causé une grande surprise dans le monde des Lettres vu la personnalité de Bernard Pivot et le rôle qu’il a joué au sein de l’Académie Goncourt.

Du nouveau à l’Opéra de Monte-Carlo  06/12/2019

Mardi 3 décembre, un communiqué de presse annonçait que l’Opéra de Monte-Carlo que l’on appelle aussi salle Garnier, serait dirigé par Cecilia Bartoli à partir du 1er janvier 2023. La princesse Caroline de Monaco, présidente du conseil d’administration de l’institution, s’en est félicitée "Cecilia Bartoli devient la première femme à diriger l’Opéra de Monte-Carlo". La célèbre mezzo-soprano italienne remplacera Jean-Louis Grinda, en fonction depuis juillet 2007. En début d’année, ce dernier qui est aussi metteur en scène, est également directeur artistique des Chorégies d’Orange, avait exprimé son désir de voir lui succéder "quelqu’un ayant des idées nouvelles pour l’opéra", comme le rappelle la princesse Caroline. Laquelle poursuit "Validée par Son Altesse Sérénissime le Prince Souverain, une proposition a été alors transmise officiellement à Cecilia Bartoli qui l’a acceptée".
Celle-ci a déclaré "Prendre la direction de l’Opéra de Monte-Carlo constitue une nouvelle étape dans ma carrière, mais aussi la réalisation d’un rêve". La Principauté ne sera pas une découverte pour elle, car en plus de ses activités au festival de Pentecôte de Salzbourg, qu’elle dirige depuis sept ans, elle a fondé en 2016 l’ensemble monégasque des "Musiciens du Prince" qui ont déjà donné plus de 70 concerts ou représentations en Europe et réalisé de nombreux enregistrements.

Cecilia Bartoli précise "Tout au début de ma carrière, en 1989, j’ai donné Le Barbier de Séville à Monte-Carlo. Depuis, je me sens attachée à Monaco. La Salle Garnier est probablement l’une des salles les plus belles du monde. Ses dimensions et son acoustique sont parfaites. C’est un vrai bijou". Dès 2023 elle pourra l’apprécier encore plus et jusque là aura tout le loisir de préparer sa première saison que l’on attend avec impatience.
L'Opéra de Monte-Carlo est l'oeuvre de l'architecte Charles Garnier, comme celui de l'Opéra de Paris appelé également Palais Garnier. Il fut inauguré le 25 janvier 1879 en présence de Sarah Bernhardt.

Ivo Pogorelich à Monaco  06/12/2019

Le pianiste Ivo Pogorelich donnera un récital dimanche 8 décembre à 18h à l'Auditorium Rainier III de Monaco. Dans la Série Grande Saison et organisé par l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, le grand artiste croate y interprétera des oeuvres de ses compositeurs favoris.

Au programme:
Suite anglaise n°3, BVW 808 de Bach
Sonate pour piano n°11, opus 22 Beethoven
Barcarolle, opus 60, Prélude en do dièse mineur, opus 45 de Chopin
Gaspard de la nuit de Maurice Ravel

Informations & Réservations :
www.opmc.mc
info@opmc.mc
+377 98 06 28 28
Boulevard Louis II
98000 Monaco

Callas en librairie et sur scène  06/12/2019

Elle disait "Un jour, j’écrirai mon autobiographie, je voudrais l’écrire moi-même afin de mettre les choses au clair. Il y a eu tellement de mensonges dits sur moi…". Elle n’a pas réalisé ce projet mais Monica Bellucci en scène pour la première fois de sa carrière, est au Studio Marigny jusqu'au 18 décembre pour une lecture des Lettres et Mémoires de Maria Callas. Tom Volf qui la dirige est l’auteur de "Maria Callas - Lettres et Mémoires" qui vient de paraître chez Albin Michel. Réalisateur du film Maria by Callas en 2017, commissaire de l’exposition éponyme, et auteur d'un volume iconographique, également à l’origine du Fonds de dotation Maria Callas dédié à la préservation des archives personnelles de la diva, il passe pour être aujourd’hui un des plus grands connaisseurs de la cantatrice.

Rien ne l’y prédisposait cependant semble-t-il. Il ne connaissait absolument rien à l’opéra. "Je savais à peine que ça existait. C’était une autre planète" confie-t-il. Jusqu’à ce soir de janvier 2013 où il achète un billet pour une représentation de "Marie Stuart" de Gaetano Donizetti au Metropolitan Opera, "Ç’a été le premier coup de foudre. Le deuxième est survenu quand je suis rentré chez moi et que j’ai découvert Maria Callas. La première chose qui est apparue quand j’ai tapé ‘‘bel canto’’ dans Google, c’est elle". Le jeune étudiant en médecine qu’il était alors est absolument subjugué et se lance dans une recherche effrénée pour mieux connaître la femme qui se trouvait derrière la diva assoluta.

Après quatre ans d’une quête qui le mène dans plusieurs pays, auprès de parents et d’amis de la cantatrice, il réalise le documentaire "Maria by Callas", portrait intime de deux heures à partir d’images d’archives inédites, de films super 8, de captations de spectacles et aussi de lettres intimes. Puis il conçoit cet ouvrage qui lui demande cinq ans de recherches dans le monde entier et dont Monica Bellucci nous livre la teneur sur la scène Studio Marigny.

Avec pour unique décor un grand canapé couleur ocre, Monica Bellucci arrive en fourreau noir, un tulle diaphane sur les épaules, ses cheveux noirs tirés en arrière… à s’y méprendre. . L’actrice assise sur l’accoudoir évoque sur le ton de la confidence les origines, la naissance à New York, le 2 décembre 1923, chez un couple de récents immigrés grecs, le père George Kaloyeropoulos est pharmacien, les années de guerre à Athènes. Le mari impresario, Giovanni Battista Meneghini, l'amour destructeur pour Onassis, l'amitié avec Pasolini, la solitude parisienne des dernières années jusqu’à la mort à l’âge de 53 ans le 16 septembre 1977. Des extraits d'interprétations emblématiques de la diva, La Gioconda, Norma, La Traviata, Tosca entre autres, émaillent ce spectacle.

Voyage musical  06/12/2019

C'est celui auquel nous convie l’Opéra Nice Côte d'Azur avec deux concerts qui permettront d'aller du Mexique à la Hongrie puis à la Tchéquie. Ceci grâce à l’Orchestre Philharmonique de Nice, placé sous la baguette de son directeur musical György G. Rath, le vendredi 6 décembre à 20h et le samedi 7 à 16h.
Le programme commencera avec "Cuando Caiga el silencio" pour orchestre, de la compositrice mexicaine Ana Lara, grande spécialiste de la musique sud-américaine du XXe siècle et actuelle directrice à Paris du Centre culturel du Mexique en France
Il s’agit d’une création française composée en 2019, en collaboration avec le Festival international MANCA consacré aux musiques d’aujourd’hui dont c’est la 40e édition, elle se tient du 27 novembre au 7 décembre à Nice.

En deuxième partie, le pianiste Jean-Efflam Bavouzet, lauréat de plusieurs grands prix internationaux, interprétera le Concerto pour piano n°3 de Béla Bartók, l’une de ses dernières œuvres, composée en 1945 aux États-Unis où il avait émigré, trois mouvements Allegretto, Adagio religioso etAllegro vivace. Bartók devait mourir peu après à New York le 26 septembre 1945 à l’âge de 64 ans. L’oeuvre sera crée le 8 février 1946 par l'Orchestre de Philadelphie sous la direction d'Eugene Ormandy avec le pianiste György Sándor, ami et ancien élève de Bartók à l'Académie de musique Franz-Liszt de Budapest. 

Le concert se terminera avec la Symphonie n°4 en sol majeur de Gustav Mahler, composée entre juillet 1899 et août 1900. Quatre mouvements Bedächtig. Nicht eilen. In gemächlicher Bewegung Ohne Hast. Ruhevoll. (Poco adagio), Sehr behaglich. Elle fut créée le 25 novembre 1901 à Munich sous la direction du compositeur. Durant le 4e mouvement on entendra la soprano Anne-Marie Calloni.





Cuando caiga el silencioAna Lara

Concerto pour piano n°3 de Béla Bartók

Symphonie n°4 en sol majeurGustav Mahler

Avec le pianisteJean-Efflam Bavouz et la Soprano Anne-Marie Calloni
György G. Ráth à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Nice
Vendredi 6 décembre à 20h et le samedi 7 à 16h



Otéra de Nice
4-6 rue Saint-François-de-Paule
06364 NICE cedex 4

Dernier prix de la saison mais non le moins original  30/11/2019

Mardi 26 novembre, étaient décernés chez Drouant le Prix Littéraire 30 Millions d’Amis créé en 1981 et celui de l’essai. Alexandre Siniakov, recteur du séminaire orthodoxe russe de France, a reçu le premier avec un seul tour de scrutin pour "Détachez-les et amenez-les moi" paru chez Fayard. Un récit qui conte l’histoire d’un moine qui recueille des chevaux et des ânes abandonnés et qui le fait avec un attachement total et sincère. Dans son séminaire de l’Essonne, l’auteur a sept chevaux, sauvés de l’abattoir, deux chiens et un chat, ainsi que l’ânesse Daredare qu’une autre est venue rejoindre.
Le second est allé à Caroline Audibert pour "Des Loups et des hommes" édité chez Plon, dans le contexte d'une érosion de la biodiversité, la question se pose du vivre ensemble entre les hommes et le sauvage dont le loup est le symbole. Elle aussi est passionnée de chevaux et possède également une ânesse.
Tous les deux l’ont emporté sur neuf autres ouvrages qui étaient en lice.
Ce prix appelé aussi le "Goncourt des animaux" en est à sa 37e édition. Le jury est composé de Teresa Cremisi, Didier Decoin de l’Académie Goncourt, Irène Frain auteur du Roi Chat, Didier van Cauwelaert amoureux de Jules, un chien guide d’aveugle, Frédéric Vitoux de l'Académie française et auteur aussi du Dictionnaire amoureux des chats, Michel Houellebecq, Reha Hutin, et pour la première fois cette année, l’écrivain Joël Dicker s’y est joint. Il est l’auteur en 2012 de "La Vérité sur l'affaire Harry Quebert" paru aux éditions de Fallois/L'Âge d'Homme, Grand prix du roman de l'Académie française, Prix Goncourt des lycéens.
La Fondation 30 Millions d’Amis a attribué à Alexandre Siniakov un chèque de 3.000€ et à Caroline Audibert, un autre de 1.000€, sommes qu’ils devront intégralement reverser à une association de protection animale de leur choix.

Colette Senghor est décédée  28/11/2019

La veuve de l’ancien président du Sénégal Léopold Senghor est morte à l'âge de 93 ans "dans sa demeure familiale", 150 rue du Général Leclerc à Verson dans le Calvados. Le couple y venait en villégiature puis y résida à partir des années 1980 et elle y était restée à la mort de son époux le 20 décembre 2001. C’est la municipalité qui a annoncé la nouvelle, exprimant son "immense tristesse". L’actuel président du Sénégal Macky Sall a écrit sur Twitter "J'ai appris avec émotion le rappel à Dieu de Mme Colette Senghor, je rends hommage à la Première Dame du Sénégal, femme discrète et femme de l'ombre de feu le Président Léopold S. Senghor. À sa famille, je présente, au nom de la nation, mes condoléances les plus attristées".

Née Colette Hubert, le 20 novembre 1925 à Mouzay dans la Meuse, le 18 octobre 1957 elle avait épousé Senghor, député à l'Assemblée nationale française où il représentait la circonscription du Sénégal et de la Mauritanie qui venait de divorcer de Ginette. Il avait épousé en 1946 la fille de Félix Eboué, ancien gouverneur de l’Afrique équatoriale française.

La municipalité de Verson dépeint Colette Senghor comme "élégante et discrète" et précise qu’elle "a toujours veillé et épaulé son mari dans sa vie politique et a été la source de son inspiration dans sa vie artistique". Léopold Sédar Senghor avait consacré à sa "muse" et "tendre compagne", son recueil de poèmes "Lettres d'hivernage" paru au Seuil en 1973. "C'est également elle qui lia à jamais le poète président à la Normandie, et plus spécifiquement à Verson".
Lors des cérémonies du centenaire de Léopold Sédar Senghor à Verson en 2006, le secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf avait rendu hommage à Colette Senghor, "Elle a fait en sorte qu'une partie de ses archives soit conservée, notamment, au sein de la salle Djilor dans l'Espace Senghor à Verson". Cette demeure conformément à ses vœux a été léguée en 2004 à la commune afin d’en faire un lieu accessible au public. Un travail de sauvegarde et d’inventaire avait déjà été effectué, avant la disparition de Colette Senghor et un comité scientifique et culturel s’est également réuni plusieurs fois.
Sa dépouille arrivée à Dakar le 26 novembre a été saluée par plusieurs personnalités politiques. Le 28, après une messe à 15h30 en la cathédrale, elle est inhumée au cimetière de Bel Air aux côtés de son époux et de leur fils Philippe, mort tragiquement dans dans un accident de voiture au Sénégal le 6 juin 1981.

Révolution à l’Opéra de Vienne  27/11/2019

C'est la première fois en cent cinquante ans d'existence que cela se produit dans la prestigieuse maison du Ring viennois, oeuvre des architectes August Sicard von Sicardsburg et Eduard van der Nüll, inaugurée le 25 mai 1869 par François-Joseph avec une représentation en allemand du Don Giovanni de Mozart, détruit le 12 mars 1945 par un incendie et rouvert le 5 novembre 1955 avec Fidelio de Beethoven dirigé par Karl Böhm.
Dimanche 8 décembre prochain y aura lieu la première mondiale d'"Orlando", opéra en 19 tableaux de la compositrice autrichienne Olga Neuwirth. Laquelle a même déclaré au Guardian "J’ai vraiment envie de secouer un peu ce lieu merveilleux et un peu vieux jeu".
La commande en avait été faite en 2014 par l’actuel directeur Dominique Meyer dont le mandat se termine à la fin de la saison.
Et l’on n’a pas fini de s’étonner, l’auteur du livret d’"Orlando" la Franco-américaine Catherine Filloux s’est inspirée du roman "Orlando: A Biography" de l’Anglaise Virginia Woolf, paru à Londres en 1928 dédié à Vita Sackville-West avec qui l'auteur entretint une liaison. Olga Neuwirth révèle être fascinée par cette oeuvre depuis l'âge de 15 ans. Chez elle, l'histoire de ce jeune aristocrate élisabétain qui se transforme en femme ne s'arrêtera pas en1928 comme chez Virginia Woolf, mais de nos jours.
Les Britanniques Polly Graham et Jenny Ogilvie réalisent la mise en scène et la chorégraphie respectivement. Les costumes sont dus à Comme des Garçons, sous cette marque célèbre se dissimule la styliste japonaise Rei Kawakubo. Et le rôle-titre est tenu par la mezzo-soprano américaine Kate Lindsey. L’actrice italienne Anna Clementi sera la narratrice. Le rôle de l’enfant d’Orlando reviendra à Justin Vivian Bond, artiste de cabaret transgenre new-yorkais. L'orchestre sera dirigé par Matthias Pintscher, grand spécialiste de musique contemporaine.
Voilà bien des nouveautés pour cette vénérable maison et Olga Neuwirth en est consciente "Je ne sais pas si ce public plutôt conservateur, qui aime entendre des œuvres du même répertoire, encore et encore, sera ouvert au voyage queer d’Orlando et à ma musique".
Attendons donc le soir de la première, le 8 décembre, pour savoir quel accueil aura été réservé à cette production et laissons le dernier mot à la compositrice née à Graz en 1968 qui a déjà à son actif un grand nombre d'oeuvres appréciées de partout.
"Je suis inspirée par la merveilleuse diversité de la vie, par les petites et les grandes choses dans le monde et Orlando en est le reflet: l'essence de cette biographie fictionnelle est l'amour de l'étrange, du paradoxal, du grotesque, de l'artistique et de l'exagération, pour créer une nouvelle morphologie d'une histoire en mouvement constant".

Représentations: 8 11, 14 et 18 décembre 2019 à 19h, celle du 8 sera retransmise en direct sur Radio Ö1.

vienna Staatsoper
Operngasse 6 / 1C
1010 Vienne, Autriche
www.viennaclassic.com
Tél: +43-1-890-5555

1 2 3 4 5 » ... 131









Recherche

L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          



Facebook