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Rencontres de Pétrarque à Montpellier  21/06/2019

Leur 33e édition, dans le cadre du Festival Radio France Occitanie Montpellier, aura lieu du 1er au 5 juillet prochain, Cour Soulages du Rectorat de Montpellier. Sur le thème "Le retour de la rue". Que ce soit sur les ronds-points, aux Champs-Elysées, depuis plus de six mois, samedi après samedi on a vu le mouvement des Gilets jaunes se déployer, la jeunesse a marché pour le climat dans les rues de France et de nombreux autres pays, les manifestants cherchent obstinément faire plier le pouvoir à Alger aussi bien qu’à Hong Kong.

Hervé Gardette producteur sur France Culture et Jean Birnbaum journaliste du quotidien Le Monde animeront les débats, de 19 à 20h, en présence du public. Ils seront diffusés en direct sur France Culture et disponibles en podcast.
On y retrouvera entre autres, Dominique Reynié, professeur à Sciences Po et directeur général de la Fondation pour l’innovation politique, François Ruffin, député La France insoumise, Danielle Tartakowsky professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris 8, spécialiste d’histoire sociale et politique.
Le 8e Prix Pétrarque de l’Essai, édition sera décerné à cette occasion. Créé par France Culture et Le Monde en 2012, il récompense un essai paru entre septembre et mai de l’année écoulée traitant des enjeux démocratiques contemporains :

Au programme:
- Lundi 1er juillet: Dialogue inaugural avec le lauréat du prix Pétrarque de l’essai France Culture – Le Monde 2019. Sept essais ont été présélectionnés par le jury France Culture-Le Monde

- Mardi 2 juillet: La rue comme lieu de substitution au politique

- Mercredi 3 juillet: La rue comme espace de confrontation et d’affirmation

- Jeudi 4 juillet: La rue comme espace d’initiation et d’affirmation

- Vendredi 5 juillet: D’autres rues que les nôtres
 

Dansez maintenant!  19/06/2019


C’est le titre du concert du dimanche 23 juin qui aura lieu à l’Auditorium Rainier III à 18h. Pour terminer la saison avec encore plus de rythme que d’habitude, l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo sous la direction de Jean-Christophe Spinosi n’interprétera que des oeuvres consacrées à la danse.

- Au programme:
Casse-Noisette, suite, opus 71a et extraits du Lac des Cygnes de Piotr Ilitch Tchaïkovski
- Danses hongroises n°1, n°4, n°5 et n°6 de johannes Brahms
- Eljen a Magyar op. 332 et Csardas Ritter Pasman op 341 de Johann Strauss fils. Ce sera la première exécution de Csardas Ritter Pasman en Principauté.C’est la musique de ballet de Ritter Pázmán, Le cavalier Pazman, l’unique opéra, en trois actes, de Johann Strauss fils, livret de Lajos Dóczi, basé sur le poème Pázmán lovag de l’écrivain hongrois János Arany.
Eljen a Magyar"Vive le Magyar!"polka dédiée "à la nation hongroise" fut interprétée pour la première fois en mars 1869 à la Redoute de Pest, l’actuel Vigadó de Budapest.

A 17h, André Peyregne, ancien directeur du conservatoire à rayonnement régional de Nice,présentera les oeuvres comme à l’accoutumée.

Concert "Dansez maintenant!" le dimanche 23 juin à 18h
Auditorium Rainier III

Boulevard Louis II – Monte-Carlo

www.opmc.mc
Tél; 377 98 06 28 28

Daniel Barenboim reste à l’Opéra de Berlin  19/06/2019

On aurait pu croire que son contrat pouvait s'achever en 2022 à cause d’accusations d'autoritarisme portées par certains musiciens. L’un d’eux avait notamment évoqué une dépression et de l’hypertension dues à ce comportement. Daniel Barenboim avait alors nié et même déclaré "Mais la question est: si je l'ai traité de façon si injuste, pourquoi est-il resté ici pendant 12 ou 13 ans? Je doute de sa bonne foi dans cette affaire". Il a reproché une campagne visant à l’empêcher de prolonger ses fonctions de directeur musical. Rien n’a pu être prouvé. Ledit contrat est donc reconduit et prolongé jusqu'en 2027.
Les autorités de Berlin l’ont annoncé dans les premiers jours de juin. Klaus Lederer, chargé des questions culturelles au Sénat l’a déclaré lors d’une conférence de presse commune avec le célèbre chef d’orchestre israélo-argentin "J’ai pris la décision de ne pas nous séparer de Daniel Barenboim. Nous sommes une grande majorité à vouloir continuer à travailler avec lui". Depuis son arrivée en 1992, il a fait du Staatsoper Unter den Linden qui végétait dans l’ex-Berlin-Est, une grande institution de renommée internationale. Et en 2012, Il y a fondé son académie Barenboïm-Saïd, elle forme de jeunes musiciens surtout originaires du Moyen-Orient.
Daniel Barenboim âgé de 76 ans; s’est dit "très honoré" de pouvoir poursuivre ses engagements et a réaffirmé son attachement à l’Opéra. "Je ne sais pas si vous pensiez que ça durerait autant d’années. J’ai dit à la direction et je leur répète que je resterai aussi longtemps que je peux".
Pour lui, être chef d’orchestre "C’est une grosse responsabilité. Je dois être le poumon qui doit aider le collectif à respirer". 

PIANO PIANO au Couvent des Jacobins de Toulouse  17/06/2019

Durant cet été 2019, le Couvent des Jacobins de Toulouse présente l’exposition "PIANO PIANO", installation originale imaginée à l'occasion des 40 ans du festival "Piano aux Jacobins". L’édition 2019 du festival international de piano aura d'ailleurs lieu du jeudi 5 septembre au dimanche 29 septembre. Cette manifestation annuelle est le rendez-vous des grands pianistes du classique mais aussi du jazz et elle permet aussi de découvrir de jeunes talents, aussi bien au Cloître des Jacobins à Toulouse, mais aussi à l'Auditorium Saint-Pierre des Cuisines, ou encore à la Halle aux Grains. Au cours de ces quarante ans, les amateurs ont pu voir et entendre Sviatoslav Richter, Alfred Brendel, Martha Argerich, Chilly Gonzales, Aldo Ciccoliniou et Murray Perahia, entre autres. La formule a eu tant de succès que "Piano aux Jacobins" est également présent en Asie depuis 15 ans, en Chine avec un festival à Pékin et à Shanghai ainsi que dans les grandes métropoles chinoises, et au Japon à Tokyo et Gifu.
Pour célébrer son 40e anniversaire, le festival a invité Aurélien Bory, directeur artistique de la Cie 111, à imaginer une installation cinétique et musicale originale. C'est "PIANO PIANO" que l’on pourra découvrir au réfectoire du Couvent des Jacobins du 27 juin au 29 septembre prochain. Cette oeuvre cinétique et musicale, '"PIANO PIANO", imaginée par Aurélien Bory est un hommage à "Piano Phase" une des œuvres majeures en 1967 du compositeur américain Steve Reich, l'un des pionniers de la musique minimaliste. Et à la chorégraphie "Fase" de Anne-Teresa de Keersmaeker danseuse et chorégraphe belge. Deux pianos en mouvement mettront en lumière l'art du déphasage. Cela consiste à faire tourner deux boucles sonores identiques à un tempo légèrement différent, est ainsi créé un décalage graduel entre ces deux mêmes boucles.

"PIANO PIANO" au Couvent des Jacobins
Dy 27 juin au 29 septembre prochain
Couvent des Jacobins
Entrée par l'église
Place des Jacobins
31 000 Toulouse
Tél: 05 61 22 23 82
www.jacobins.toulouse.fr

Activités universitaires en Principauté  14/06/2019

L’Université internationale de Monaco, IUM, va quitter ses locaux actuels appartenant au stade Louis II, à Fontvieille, ils étaient devenus trop petits. A partir de la rentrée prochaine elle s’installera dans un immeuble de 3.000 m2, construit et géré par l’Etat monégasque, face à la gare de monaco, soit 25% de surface supplémentaire. Créée en 1986, l’IUM fait partie de l’INSEEC U, Institut des hautes études économiques et commerciales, plateforme d’enseignement supérieur internationale, partenaire de la Fondation Prince Albert II. L’Université internationale de Monaco accueille environ 600 étudiants de 75 nationalités différentes. Le corps enseignant est lui aussi très international et l’enseignement est donné en anglais. L’IUM dispense des diplômes de premier et second cycle, spécialisés en finance et l’entrepreneuriat est au centre des formations. De 15 à 20% des étudiants sortant de l’IUM créent immédiatement des entreprises. Le coût de cette formation de grande qualité s s’élève à 12.000€ annuels pour un bachelor, Il varie de16.000 à 22.000€ pour un master et 35.000€ pour un MBA.

Le 4e colloque des Rencontres philosophiques de Monaco s’est tenu les 7 et 8 juin. Le 7 juin, avaient lieu la rencontre au Musée océanographique avec les cinq auteurs finalistes du Prix 2019  puis la soirée de remise des prix de ces Rencontres. Présidée par Charlotte Casiraghi, celle-ci s’est ouverte par une conférence d’Etienne Bimbenet, lauréat du Prix 2018, sur le thème "Qu’est-ce que la philosophie ?" et un interlude musical interprété par la percussionniste Adélaïde Ferrière. Le Premier prix a été attribué à Marie Garrau. Cette jeune philosophe, maître de conférences à l’Université Paris-I Panthéon-Sorbonne avait été remarquée en 2018 pour son essai "Politiques de la vulnérabilité" aux éditions du CNRS. Emma Pallanca a reçu le Prix lycéen, décerné à la suite d’un concours écrit. La mention honorifique qui distingue un éditeur de langue française s’illustrant dans la publication d’ouvrages philosophiques novateurs est allée aux éditions "Les belles lettres".

Le samedi 8 juin, au Nouveau Musée National de Monaco – Villa Sauber, étaient données douze "Leçons de philosophie" par des professeurs de cette discipline, des éditeurs ou des écrivains. Le but était de présenter la pensée de philosophes majeurs du XXe siècle. Relevons les titres de quelques-unes de ces interventions "Simone Weil et la grâce", "Walter Benjamin et la catastrophe", "Jacques Lacan et l’inconscient" ou "Claude Levi-Strauss et la structure".

Rappelons que les Rencontres organisent également les Journées "Les Jeunes philosophent". Leur objectif est de familiariser, sensibiliser et rendre accessible la philosophie aux jeunes. Cette année elles avaient lieu du 8 au 11 mai.
Par ailleurs, ces Rencontres donnent lieu à la parution annuelle d'un Cahier. Le dernier, le 4e, vient de paraître.

Nénette a 50 ans  13/06/2019

Cette femelle orang-outan vit à la Ménagerie du parc zoologique du Jardin des Plantes de Paris et son anniversaire va donner lieu le dimanche 16 juin à quelques festivités auxquelles le public sera associé . Elle recevra des cadeaux et un gâteau sans sucre. Toute la journée il y aura des conférences, la projection d’un film en plein air dans le Jardin des Plantes et un débat.
Le 16 juin 1972, elle est arrivée de Bornéo, âgée d’environ 3 ans avec un mâle orang-outan, elle s’est très vite adaptée à son nouveau style de vie. Elle a eu quatre fils de deux mâles différents et elle est actuellement l’heureuse grand-mère de deux petites femelles, et même arrière-grand-mère. Sa descendance vit dans différents zoos européens.
Un orang-outan en captivité vit en moyenne de 55 à 60 ans, aussi son grand âge vaut à Nénette d’être séparée des autres primates. Christelle Hano, chef soigneur à la Ménagerie indique "Nénette va bien, elle est suivie pour son rythme cardiaque, elle a un peu d’arthrose aux épaules et aux pattes". Et elle ajoute "Nous surveillons sa santé de près afin de parer aux éventuels petits dysfonctionnements". Sa vie est bien réglé. Les soigneurs arrivent à 8h30, ils lui distribuent une ration de croquettes "spécial primates" contenant oligo-éléments, fibres et vitamines. Elle reçoit cinq repas quotidiens de trois types, légumes, carotte, céleri-rave, brocoli, poivron puis; salade; fruits, pommes ou poires. Entre les repas et les siestes, des activités sont prévues, basées sur le jeu et la nourriture, pour la stimuler physiquement et psychologiquement. Les orangs-outans de Bornéo sont plutôt calmes et comme ce sont des arboricoles, on met à la disposition de Nénette cordes, troncs, hamacs et agrès. 
Il y a quelques années, des chercheurs du Muséum National d’Histoire Naturelle ont proposé d’intéresser les quatre orangs-outans à la peinture. Seule Nénette montrera de l’intérêt pour cette activité. Elle a beaucoup progressé et "Aujourd’hui elle dépose la toile à un endroit précis pour qu’on vienne la prendre" précise Christelle Hano. Naturellement le 16 juin, elle se livrera à une une séance de peinture pour la plus grande joie du public.

Ménagerie du Jardin des plantes
57, rue Cuvier
75000 Paris
Le 16 juin de 9 à 18h.

Daniel Rondeau entre à l’Académie française  11/06/2019

L’écrivain a été élu jeudi 6 juin, dès le premier tour, au fauteuil de Michel Déon, mort le 28 décembre 2016, avec dix-huit voix, contre six pour l’historien Jean-Christian Petitfils. Ce fauteuil, le numéro 8, a été depuis le XVIIe siècle celui de personnalités bien tombées dans l’oubli, on peut cependant retenir plus près de ,nous, Albert de Mun, Édouard Herriot ou Jean Rostand.
Ce 6 juin, c’était la troisième tentative pour assurer cette succession mais Frédéric Mitterrand, Benoît Duteurtre, Pascal Bruckner, Charles Dantzig, ou Alain Duault notamment n’ont rien obtenu.
C’était aussi la troisième tentative pour Daniel Rondeau, les précédentes ayant eu lieu en  2011 et 2016, respectivement au fauteuil de Pierre-Jean Rémy puis à celui de René Girard. Daniel Rondeau, né le 7 mai 1948 au Mesnil-sur-Oger dans le département de la Marne. a été journaliste à Libération et au Nouvel Observateur, cofondateur des éditions Quai Voltaire et directeur de la collection Bouquins chez Robert Laffont. Il fut également ambassadeur de France à Malte de 2008 à 2011, puis délégué permanent de la France auprès de l'Unesco. Il a écrit une trentaine d’ouvrages, romans, récits autobiographiques, essais, récits de voyage et en 1982 une biographie de Johnny Hallyday, "L’Âge-déraison - Véritable biographie imaginaire de Johnny H". Une amitié de près de quarante ans les a liés. Daniel Rondeau a d’ailleurs prononcé l’oraison funèbre du chanteur en l’église de la Madeleine le 9 décembre 2017.
Il a obtenu de nombreux prix dont celui des Deux Magots en 1998 pour Alexandrie, le grand prix de littérature Paul-Morand la même année pour l’ensemble de son œuvre, le Grand prix du roman de l'Académie française en 2017 pour "Mécanique du chaos".
L’ancien militant maoïste s’est beaucoup engagé pour différentes causes, défense des migrants en Méditerranée ou des chrétiens d'Orient entre autres.
Les Immortels sont donc actuellement 35. Il reste 5 fauteuils à pourvoir, le 12 qui fut celui de Jean d'Ormesson, le 13 celui de Simone Veil, le 18, celui de Michel Serres, le 24 celui de Max Gallo et le 32 celui de François Weyergans.
 

La Route de la Soie à l’Auditorium Rainier III de Monaco  08/06/2019

Vendredi 14 juin à 20h30, l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo sous la direction de Yu Long accompagnera le violoniste Maxim Vengerov dans un concert alliant musique russe et chinoise.

Au programme:

- Ouverture symphonique, Instants d'un opéra de Pékin de Qigang Chen. Composée pour le concert d’inauguration du Hall Symphony de Shanghai.
- Concerto pour violon, La joie de la souffrance de Qigang Chen. Création mondiale le 29 octobre 2017avec le violoniste Maxim Vengerov accompagné par l’ orchestre philharmonique de Chine dirigé par Long Yu. La création française eut lieu au théâtre du Capitole de Toulouse le 16 juin 2017.
- Symphonie n°5, opus 64 de Piotr Ilitch Tchaïkovski

Qigang Chen né le 28 août 1951 à Shanghai a d’abord étudié à Pékin avant de venir à Paris où il a suivi les cours de compositeurs contemporains tels Betsy Jolas, Claude Ballif ou Olivier Messiaen dont il fut le dernier élève de 1984 à 1988. Il a obtenu la nationalité française en 1992.

A 19h30, les oeuvres seront présentées par André Peyrègne ancien directeur du conservatoire à rayonnement régional de Nice.

Concert "La Route de la Soie" le vendredi 14 juin à 20h30
Auditorium Rainier III

Boulevard Louis II – Monte-Carlo

www.opmc.mc
Tél; 377 98 06 28 28

Enchères de New York à Paris  05/06/2019

Le 12 juin, la maison new-yorkaise Christie’s vendra aux enchères une montre de poche ayant appartenu à Edgar Allan Poe, l’auteur d'"Histoires extraordinaires". Ceci dans le cadre d’une vente thématique de livres et de manuscrits historiques de la littérature américaine. Cette pièce est estimée 120.000$, soit quelque 107.000€. Elle est décrite par Christie’s comme une cadran en or guilloché, autrement dit orné d’un entrelacs de lignes gravées et les heures sont inscrites en chiffres romains. C’est l’oeuvre, au début du XIXe siècle, d’un maître-horloger français. D’après Christie’s, Edgar Poe aurait pu l’acquérir entre février 1841 et avril 1842, époque où l’écrivain disposait de revenus réguliers dus à son poste de rédacteur associé au Graham’s Magazine. Mais très vite sa situation change et Poe doit se séparer de sa montre pour régler des dettes. Christie’s possède d’ailleurs l’acte conclu entre lui et l’acheteur J. W. Albright. La montre a été conservée par les héritiers de la famille Albright pendant une cinquantaine d’années puis a été vendue vers 1894 à un bijoutier du Wisconsin. Plusieurs propriétaires se succèdent et finalement la montre est achetée en 1977 par la famille Schmidt.

Le 19 juin à 19 h, aura lieu à Paris la vente aux enchères d’une centaine de pièces de la collection intime d’André Malraux qui fut ministre de la Culture du général De Gaulle de 1959 à 1969. C’est une façon de célébrer le soixantième anniversaire de la nomination du premier ministre de la Culture qui s’est d’abord appelé ministre d’État chargé des Affaires culturelles. Livres, lettres, tableaux, sculptures, manuscrits, objets d'art et même mobilier, comme le bureau personnel de Malraux dans sa dernière demeure du château de Verrières-le-Buisson. Ces pièces permettront de mieux comprendre l’intérêt que l’homme avait porté aux différentes cultures et aux arts du monde entier, une sorte de "musée imaginaire". Elles seront exposées du samedi 15 au mardi 18 juin chez Artcurial au Rond-point des Champs-Élysées. Stéphane Aubert, commissaire-priseur, directeur du département des inventaires de l’établissement, rappelle que "toute sa vie, Malraux aura été guidé par sa curiosité et sa passion pour l'art. Véritables fils conducteurs de son être, ses œuvres sont ses biens les plus personnels et les plus intimes". André Malraux qui fut par ailleurs prix Interallié en 1930 pour "La Voie royale" et prix Goncourt 1933 pour "La Condition humaine", a toujours été un ardent promoteur des arts et des artistes, Picasso, Miró, ou Georges Braque furent ses amis et il imposa malgré les ombreuses réticences, Marc Chagall pour la peinture du plafond de l’Opéra Garnier en 1964.

Deux poètes hongrois au Festival d’Avignon 2019  04/06/2019

Tout d’abord Attila József, né le 11 avril 1905 à Budapest dans le quartier de Ferencváros. Il voit le jour dans une famille pauvre et il a eu une vie difficile, quelques vers de son poème "Coeur pur" en rendent bien compte:
"Je n'ai ni père ni mère,
Rien que je rêve ou j'espère,
Je n'ai ni Dieu ni patrie,
Berceau, cercueil, tendre amie.
De trois jours, pas un repas :

Ce qui ne l’empêcha pas de faire de bonnes études et de publier son premier recueil de poésies à 17 ans. En 1926, aidé par un mécène, le riche baron Lajos Hatvany, il peut partir pour Paris et étudier à la Sorbonne. Il rencontre des poètes et devient un grand admirateur de François Villon qu'il traduira. Lui-même a souvent été traduit en français et de nombreux poètes l’ont adapté.
Son existence s’acheva de façon tragique, il n’avait pas encore 33 ans. Le 3 décembre 1937, il quittait sa maison de Balatonszárszó sur la rive sud du lac Balaton. Un peu plus tard il est retrouvé mort sur une voie ferrée, Et l’on ne sait pas exactement si, sous l'influence de sédatifs, il s’est jeté sous le train ou s’il a été percuté accidentellement dans le brouillard. La première hypothèse semble cependant privilégiée.

"Flèche de coeur", dernière "promenade" est une création théâtrale composée à partir de poésies et de lettres du célèbre poète hongrois, ainsi que d’extraits du journal qu’il écrivit pour la psychanalyste qui le suivait. Du 4 au 28 juillet prochain à 20h, sauf les mercredis 10, 17 et 24, ,la comédienne franco-hongroise Kata-Lina Varga et sa Compagnie Double Miroir qu’elle a créée en 1993, l’interpréteront en français à la Maison de la Poésie d'Avignon, dans le cadre du Festival off.
Sa mémoire est toujours vive dans son pays natal. Le 11 avril, jour de sa naissance, est devenu la Journée de la poésie en Hongrie et il fut honoré par l’Unesco en 2005 pour la Journée mondiale de la poésie. En 1981, György Kurtág composa "József Attila-töredékek", Fragments d'Attila József, pour soprano solo. Le prix Attila-József récompense depuis 1950 des écrivains hongrois de premier plan.

Par ailleurs, toujours du 4 au 28 juillet prochain mais à 11h, sauf les mercredis 10, 17 et 24, toujours en français et à la Maison de la Poésie d'Avignon, Kata-Lina Varga présentera "Jeannot du maïs" un conte musical pour les enfants de 5 à 12 ans. Les adultes sont aussi naturellement les bienvenus… "Jeannot du maïs" est une oeuvre célèbre du poète Sándor Petőfi (1er janvier 1823-31 juillet 1849), dont le nom est lié à la Révolution de 1848. C’est l’histoire du jeune berger Jeannot-du-Maïs, le devenant Jean le Preux "János vitéz". Kata-Lina Kata-Lina Varga en interprétera tous les personnages de cette oeuvre très connue des enfants hongrois.

"Flèche de coeur", "dernière "promenade" du 4 au 28 juillet à 11h, sauf les mercredis 10, 17 et 24
"Jeannot du maïs" du 4 au 28 juillet à 11h, sauf les mercredis 10, 17 et 24
Maison de la Poésie
6 Rue Figuière,
84000 Avignon

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