D'après un rapport confidentiel des Nations unies, les circonstances de cette mort en 1961, ne sont pas accidentelles. L'avion du secrétaire général de l’ONU aurait été abattu. D’après le rapport du juge tanzanien Mohamed Chande Othman, qui avait été chargé par l’ONU en février 2017 de rouvrir l'enquête classée en 1962, de "nouveaux éléments" justifient de relancer l’enquête après des décennies de silence.
Le Douglas DC-6 "Albertina", immatriculé SE-BDY disparu peu après minuit, le 18 septembre 1961, au nord de la Rhodésie, l’actuelle Zambie, près de Ndola, a "très probablement" été victime d'une attaque aérienne de la part d'un agresseur non-identifié. Hammarskjöld qui a péri avec 15 autres passagers dans le Douglas DC-6 se rendait à Ndola près de la frontière katangaise pour une mission "de la dernière chance". Afin de négocier le retour de la richissime province du Katanga au sein du Congo.
Deux enquêtes menées en 1962 par la Rhodésie du nord avaient privilégié la thèse de l'erreur de pilotage. La même année, une commission de l'ONU avait rendu un verdict moins tranché. En 1992, d’anciens collaborateurs de Hammarskjöld et vétérans de la mission ONUC au Congo avaient émis la thèse d'une bavure, évoquant le témoignage du diplomate français Claude de Kémoularia à qui Beukels ancien pilote de chasse belge aurait confié en 1967, qu’il s’agissait d’une "terrible bavure" après une tentative de détournement visant à contraindre Hammarskjöld à se poser à Kolwezi.
En 2011, l'enquête de Susan Williams, auteur du livre "Qui a tué Hammarskjöld?" reprend la thèse de l'assassinat et persuade l'ONU de relancer l’affaire.
Vendredi 29 septembre 2017 à Drouot, une foule de collectionneurs se pressait pour pouvoir emporter la miniature de Jean-Baptiste Isabey représentant le portrait du fils de Napoléon 1er et de Marie-Louise d'Autriche épousée en avril 1810. Le duc de Reichstadt y apparaît en habit bleu, dans un cadre en bois doré. La miniature signée et datée 1816 a été adjugée 43.750€, frais compris, et a rejoint les collections du château de Fontainebleau. Un billet manuscrit accompagnait la miniature: "Mlle Bartholdi a l'honneur de saluer Monsieur Isabey et le prévient qu'elle ne pourra pas avoir le plaisir de se rendre chez lui aujourd'hui, étant très enrhumée depuis hier. Elle est peinée de déranger les projets de Monsieur Isabey et elle le prie d'avoir la bonté de lui faire dire s'il pourra la recevoir demain à trois heures. / Mercredi matin". Elle est parvenue jusqu'à nous grâce aux descendants de Louise-Charlotte Le Tellier de Montmirail, devenue par son mariage en 1780 avec Pierre de Montesquiou-Fezensac, comtesse de Montesquiou-Fezensac. En 1809, le comte est nommé grand chambellan de France. Sa femme, dite "Maman Quiou", fut la gouvernante officielle du roi de Rome, plusieurs nourrices et deux sous-gouvernantes l’assistaient. Le docteur Bourdois veillait quotidiennement sur la santé du prince impérial. Corvisart, médecin personnel de l'empereur, était consulté pour les cas graves. Le prince, né le 20 mars 1811, mourut de tuberculose, le 22 juillet 1832, au palais de Schönbrunn, à Vienne. Il suscite encore beaucoup d’intérêt si l’on en juge par la pièce "L'Aiglon" écrite en 1900 par Edmond Rostand et par les six layettes de cet enfant impérial qui ont été adjugées 11.000€ lors d’enchères.
Même s'il revient périodiquement sur le tapis. La justice russe a rejeté récemment la plainte des descendants du diplomate suédois qui voulaient obtenir des services secrets russes des révélations sur les circonstances de la mort dans une prison du KGB, de celui qui sauva des milliers de juifs hongrois. La question est toujours la même: comment Raoul Wallenberg est-il mort à Moscou, en juillet 1947 au siège des services secrets soviétiques, la sinistre Loubianka? Deux ans après sa convocation au siège de l'Armée rouge à Budapest. Marie Dupuy, nièce de Raoul Wallenberg essaie depuis des années d’accéder à l'intégralité des archives du FSB, successeur actuel du KGB. Mais le tribunal Mechtchanski de Moscou lui a opposé une fin de non-recevoir après un après-midi d'audience.
Raoul Wallenberg, né le 4 août 1912 près de Stockholm et membre d’une influente famille suédoise d’industriels et de banquiers, s’était rendu à Budapest, alors occupée par l'Allemagne nazie, en juillet 1944, envoyé par Washington et le Bureau des réfugiés de guerre. Il avait alors sauvé des milliers de juifs en leur délivrant des papiers suédois. Le 17 janvier 1945, il est convoqué au quartier général de l'Armée rouge et disparaît dans des conditions suspectes. En 1957, l'Union soviétique déclarait qu’il avait été détenu à la Loubianka et qu’il était mort d'une crise cardiaque le 17 juillet 1947. Cette version n’a jamais semblé crédible et certains historiens pensent qu'il a pu être exécuté.
C’est celle du musée d'Ethnographie de Vienne, Weltmuseum Wien. Elle est imminente. Le 25 octobre 2017 en effet, le célèbre musée situé dans le Palais impérial de la Hofburg rouvrira ses portes après 3 ans de travaux d’aménagement. Cette institution qui figure parmi les plus importants musées de ce domaine dans le monde, comporte de riches collections d’objets ethnographiques, de photographies anciennes et d’ouvrages consacrés aux cultures extra-européennes, le tout présenté d’une manière thématique. Ce sont donc plus de 200.000 objets, 100.000 photographies et 146.000 documents concernant l’histoire, la culture, les arts et la vie quotidienne des peuples du monde entier, particulièrement d'Amérique centrale. On peut y voir par exemple le "Penacho de Moctezuma", une coiffe en plumes de quetzal qui aurait été portée par l’empereur aztèque Moctezuma II. D’autres départements sont consacrés aux bronzes du Bénin, à la collection brésilienne léguée par le naturaliste autrichien Johann Natterer et à celle de Philipp Franz Balthasar von Sieboldla dédiée au Japon.
Outre l’exposition permanente qui présente plus de 3.000 œuvres, cinq expositions temporaires sont ouvertes au public. Sont aussi proposés un café, un espace destiné à accueillir des manifestations et un cube média assorti d’un espace interactif situé devant le bâtiment.
Notons que le lendemain de la réouverture, le 26 octobre, jour de la fête nationale autrichienne, l’entrée du musée sera gratuite.
The Times révélait récemment que des chercheurs du Centre Scientifique Ludum de Catane en Sicile avaient utilisé un programme informatique, trouvé sur le Dark Web, pour venir à bout d’un texte codé. Il s'agit de la partie d’Internet non détectable directement par les moteurs de recherche traditionnels. Lequel avait résisté jusqu’ici aux recherches de spécialistes en tous genres. Il s’agissait de l’unique lettre conservée parmi celles écrites par Sœur Maria Crocifissa della Concezione.
Isabella Tomasi née en 1645, était devenue Sœur Maria Crocifissa della Concezione lors de son entrée en 1660, au couvent Palma di Montechiaro, près d’Agrigente, en Sicile. Elle passe pour s’être réveillée un matin de 1676 tenant dans sa main une lettre mystérieuse. Elle raconta aux autres sœurs que Satan lui avait dicté ce message. Ses compagnes l'avaient gardé. Sœur Maria pratiquait plusieurs langues, aussi les scientifiques ont-ils pensé que la lettre était écrite dans une langue inventée, à base d’un mélange de tous les alphabets qu’elle connaissait. Ces lettres parlent de la relation entre les personnes, du diable et de Dieu. D’après l’une d’entre elles, Dieu serait l’invention de l’homme et "le système ne fonctionnant pour personne". La lettre ajoute que "Peut-être maintenant, le Styx est certain". On se souvient que dans la mythologie grecque, ce fleuve sépare le monde terrestre des enfers. L’ensemble reste cependant assez incohérent et pas tout à fait compréhensible.
Ce qui amène les chercheurs à penser que Sœur Maria souffrait de schizophrénie et de troubles bipolaires. Le directeur du Centre Scientifique ajoute d'ailleurs: "Cela n’a pas empêché de nombreuses sectes sataniques intéressées de me contacter depuis que j’ai publié nos conclusions".
Ce dispositif est né en Espagne. Il s’agit d’un ralentisseur qui s'adapte à la vitesse de passage des véhicules. Conçu par la société Badennova, il a la particularité d'être rempli d'un liquide dont les particules se durcissent lors de l'impact. Dans la réalité, plus un véhicule passe vite, plus le ralentisseur est dur. Quant à ceux qui respectent la limitation indiquée, ils ne rencontrent pas d'obstacle. Ce système vient après le BIV, Badén Inteligente de Velocidad, mexicain. Le ralentisseur espagnol s'installe directement sur le sol en une quinzaine de minutes. Pour l’instant, le dispositif est essentiellement disponible pour des applications en intérieur, comme les parkings couverts par exemple. Il est déjà en service à Villanueva de Tapia, localité espagnole de la province de Malaga et suscite l’intérêt de l’Allemagne et d’Israël. Il faut cependant reconnaître que ce système qui existe depuis 2010, n'a pas vraiment trouvé preneur. Sa structure empêche une utilisation en extérieur en raison des conditions climatiques qui pourraient le détériorer et voir ainsi le fluide s'évacuer. On fait le même constat à propos des risques d'incivilité de la part des conducteurs qui pourraient très bien le percer volontairement pour le rendre inopérant. C’est dommage, car ce dispositif pourrait être moins inconfortable que les dos d’âne et autres gendarmes couchés qui jalonnent les routes.
Dans l’après-midi du samedi 26 août 2017, il y avait affluence au parc Ganei Yehoshua de Tel Aviv. On y célébrait la deuxième édition de "Kelaviv", la fête annuelle des chiens, organisée par la municipalité. Le mot est d’ailleurs formé sur l’hébreu "Kelev" qui signifie chien et Tel Aviv. Ces chiens et leurs propriétaires pouvaient emprunter le long tapis rose longeant le fleuve Yarkon et découvrir une large gamme de produits et de services canins d’excellente qualité, alimentation respectueuse de l’environnement, programmes de remise en forme, spas pour chiens et shampoings de la mer Morte, adaptés à tous les types de pelage. Étaient également présentés des lits en bois et des quantités de jeux ainsi que toutes sortes de friandises adaptées au système digestif des canidés. Des photographes se chargeaient de fixer pour l’éternité des familles posant avec leur meilleur ami. Un dessinateur croquait ces fidèles compagnons et vendait les dessins à leurs propriétaires émus.
Cet événement coïncidait avec la journée nationale du chien aux États-Unis, qui existe depuis 2004 pour fêter ces animaux et encourager leur adoption. Une "rue de l’adoption" permettait de découvrir les annonces de chiens actuellement pensionnaires de refuges, ainsi que de chiots en quête d’une famille d’accueil. 30.000 chiens résident à Tel Aviv et la municipalité fait tout son possible pour assurer leur bonheur, c’est ainsi que des dizaines de parcs sont à leur disposition et plusieurs plages leur sont ouvertes.
On se souvient de Pilar Abel cette Espagnole de Gerona, cartomancienne de son état et âgée de 62 ans, qui se prétendait fille de Salvador Dali. Elle avait obtenu l’exhumation du célèbre peintre le 20 juillet 2017 à Figueras. La Fondation Dali vient de révéler qu’il n’en est rien… Les tests ADN sont sans appel et Pilar Abel n’héritera rien de celui qu’elle disait être son père. La Fondation qui déplore les coûts de cette opération "se réjouit de mettre fin à une absurde et artificielle polémique, et que la figure de Salvador Dalí reste définitivement écartée de prétentions tout à fait non fondées et de pouvoir se concentrer à nouveau à la gestion de l'héritage extraordinaire du maître". Si les tests avaient prouvé que Pilar Abel était vraiment la fille de Dalí, elle aurait pu, d’après son avocat, réclamer 25% de l'héritage du peintre entièrement cédé à l’État espagnol. C’est-à-dire des centaines d’œuvres d'art et des propriétés en Catalogne. Mais aussi des revenus issus de l'exploitation de ce qu'on appelle couramment les produits dérivés. On peut supposer qu’elle doit bien regretter de n’avoir pu recevoir ce somptueux héritage qui l’aurait mise à l’abri du besoin jusqu’à la fin de ses jours.
Mercredi 30 août 2017, l’Académie hongroise Széchenyi des Arts et Lettres annonçait que le réalisateur Károly Makk était mort à Budapest à près de 92 ans. Il était né le 22 décembre 1925 à Berettyóújfalu, à l’est de la Hongrie. En 1971, au Festival de Cannes, il avait reçu le Prix du jury et une mention spéciale - Un certain regard pour son film "Amour (Szerelem)", magnifique et terrible évocation de la Hongrie communiste à l’époque de Mátyás Rákosi, d'après deux nouvelles autobiographiques de Tibor Déry. "Celui à qui l’on doit le plus beau film du cinéma hongrois s’en est allé. Il n’a pas cherché à construire une œuvre personnelle mais s’est appliqué à faire fructifier ses idées dans un genre défini", selon l’hebdomadaire hongrois HVG. Plusieurs autres films étaient venus confirmer l'audience internationale de Makk. En particulier "Un autre regard (Egymásra nézve)", pour lequel Jadwiga Jankowska-Cieslak obtint le Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes 1982.
Considéré comme l’un des chefs-d’œuvre du cinéma hongrois, "Amour" reparut à Cannes en 2016 dans le cadre de Sélection Cannes Classics, le film de Károly Makk était projeté à l'Institut hongrois de Paris le jeudi 10 novembre 2016 à 20h et devait ressortir en salles à Budapest à partir du 21 décembre 2016. Quelques semaines plus tard, il était à l'affiche de plusieurs salles parisiennes.
L’œuvre a inspiré "Love", opéra en un acte, chanté en hongrois, avec des surtitres hongrois et anglais donné à l’Opéra de Budapest à la fin de 2016. Judit Varga, née le 12 janvier 1979 à Györ, avait remporté le concours de l'Opéra de Budapest qui avait commandé une œuvre inspirée de ce film.
Voilà que l’on reparle du projet de prolongation jusqu’à Vienne du célèbre train pour l’acheminement du fret, il doit redevenir une priorité. Le projet avait été retardé notamment par la crise russo-ukrainienne de 2014. Envisagé depuis plusieurs années, ce projet, évalué à 6,5 milliards d’euros, avait fait l’objet d’un protocole d’accord entre les chemins de fer russes, ukrainiens, slovaques et autrichiens en 2013, avant d’être mis de côté. Jörg Leichtfried, ministre des Infrastructures, a rappelé que la construction de 400 km de voies à large écartement entre Kosice à la frontière ukraino-slovaque et Vienne, permettrait de relier directement l’Asie à l’Europe centrale. Le ministre déclare que la réalisation serait souhaitable maintenant, et ajoute qu'"entre l’Extrême-Orient et l’Europe, le train était plus rapide et plus écologique que le fret maritime". Selon une étude, ce projet demanderait une dizaine d’années de travaux, mais pourrait générer quelque 30 milliards d’euros de valeur ajoutée en 30 ans, dont la moitié en Autriche. Environ 20.000 trains transportant jusqu’à 134 conteneurs chacun pourraient emprunter la nouvelle voie chaque année. Le ministre veut faire de Vienne la "plaque tournante logistique" du continent. Le développement du trafic ferroviaire entre l’Europe et l’Asie est également une priorité pour Pékin, dans le cadre de sa politique des Nouvelles Routes de la soie. Cette année, quelques trains de fret ont commencé à relier symboliquement Lyon et Londres à la Chine mais ces convois doivent faire l’objet d’un changement d’essieux, l’écartement des voies dans les pays issus de l’ancienne Union soviétique étant plus large qu’en Europe centrale et occidentale.