Podcast Journal, l'information internationale diffusée en podcast

Podcast Journal

Média d'information international diffusé en podcast 🎙️
 

Un transfert pharaonique  30/05/2017

Un transfert pharaonique
Le mardi 23 mai 2017, un lit et un char funéraires du trésor de Toutankhamon ont été transportés au GEM, Grand Egyptian Museum, encore en construction, près des Pyramides de Guizeh. Tarek Tawfik, responsable du GEM, a révélé que pour ce transport en camion hautement sécurisé, les deux pièces avaient été enveloppées dans des matériaux sans acidité pour qu'elles ne soient pas endommagées. Le lit funéraire est en bois recouvert de feuilles d'or et décoré avec la tête de lion de la déesse guerrière Sekhmet.
Ce musée, en construction depuis 2003, devait ouvrir en 2015 mais plusieurs événements de la vie politique du pays en ont perturbé le déroulement et il n'ouvrira qu'en 2018, partiellement. Le budget initial a été largement dépassé. L'actuel musée du Caire, sur la place Tahrir depuis 1902, abrite les immenses collections de l'Égypte antique et est arrivé à saturation, d'où la construction du GEM. Cet immense ensemble s'étendra sur 47 hectares et abritera près de 100.000 pièces, dont les 4.500 du trésor de Toutankhamon, que découvrirent en 1922 dans la vallée des Rois les célèbres égyptologues britanniques Howard Carter et Lord Carnarvon. Il comportera notamment 24.000 m2 de salles pour les expositions permanentes, un auditorium et une salle de cinéma.
Cependant, en raison de sa fragilité, la momie du jeune pharaon, mort à 19 ans en 1324 avant J.C. après avoir régné neuf ans ne quittera pas sa tombe de Haute-Égypte.
Ce déménagement fait partie d'un programme mené en collaboration avec l'Agence japonaise de coopération internationale JICA.

Le nouvel orgue de l’église des Capucins à Vienne  29/05/2017

Le nouvel orgue de l’église des Capucins à Vienne
En juin 2017, la manufacture Koenig sise à Sarre-Union depuis 1845, dans le département du Bas-Rhin (France), à une cinquantaine de km de Saverne, le livrera après un an de travail. En 2014, le responsable diocésain chargé des orgues au couvent des Capucins a contacté l'établissement. C’est Yves Koenig, président de la société par actions simplifiée, 50 ans de carrière, plus de 200 orgues à son actif et "Meilleur ouvrier de France" en 2007, qui a remporté ce marché de 280.000€. Il déclare: "Ils ont demandé à une petite douzaine de manufactures. Nous avons préparé un dossier conséquent avec des plans et un CD des sonorités d’anciennes constructions". Et il précise: "C’est surtout le son qui les a séduits. Nous étions partis sur un orgue dans l’esprit autrichien mais ils ont préféré quelque chose de plus français, avec tourelles et plate-faces". Cet orgue haut de 6,60m, pourvu de 1.200 tuyaux en alliage d’étain et de plomb, pesant quatre tonnes et qui a demandé 5.870 heures de travail de la part des 12 employés, sera installé au-dessus de la crypte du couvent. Là, sont alignés depuis 1633 les tombeaux des empereurs et impératrices de la famille des Habsbourg. Sauf celui du dernier empereur Charles Ier, mort le 1er avril 1922 à Madère, il repose en l'église Nossa Senhora do Monte, dans le haut de Funchal, capitale de l'île.

Un poisson qui ne fait pas l'unanimité en Espagne  28/05/2017

Un poisson qui ne fait pas l'unanimité en Espagne
Le vice-ministre vietnamien du Commerce, Cao Quôc Hung, était à Madrid en mai 2017 et lors d'une conférence de presse à l’ambassade de son pays en Espagne, il s'est exprimé à propos de la pisciculture du poisson tra, Pangasius hypophthalmus, appelé aussi "trash fish". Trouvant que les reportages télévisés et les articles publiés n’ont pas expliqué convenablement ce qu'il en était de l’élevage et du commerce de ce poisson. Il faut dire qu'en janvier 2017, la chaîne Cuatro de la télévision espagnole s'était particulièrement intéressée à la pisciculture du pangasius au Vietnam, dans le but de mieux informer les téléspectateurs éventuels consommateurs. Après ce reportage, le groupe Carrefour a déclaré qu'il cessait de vendre le poisson tra dans ses magasins d'Espagne, de Belgique et de France. La diffusion de cette émission a eu aussi pour conséquence de susciter la défiance des Espagnols et le doute à propos des fournisseurs vietnamiens.
Cependant, a insisté le vice-ministre Cao Quôc Hung, les entreprises qui veulent exporter leurs produits vers l’UE subissent de nombreux contrôles effectués par l’UE elle-même. Ainsi, chaque lot est contrôlé par les centres agréés par l’UE, et cette dernière vérifie tous les ans la liste des entreprises exportatrices.
Le tra est exporté actuellement vers plus de 160 pays pour une valeur totale d'environ 1,66 milliard de dollars. La pangasiculture a permis aux paysans vietnamiens de sortir de la pauvreté.

Vaincre les rides  27/05/2017

Vaincre les rides
C'était l'objectif des travaux chercheurs israéliens et d'une cosméticienne. Ils ont annoncé avoir avancé dans cette lutte. Il suffirait d'introduire un acide absorbant l’eau dans les couches profondes de la peau, ceci sans injections. Une équipe de l’université israélienne Bar-Ilan, située à Ramat Gan dans la banlieue est de Tel Aviv, dirigée par les professeurs Rachel Lubart et Aharon Gedanken des départements de chimie et de physique et de l’Institute for Nanotechnology and Advanced Materials, BINA, ont participé ces dernières années au développement d’une technologie qui permet la production de particules d’acide hyaluronique. La cosméticienne Hava Zingboim a breveté la technologie permettant cet acide de pénétrer dans les couches profondes de la peau par simple application de la crème et donc sans injection. Contrairement à ce qui se pratiquait jusqu’à maintenant où l’acide s'injectait directement dans les rides.
L’acide hyaluronique, présent naturellement dans le corps humain, est connu pour absorber de grandes quantités d’eau. C'est aussi un antioxydant efficace, il peut donc lutter contre les radicaux libres formés dans la peau lors d'inflammations ou en raison de l’exposition aux rayons UV. C'est ce qui en fait un poissant agent anti-vieillissement important. En vieillissant, le corps perd sa capacité à produire de l’acide hyaluronique, ce qui entraîne la formation des rides et l'affaissement de la peau. La difficulté a été de trouver le moyen de le faire pénétrer dans la peau et il a fallu des années de recherche pour y arriver. Les chercheurs précisent que leur technologie permet la micronisation, ils créent de petites molécules qui ne changent pas de taille lorsqu’elles sont appliquées sur la peau. Le produit obtenu, appelé Prophecy, devrait être commercialisé en Israël ces prochaines semaines et à l’échelle mondiale au mois de septembre 2017.

Une œuvre hors de prix  22/05/2017

Une œuvre hors de prix
Jeudi 18 mai 2017, un tableau sans titre de Jean-Michel Basquiat a été vendu 110,5 millions de dollars soit 99,5 millions d’euros, chez Sotheby’s à New York. C’est d'ailleurs un record pour une œuvre du peintre, le précédent datait de mai 2016 et un autre immense tableau sans titre, 2,38m x 5m, avait atteint 57,2 millions de dollars chez Christie’s. Le 18 mai, le tableau a été adjugé après quelque dix minutes d’enchères, ce qui n'arrive que rarement. Le prix de départ avait été fixé à 57 millions de dollars. L'affaire s'est menée entre un acheteur présent dans la salle et un autre qui suivait la vente par téléphone. Le premier s'est arrêté à 97 millions de dollars, le second l’a emporté avec une offre à 98 millions de dollars, auxquels naturellement il faut ajouter frais et commissions. Ce grand tableau de 1,83m x 1,73m représente une tête noire plutôt surprenante sur fond bleu azur. Il avait été acheté 19.000$ en 1984.
Jean-Michel Basquiat né à Brooklyn le 22 décembre 1960, est mort à SoHo, autre quartier de New York le 12 août 1988. Sous la signature de SAMO, il avait commencé à la fin des années 1977 avec des graffitis sur les murs de sa ville natale.

On n'avait jamais osé imaginer cela de la tomate  21/05/2017

On n'avait jamais osé imaginer cela de la tomate
Jean-Baptiste Malet, journaliste de son état, raconte dans un livre qui vient de paraître aux éditions Fayard "L’Empire de l’or rouge: enquête mondiale sur la tomate d’industrie" l'itinéraire de cette solanacée tombée sous l'emprise de la Mafia. Après deux ans et demi d’enquête, il est en mesure de révéler que ce secteur est maintenant aux mains d'organisations mafieuses telles la Camorra ou Cosa Nostra. Il déclare d'ailleurs: "Le point de départ de cette enquête, ce sont des barils de concentré de tomate que j’ai aperçus dans l’entreprise Le Cabanon, en Provence. J’ai vu qu’ils venaient de Chine, ça m’a interloqué. Pourquoi les faire venir de si loin?". Oui effectivement, pourquoi les faire venir de si loin alors que dans les pays méditerranéens elle sont tellement dans leur élément. Que l'on songe à ces merveilleuses "cœur de bœuf" ou "noires de Crimée" que l'on trouve sur les marchés de Provence… Mais il n'en est rien, le marché européen est inondé de produits divers, sauces, coulis, ketchup, concentrés de toutes sortes, indiquant qu'ils sont fabriqués en Italie, alors que les tomates qui les ont engendrés viennent de Chine, de Californie ou bien d’Espagne. La Chine, avec sa province du Xinjiang, est le 2e producteur mondial de tomates, 1,8 million de tonnes de annuellement. On y emploie des enfants et les paysans doivent accepter les prix dérisoires qui leur sont imposés. Quant à l'Espagne, elle utilise pour ses récoltes une main-d’œuvre exploitée honteusement. Ces tomates sont mises en barils sous forme de concentré et expédiées dans 76 pays où les multinationales de l’industrie agroalimentaire les utilisent… En Italie du sud, il y a des conserveries appartenant à des organisations mafieuses qui conditionnent ces produits et leur confèrent l'origine italienne, naturellement exempts de droits de douane… Pour Jean-Baptiste Malet la Mafia en aurait retiré quelque 15,4 milliards d’euros en 2014. Et il précise: "La criminalité dans l’agroalimentaire a pris une telle ampleur en Italie que les institutions la désignent sous le terme d’agromafia".

Des Normandes à Téhéran  06/05/2017

Des Normandes à Téhéran
Dans les premiers jours de juin, 350 vaches françaises de Normandie vont s'envoler pour Téhéran. Et ce n'est qu'un début, car si l'opération est concluante, 20.000 bovins pourront quitter chaque année les grasses prairies normandes pour l'Iran. Pays où il n'y a pas d'élevage mais où l'on consomme de la viande et surtout de la viande grillée. La France exporte déjà des vaches vivantes, plus d'un million par an, surtout en Europe et de plus en plus vers la Turquie et Israël. Principalement par camion ou bateau. Les éleveurs normands ont choisi l'avion même si cela renchérit le prix de la viande à l'arrivée. On peut donc imaginer qu'elle ne sera pas à la portée de tous. Le trajet par la route aurait demandé quatre jours pour un coût identique, de plus les bêtes voyageant par avion sont moins stressées.

En novembre 2016, lors d'une soirée à l'ambassade de France à Téhéran, Hervé Morin, président de la région Normandie, qui est entouré de chefs d'entreprises français rencontre le gérant d'un grand abattoir proche de l'aéroport de Téhéran. Il se trouve que l'Iranien recherche de la viande bovine pour relancer son activité après la levée des sanctions internationales contre son pays en janvier 2015.
Un vétérinaire iranien viendra faire la sélection du premier envoi dans les élevages normands, des broutards qui termineront leur engraissement en Iran. Évidemment, quand on parle de vaches en Normandie, on pense à la production de lait et de fromages. Mais il y a aussi des bovins qui fournissent de la viande, surtout de race charolaise. Cette exportation par ailleurs va être la bienvenue pour la filière bovine qui ne va pas très bien.

On a retrouvé un des sabots de Marengo  05/05/2017

On a retrouvé un des sabots de Marengo
Il se trouvait dans la maison d'un fermier du comté de Somerset, au sud-ouest de l'Angleterre, et servait de tabatière. Il est vrai que c'est pas n'importe quel sabot, il s'agit de celui de Marengo, un cheval arabe gris clair, de petite taille, environ 1m40 au garrot. Napoléon le montait, notamment lors des batailles d'Austerlitz, Iéna ou Wagram. Une analyse ADN fut effectuée, concluante puisque le sabot a été remis au Household Cavalry Museum, musée de la cavalerie de la garde royale, à Londres.
Après la défaite de l'empereur à Waterloo, le 18 juin 1815, le propriétaire de cette maison de Somerset avait acheté Marengo à William Henry Francis, 11e baron Petre. Ce dernier, officier de l'armée britannique, avait ramené l’animal au Royaume-Uni et l'avait mis en vente aux enchères. Marengo, qui tirait son nom de la célèbre bataille du 14 juin 1800, était né près d'Aboukir dans un élevage de renom en 1794. Il était arrivé en France en 1799 et mourut en 1831. Ses deux sabots de devant furent transformés en tabatières. L'un se retrouva au palais Saint James. L'autre était resté dans la maison du Somerset et les historiens le considéraient comme perdu. Antoine-Jean, baron Gros avait peint Marengo en 1801, huile sur toile de 64 × 80 cm.
Le squelette du cheval se trouve au National Army Museum, il était en fort mauvais état et Ariane Bernucci, conservatrice au Natural History Museum, lui fait subir une sérieuse cure de rajeunissement pour la réouverture du musée en ce printemps 2017. D’autres reliques de Waterloo seront également présentées, armes, uniformes et une gourde ayant appartenu à Napoléon.

Gargantua en Espagne  02/05/2017

Gargantua en Espagne
Un os de la faune crétacée du site de Laño, au nord-ouest de l’Espagne, vient d’être identifié. Il s'agit de celui d'un oiseau d'une espèce comparable aux moas de Nouvelle-Zélande. Une espèce d'oiseau géant éteinte depuis le Moyen-Âge. C'est une équipe internationale de chercheurs qui a résolu cette énigme.
Dans les années 1990, on avait trouvé sur le site fossilifère crétacé de Laño un curieux spécimen de synsacrum, os creux commun aux dinosaures et aux oiseaux, composé de plusieurs vertèbres soudées entre elles sur lesquelles s'insèrent les éléments du bassin, ce qui forme une cavité solide pour les organes abdominaux. Ce synsacrum est daté de 72 millions d’années. Pour l’identifier, les chercheurs l’ont comparé avec divers os provenant de gisements de la même époque, venus de l'Aude, de l'Hérault et du Var. Ils ont permis d'attribuer le synsacrum de Laño au Gargantuavis philoinos, "l’oiseau Gargantua". C'est actuellement le plus gros oiseau connu au crétacé, il a été décrit pour la première fois en 1998. De la taille d'une petite autruche, il était certainement trop lourd pour voler.
Éric Buffetaut, paléontologue français, pense que l'allure massive du Gargantuavis philoinos rappelle les moas de Nouvelle-Zélande, oiseaux herbivores pouvant mesurer jusqu'à 3,6 m de hauteur qui ont disparu après l'arrivée des Maoris vers 1300 de notre ère. En Nouvelle-Zélande, leur unique prédateur était un aigle géant. Sur l'aire ibéro-armoricaine, qui comprenait au crétacé la péninsule ibérique et le sud de la France actuelle,  l'oiseau Gargantua devait aussi être la proie de prédateurs. Il s'agit d'un oiseau relativement archaïque, cependant apparemment proche de la souche des oiseaux modernes.

Enchère impériale  01/05/2017

Enchère impériale
Jeudi 27 avril 2017, au Dorotheum de Vienne, la plus vieille salle des ventes du monde fondée en 1707, un portrait équestre de la future impératrice Élisabeth d'Autriche a été adjugé pour 1,54 million d'euros. Il avait été évalué entre 300.000 et 400.000€. Elle l'avait offert à François-Joseph Ier le 24 décembre 1853, jour de ses 16 ans, comme cadeau de Noël et cadeau de fiançailles. Celles-ci avaient été célébrées l'été précédent. Ce tableau que l'empereur conserva dans sa chambre jusqu'à son dernier jour, représente la jeune Élisabeth Amélie Eugénie de Wittelsbach, duchesse en Bavière. En amazone sur un cheval bai devant le domaine familial de Possenhofen, au bord du lac de Starnberg, à une vingtaine de km au sud-ouest de Munich. C'est l’archiduchesse Marie Valérie, troisième fille et dernier enfant du couple impérial, née le 2 avril 1868 à Buda et morte le 6 septembre 1924 à Wallsee, qui en hérita le 21 novembre 1916 à la mort de l’empereur François Joseph. Il revint ensuite à sa descendance.
Ce tableau réalisé en 1853 est l’œuvre de deux peintres allemands, Karl Theodor von Piloty et Franz Adam, le premier avait peint la jeune duchesse et le second le cheval. Selon le Dorotheum, l'œuvre ne peut sortir du territoire autrichien. Une copie se trouve à la Hofburg, ancienne résidence impériale.

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