Un os de la faune crétacée du site de Laño, au nord-ouest de l’Espagne, vient d’être identifié. Il s'agit de celui d'un oiseau d'une espèce comparable aux moas de Nouvelle-Zélande. Une espèce d'oiseau géant éteinte depuis le Moyen-Âge. C'est une équipe internationale de chercheurs qui a résolu cette énigme.
Dans les années 1990, on avait trouvé sur le site fossilifère crétacé de Laño un curieux spécimen de synsacrum, os creux commun aux dinosaures et aux oiseaux, composé de plusieurs vertèbres soudées entre elles sur lesquelles s'insèrent les éléments du bassin, ce qui forme une cavité solide pour les organes abdominaux. Ce synsacrum est daté de 72 millions d’années. Pour l’identifier, les chercheurs l’ont comparé avec divers os provenant de gisements de la même époque, venus de l'Aude, de l'Hérault et du Var. Ils ont permis d'attribuer le synsacrum de Laño au Gargantuavis philoinos, "l’oiseau Gargantua". C'est actuellement le plus gros oiseau connu au crétacé, il a été décrit pour la première fois en 1998. De la taille d'une petite autruche, il était certainement trop lourd pour voler.
Éric Buffetaut, paléontologue français, pense que l'allure massive du Gargantuavis philoinos rappelle les moas de Nouvelle-Zélande, oiseaux herbivores pouvant mesurer jusqu'à 3,6 m de hauteur qui ont disparu après l'arrivée des Maoris vers 1300 de notre ère. En Nouvelle-Zélande, leur unique prédateur était un aigle géant. Sur l'aire ibéro-armoricaine, qui comprenait au crétacé la péninsule ibérique et le sud de la France actuelle, l'oiseau Gargantua devait aussi être la proie de prédateurs. Il s'agit d'un oiseau relativement archaïque, cependant apparemment proche de la souche des oiseaux modernes.
Jeudi 27 avril 2017, au Dorotheum de Vienne, la plus vieille salle des ventes du monde fondée en 1707, un portrait équestre de la future impératrice Élisabeth d'Autriche a été adjugé pour 1,54 million d'euros. Il avait été évalué entre 300.000 et 400.000€. Elle l'avait offert à François-Joseph Ier le 24 décembre 1853, jour de ses 16 ans, comme cadeau de Noël et cadeau de fiançailles. Celles-ci avaient été célébrées l'été précédent. Ce tableau que l'empereur conserva dans sa chambre jusqu'à son dernier jour, représente la jeune Élisabeth Amélie Eugénie de Wittelsbach, duchesse en Bavière. En amazone sur un cheval bai devant le domaine familial de Possenhofen, au bord du lac de Starnberg, à une vingtaine de km au sud-ouest de Munich. C'est l’archiduchesse Marie Valérie, troisième fille et dernier enfant du couple impérial, née le 2 avril 1868 à Buda et morte le 6 septembre 1924 à Wallsee, qui en hérita le 21 novembre 1916 à la mort de l’empereur François Joseph. Il revint ensuite à sa descendance.
Ce tableau réalisé en 1853 est l’œuvre de deux peintres allemands, Karl Theodor von Piloty et Franz Adam, le premier avait peint la jeune duchesse et le second le cheval. Selon le Dorotheum, l'œuvre ne peut sortir du territoire autrichien. Une copie se trouve à la Hofburg, ancienne résidence impériale.
Ce printemps, le passage à l’heure d’été a lieu dans la nuit du samedi 25 à dimanche 26 mars à 2 heures du matin, où il faut ajouter une heure pour afficher 3 heures du matin.
Le passage à l’heure d’hiver s'effectuera le dernier dimanche du mois d'octobre 2017 à 3 heures du matin, où il faudra retirer 60 minutes à l’heure légale pour afficher 2 heures.
Ces dates sont harmonisées au sein de l’Union européenne depuis 1998: le passage à l’heure d’été s’effectue toujours le dernier dimanche de mars et le passage à l’heure d’hiver, le dernier dimanche d’octobre, dans tous les pays membres.
A noter que Benjamin Franklin était le premier a proposer le changement d'heure, au 18e siècle, mais ce n'est qu'au 20e siècle que William Willet - qui a milité contre le gaspillage de la lumière - a pu le faire appliquer afin d'économiser l'énergie. Les changements d’heure ont été instaurés en France à la suite du choc pétrolier de 1974. Sur d'autres continents, les dates peuvent changer selon les pays.
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C'est la teneur d'une petite annonce parue dans "Willhaben", l'équivalent du "Bon coin" français. Et alors pensera-t-on… On en vend et on en achète tous les jours, mais celle-ci a quelque chose de particulier. L'annonce précise "Rare, à vendre chambre à coucher de Charles 1er, dernier empereur d'Autriche. Occasion". Il s'agit de Charles-Louis de Habsbourg-Lorraine, roi de Hongrie sous le nom de Charles IV et roi de Bohême sous celui de Charles III. Petit-neveu de François-Joseph Ier, son règne commence à la mort de ce dernier, du 22 novembre 1916 au 12 novembre 1918, Né à Persenbeug le 17 août 1887, il est mort en exil à Funchal, capitale de l'île de Madère le 1er avril 1922. Il y était arrivé le 19 novembre 1921. Il repose en l'église Nossa Senhora do Monte sur les hauteurs de Funchal. L'Église catholique l'a déclaré bienheureux le dimanche 3 octobre 2004.
Pour quelque 125.000€ donc, les internautes peuvent acquérir ces meubles. L'annonce précise que le lit impérial marqueté mesure 2,2m de long, s'y ajoutent deux tables de chevet et deux armoires. Ces pièces proviennent du château de Wartholz, dans la commune de Reichenau an der Rax, l'ancienne villa impériale et royale près de Vienne, une résidence de Charles et de son épouse Zita de Bourbon-Parme. Le premier de leurs huit enfants Otto de Habsbourg-Lorraine y est né le 20 novembre 1912, il a été baptisé et a fait sa première communion dans la chapelle.
Le souverain avait offert ces meubles à son médecin en 1918, à son départ d'Autriche.
Ces derniers jours, un dessin attribué à Girolamo Francesco Maria Mazzola ou Mazzuoli, dit Parmigianino ou Le Parmesan était restitué aux descendants d'un collectionneur juif d'origine italienne. Ceci dans la plus grande discrétion à la demande de la famille. Depuis son retour d'Allemagne, le dessin intitulé "Les Noces d'Alexandre et Roxane" était conservé au Louvre. Il avait été vendu pendant la guerre sous un autre nom. Une conservatrice du musée avait été chargée de retrouver les descendants, elle y est arrivée grâce à un catalogue des ventes de la salle Drouot datant de 1941. Le propriétaire de l'époque s'appelait Federico Gentili Di Giuseppe, il avait fui l'Italie de Mussolini pour s'installer à Paris. Après sa mort en 1940, les 79 œuvres de sa collection avaient été vendues à la salle Drouot. Après-guerre, sa fille a remarqué que plusieurs de ces œuvres étaient au Louvre. Mais les démarches sont si longues que cette personne est morte avant que cinq œuvres du Louvre ne soient rendues à la famille qui était devenue française en 1999. Une restitution avait eu lieu en 2015, trois en 2016, et il faut souligner que depuis la création d'une commission d'indemnisation des victimes de spoliations, décret n°99-778 du 10 septembre 1999, les musées coopèrent beaucoup plus facilement qu'auparavant et même aident aux recherches généalogiques. Ce qui ne signifie pas naturellement que tout soit résolu. En 2013, Aurélie Filippetti, alors ministre de la Culture en France, manifestait son impatience: "Ce n'est pas normal que les familles soient obligées de faire des recherches, puis de quémander devant les musées. Ce doit être à l'État de retrouver les propriétaires de ces MNR, musées nationaux récupération".
Le dernier classement annuel du cabinet Mercer sur la Qualité de vie a été révélé le 14 mars 2017. L'étude Mercer est menée chaque année pour permettre aux multinationales et aux autres organisations de rémunérer équitablement les collaborateurs auxquels elles confient des missions internationales. On apprend ainsi que sur 231 villes passées au crible, Vienne est en tête et ceci pour la 8e année consécutive. Suivent Zurich, Auckland en Nouvelle-Zélande, Munich, Vancouver au Canada, Düsseldorf, Francfort, Genève, Copenhague et Bâle en 10e position avec Sydney. On notera que Paris passe de la 37e à la 38e place devant Lyon et Londres se situe à la 40e place. On ne sera pas étonné de voir que Bagdad figure en fin de liste.
L'enquête Mercer comporte aussi un classement des infrastructures, il prend en compte l'approvisionnement en électricité et en eau potable, les services de téléphonie et d'Internet, les transports en commun, la fluidité du trafic et l'offre de vols internationaux des aéroports locaux. Singapour est au premier rang mondial, suivent Francfort et Munich, 2e ex aequo, puis Copenhague et Düsseldorf. Londres est 6e. Paris se classe en 13e position, derrière Yokohama et devant Atlanta et Montréal.
Le 18 février 2017 "l'homme-araignée" et deux receleurs de cet audacieux cambriolage comparaissaient devant le Tribunal correctionnel de Paris.
Rappel des faits: dans la nuit du 19 au 20 mai 2010, Vjéran Tomic, un colosse de 49 ans, dit "l'homme-araignée" pour la facilité avec laquelle il escalade les façades d'immeubles, avait dérobé cinq toiles de maîtres, un Picasso, un Matisse, un Modigliani, un Braque et un Léger, des tableaux d'une valeur de 109 millions d'euros selon le maire de Paris Anne Hidalgo, qui s'est portée partie civile au procès. Il s'agit de l’un des cambriolages les plus spectaculaires de ces dernières années.
Les trois protagonistes sont "l’homme-araignée", Jean-Michel Corvez, un antiquaire de 61 ans qui avait commandé le vol pour un acheteur et Yonathan Birn, un horloger de 40 ans qui avait accepté de garder les toiles.
Verdict: Vjéran Tomic écope de huit ans d'emprisonnement et 200.000€ d'amende, "sans qu'il y ait lieu d'envisager un aménagement de peine". Pour l'antiquaire, le procureur a requis sept ans d'emprisonnement et 150.000€ d'amende, le tribunal ayant considéré qu'il était le "véritable donneur d'ordre". A Yonathan Birn, il a été infligé six ans de prison et 150.000€ d'amende. Peimane Ghaleh-Marzban, président de la 32e chambre, justifie la condamnation de cet horloger par une "volonté réitérée et persistante de garder les tableaux volés". Lesquels restent introuvables et Yonathan Birn confesse dans un sanglot: "Je les ai mis à la poubelle!"
Sur les terres de la minorité magyare de Roumanie est brassée une bière locale artisanale dénommée Csiki. Produite en "terre des Sicules" elle n'a pas l'heur de plaire au groupe néerlandais Heineken. Et le gouvernement hongrois vole au secours de ses compatriotes de Roumanie. Tout s'est envenimé depuis que Heineken Roumanie a gagné son procès contre une petite manufacture de bière installée dans la partie orientale de la Transylvanie. Jeudi 9 février 2017 le cabinet de Viktor Orbán a accusé le brasseur néerlandais d'avoir une attitude "injuste, indigne et anti-hongroise", et déclare que "tous les Hongrois devraient s'unir contre cela". Heineken a récemment obtenu d'un tribunal roumain que le nom Csiki soit interdit, car il ressemble à sa marque Ciuc commercialisée en Roumanie depuis 2003.
Rappelons que du fait des traités qui ont suivi la Première Guerre mondiale, environ 1,2 million de Hongrois vivent en Roumanie et constituent la plus importante minorité de ce pays de 20 millions d'habitants. Elle est représentée politiquement par l'Union démocratique des Magyars de Roumanie, UDMR. Les organisateurs du festival hongrois de musique métal RockMaraton dont l'édition se tient à Pécs (sud de la Hongrie), ont annoncé qu'ils ne vendraient pas de bière produite par Heineken. Quant au fabricant de la bière Csiki, il veut porter l'affaire devant la justice européenne.
Fin 2016, le ministère hongrois des Affaires étrangères avait interdit à ses diplomates d'assister à la fête nationale roumaine, le 1er décembre. Décision qui avait suscité quelques remous.
Le 7 novembre 2016, un bébé ours polaire naissait au Parc zoologique et botanique de la ville française mais la nouvelle n'a été révélée que ces jours derniers. Brice Lefaux, docteur-vétérinaire et directeur de l'établissement explique qu'il était important d'éviter toute agitation autour de la mère et de l'ourson "qui restera fragile pendant encore quelques semaines". L'ours polaire est une espèce menacée, il est classé parmi les animaux "vulnérables" par l'UICN, Union internationale pour la conservation de la nature.
En plus de 20 ans ce n'est que la deuxième fois qu'un ourson viable voit le jour en France. On comprend donc toutes les précautions prises pour protéger celui du zoo de Mulhouse. Aucun humain ne l'a approché et l'équipe du parc l'observe en permanence grâce à une caméra installée dans la tanière de sa mère. Le vétérinaire Benoît Quintard indique: "Il ne fallait pas créer de stress, par une présence humaine par exemple, qui aurait pu entraîner le désintérêt de la mère pour son petit ou même un accident, avec une femelle de 360 kg qui aurait pu écraser son petit de 400g". Ces naissances sont rares et les oursons ne survivent pas toujours. Pendant les trois premiers mois du petit, la mère s'installe avec lui dans une tanière. Depuis 2012, au zoo de Mulhouse, on avait prévu cet espace dans l'enclos des ours polaires. Déjà en 2015, Sesi, la mère de notre ourson avait eu deux petits hors de ce refuge, ils n'avaient pas survécu. L'établissement a lancé depuis sa page Facebook un sondage afin de choisir le prénom de l'animal. Quatre, d'origine Inuit, ont été proposés aux internautes: Nanuq, "ours polaire", Tikippuq "il est arrivé", Inuuik "anniversaire" et Qipik "édredon".
Pendant les mois d'hiver, l'Espagne fournit la moitié du marché européen des laitues, courgettes, poivrons, brocolis et autres choux, devant l'Italie, la Grèce ou la Turque. Cette année, Tesco et Morrisons, deux des principales chaînes de supermarchés de la grande distribution, en sont arrivées depuis quelques jours au rationnement. Et nombreux sont les internautes qui font circuler sur les réseaux sociaux des photos d'étals vides…
Tesco impose trois laitues iceberg par personne. Morrisons de son côté fixe la quantité à deux laitues et trois brocolis par client. "Nous avons mis en place des quotas pour nous assurer du bon approvisionnement de nos clients réguliers" précise un porte-parole du groupe. Cette pénurie pourrait durer jusqu'au printemps et naturellement elle a entraîné des hausses de prix. Des chaînes de supermarchés ont dû importer des légumes en provenance de pays lointains, des États-Unis notamment.
Fin décembre 2016, une partie de l'Espagne a subi des pluies diluviennes. La vague de froid qui a suivi en janvier était accompagnée d'abondantes chutes de neige; elle a touché particulièrement les régions maraîchères du sud du pays. Ces épisodes climatiques ont évidemment affecté la production de fruits et de légumes, même si leur culture se fait en partie sous serres.