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"7. Koğuştaki Mucize": le film turc qui émeut la France


Par Rédigé le 13/04/2020 (dernière modification le 06/04/2020)

Sorti en salle en octobre 2019 en Turquie, le film s'est vite imposé dans le top 10 dès sa parution sur la plateforme de streaming Netflix le 13 mars. Le long-métrage met en avant l'handicap à travers une histoire émouvante d'un père et sa fille dans la Turquie des années 1980.


"Lingo lingo ! Siseler !" L'affiche du film à succès du moment: 7. Koğuştaki Mucize (c) Netflix
"Lingo lingo ! Siseler !" L'affiche du film à succès du moment: 7. Koğuştaki Mucize (c) Netflix
film_turc.mp3 Film Turc.mp3  (4.1 Mo)

"7. Koğuştaki Mucize" est un remake d'un film sud-coréen, "Miracle in Cell No 7". Avec plus de 5,3 millions d'entrées ce film a ému l'Europe depuis sa sortie sur Netflix début mars. Un père de famille, Mehmet, atteint de déficience mentale légère élève seul sa fille, Ova, avec l'aide de sa grand-mère. Alors qu'il économise pour acheter un sac à Ova, un colonel de l'armée le devance et prend le sac pour sa fille, Segda. Quelques jours plus tard, "Memo" croise Segda qui veut jouer à un jeu avec lui. S'il réussit à l'attraper, elle lui donnera le sac. La fille du colonel glisse, sa tête percute un rocher et elle meurt sur le coup. Accusé à tort d'avoir tué cette dernière, Mehmet est condamné à la pendaison suite à des aveux obtenus par la force. Le commandant envoi Mehmet pourrir en prison, dans l'attente de son exécution. Régulièrement battu dans sa cellule par les autres détenus, il est privé des visites de sa fille et de sa grand-mère. Le synopsis est axé sur la relation poignante entre un père et sa fille. L'handicap est également au cœur du film. Un an avant l'abolition de la peine de mort en Turquie, en 1984, le rejet des personnes avec une déficience mentale est frappant.
2h11 de long-métrage qui maintiennent le spectateur en halène, chaque scène a son importance. En regardant le film, le spectateur s'attache aux personnages et devient indigné face à l'injustice sociale. L'amour que porte Mehmet à sa fille Ova traverse brillamment toutes les épreuves de la vie. Cette phrase marquante, "lingo lingo" encadre le film du début à la fin. Sur les réseaux sociaux, Hakan Palandöken, turc d'origine explique la signification. "Lingo lingo şişeler (bouteilles) sont les paroles d’une chanson turque. C’est comme un code entre eux. L’un dit "lingo lingo" l’autre répond "şişeler". C’est pour ça que quand les 2 personnes viennent la chercher afin de la ramener voir son père en prison, elle leur fait confiance et ne se pose pas de question pour les suivre, ils ont le "code""

Un succès en France grâce au confinement?

"Le film n'a fait l'objet d'aucune promotion, ni d'aucune mise en avant particulière. Il a trouvé son audience tout seul", déclare la plateforme de streaming Netflix. "Le film n'avait même pas de titre pour le marché étranger" poursuit-elle. Avec une note de 4,8 sur 5, sur la célèbre plateforme Allociné, le long-métrage a ému les spectateurs jusqu'aux larmes. L’enchaînement des scènes dramatiques, le réalisme du jeu d'acteur des personnages, les belles sonorités turques ne laissent pas de répit aux coeurs fragiles. Dans un monde cinématographique dominé par les super-productions américaines, ce film turc donne une leçon d'humanité.
Paru le 13 mars sur la plateforme Netflix, le film profite du confinement imposé par la crise sanitaire. "Si tu ne pleures pas devant 7. Koğuştaki Mucize, on ne peut plus rien pour toi" déclarait la plateforme de streaming pour jouer sur la corde sensible des spectateurs. Comparé souvent au célèbre film "La Ligne Verte", le film turc a bénéficié d'un bouche-à-oreille exceptionnel. Twitter, TikTok, Instagram, Facebook, entre autres ont servi de publicité au long métrage. Des célèbrités en ont profité pour partager les émotions suscitées à la vue de "7. Koğuştaki Mucize". Propre à la France ce succès n'a pas pris dans les pays voisins.
"Lingo lingo, siseler" Très beau film en effet. Ça m'a fait pensé à la ligne verte d'ailleurs. De très belles performances d'acteurs, une leçon d'humanité" témoigne Madhura Sanji.
"J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps hier. C'est un film qui résume la vie et ce sentiment d’injustice face à la personne handicapée. J’ai adoré." poursuit Nour Abdel.
Bien que les commentaires positifs prennent le dessus, des avis négatifs se frayent un chemin. Les 2h11 peuvent en effet sembler interminables. Des scènes à rallonge, des effets cinématographiques médiocres et un montage qui laisse à désirer sont masqués par les émotions des téléspectateurs. "Film très médiocre qui ne joue que sur l'émotion afin de toucher le téléspectateur. La mise en scène est très moyenne et l'histoire est banale" déclare Silops. "Si vous ne vous souciez pas de la mise en scène et du jeu d'acteur, et que vous souhaitez seulement voir une histoire larmoyante, et si pour vous un bon film se mesure à la quantité de larmes que vous versez, alors ce film est fait pour vous. Pour ceux qui voient les ficelles et comprennent tout de suite que le seul but de ce film est de jouer sur votre fibre sentimentale au détriment d'une bonne réalisation, passez votre tour, ce film n'est pas pour vous" conclut Milo511.









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