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Deux chiens pas comme les autres  15/11/2020

Lors des dernières élections présidentielles américaines, Wilbur Beast, un bouledogue français de six mois, a été élu maire de Rabbit Hash, soit  "hachis de lapin", une localité de 426 habitants dans le Kentucky. La population l’a en effet plébiscité et cela n’a rien d’étonnant car la commune est toujours dirigée par un chien depuis 1998. À l’époque, un certain Don Claire a eu l’idée d’élire comme maire un animal et pas nécessairement un chien pour collecter des fonds destinés à la Société historique. C'est ce que rappelle Amy Noland, la maîtresse de Wilbur. La seule condition requise est d'être un bipède ou un quadrupède en mesure de chasser le lapin... Wilbur qui avait pour slogan "Donnez-moi la liberté ou des os" est le cinquième maire canin de Rabbit Hash. Il a devancé ses concurrents, le beagle Jack Rabbit, et le golden retriever Poppy, qui sont arrivés 2e et 3e. Le bouledogue l’a remporté devant 12 autres candidats avec 13.143 voix sur 22.985, ce qui lui a permis de battre le maire sortant, une pitbull nommée Brynneth Pawltro. La propriétaire du nouveau maire raconte avoir présenté son chien à l'élection car elle "voulait que Wilbur apporte un élément positif dans l'actualité et comme le veut la tradition locale c'est l’ambassadrice de la commune, la border collie noire et blanche Lady Stone qui proclame les résultats.
Cette année, l’élection a rapporté 22 985$, l’équivalent de 19.396€, l’argent ainsi récolté est versé à la Société historique de Rabbit Hash, organisme chargé des aménagements effectués dans le village pour le bien-être de ses habitants.
Rabbit Hash n’est pas la seule commune à avoir un chien pour maire. Cormorant dans le Minnesota a à sa tête un chien de berger des Pyrénées âgé de 9 ans et il en est de même à Divide dans le Colorado où fut élu Pa Kettle un chien Saint-Hubert.

Gourbangouly Berdymoukhamedov ,président du Turkménistan, aime particulièrement le chien alabaï, un berger d’Asie centrale chargé traditionnellement de protéger des troupeaux mais aussi de garder les maisons. Il en est si épris qu’il l’a fait figurer au patrimoine de son pays. Et sa passion est telle que l’an dernier, il lui a même dédié un poème, louant ce «symbole de réussite et de victoire». La même année,cette race de chiens a été élevée au rang de symbole national, il le considère comme le compagnon des nomades de la région depuis 4.000 ans. En 2017, il en avait offert un au président de la fédération de Russie.pour son anniversaire.
Tout récemment, le 10 novembre, le président Berdymoukhamedov a dévoilé une grande statue de 6 mètres de haut, recouverte d’or et représentant son chien préféré. Sur le socle de la statue, un écran LED diffuse en permanence des séquences vidéo de cette race de chien. La cérémonie d'inauguration a été retransmise par la télévision nationale.Le prix de cet ensemble n’a pas été révélé et les médias d’Etat assurent que cette statue reflète «la fierté et la confiance en soi» du Turkménistan, Mais ce détail importe peu au président , qui en est à on troisième mandat et dirige son pays d’une main de fer .et dont les dépenses contrastent quelque peu avec la pauvreté de la région. En 2019, le pays était au 108e rang dans classement des pays suivant l'indice de développement humain.

 






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