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Actu à la une - Le début du procès des néonazis a été repoussé


Par Rédigé le 15/04/2013 (dernière modification le 15/04/2013)

Un procès d'envergure - 600 témoins, plus de 70 parties civiles - qui pourrait durer plus de deux ans, jugera les néonazis* en Allemagne. Parmi les nombreux crimes commis, une série de neuf meurtres xénophobes qui a coûté la vie à huit citoyens turcs et un ressortissant grec.


Le procès des néonazis secoue les médias

proces_neonazis.mp3 Proces_neonazis.mp3  (542.35 Ko)

Après la polémique sur le manque de places pour la presse étrangère, le tribunal a finalement ouvert l'accès aux journalistes turcs mais le procès qui devait commencer se mercredi, a été repoussé au 6 mai 2013, pour permettre cette nouvelle organisation.

C'est au Tribunal de grande instance de Munich (Allemagne) que ce long procès débutera, avec 600 personnes attendues à la barre comme témoins et plus de 70 qui se sont portées partie civile qui seront assistées d'une quarantaine d'avocats. Les chefs d'accusation portent sur les meurtres de dix personnes (outre les 9 victimes déjà citées, une policière a aussi été assassinée), de deux attentats et d'une quinzaine de braquages de banques. Au banc des accusés, quatre hommes et une femme. Du trio des membres du NSU (la cellule néonazie Clandestinité national-socialiste), seule Beate Zschäpe (38 ans), pourra répondre. Uwe Mundlos et Uwe Böhnhardt se sont suicidés plutôt que de se rendre, lors d'un braquage qui a mal tourné le 4 novembre 2011. Beate s'est rendue quelques jours plus tard, après avoir incendié l'appartement commun et envoyé des revendications filmées des actes terroristes à plusieurs médias.

Parallèlement au procès, s'élèvent les constats et critiques des services de renseignements, qui, en Allemagne, sont strictement séparés de la police. A ce manque de communication avéré, suivent plusieurs démissions dont celle du patron des RG, Heinz Fromm. Même, comme le confirme Sebastian Edathy, le député social-démocrate qui préside actuellement la commission d'enquête parlementaire du groupe terroriste National Underground social, la surveillance des néo-nazis a été allégée après les attentats du 11 septembre 2001, pour donner la priorité à celle de la menace terroriste islamiste. Il reconnaît: "Il y a aujourd'hui un consensus pour dire que cette décision était une erreur".

La chancelière allemande Angela Merkel, en février dernier a déjà demandé pardon aux familles des victimes de ces crimes néo-nazis en déclarant que ces meurtres sont "un attentat contre notre pays", une "honte pour notre pays".

Ce procès interpelle bien plus que l'opinion d'outre-Rhin, comme en témoigne la presse internationale en ce début de semaine.

* Les néonazis sont présents notamment dans l'ex-Allemagne de l'Est. Depuis 1990, année de la réunification, on estime a 152 le nombre des victimes.

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