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Actus de Hongrie


Rien ne va plus entre Lima et le Vatican - Triste épilogue - Échos cinématographiques - Musiques - Musées et galeries


Rien ne va plus entre Lima et le Vatican

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Le cardinal Peter Erdö, archevêque d'Esztergom-Budapest, avait été nommé visiteur apostolique en octobre 2011. C'est à ce titre qu'il s'est rendu au Pérou le 4 décembre dernier pour essayer de trouver un accord entre l’Université catholique pontificale, Pontificia Universidad Católica del Perú, PUCP, et l’archevêque de Lima. Il devait y rester deux semaines, en réalité il est reparti au bout de huit jours en raison de l’intransigeance des responsables de la PUCP. A son retour, le cardinal Erdö a rédigé un rapport de quatorze pages, transmis à Rome, rien n’en a filtré jusqu'à maintenant. Pour Andrés Beltramo, spécialiste argentin du Vatican, "accompagné de deux experts de la Secrétairerie d’État, le visiteur apostolique a pu constater que la direction de l’université refusait de reconnaître l’Église catholique comme son organisme fondateur et que, par conséquent, elle n’était pas disposée à se soumettre à la législation ecclésiastique en vigueur comme le lui avait demandé la Congrégation pour l’éducation catholique". La nonciature apostolique au Pérou a annoncé que Marcial Rubio Correa, recteur de la PUCP avait été convoqué par la Secrétairerie d’État au Vatican le 21 février, il s'agissait de traiter des statuts de l’université. Le cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, archevêque de Lima, membre de l’Opus Dei, et d’autres autorités de l’Église ont en effet demandé à l’Université catholique de s’adapter aux normes vaticanes, c'est-à-dire accepter la constitution Ex Corde Ecclesiae, Constitution Apostolique du Saint-Père Jean-Paul II sur les Universités, promulguée le 15 août 1990. Le Cardinal Bertone a fixé au dimanche de Pâques 8 avril, le délai donné aux autorités académiques pour soumettre à approbation les nouveaux statuts, selon les amendements indiqués le 16 juillet 2011. La PUCP régie par le droit péruvien, défend son autonomie. De son côté, l’archevêque de Lima réclame une procédure conforme à la Constitution apostolique. Il est prévu que l’Université fournisse une liste de trois noms parmi lesquels le chancelier de l’Université, en l’occurrence l’archevêque de Lima, devrait choisir le recteur. Le 23 septembre dernier, l’assemblée de l’Université avait refusé d’adapter ses statuts dans ce sens. Andrés Beltramo souligne que le Saint-Siège ne dispose plus aujourd’hui d’une grande marge de manœuvre, soit céder aux exigences de l’université ou lui retirer ses qualificatifs de "catholique" et "pontificale".

Triste épilogue

Le 7 octobre dernier, la nomination de l’acteur György Dörner à la tête du Nouveau théâtre de Budapest, Új Színház, avait fait grand bruit. Il avait été préféré à István Márta qui sollicitait le renouvellement de son mandat à la tête de ce théâtre où son bilan était flatteur. György Dörner s'était adjoint comme administrateur, István Csurka, dramaturge mais aussi dirigeant MIÉP, Parti hongrois de la justice et de la vie, qu'il avait fondé en 1993. Ce qui n'avait rien arrangé. Le duo classé à l’extrême droite, n'avait pas l'heur de plaire aux milieux culturels qui le taxèrent de néofasciste et antisémite. Le chef d’orchestre Adam Fischer n'hésitait pas à déclarer "On ne peut tolérer l'existence d'un théâtre antisémite en plein cœur de Budapest, à deux pas de l'Opéra". Quant à Péter Feldmajer, président des communautés juives de Hongrie, il se demandait "si Budapest allait connaître les mêmes dérives que Vienne à l'époque de Karl Lueger". Finalement, cette nomination avait été annulée.
En janvier dernier, István Csurka, né le 27 mars 1934, était hospitalisé. Il décède le 4 février. Il a été enterré le 18 février au cimetière de Kerepesi, dans le secteur réservé aux héros de la révolution de 1956. La cérémonie s'est déroulée en présence de nombreuses personnalités du gouvernement actuel, et de l'évêque réformé István Bogárdi Szabó.

Echos cinématographiques

Le 8 février dernier sortait le film français "Fleurs du mal" du réalisateur David Dusa. Né en 1979 à Budapest, il passe sa jeunesse en Suède et en Afrique du Sud avant de se rendre à Paris pour apprendre le français et s'inscrire au CLCF, Conservatoire libre du cinéma français, l'école de cinéma privée la plus ancienne d'Europe. Il effectue divers travaux et des voyages et réalise ses premiers films à partir de 2006, des courts métrages récompensés dans plusieurs festivals internationaux. Il vit actuellement en France. "Fleurs du mal" se déroule sur fond de manifestations de la rue iranienne accompagnant les élections contestées de juin 2009. Anahita est envoyée par ses parents à Paris, elle y rencontre Gecko, un garçon de banlieue, bagagiste dans son hôtel. Ils tombent amoureux et suivent ensemble sur Internet les événements de Téhéran. Le scénario est de David Dusa et Mike Sens, en français et farsi. Ce film de 96 minutes a été projeté au Festival de Cannes en 2010, sélection ACID, Association du cinéma indépendant pour sa diffusion. Primé au Festival du Film francophone de Namur en 2010, au Ciné Junior Festival en 2011, au Calgary International Film Festival en 2011, au Festival "La Normandie et le Monde" en 2011, au Blue Whiskey Independent Film Festival en 2011 et au Festival du Film Arabe de Fameck en 2011.

Le 12 juillet dernier, Benedek Fliegauf commençait dans la campagne hongroise le tournage de son 5e long métrage "Csak a szél" ("Just The Wind") sur "Les Corbeaux" et le terminait le15 août, il en a écrit lui-même le scénario. Ce film lui a valu le Grand prix du jury, l'Ours d'argent au récent Festival de Berlin, le 62e, qui s'est tenu du 9 au 19 février dernier. Il traite de familles tsiganes traquées par des tueurs, l'une d'elles formée de quatre personnes vit dans une ferme isolée et décide de partir vivre au Canada. Cette coproduction germano-hongroise de 1 h 31 est interprétée par des acteurs non professionnels.


Musiques

Les 19e Victoires de la musique classique ont décerné le lundi 20 février dernier leurs sept prix dont un a été attribué à Bertrand Chamayou pour son interprétation des "Années de Pèlerinage" de Liszt qu'il joue intégralement à l'occasion du bicentenaire de la naissance du compositeur. "De la première à la dernière note, on est embarqué dans un vaste voyage au travers de paysages et de sources d'inspiration mais aussi dans la vie d'un homme puisque cette œuvre a été composée durant quasiment toute la vie de Liszt", confie le jeune pianiste né le 23 mars 1981 à Toulouse. Cette intégrale comprend 26 pièces que publie Naïve. Il s'agit d'une année en Suisse avec des pièces comme "Au lac de Wallenstadt" ou "La vallée d'Obermann" et d'une autre en Italie avec "Sposalizio" ou "Après une lecture du Dante", qui sont des évocations de la vie d'exil que menait le couple Franz Liszt et Marie d'Agout, "le voyage d'amants interdits en fuite" pour Bertrand Chamayou. Lequel définit la troisième partie comme "assez décharnée, un peu désespérée", on y trouve Les jeux d'eaux à la Villa d'Este.

En février-mars la Scala de Milan programme "Aida" de Verdi dans une fastueuse mise en scène de Franco Zeffirelli réalisée en 1963. Si l'on parcourt toute la distribution, on tombe sur un nom bien oublié aujourd'hui, celui de Lila de Nobili qui en créa les décors. Il n'en fut pas toujours ainsi, cette grande artiste, peintre par ailleurs, était née le 3 septembre 1916 près de Lugano, dans une riche famille italienne. Sa mère était la sœur du peintre hongrois Marcel Vértes qui se consacra lui aussi aux costumes de théâtre et de cinéma, on lui doit en particulier ceux de Moulin rouge de John Huston, sorti en 1952 et où triomphait en Jane Avril sa compatriote Zsa Zsa Gabor. Ce film lui avait valu deux oscars, meilleurs costumes et et meilleurs décors. Lila de Nobili qui s'était installée dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris, y mourut le 19 février 2002. Elle avait travaillé entre autres avec Audrey Hepburn, Simone Signoret, Visconti, Rudolf Noureïv et avait participé à la création historique de "Carmen" au Palais Garnier de Paris le 10 novembre 1959, elle en avait réalisé les décors et les costumes pour cette mise en scène de Raymond Rouleau. Marcel Vértes pour sa part, était né le 10 août 1895 à Újpest, il avait été l'élève de Ferenczy aux Beaux-Arts de Budapest avant de venir étudier en 1920 à l'Académie Julian de Paris où il se fixa. Il se fit remarquer d'abord par des illustrations, notamment celle de l'Europe galante de Paul Morand. Il mourut à Paris le 31 octobre 1961.

Musées et galeries

Le vendredi 24 février dernier a eu lieu à Nice le double vernissage, à 12 h 30 au Théâtre de la Photographie et de l’Image puis à 19 h au musée Matisse de l'exposition "Brassaï photographe. Sa rencontre avec Matisse". Le Théâtre propose un vaste panorama de l’œuvre photographique de Brassaï, plus de 140 tirages originaux réalisés par l'auteur. Quant au musée Matisse, il expose des images avec des thématiques mettant en relation les œuvres du peintre et du photographe. Il sera rendu hommage au legs que Gilberte Brassaï, veuve de l'artiste a fait à la Ville de Nice au profit du musée Matisse et réalisé en 2011. Legs qui se compose de soixante-huit photographies, d'une sculpture, "Vénus blanche III", d'un livre illustré "Transmutations", et de cinq dessins, "Femme nue assise de profil gauche, en appui sur le bras gauche et buste de femme nue"; "Femme nue assise de côté, bras sur la tête"; "Étude de femme nue assise, de profil gauche"; "Homme nu de face, mains sur les hanches, jambes écartées"; "Femme nue de dos, penchée en avant vers son pied droit".
Brassaï était né Gyula Halász le 9 septembre 1899 à Brașov, actuellement en Roumanie. Il s'illustra principalement dans la photographie mais aussi dessinateur, peintre, sculpteur et écrivain. L'exposition s'organise autour de plusieurs thèmes, images de "Paris, de jour et de nuit" et "Paris secret des années 30" ainsi que d'autres réalisées lors de nombreux séjours sur la Riviera.
Théâtre de la Photographie et de l’Image Charles Nègre
 jusqu'au 3 juin prochain
27, boulevard Dubouchage à Nice

Ouvert tous les jours de 10h à 18h sauf le lundi et certains jours fériés - Entrée libre
Musée Matisse

164, avenue des Arènes de Cimiez à Nice, France
Ouvert tous les jours de 10h à 18h sauf le mardi et certains jours fériés

Depuis le 3 mars, le musée Fabre de Montpellier présente, en partenariat avec le musée des Beaux Arts de Budapest qui l'avait accueillie du 29 novembre 2011 au 5 février dernier, une exposition consacrée à l’œuvre graphique d’Alexandre Hollan. Cet artiste hongrois né à Budapest en 1933, s'installe à Paris en 1956 où il suit les cours de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, puis de l’École nationale supérieure des Arts décoratifs. Cette exposition "Alexandre Hollan, le chemin de l'Arbre" ("A Fa útja"), comprend soixantaine-cinq dessins et grands formats du peintre, des variations sur les arbres du Midi, fruit de ses balades dans l’arrière-pays héraultais. Depuis 1984, il passe en effet une partie de l'été au dans la campagne de l'Hérault et le reste de l'année, il peint dans son atelier parisien où il approfondit sa recherche de la couleur.
Musée Fabre jusqu'au 3 juin prochain
Ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 10 h à 18 h
39, boulevard Bonne Nouvelle
34000 Montpellier, France

05/03/2012


Tags : actus, Hongrie


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