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Béla Bartók et l’Algérie


Par Rédigé le 13/05/2020 (dernière modification le 02/05/2020)

Lorsqu’on évoque le compositeur hongrois, on ne manque jamais de parler de son activité d’ethnomusicologue, qu’il a exercée en Hongrie, Roumanie et plus tard en Turquie, il collectait des mélodies populaires.


Béla Bartok, considéré comme l'un des plus grands compositeurs hongrois, est l'auteur de plusieurs mélodies dont la suite op. 14, Allegro barbaro et la danse arabe (c) Raymundo Hahn / Flickr
Béla Bartok, considéré comme l'un des plus grands compositeurs hongrois, est l'auteur de plusieurs mélodies dont la suite op. 14, Allegro barbaro et la danse arabe (c) Raymundo Hahn / Flickr
Il ne faut pas oublier, même s’il est moins connu, le séjour qu’il a effectué à Biskra en Algérie en 1913 et sur lequel revenait ces jours derniers un quotidien algérien. Le jeune compositeur était alors âgé de 32 ans et était accompagné de sa femme Marta Ziegler.
D’après son compatriote, le compositeur Zoltán Kodály, c’est à Biskra qu’il "rencontra l’Algérie". Dans des lettres à son ami musicien, Bartók parle de l’intensité de ce "choc artistique". Durant ce séjour, il a enregistré, puis transcrit, des musiques qu’il a recueillies à Biskra et Sidi Okba, Tolga et El Kantara, sur son phonographe à cylindres Edison, quelque 180 mélodies. Marta Ziegler notera "L’enregistrement des chansons se déroulait dans une atmosphère très joyeuse". Ces musiques lui inspirèrent à Bartók plusieurs éléments de ses compositions, le second mouvement "Allegro molto capriccioso" du Quatuor à cordes n°2 opus 17; la "danse arabe" 42e pièce du Livre IV des 44 duos pour deux violons; ainsi que la "Suite pour piano op.14".
En 1917, Bartók publia en hongrois une étude sur la musique de Biskra où il décrivait les instruments utilisés, le système musical et proposait une soixantaine de transcriptions. En 1920, cette étude fut publiée en allemand et traduite en français et anglais après la mort du compositeur en 1945 à New York.
En 2007, lors de sa visite d’Etat en Algérie, le président hongrois de l’époque, László Sólyom inaugura une plaque commémorant le séjour du compositeur à Biskra. Au tournant du XXe siècle, Biskra, à 400 km au sud-est d'Alger est devenue une destination à la mode aux portes du Sahara. Le cadre, une oasis magnifique, un climat agréable en hiver et une pointe d’exotisme y ont contribué. Appelée "porte du désert" ou "la Nice saharienne", elle attirait de nombreux touristes et des célébrités, peintres Henri Matisse, Maurice Denis, Oskar Kokoschka; musiciens Camille Saint-Saëns, Gustav Holst; Karol Szymanowski ou des écrivains comme André Gide.
En 2018, Helga  Katalin Pritz, ambassadrice de Hongrie en Algérie, s’est rendue à Biskra pour commémorer le 105e anniversaire du passage de Bartok dans la ville-oasis. Elle a rappelé le séjour du compositeur à l’hôtel Transatlantique en juin 1913. La diplomate a déclaré qu’une "relation d’amitié solide et forte lie l’Algérie et la Hongrie et les ouvrages musicaux de Béla Bartók constituent une richesse commune  liant les deux pays".

bela_bartok.mp3 Béla Bartok.mp3  (3.11 Mo)









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