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Burkina: l’Étalon d'or prend la direction du pays de Paul Kagamé


Par Rédigé le 04/03/2019 (dernière modification le 05/03/2019)

S'en est fini pour le cinquantenaire du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (fespaco). La cérémonie de clôture s'est déroulée le 2 mars 2019 en présence des présidents rwandais, malien et burkinabè. Le Rwanda, pays invité d'honneur repart avec le trophée de Yennenga pour l’édition 2019.


Joël Karekezi (au milieu) recevant l'Etalon d'or de Yennenga. Photo (c) P. Ilboudo
Joël Karekezi (au milieu) recevant l'Etalon d'or de Yennenga. Photo (c) P. Ilboudo
cloture_fespaco_voix.mp3 clôture Fespaco voix.mp3  (3.95 Mo)

"L’Étalon d’or de Yennenga est attribué au film "The Mercy of the jungle’" du réalisateur rwandais Joël Karekezi" s’est exclamé le président Roch Marc Kaboré du haut du podium.

Le successeur du Sénégalais Alain Gomis, Étalon d’or du Fespaco 2017 est enfin connu. Joël Karekezi s’empare du trophée le plus convoité du Fespaco avec son film: "The Mercy of the jungle" (la miséricorde de la jungle) dans la catégorie fiction long métrage. En plus de la promotion de son film à l’international, il empoche la bagatelle de 20 millions de Francs CFA.

Le film relate l’histoire du sergent Xavier, héros de guerre rwandais, et du jeune et inexpérimenté soldat Faustin. Les deux hommes sont en territoire ennemi où ils combattent une guerre floue. Ils se retrouvent seuls et sans ressources face à l’inextricable jungle congolaise réputée pour être la plus vaste, la plus dense et la plus hostile du continent. Pris en étau par les combats qui font rage tout autour d’eux, ils n’ont d’autre choix que de s’enfoncer dans un "enfer" vert.

L’Étalon d’argent revient à l’Égyptien Khaled Youssef avec son film "Karma"; la Tunisie se place en troisième position avec "Fatwa" de Mahmoud Ben Mahmoud.

Faible moisson pour le Burkina Faso. Le public ouagalais avait espoir que les réalisateurs burkinabè rafleraient un maximum de prix en présentant des productions de belles factures. La déception fut grande. Sur 26 films présentés toutes catégories confondues, seulement huit prix leurs ont été décernés.


La statue à polémiques de "Thom Sank"

Monument de Thomas Sankara et de ses 12 compagnons. Photo (c) P.Ilboudo
Monument de Thomas Sankara et de ses 12 compagnons. Photo (c) P.Ilboudo
La statue inaugurée samedi 2 mars à la mémoire du révolutionnaire burkinabè, Thomas Sankara en marge de la cérémonie de clôture du Fespaco ne fait pas l’unanimité. Pour beaucoup, elle ne ressemble pas au président Sankara. "Un vrai cinéma révolutionnaire. Ce monsieur ressemble plus à un de mes amis d’enfance" ; "Aucune fierté à prendre une photo à côté d’une statue erronée" ; "Ce n'est pas Tom Sank mais Thom Sank". Des propos que l’on pouvait lire sur les réseaux sociaux.

Mesurant 8,5m de haut, le monument a été érigé à l’initiative du Comité international du mémorial Thomas Sankara (CIMTS) sur les lieux du siège du Conseil national de l’entente, où le président Sankara a été tué en 1987. Le comité a vite fait de rectifier le tir en annonçant dans un communiqué, apporter dans les prochains jours des dernières corrections sur la statue.

La 27e édition du Fespaco est prévue du 27 février au 6 mars 2021 à Ougadougou.

Retrouvez le palmarès officiel du Fespaco 2019









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