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Derniers échos des prix littéraires d'automne


Par Rédigé le 09/12/2020 (dernière modification le 07/12/2020)

Jeudi 3 décembre, le jury du prix Interallié présidé par Philippe Tesson, a distingué Irène Frain pour "Un crime sans importance" paru le 20 août dernier au Seuil dans la collection "Cadre rouge".


Irène Frain a déclaré "Avec ce livre vous redonnez vie (à ma sœur, c'est le plus beau des prix. Je dédie ce prix à tous ceux qui ne sont pas entendus. Vous me rendez quelque chose que je pensais être partie pour toujours, c'est la joie. C'est une bénédiction". (c) DR
Irène Frain a déclaré "Avec ce livre vous redonnez vie (à ma sœur, c'est le plus beau des prix. Je dédie ce prix à tous ceux qui ne sont pas entendus. Vous me rendez quelque chose que je pensais être partie pour toujours, c'est la joie. C'est une bénédiction". (c) DR
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Elle l’a emporté au 3e tour de scrutin par six voix contre trois pour Jean-Paul Enthoven avec "Ce qui plaisait à Blanche", chez Grasset et deux à Thibault de Montaigu pour "La grâce" chez Plon, lauréat du prix de Flore mercredi 25 novembre.
"Un crime sans importance" figurait dans les sélections du Goncourt, du Renaudot et du Grand prix du roman de l'Académie française.

Irène Frain a déclaré "Avec ce livre vous redonnez vie à ma sœur, c'est le plus beau des prix. Je dédie ce prix à tous ceux qui ne sont pas entendus. Vous me rendez quelque chose que je pensais être partie pour toujours, c'est la joie. C'est une bénédiction". Ces quelques mots résumeraient presque "Un crime sans importance", ce récit-enquête de 247 pages qui parle de la sœur aînée de la romancière. Denise qui, à 79 ans, a été violemment attaquée à coups de marteau chez elle le 8 septembre 2018, dans son pavillon au fond d’une impasse, à Brétigny-sur-Orge, département de l’Essonne. Après sept semaines de coma, elle est morte à l'hôpital. Le meurtrier n’a jamais été arrêté malgré d'autres agressions du même type dans la région.

Denise, son aînée d’une dizaine d’années, était aussi la marraine d'Irène Frain et avait joué un grand rôle dans son éducation, elle lui avait fait découvrir la littérature, ce qui lui permit de faire des études qui la menèrent à l’agrégation de lettres classiques qu’elle a enseignées pendant quelques années. Ensuite, Denise avait été diagnostiquée maniaco-dépressive et avait rejoint l'Église évangélique. Les deux soeurs s’étaient alors perdues de vue. La romancière cependant, confesse que le jour où, tout d'un coup, il y a un lecteur qui lui dit "mais vous savez, elle lisait vos livres", on est ému". Elle a voulu comprendre ce qu’il s’était passé ce 8 septembre 2018, mais elle s’est heurtée au silence. Quatorze mois après les faits, le policier chargé de l'enquête n'avait pas encore rendu son rapport. Dans son livre, l’auteur revient sur l'inaction de la justice qu'elle appelle "le mastodonte », face à ce drame. Il en est de même pour le silence familial. Elle n’est pas en très bons termes avec sa famille et c’est tout juste si elle a été avertie de ce qu'il était arrivé à Denise. Irène Frain a pu se rendre compte que les délits contre les vieux, ceux qu'elle nomme "les invisibles" n'intéressent personne et elle révèle "J’ai entrepris d'écrire ce livre quatorze mois après le meurtre, quand le silence m'est devenu insupportable".

Le 1er décembre, pour sa 29e édition, le jury du prix Renaudot des lycéens a récompensé Jean-René Van der Plaetsen pour "Le métier de mourir", paru chez Grasset en août dernier. Le jury était composé de plus de 300 lycéens de 13 établissements de Nouvelle Aquitaine. 
C’est le premier roman de Jean-René Van der Plaetsen, inspiré de sa propre expérience, il a été Casque bleu au Liban en 1985 avant de devenir le directeur délégué de la rédaction du Figaro Magazine. Il avait cependant publié en 2017 chez Grasset "La Nostalgie de l’honneur", un récit distingué par les prix Interallié, Grand prix Jean Giono, prix Erwan Bergot et prix du Nouveau Cercle de l’Union.

"Le métier de mourir" s’inspire de la vie d’un personnage ayant réellement existé. S’entremêlent autour de cet individu hors du commun, soldat énigmatique se faisant appeler Belleface, des histoires d’hommes et d’amour, dans des paysages tourmentés, au son du sifflement des balles. Rescapé du camp de Treblinka, ancien légionnaire en Indochine, officier de l’armée israélienne, il commande un avant-poste dans le sud du Liban en 1985. Sa mission est de protéger la frontière nord d’Israël contre les attaques du Hezbollah avec l’aide de l’ALS, milice chrétienne proche de l’État hébreu.

Dans le Figaro littéraire du (10 septembre dernier, Emmanuel de Waresquiel écrivait " …Peut-être ce livre est-il émouvant de n’être pas tant un roman sur la guerre qu’un récit sur les hommes. Le Hussard bleu de Nimier n’est pas loin…. C’est du métier de vivre, pas du métier de mourir dont nous parle Van der Plaetsen. Si vous aimez les mercenaires, abstenez-vous".
 

Deux lauréats prometteurs

Mardi 1er décembre, le jury du prix Décembre présidé par Amélie Nothomb, a récompensé Grégory Le Floch pour "De parcourir le monde et d'y rôder", titre emprunté au Livre de Job, paru chez Christian Bourgois. L’événement s’est passé au siège de la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent à Paris, en présence des membres du jury et de Maxime Catroux, vice-présidente de la Fondation. La cérémonie a eu lieu en présentiel et il faut le mentionner, on y a même bu du champagne tout en respectant les gestes barrière naturellement.…On remarquera que l’auteur a également reçu les prix Transfuge découverte 2020 et que le 22 novembre, le Prix Wepler-Fondation la Poste 2020 lui avait été remis. C’est le deuxième roman de cet écrivain de 34 ans, par ailleurs professeur de lettres. Pour son premier roman "Dans la forêt du hameau de Hardt" aux Éditions de l’Ogre, Grégory Le Floch avait reçu la Bourse de la découverte de la fondation Prince Pierre de Monaco en 2019.

En juin dernier, à propos de "De parcourir le monde et d'y rôder", Livres Hebdo avait vanté "la vitalité noire, le sens du burlesque et de l'absurde du jeune romancier". Dominique Bona dans Le Figaro Magazine n’est pas en reste "Magnifique. Une plume sobre et ardente".
Grégory Le Floch a reçu 15.000€ de la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent présidée par Madison Fox.








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