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Interview d'Aurélia Mengin, réalisatrice d'Adam moins Ève


Aurélia Mengin fait en ce moment le tour du monde, pour présenter son court-métrage "Adam moins Ève". Réunionnaise, elle a toujours baigné dans l’art par son père Vincent Mengin. "J’étais entourée d’artistes, et je participais à leur travail".
Aujourd'hui elle en est à son 8e film et a créé son propre festival de films fantastiques: Même pas peur.


Aurélia Mengin, réalisatrice du court-métrage Adam moins Eve (c) AM
Aurélia Mengin, réalisatrice du court-métrage Adam moins Eve (c) AM
interview_aurelia_mengin.mp3 Interview Aurélia Mengin.mp3  (1.39 Mo)

Comment le déclic pour le cinéma s’est fait?

Ça a été assez long. J’ai d’abord été diplômée d’un doctorat à la Sorbonne, quand je me suis dit que c’est vers le cinéma que je voulais aller. J’ai alors fait l’école Actor Studio, mais j’avais envie de raconter des histoires qu’on ne me proposait pas. Je me suis alors lancée dans la réalisation, un peu par tâtonnement.

Aurélia crée des personnages torturés (c) AM
Aurélia crée des personnages torturés (c) AM
"Adam moins Ève" est votre 8e film. Est-ce que vous avez déjà un univers spécifique?

Je fais du fantastique avec beaucoup de choses sensorielles. Mon point de départ est toujours ancré dans le réel, mais c’est dans mon traitement de l’image que j’amène du fantastique. Je touche du doigt les imperfections, crée des personnages qui sont torturés, qui se sentent seuls tout en étant dans un groupe. Ce qui m’intéresse, c’est de proposer une alternative au monde.

Adam moins Eve (c) AM
Adam moins Eve (c) AM
"Adam moins Ève" raconte l’histoire de 6 survivants entassés dans un refuge, dans un monde post apocalyptique. Comment cette histoire est née?

J’ai fait un malaise et on m’a hospitalisée: je suis restée un mois allongée dans le noir. J’ai ensuite dû faire de la rééducation pour réapprendre à marcher. J’ai transposé ce moment dans le fantastique. Je traite aussi de l’amour: Adam et Ève, fondateurs de l’humanité mais replacés dans un cadre post-apocalyptique où Ève serait en fauteuil-roulant.

On retrouve une omniprésence de symboles religieux. Est-ce que vous voulez refléter une vision de la religion?

J’ai grandi à la Réunion, entourée de beaucoup de religions différentes qui vivaient en harmonie. Je n’utilise pas la religion par provocation, mais pour moi c’est le premier lieu pour explorer le fantastique. On ne sait pas vraiment d’où vient la foi. Et je trouve que les symboles, sont beaux et forts. C’est quelque chose d’universel que je m’approprie.

Le court-métrage, déjà présenté dans 15 festivals à travers le monde, semble avoir du mal à trouver son public en France. A l’étranger, il est reçu de façon très forte.

03/11/2015




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