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Iran: L'exécution imminente d’une jeune femme de 26 ans

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Par J.N.B.L. Rédigé le 06/10/2014 (dernière modification le 05/10/2014)

Reyhaneh Jabbari a été condamnée à mort en 2009, à l’issue d’une enquête et d’un procès entachés de graves irrégularités, au cours desquels tous les éléments de preuve n’ont pas été examinés.


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Les autorités iraniennes ont confirmé lundi 29 septembre qu’une femme déclarée coupable d’avoir tué un homme qui aurait tenté de l’agresser sexuellement allait être pendue mardi 30 septembre au matin, dans une prison située à l’ouest de Téhéran, a déclaré Amnesty International.

"Cette exécution ne doit pas avoir lieu, d’autant que de sérieux doutes subsistent quant aux circonstances de l’homicide. Au titre des normes internationales relatives aux droits humains, les détenus inculpés de crimes passibles de la peine de mort ont droit au respect le plus strict de toutes les garanties d’équité", a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.

Reyhaneh Jabbari, 26 ans, a été arrêtée en 2007 pour le meurtre de Morteza Abdolali Sarbandi, un ancien agent du ministère iranien des Renseignements. Elle a été placée à l’isolement pendant deux mois, sans pouvoir consulter un avocat ni entrer en contact avec sa famille. Elle a été condamnée à mort au titre de qisas ("réparation") par un tribunal pénal à Téhéran en 2009.

À la connaissance d’Amnesty International, Reyhaneh Jabbari a reconnu avoir poignardé Morteza Abdolali Sarbandi une fois dans le dos, mais a déclaré qu’il avait été tué par un autre homme qui se trouvait également dans la maison. Cette allégation n’a semble-t-il jamais fait l’objet de véritables investigations.

Amnesty International s’oppose en toutes circonstances et sans aucune exception à la peine de mort, quelles que soient la nature et les circonstances du crime commis, la culpabilité ou l’innocence ou toute autre situation du condamné, ou la méthode utilisée pour procéder à l’exécution. La peine capitale viole le droit à la vie, garanti par la Déclaration universelle des droits de l’homme, et constitue le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit.









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