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Josep


Par Rédigé le 19/10/2020 (dernière modification le 13/10/2020)

Avec ce titre, le dessinateur de presse et auteur de BD Aurel s’est penché sur la vie d’un autre dessinateur, le Catalan Josep Bartolí i Guiu, républicain engagé durant la guerre d’Espagne et interné en France après la défaite de son camp. C’est son deuxième film d’animation et son premier long-métrage,


Affiche du film d'animation tiré de la bande dessinée de Josep Bartoli
Affiche du film d'animation tiré de la bande dessinée de Josep Bartoli
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Le réalisateur explique "J’avais la volonté forte de porter à l'écran ce qu'est le dessin et de donner vie au dessin que pratiquait Josep et que je pratique au quotidien". Le film de 75 minutes, sur un scénario de Jean-Louis Miles, faisait partie de la Sélection officielle du Festival de Cannes 2020. Il est sorti en salle le mercredi 30 septembre et connaît le succès. Mais pour qu’Aurel ait pu le réaliser, il a fallu qu’il découvre le travail de son modèle au cours d’un salon du livre auquel il participait comme auteur de bande dessinée. Dessins choisis par le neveu de l’artiste, le photo reporter Georges Bartoli, pour illustrer la couverture d’un ouvrage consacré à la guerre d’Espagne "La retirada". Le dessin représentait un républicain espagnol hagard, en haillons, amputé d’une jambe, et vacillant sur ses béquilles.

Josep Bartolí Guiu, né en 1910 à Barcelone, fondateur du syndicat des dessinateurs et ancien commissaire politique du Parti ouvrier d’unification marxiste (Poum), faisait partie de cette cohorte de quelque 500.000 réfugiés qui, fuyant les troupes franquistes en janvier 1939, franchirent la frontière des Pyrénées pour trouver un refuge en France. Au terme de cette Retirada, ils furent parqués dans des camps de concentration du département des Pyrénées-Orientales, Saint-Cyprien, Argelès-sur-Mer, Le Barcarès notamment, ils étaient logés dans des baraquements qu’ils s’étaient construits et en étaient réduits à consommer la chair des chevaux qui les accompagnaient, des centaines d’entre eux moururent à cause de maladies dues au manque d’hygiène. Sans oublier les insultes des gardes qui harcelaient ces “hordes de rouges”. Cependant, dans un de ces camps, deux hommes que séparait un fil de fer barbelé, se lièrent d’amitié. L’un était gendarme et l’autre, Josep Bartolí, à qui Sergi López prête sa voix dans le film. Le gendarme Serge offrira un crayon et quelques feuilles de papier à Josep, ce qui le tirera de sa torpeur. Il finit par s’enfuir du camp de Bram, rejoint Paris puis Mexico où il aura une liaison avec Frida Kahlo. Après maintes tribulations, il se fixa à New York, où il devint un artiste reconnu, il y meurt le 3 décembre 1995. Nous suivons toutes ces aventures dans le film d’Aurel.

En 1944, Josep Bartolí avait publié à Mexico son recueil de dessins "Campos de concentración  - 1939-1940". ll ne fera qu'un voyage en Catalogne en 1977, deux ans après la mort de Francisco Franco. Les Archives historiques de la ville de Barcelone conservent un ensemble de 116 de ses dessins originaux, fruit de la donation que leur fit le dessinateur en 1989.
 








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