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La deuxième mort du KGB


Par Rédigé le 31/10/2020 (dernière modification le 30/10/2020)

Du 15 janvier au 13 février 2021, la maison américaine Julien's vendra aux enchères quatre cents accessoires utilisés par les espions soviétiques pendant la guerre froide.


rue_des_jeux_14.m4a KGB Espionage Museum.m4a  (1.39 Mo)

Cette maison est spécialisée dans les enchères d'objets de "pop culture" et ne cache pas sa joie d'être la première de pouvoir satisfaire "la curiosité et de la fascination pour le monde de l'espionnage", comme le révèle Martin Nolan directeur exécutif de Julien's et responsable de cette vente.

C’est le musée du KGB à New York qui vendra sa collection. KGB Espionage Museum avait été inauguré le 17 janvier 2019 et se présentait comme "le seul musée au monde se consacrant uniquement aux opérations d’espionnage menées par le KGB". Cet organisme fut de 1954 à 1991 le service secret de l’Union soviétique. La collection new-yorkaise compte plus de 5.000 objets et a été créé par Julius Urbaitis et sa fille Agne Urbaityte, originaires de Lituanie. Cette famille est passionnée par la guerre froide et en 2014, elle a transformé en musée un ancien bunker atomique du KGB, à Kaunas.
Mais l’existence de cette institution aura été très brève et la pandémie en aura eu raison. Il a fermé pendant des mois et n’a pu survivre. Si les grands musées ont pu rouvrir cet automne, les moins connus, comme le KGB Espionage Museum, sont restés fermés. Face à cette situation, Julius Urbaitis et sa fille Agne Urbaityte ont donc renoncé à poursuivre leurs activités à Manhattan et vont se consacrer à un autre projet de musée en Lituanie, c’est ce qu’a déclaré Martin Nolan.

Les 400 lots qui seront mis aux enchères par Julien's - en ligne puis en personne, de mi-janvier au 13 février 2021 - étaient jusqu'à tout récemment exposés. La visite du musée avait lieu sur fond de musique et au milieu de meubles d'époque. L’attirail du parfait espion soviétique comportait un pistolet à balle unique en forme de rouge à lèvres, un sac à main cachant un appareil photo sophistiqué, une caméra dissimulée dans un talon aussi bien qu'une réplique du fameux parapluie bulgare. En complément de cette vente, Julien's proposera également quelques autres souvenirs de la guerre froide, comme un bulletin de lycée de Che Guevara, une lettre de 1958 signée Fidel Castro dans laquelle le líder máximo cubain présente ses plans pour prendre La Havane, estimée entre 1.000 et 1.500$ ou certains objets liés à la période de la course à l'espace américano-soviétique. La valeur du rouge à lèvres tueur - se situe entre 800 et 1200$, selon Martin Nolan.








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