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Le vrai prix des carburants en France


Par CP Rédigé le 29/11/2011 (dernière modification le 28/11/2011)

Bien que le prix des carburants pèse sur le budget des ménages et ne cesse de faire trembler l’automobiliste lorsqu’il doit remplir son réservoir, des calculs effectués par L’argus montrent qu’une fois pondérés en euros constants, ces tarifs n’auraient finalement presque pas évolué depuis 20 ans.


Résultats de l’enquête menée par L’argus

Une étude de l’INSEE en 2010 indique par ailleurs que la part de dépense consacrée aux carburants au sein du budget automobile des ménages n’a jamais été aussi faible (24% contre 27% en 1990 et 38% en 1975)!
De son côté, le budget global consacré à l’auto n’a quasiment pas varié depuis 1990. Toujours d’après l’Insee, il représentait 12,4% des revenus en 1990, et 12,3% en 2006.
Alors, psychose du consommateur ou pouvoir d’achat en berne?

Le magazine L’argus va plus loin et observe l’évolution des prix à la pompe à monnaie et pouvoir d’achat constants, en choisissant une méthode de calcul basée sur le SMIC horaire. Et selon que l’on roule au sans plomb ou au diesel, le résultat est surprenant.

En 1990 une heure de SMIC permettait d’acheter 6,02 litres de sans plomb 95, contre 5,85 litres en 2000 et 5,92 litres aujourd’hui. Autrement dit un écart très faible. En revanche, si en 1990 une heure de SMIC horaire équivalait à 8,92 litres de gazole, 21 ans plus tard, la même heure travaillée ne rapporte plus que 6,76 litres. Un écart qui s’explique par le fait que depuis 1999, la TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers) s’est accrue pour le gazole alors qu’elle n’a pas augmenté pour le sans plomb.
En outre, tous les automobilistes ne sont donc pas impactés de la même manière.

"A caractéristiques socio-économiques données, les ménages vivant en périurbain ou en espace plus rural dépensent environ 1.000 euros de plus par an que ceux vivant dans l’agglomération parisienne. Ce sont les ménages de niveau de vie intermédiaire qui sont les plus touchés dès qu’il y a une hausse des prix…"
, souligne une lettre de l’OFCE (centre de recherche en économie de Sciences-Po) parue courant l'été 2011.








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