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THEATRE: LE DEMON DE MIDI


Par Christian Colombeau Rédigé le 18 Janvier 2009 (dernière modification le 18 Janvier 2009)

LA VIE DE COUPLE DANS TOUS SES ÉTATS... D'ÂME


Une tranche de vie ordinaire

THEATRE: LE DEMON DE MIDI
Le Démon de Midi de Michèle Bernier et Marie-Pascale Osterrieth (d’après l’album de Florence Cestac), est un inénarrable portrait au vitriol de la vie de couple.
Se faire plaquer ou cocufier, tout le monde (ou presque) connaît… Pour un plus jeune, ou une plus vieille… Ou l’inverse… Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse… ou qu’on croit l’avoir…
Le reste dépend de la gestion du placage. Et c’est là que le bât blesse.
Ici, l’abandon du foyer conjugal pour une "fée" carabosse se gère par l’humour, le rire, la dérision, les larmes, la colère, la résignation pour une pièce de théâtre finalement assez "anti mecs" mais à l’impact irrésistible et aux vannes décapantes comme un détartrant pour toilettes publiques ou privées.
D’une expérience que l’on sent vécue et sentie, banale dans son quotidien, Bernier et Osterrieth en ont tiré la substantifique moelle. Le texte n’est jamais gras, jamais lourd même si on rit jaune souvent avec ce goût de dragée au poivre qui donne pour certains un peu de piment à la routine existentielle.
Un marathon de presque deux heures que la sympathique, pétulante, virevoltante Laurence Laouadi, à l’abattage incontestable, relève haut la main.
N’essayant en aucune manière, fort adroitement et intelligemment, de se démarquer de la prestation créatrice de Michèle Bernier, Laurence Laouadi compose, une ménagère de moins de cinquante ans toute d’émotion, de finesse dont la puissance physique cache bien des fêlures.
Tout le monde se reconnaîtra dans cette galerie de personnages finement croqués, car, du mari à la "beaufitude" ouvertement affichée à la maîtresse gourdasse comme pas deux, en passant par les inévitables ami(e)s, voisins, famille, c’est un peu nous que nous voyons sur scène, tant il est vrai que "nous aimons mieux dire du mal de nous-mêmes que de n’en point parler."
La mise en scène de Gus, par sa précision, sa simplicité, sa rapidité, résout habilement le problème de l’étroitesse de la scène du Village et emporte dans un ballet virevoltant aux musiques habilement choisies une tranche de vie douce-amère, aux teintes crépusculaires non dissimulées.

Théâtre Le Village
51 rue Clément Roassal à Nice
Jusqu’au 1er Mars 2009
les vendredis et samedis à 21h et les dimanches à 15h
Réservation : 04 93 82 42 21 - www.lorencel.com
Plein tarif : 15 €






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