Podcast Journal, l'information internationale diffusée en podcast
Podcast Journal
 
Facebook
Twitter
YouTube
 

Un journaliste risque un an de prison pour un article sur le dîner au champagne d’un ministre

Communication de notre partenaire


Par J.N.B.L. Rédigé le 02/03/2013 (dernière modification le 01/03/2013)

Le directeur de publication d’un magazine marocain encourt une peine de prison, après avoir publié un article affirmant qu’un haut responsable gouvernemental avait dépensé de l’argent public pour un dîner au champagne, a déclaré Amnesty International.


S’il est reconnu coupable, Youssef Jajili pourrait être condamné à une peine d’un an de prison pour avoir fait paraître en juin 2012 dans le magazine Al Aan un article selon lequel le ministre de l’Industrie, du commerce et des nouvelles technologies a dépensé 10.000 dirhams marocains (environ 900 euros) de fonds public pour un dîner privé lors d’un voyage officiel au Burkina Faso.

Youssef Jajili, inculpé en vertu de l’article 42 du Code de la presse pour diffusion de "fausses informations", affirme avoir rendu ces faits publics au terme d’un travail d’enquête rigoureux et avoir demandé à plusieurs reprises au ministre de lui accorder une interview.
"Faire du journalisme d’investigation sur la manière dont l’argent public est dépensé est une activité légitime, et les autorités ne doivent pas se cacher derrière les dispositions très générales du Code de la presse pour se soustraire à un examen scrupuleux."


Le Code de la presse en vigueur au Maroc érige en infraction l’expression pacifique lorsqu’il est considéré qu’elle porte atteinte au régime monarchique, à l’intégrité territoriale du Maroc ou à la religion islamique. Toute violation est passible d’une peine de prison – ce qui est clairement contraire aux obligations qui sont celles du Maroc en vertu du droit international et de la Constitution, qui garantissent la liberté d’expression et la liberté des médias.

Les faits reprochés à Youssef Jajili relèvent d’une politique plus large de harcèlement et d’intimidation visant les journalistes.
Omar Brouksy, un reporter de l’AFP, a été frappé par des policiers en août 2012 pour avoir couvert une manifestation organisée par l’opposition contre une cérémonie traditionnelle d’allégeance au roi. En octobre 2012, le ministère de la Communication lui a retiré son accréditation après qu’il ait publié un article expliquant que des "candidats proches du palais royal" participaient aux élections législatives pour remporter des sièges parlementaires à Tanger. À ce jour, aucune enquête n’a été ouverte sur l’agression dont Omar Brouksy a été victime et, faute d’accréditation, il ne peut travailler comme journaliste dans son propre pays.

"Plus de 18 mois après l’adoption d’une Constitution garantissant la liberté d’expression et des médias, les autorités marocaines doivent en faire plus pour permettre aux journalistes d’exercer leur activité en toute liberté. Elles doivent modifier le Code de la presse de toute urgence afin de le mettre en conformité avec le droit international", précise Amnesty International.
maroc_1.mp3 Maroc.mp3  (396.86 Ko)









Rubriques thématiques | Les éphémérides quotidiennes | EUROPE | AFRIQUE | MOYEN-ORIENT | ASIE ET PACIFIQUE | AMÉRIQUES | AUSTRALIE ET OCÉANIE | A propos du site Le Podcast Journal





Les derniers articles

Les dernières actus du Gabon

08/11/2018 - Le Podcast Journal

Les dernières actus de la Tanzanie

31/10/2018 - Le Podcast Journal

Les dernières actus de Cameroun

09/10/2018 - Le Podcast Journal

Les dernières actus du Maroc

27/09/2018 - Le Podcast Journal

Les dernières actus du Sénégal

22/08/2018 - Le Podcast Journal

Les dernières actus du Mali

13/08/2018 - Le Podcast Journal




Recherche

L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    



Facebook