Depuis décembre dernier, la capitale hongroise s’est enrichie d’un nouveau musée qui présente une attraction unique en Europe. Il est devenu très rapidement populaire et a déjà vu passer près de 30.000 visiteurs. Les créateurs de ce 3musée du selfie3 se sont inspirés d’établissements semblables qui existent aux États-Unis. Ils sont surtout fréquentés par des jeunes désireux de trouver des décors originaux pour leurs photos qu’ils font circuler le plus souvent sur les réseaux sociaux. C’est d’ailleurs grâce à eux que ce musée de Budapest a pu se faire connaître et apprécier. Lilla Gangel et Balázs Koltai qui l’ont fondé et appellent 3The Museum of Sweets and Selfies3, précisent 3Nous jouons avec les formes, les couleurs, et essayons de repousser les limites des visiteurs pour qu’ils laissent libre cours à leur créativité3. C’est pourquoi ils n’ont pas hésité à installer les décors les plus insolites dans leur local sis au 43. Paulay Ede, tout près de l’avenue Andrássy, dans le quartier de l’Opéra. Dans la première des onze salles, peinte en rose, on trouve des palmiers géants de la même couleur et les visiteurs, généralement âgés de moins de trente ans, peuvent s’asseoir sur une banane jaune- Ailleurs, il leur est possible de se faire photographier en compagnie d’une licorne en plastique, devant des rideaux de bananes ou au bord d’une piscine de perles multicolores. Pour se mettre en scène dans de tels décors, de 10 à 20h, il en coûte quelque 10€.
Lors du Conseil des ministres du 24 juillet, un communiqué officiel du ministre de la Culture a annoncé la nomination de celui qui remplacera Stéphane Lissner en 2021 à la tête de l’Opéra de Paris. Ainsi c’en est donc fini de l’attente qui aura duré quelques mois, avec son cortège de rumeurs et de pronostics. Ce sera l’Allemand Alexander Neef, directeur général depuis 2008 de la Canadian Opera Company de Toronto et directeur artistique de l’Opéra de Santa Fe depuis 2018. A 45 ans il a été le plus jeune des candidats en lice. Parfait francophone, il connaît déjà l’Opéra de Paris pour en avoir été le directeur de casting d’août 2004 à septembre 2008, quand Gerard Mortier était directeur général de l’institution. Il régnera sur un vaste empire composé de deux salles, la grande à la Bastille avec 2.745 places et celle de Garnier qui en compte 2.105. S’y ajoutent à Bastille un amphithéâtre de 550 places, un studio qui en a 237 et une future salle modulable qui en aura 800. Deux mille personnes environ qui disposent d’un budget annuel de 220 millions d’euros, font marcher cette immense structure. Celle que Verdi qui ne l'aimait guère, appelait déjà en son temps "la grande boutique".
Il faudra remplacer aussi le directeur musical puisque l’actuel, Philippe Jordan, a été recruté par l’Opéra de Vienne et rejoindra son nouveau poste en janvier 2021.
En février dernier, à l’occasion de travaux, on découvrait un trésor dans la cave d’une maison de l’ancien ghetto juif de Keszthely. Localité d’environ 20.000 habitants des bords du lac Balaton à 200km à l’ouest de la Hongrie. Cinq jarres en verre soigneusement scellées, l’une d’elles contenait des milliers de pièces d’or et d’argent. D’après l’archéologue et numismate Ferenc Redo, la moitié a été frappée à l’époque romaine sur le territoire de l’actuelle Hongrie. L'autre partie est composée de monnaies du monde entier, France d'avant et d'après la Révolution, provinces allemandes du XIXe siècle, Russie des tsars, Amérique du sud, Afrique et Asie notamment. En attendant que l’on découvre les propriétaires, ce trésor a été remis au musée Balatoni de Keszthely qui l’exposera jusqu’à la fin de l’été. On espère ainsi que les habitants de la ville pourront fournir quelques renseignements. En examinant les bijoux gravés, des historiens estiment qu’ils auraient appartenu à des collectionneurs et ils évoquent la famille Pollak, des commerçants juifs qui vivaient à Keszthely avant la guerre, mais pour l’instant on ne leur connaît aucun descendant.
Presque tous les Juifs de Keszthely, quelque 15% de la population, sont morts à Auschwitz. Sur 829 personnes déportées, 64 ont survécu et la communauté juive locale ne compte aujourd’hui qu’une dizaine de membres comme le rappelle Gábor Rejtő, l’un de leurs représentants. Bálint Havasi, directeur du musée Balatoni estime que les pièces ont certainement été cachées avant le début des déportations, Si personne ne peut réclamer ce trésor, il reviendra à l'Etat hongrois.
"Jésus chez Marthe et Marie" oeuvre du peintre Théodore Chassériau classée en 1950, 117x 179,5 cm, avait été volée le 26 mai 1973 dans l’église Sainte-Marie-Madeleine de Marcoussis, département de l’Essonne en région parisienne. Depuis, elle était introuvable mais en mai dernier, un expert français découvrait que la peinture allait être mise aux enchères chez Kunst-und Auktionshaus à Wiesbaden en Hesse, à une quarantaine de km à l’ouest de Francfort. Il était indiqué «Artiste inconnu probablement du XIXe siècle, "Le Christ chez Marie-Madeleine avec une domestique". Mise à prix 300€. Le vendeur nommé Schneider et âgé de 80 ans a été très étonné d’apprendre que son tableau avait été volé. Il a révélé que son père l’avait acheté en 1974 aux Puces à Paris, lors du voyage de noces de son deuxième mariage. Le fils en a hérité et comme sa femme ne l’aimait pas, la toile finit au grenier en attendant de rejoindre la salle des ventes. Elle va donc être rendue à son propriétaire, la mairie de Marcoussis et le maire de la localité Olivier Thomas est allé la chercher lui-même. Il confesse "Depuis que je suis élu, je voulais retrouver ce tableau. J’en ai des souvenirs d’enfance, pendant ma communion, et il y a 5-6 ans j’avais rencontré les musées nationaux pour relancer les recherches, en vain".
Théodore Chassériau, né le 20 septembre 1819 à Santa Bárbara de Samaná dans l'île de Saint-Domingue, actuellement République dominicaine, est mort à Paris le 8 octobre 1856. Il a été l’élève de Jean-Auguste-Dominique Ingres à l'École des beaux-arts de Paris et laisse une oeuvre importante répartie dans les plus grands musées. Certaines de ses œuvres sont mises en vente sur le marché de l’art à partir de 10.000€.
Il quitte temporairement Monaco pour prendre ses quartiers d’été à Avignon au Théâtre de La Condition des Soies, ceci pour la quatrième fois. Le Théâtre de La Condition des Soies est dirigé par Anthéa Sogno qui propose une programmation soigneusement préparée.
Ce théâtre, ancienne fabrique de conditionnement de la soie, est un lieu chargé d'histoire et a été régi par le premier Mont-de-Piété de la ville. Et c’est par ailleurs l'un des plus anciens théâtres du Festival d'Avignon.
Notons en particulier deux spectacles:
"Une Nuit avec Sacha Guitry" tous les jours à 17 h15, relâche le lundi 22 juillet. Salle Juliette Drouet.
"Drôle d'Histoire" tous les jours à 15 h15, relâche les mardis 16 et 23 juillet.
Réservation des places auprès de Céline Bernat au 06 60 65 95 73 ou d'Anthéa Sogno au 06 03 67 20 50 /antheasogno@gmail.com
Théâtre de La Condition des Soies
13 Rue de la Croix
84000 Avignon
Depuis le 20 juin dernier et jusqu’au 31 juillet, la galerie Bartoux rend hommage au célèbre artiste qui n’avait pas été célébré en Principauté depuis une dizaine d’années. Pour Robert Bartoux, fondateur des galeries qui portent son nom, il y en a 13 de par le monde "C’est une exposition exceptionnelle qui couvre toutes ses périodes, pour montrer l’étendue du talent de l’artiste".
Cette magnifique exposition propose une trentaine de ses plus belles œuvres et des plus caractéristiques couvrant toutes les phases de sa création, rarement montrées car la plupart proviennent de collections privées, tableaux, sculptures et dessins.
Ceux qui connaissent déjà Botero passeront un moment délicieux et ceux qui entreront par hasard dans la galerie ressortiront sans doute convertis à jamais…
On y retrouve les thèmes chers au maître colombien né à Medellín le 19 avril 1932 et qui est un familier de Monaco puisqu’il y possède un atelier sur le quai Antoine Ier, cirque, scènes de maisons closes, musiciens, femmes de la bonne société colombienne ou portraits notamment.
Ajoutons qu’une vente aux enchères sera organisée le 21 juillet au profit de la Fondation Prince Albert II. On peut imaginer qu’il y aura de nombreux amateurs qui se laisseront tenter…
Galerie Bartoux Monaco
13 avenue des Spélugues
98000 Monaco
https://www.galeries-bartoux.com
monaco@galeries-bartoux.com
Tél. +377 93 30 05 50
Samedi 6 juillet, avait lieu dans le cé!èbre théâtre milanais la première de "Gianni Schicchi", opéra en un acte de Giacomo Puccini, dans une mise en scène du célèbre réalisateur américain âgé de 83 ans. Cet opéra d’un peu moins d’une heure fait partie d’un triptyque, il Trittico, composé de "Il Tabarro" et "Suor Angelica". L’ensemble fut créé le 14 décembre 1918 au Metropolitan de New York. "J'aime l'opéra mais je n'y vais pas souvent, et je ne connaissais pas cet opéra-là. Mais la musique est si belle!" confie Woody Allen expliquant ainsi pourquoi cette fois il s’est laissé tenter. Il ajoute qu'on lui a souvent proposé de mettre en scène des opéras et même de filmer La Bohême.
Et ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’il s’essaie à ce genre de mise en scène, Il avait fait des débuts très remarqués à l'Opéra de Los Angeles en septembre 2008 avec "Gianni Schicchi" déjà, pour l'ouverture de la saison en cette année où l’on célébrait le 150e anniversaire de la naissance du compositeur italien.
A Milan, Allen propose la même version qu’à Los Angeles mais les interprètes en sont les élèves de l’Académie de la Scala avec le baryton italien Ambrogio Maestri, placés sous la direction chef d’orchestre hongrois Adam Fischer. Woody Allen ajoute “J’étais curieux de voir comment les étudiants gèreraient la difficulté d’interpréter un opéra comique. J’ai été bluffé.. Ils ont fait un travail extraordinaire, en interprétant l’opéra exactement comme je le voulais et comme Puccini l’avait pensé”.
C’est l’histoire, inspirée du XXXe chapitre de l'Enfer de la Divine Comédie de Dante, d’une famille florentine désolée à l’idée que leur vieux parent a légué tous ses biens au clergé. Gianni Schicchi va les aider, il prend la place du défunt et dictera au notaire un nouveau testament. Naturellement, il se fera attribuer tout l’héritage au grand dam de la famille flouée…. La Florence du XIIIe a été transposée dans l’Italie contemporaine avec une note de cinéma néoréaliste des années 1950.
Gianni Schicchi se donne généralement avec les deux autres opéras du Trittico ou bien avec un autre opéra en un acte. A la Scala, il est programmé avec "Prima la musica e poi le parole", un acte d’Antonio Xalieri, cet Italien qui selon la légende fut le grand rival de Mozart.
Autres représentations de "Gianni Schicchi" les 8, 10, 15, 17 et 19 juillet 2019
Comme chaque été, le Mas de Sainte Marguerite, Esplanade Gérard Philipe à La Garde près de Toulon, s’animera dès la nuit tombée. Il y aura des musiques variées et des retransmissions du Festival international d’art lyrique d’Aix-en-Provence. Quatre mardis et un mercredi de juillet où l’on honorera la musique sous toutes ses formes.
-Mardi 2 juillet à 21h, l’ Ensemble des Equilibres composé de la violoniste Agnès Pyka, du pianiste Laurent Wagschal et de Pierre Genisson à la clarinette, interpréteront:
-Trio pour violon, clarinette et piano d’Aram Khatchatourian
-"Contrastes" – Trio pour violon, clarinette et piano Sz 111 de Béla Bartók
-"Adagio" tiré du Concerto de chambre – Trio pour violon, clarinette et piano d’Alban Berg
-Mardi 9 juillet à 21h30, Tosca de Giacomo Puccini, dans la mise en scène de Christophe Honoré, sous la direction de Daniele Rustion. Opéra retransmis depuis le Théâtre de l’Archevêché à Aix en Provence.
-Mardi 16 juillet à 21h, le duo Iridos, violoncelle et piano, interprétera des oeuvres de Strauss et Rachmaninov.
-Mardi 23 juillet à 21h, le duo Darius Milhaud, 2 pianos/4 mains, constitué par les deux soeurs Anaït et Armine Sogomonyan mettra à l’honneur Debussy, Fauré, Bizet et Ravel.
-Mercredi 17 juillet à 21h30, aura lieu au cinéma Le Rocher de La Garde, la diffusion en différé du Requiem de W.A. Mozart. Dans une mise en scène de Romeo Castellucci, sous la direction musicale de Raphaël Pichon. La partition que l’on connaît est enrichie de nombreuses pages vocales méconnues.
Dans la limite des places disponibles
Infos: Service culturel - 04 94 08 99 34
A l’issue du conseil d’administration du vendredi 28 juin, Giuseppe Sala, maire de Milan et président de la Fondation de la Scala a annoncé que Dominique Meyer, actuel directeur de l’Opéra de Vienne, dirigera l’illustre institution musicale à compter de la mi-2020. Il y remplacera le sovrintendente e direttore artistico Alexander Pereira qui dirige la Scala depuis septembre 2014. Le maire de Milan a également déclaré que pendant près d'un an Dominique Meyer et Alexander Pereira travailleront côte à côte jusqu'à la mi-2021. Le Français Dominique Meyer âgé de 64 ans quittera le Wiener Staatsoper qu’il dirige depuis 2010 avec un bilan satisfaisant, environ 610.000 spectateurs chaque saison, 50 productions et 300 représentations annuelles, 99,20% de fréquentation pour l’opéra et 99,54% pour le ballet. Il a aussi développé des diffusions en direct payantes et recruté l'ancien danseur étoile français Manuel Legris comme directeur de ballet. Cependant, comme tout n’est jamais parfait naturellement, d’aucuns lui reprochent une programmation trop sage et des initiatives qui ont abouti en 2014 au départ du chef d'orchestre français Bertrand de Billy et à celui du directeur de la musique l’Autrichien Franz Welser-Möst.
Le mandat de l'Autrichien Alexander Pereira a été quelque peu terni en mars dernier par une controverse autour de fonds saoudiens qui devaient servir à financer la Scala.
En cette année marquée par le 250e anniversaire de la naissance de Napoléon 1er, le 15 août 1769 à Ajaccio, des amateurs d’histoire ont assisté à la cérémonie qui s’est déroulée le samedi 22 juin sur la tombe de Moïse Zumero, au cimetière du Port en Taïx à Lavaur. C’est en effet dans cette localité située à une cinquantaine de km au sud-ouest d’Albi que cet homme, né Moussa Zumero Al'Coussa à Saint-Jean-d'Acre en Palestine en 1791, a fini ses jours. Le dernier mamelouk survivant de la Garde impériale avait rejoint l'armée de Bonaparte au Caire en tant que trompette, il avait alors 8 ans. Devenu brigadier, il connut notamment Austerlitz, Wagram mais aussi la Russie et Waterloo. Après une carrière militaire bien remplie, il entra dans l’administration des Postes. Nommé à Lavaur en 1832, muté en 1844 à Cholet puis à Lorient, il revint dans le Tarn pour sa retraite. C’est donc à Lavaur qu’il est mort le 9 mai 1873. Il avait été décoré de la Légion d'honneur en 1854.
L’archiviste et documentaliste Thérèse Blondel-Avron lui a consacré une biographie "Moïse Zumero, dernier mamelouk de la Garde impériale" parue le16 juin 2009 aux éditions Cabédita.