Depuis mardi 22 janvier, la presse autrichienne est en émoi. Ce jour-là, dans l’après-midi, une dame de 88 ans se promenait tranquillement avec son accompagnatrice Esterhazystraße à Eisenstadt, capitale du Burgenland, à l’est de l’Autriche. Quand soudain, deux puissantes limousines vraisemblablement immatriculées à l’étranger, s’arrêtent à la hauteur de l’octogénaire et l’embarquent… Immédiatement, la police locale engage une vaste opération de recherches internationales, la front!ère avec la Hongrie étant toute proche. Recherches arrêtées quelques heures plus tard car la vieille dame fait savoir qu’elle est montée de son "plein gré" dans le véhicule et qu’elle se trouve chez une de ses filles à Kitzbühel, une station de sports d’hiver huppée du Tyrol, à l’ouest du pays. On aurait pu en rester là, mais elle n’est pas n'importe qui, elle s’appelle Madolna Ottrubay et elle est la mère de Stefan Ottrubay qui gère depuis le début des années 2000 l’immense fortune de la famille Esterházy, évaluée à au moins 1,4 milliard d'euros avec 55 millions d'euros de revenus annuels, elle possède 50.000ha de forêts, terres agricoles et vignobles ainsi que de nombreux biens immobiliers dont trois châteaux, notamment le Palais Esterházy à Fertőd en Hongrie et celui d’Eisenstadt qui attire chaque année plus de 200.000 visiteurs.
Stefan Ottrubay est le neveu de Melinda Esterházy de Galántha, née Ottrubay, une ancienne danseuse étoile de l’Opéra de Budapest décédée en 2014. En 1946, elle avait épousé le prince Paul V Esterházy, et c’est elle qui avait chargé Stefan Ottrubay de gérer le fabuleux patrimoine dont elle avait hérité à la mort de son époux en 1989. Choix qui n'avait pas eu l’heur de plaire à certains membres de la famille. Si le journal à gros tirage "Kronen Zeitung" parle d’"enlèvement princier", le populaire "Österreich" sous-entend que l'"enlèvement" de Madolna Ottrubay pourrait être le signe d’un conflit entre Stefan et ses soeurs.
Samedi 26 et dimanche 27 janvier auront lieu à Monaco les célébrations de sainte Dévote, sainte patronne de Monaco, une des plus anciennes traditions de la Principauté. La "Légende de Sainte Dévote" transmise grâce à un document médiéval, conte l’histoire de Devota, jeune chrétienne native de Corse qui aurait été martyrisée par le préfet Barbarus à l’époque des empereurs Dioclétien et Maximien en 303 ou 304. Son corps, dérobé par des fidèles, fut mis dans une barque, amené à Monaco et enseveli dans une chapelle du vallon "des Gaumates", près du port, le 27 janvier de la même année. Au XVIIe siècle, sous le règne d’Honoré II, sainte Dévote est devenue patronne de Monaco. Comme chaque année, le rituel sera respecté, la barque brûlée sur le bûcher en présence du Souverain et de la famille princière, le feu d’artifice tiré sur le Port Hercule et la messe solennelle célébrée en la Cathédrale.
Dans le cadre de ces festivités, un concert d’orgue sera donné en l’église sainte Dévote par Giulio Mercati, organiste titulaire de la basilique de San Vincenzo in Prato de Milan, de l’église de Santa Maria de gli Angioli de Lugano et du sanctuaire de la Beata Vergine dei Miracoli de Saronno. Il jouera sur un orgue construit par Francesco Zanin en 2013. Ce concert est organisé par la Direction des Affaires culturelles en collaboration avec In Tempore Organi et la paroisse sainte Dévote.
Au programme:
-Partite sull’aria della Folia d’Alessandro Scarlatti
-Abendruhe, op. 174 n. 4 de Josef Rheinberger
-Praeludium en la, BuxWV 151, Nun bitten wir den Heiligen Geist, BuxWV 208 et Praeludium en sol, BuxWV 150 de Dietrich Buxtehude
-Sonate II en do mineur, op. 65 n. 2 Grave, Adagio, Allegro maestoso e vivace, Allegro moderato de Felix Mendelssohn
-An Wasserflüssen Babylon, BWV 653 Prelude et fugue en la mineur, BWV 543 de Johann Sebastian Bach
-Schmücke dich, o liebe Seele, op. 65 n. 51 et Nun danket alle Gott (Marche triomphale), op. 65 n.59 de Sigfrid Karg-Elert
Dimanche 27 janvier 2019 à 16h - Église sainte-Dévote, Monaco
La chanteuse brésilienne Jussanam se plonge dans l’univers de l’illustre Américaine devenu française en 1937. Joséphine Baker était née le 3 juin 1906 à Saint-Louis dans l’Etat du Missouri, elle est morte à Paris le 12 avril 1975 et est enterrée au cimetière de Monaco. Jussanam propose au Théâtre de la Cité à Nice un spectacle Hommage à Joséphine Baker. La Brésilienne chante et raconte des moments importants de l’existence et de la carrière de Joséphine. Tels son concert à Monaco en 1974, le dernier qu’elle a donné en 1975 à Paris, à Bobino, sa tournée internationale, son action en faveur de la France libre pendant la Seconde Guerre, ce qui lui vaudra d’être faite chevalier de la Légion d'honneur et de recevoir la Croix de guerre 1939-1945 avec palme, sa vie de mère adoptive de douze enfants au château des Milandes dans le Périgord, avec des enfants venus d’horizons divers qu’elle appelait sa "tribu arc-en-ciel" et ses rêves d’un monde idéal d’où seraient bannis le racisme dont elle avait tant souffert dans son pays d’origine, et la paix pour laquelle elle avait combattu. Tout ceci naturellement avec les plus célèbres chansons de Josephine Baker. Le spectacle se déroule en français avec des chansons en anglais, en portugais et en espagnol.
Hommage à Joséphine Baker
Dimanche 3 février à 18h
Théâtre de la Cité
3, Rue Paganini
06000 Nice
Tél: 04 93 16 82 69
La troisième édition des Prix Gastro et Cia organisée par le quotidien espagnol La Razón a couronné le Maroc, considéré comme meilleure destination gastronomique internationale. Le jury, composé de personnalités du monde de la politique, de l’économie, des arts et de la culture, a reconnu la richesse et la diversité de la cuisine marocaine qui a su conserver son originalité et ses caractéristiques culturelles originales. Les organisateurs ont insisté sur ses origines berbères, arabo-andalouses et juives, ainsi que sur celles d'Afrique subsaharienne et d'Asie. Cette récompense est un hommage à une cuisine utilisant des produits de qualité élaborés avec patience et amour.
Lors de la cérémonie organisée à Madrid, c’est Mohamed Sofi, délégué de l’ONMT, Office national marocain du tourisme en Espagne, qui a reçu le prix. En présence de S.E. Karima Benyaich, ambassadeur du Maroc en Espagne. Mohamed Sofi s’est réjoui de cette reconnaissance internationale et que la cuisine marocaine, l’une des plus riches au monde, soit autant appréciée pour ses saveurs et ses couleurs multiples, résultat de multiples héritages culturels. Il a déclaré que ce prix démontre également que la gastronomie est considérée actuellement comme "un ingrédient très important de toute expérience touristique". Et a rappelé à cette occasion la richesse de l’offre touristique marocaine, culture, affaires, balnéaire ou sport.
Il convient de signaler que cette 3e édition des Prix Gastro et Cia a aussi accordé des récompenses dans d’autres catégories: meilleur restaurant de l’année, durabilité du modèle alimentaire, meilleur entrepreneur gastronomique, formation en haute gastronomie, distribution gourmet, traçabilité et qualité alimentaire et innovation en alimentation.
Tout le monde connaît la célèbre basilique de la Sagrada familia d’Antoni Gaudi, l’un des bâtiments emblématiques de Barcelone. Aussi curieux que cela puisse paraître, l’édifice n'avait jamais obtenu de document officiel autorisant sa construction. Après trois ans de négociations entre la municipalité dirigée par Ada Colau Ballano et les responsables du bâtiment, le permis de construire est effectif depuis le jeudi 18 octobre 2018, soit 136 ans après le début des travaux… On pourra se demander comment il une telle construction fut possible sans autorisation, il faut dire qu’à l’époque, en 1882, elle n’était pas dans Barcelone qui s’est fort étendu depuis lors. Ce qui n’a pas empêché la Sagrada familia d’être le bâtiment le plus recherché de Barcelone avec 4,5 millions de visiteurs par an et plus de 110 millions d’euros de recettes. Par ailleurs, la façade de la nativité et la crypte ont été inscrites au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2005. Les travaux doivent être terminés en 2026, pour le centenaire de la mort d'Antoni Gaudi i Cornet décédé accidentellement à Barcelone le 10 juin 1926, à l’âge de 73 ans. Il était dans le plus grand dénuement et laissait une basilique qui n’était réalisée qu’au quart.
D’autres contractions de Gaudi à Barcelone sont aussi inscrites sur la liste du Patrimoine, la casa Milà, dite "la Pedrera", la casa Batlló, la crypte de la Colònia Güell, le Parc Güell, le palau Güell et la casa Vicens.
Pendant que le lancement officiel de l'année académique 2018-2019 a eu lieu au Sud-Kivu en présence du ministre national de l'E.S.U. Styve Mbikayi, les étudiants de Beni au Nord-Kivu doivent attendre le retour de la paix pour se rendre à l'école. Entre-temps, les nouveaux et anciens diplômés d'autres provinces ont repris les cours.
Selon certaines sources, le ministre aurait choisi d'ouvrir l'année académique à Kaziba au Sud-Kivu afin de valoriser les deux institutions créées par Norbert Basengezi Katintima qui est membre du parti politique au pouvoir (P.p.r.d.) en même temps que vice-président de la commission électorale nationale indépendante.
Isaac Bishamamba
Solange Lusiku, docteur honoris causa de l’université de Louvain en Belgique, est décédée en RDC le samedi 13 octobre 2018, à l'âge de 47 ans, après plus de 20 ans dans la pratique du métier de la presse écrite et audiovisuelle.
Journaliste depuis la première émission de la radio Mandeleo, ex-chef des programmes à la radio Maria, chargée des programmes au Caucus des femmes, éditrice du journal Le Souverain et vice-présidente de l'UNPC (Union nationale de la presse du Congo) jusqu'à sa mort.
"Sa disparition en pleine fleur de l’âge est un manque pour moi et pour toute la communauté", s'est exprimé Donat Musema, promoteur de la radio Irifa fm et ancien rédacteur en chef à radio Maria.
L'amour du travail et la compétence d'une femme sont entre autres les qualités que garderont les journalistes congolais de la "dame de fer Lusiku".
Isaac Bishamamba
La célèbre académie risque de disparaître. Le bâtiment où elle se trouve à Paris va être vendu aux enchères le 16 octobre 2018. Son directeur Patrick Charpentier, averti en août dernier, ne cache pas son inquiétude même si la commission culture du Conseil de Paris déclare soutenir l'institution. Ce lieu mythique souffre du fait de n’être ni inscrit ni classé au titre des Monuments historiques. Fondé par l’artiste peintre suisse Matha Stettler, il a ouvert ses portes en 1904 et on ne compte plus les artistes qui y ont étudié le dessin et la peinture, Maurice Denis, Tamara de Lempicka, Germaine Richier, Foujita, Modigliani, Miró, Giacometti, Balthus, Louise Bourgeois pour ne citer que certains parmi les plus illustres. Et Ossip Zadkine, Fernand Léger ou Othon Friesz y ont enseigné entre autres. Actuellement, il y a une cinquantaine d’élèves de différentes nationalités.
A sa mort en 2016, le dernier propriétaire de l'immeuble a légué le bâtiment de l’académie à trois associations, Fondation Notre-Dame-Les Bernardins, Apprentis d'Auteuil et Association de prévoyance du notariat de France. Cette année, elles ont décidé brusquement de le vendre. La superficie des six ateliers atteint quelque 500m2, ce qui dans le quartier de Notre-Dame des Champs particulièrement apprécié des investisseurs, explique le prix de départ des enchères fixé à environ 2 millions d'euros.
On peut espérer que le futur acquéreur souhaitera que se poursuive l’activité artistique de la Grande chaumière. Depuis la rentrée de septembre, Patrick Charpentier et ses équipes ne cessent d’attirer l’attention sur cette affaire. Une pétition lancée à l'occasion a déjà recueilli 12.000 signatures et sur la toile, les anciens élèves se sont aussi mobilisés.
Des archéologues de l’Université américaine de Stanford et leurs collègues israéliens ont découvert en Israël ce qui pourrait être le plus ancien site de production d’alcool du monde. Il s’agit d’une boisson proche de la bière qui pourrait avoir été utilisée lors de cérémonies il y a environ 13.000 ans. Le site se trouve dans la caverne de Raqefet au sud de Haïfa, elle servait de lieu de sépulture pour les hommes et les femmes du Natoufien, 12.500-10.000 avant J.C., époque caractérisée par le début de la sédentarisation.
Trois petits creusets de 40 à 60 cm de profondeur ont été mis au jour, percés à même la grotte, deux d’entre eux servaient à stocker le grain et le troisième à le faire fermenter. L’endroit où se trouvent les creusets laisse penser que la production du breuvage était "apparemment liée à des cérémonies ou d’autres formes d’activités sociales". Selon l’article publié avec des chercheurs de l’université de Standford, ces innovations étaient "antérieures de plusieurs millénaires au début de la culture domestique de céréales au Proche-Orient".
Les Natoufiens étaient "les derniers de la région à vivre de façon différente des habitants des villages que nous sont familiers". Les efforts déployés pour produire de d’alcool sont indicatifs de l’importance que revêtait cette boisson dans leur culture.
C’est l’objectif que s'est fixé Narón, ville de 40.000 habitants en Galice, au nord-ouest de l’Espagne. On y compte 9.000 personnes en surpoids et 3.000 qui souffrent d'obésité. Suivant les conseils du Dr Carlos Pineiro, l'un des principaux initiateurs de ce programme de santé publique lancé en janvier 2018, plus de 4.000 habitants se sont donc mis ou remis au sport. Et ils ont éliminé charcuterie et fritures de leur table. Il faut dire que les spécialités galiciennes sont servies généreusement et qu’elles ne sont pas particulièrement légères. Aussi la Galice a-t-elle le plus fort taux de personnes en surpoids selon une étude de la Société espagnole de cardiologie. Carlos Pineiro, généraliste de 63 ans, s’est fortement impliqué dans la prévention des maladies cardio-vasculaires et ce avec d’autant plus de conviction que lui-même a failli mourir d'un infarctus à 45 ans. Et il déclare: "Au XXIe siècle, les gens oublient qu'ils sont conçus pour marcher. Le climat pluvieux fait que l'on reste beaucoup chez soi, avec une ingestion de calories quotidiennes très importante". Le Dr Pineiro compte beaucoup sur les enfants que l’on sensibilise dans un établissement scolaire pilote, le centre Jorge Juan. "Deviens accro aux fruits" est le slogan de l'établissement où des fruits sont distribués dans la matinée. Carlos Pineiro espère qu’une fois les 100.000 kg perdus, les habitants garderont "un style de vie sain pour freiner les maladies chroniques" ce qui réduira les dépenses de santé.