Nathan Abrams, professeur de cinéma à l’Université de Bangor au Pays de Galles et grand spécialiste de Stanley Kubrick avait découvert un scénario du célèbre cinéaste américain né à New York le 26 juillet 1928 et mort à Harpenden en Angleterre le 7 mars 1999. Il s’agit de "Burning Secret (Brûlant secret)", tiré d’une nouvelle de Stefan Zweig parue en 1911. Ce scénario daterait des années où le réalisateur travaillait sur "Paths of Glory (Les Sentiers de la gloire)" sorti en 1957. Il comporte une centaine de pages et semble terminé.
Pourquoi le film n’a-t-il pas été tourné? Stanley Kubrick était certainement trop pris à l'époque par la réalisation des "Sentiers de la gloire" et cette histoire d’adultère que relate "Burning Secret" était sans doute trop audacieuse pour les États-Unis d’alors.
En 1988-89, sortait "Burning Secret" film germano-britannique réalisé par Andrew Birkin, frère de l’actrice-chanteuse, lequel fut d’ailleurs assistant en 1968 de Stanley Kubrick pour "2001, l'Odyssée de l'espace". Faye Dunaway et Klaus Maria Brandauer en étaient les protagonistes.
Chez Kubrick, l’histoire se déroule au États-Unis et non en Autriche, les noms ont été transformés. Elle pourrait être adaptée au cinéma. De son côté, Nathan Abrams prépare un livre sur Stanley Kubrick qui devrait être publié l'an prochain en collaboration avec l'université d'Oxford "Eyes Wide Shut: Stanley Kubrick et la réalisation de son dernier film", est adapté de "Traumnovelle (La nouvelle rêvée)" parue en 1926, œuvre d’un autre grand écrivain viennois, Arthur Schnitzler.
L'Alhambra de Grenade, la mosquée de Cordoue et l'Alcazar de Séville y sont déjà classés. Dimanche 1er juillet 2018, Médina Azahara, ville édifiée au milieu du Xe siècle par la dynastie des Omeyyades, à 8 km de Cordoue, les a rejoints.
Le Comité du patrimoine mondial a déclaré que le site "apporte une connaissance approfondie de la civilisation islamique occidentale d’Al-Andalus, aujourd’hui disparue, au sommet de sa splendeur". La construction de Médina Azahara, que les Espagnols appellent "el Versalles de Abd al-Rahman III" a commencé sept ans après que l’émir Abd al-Rahman III se fut proclamé calife en 929. Et selon la légende, la cité aurait été nommée ainsi en l’honneur de sa femme favorite Azahara. La médina n’a cependant vécu que pendant moins d’un siècle et elle a été détruite par les guerres qui mirent fin au califat de Cordoue au début du XIe siècle. Ses vestiges, oubliés pendant près de 10 siècles, ont été redécouverts au début du XXe siècle.
A partir de 1923, Médina Azahara a été déclarée bien d’intérêt culturel et de nombreuses fouilles archéologiques ont été menées pendant une cinquantaine d’années. La campagne de restauration entre 2001 et 2004 dans la zone de l’Alcazar et la maison de Yafar où croit-on habitait le premier ministre du calife, avait permis de restaurer le site inscrit en 2015 sur la liste indicative de l’Espagne au Patrimoine de l’Humanité. Le 12 janvier 2017, la candidature comme monument classé par l’Unesco est posée.
Par ailleurs, le Comité du patrimoine mondial a approuvé également la proposition d’inscription de la Cité industrielle Olivetti à Ivrea en Italie et ajourné l’examen de la candidature franco-belge pour l’inscription des sites funéraires et mémoriels de la Grande guerre.
Le 14 juin 2018, une opération de contrôle réunissait une vingtaine d’agents des services de l’État français, Directions départementales des territoires et de la mer, de la protection des populations. En faisait aussi partie la Direccte, direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi. Tous arpentaient le Vieux-Port et ils ont verbalisé une dizaine de poissonniers. Leur faute, ne pas avoir affiché la dénomination commerciale de l'espèce et son nom scientifique, soit le nom latin des poissons, comme le réclame la réglementation européenne entrée en vigueur le 13 décembre 2014. Il faut également y ajouter la provenance et le type d'engin de pêche utilisé.
Ce matin-là, les agents des services de l’État ont aussi sévi dans d’autres domaines. Un revendeur de poisson en a subi les conséquences, toute sa marchandise a été saisie et détruite par les contrôleurs car il n’avait pas pu indiquer la zone de pêche de son poisson. Il risque de 400 à 1.500€ d’amende et sera convoqué au tribunal.
Vendredi 13 juin, Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, déjeunait avec le président de la République et après cette rencontre, il a indiqué: "Emmanuel Macron m’a garanti, après avoir éclaté de rire quand je le lui ai appris, que les poissonnières du Vieux-Port n’auraient désormais plus à écrire, en latin, le nom des poissons qu’elles vendent…".
Le 16 juin 2018, l’archiduc Johannes de Habsbourg-Lorraine, fils de l’archiduc Rodolphe d’Autriche et de la baronne Marie-Hélène de Villenfagne de Vogelsanck, a été ordonné prêtre. La cérémonie s’est déroulée à Verolliez, dans le canton suisse du Valais, à la Fraternité Eucharistein, voisine de la célèbre Abbaye de Saint-Maurice. Elle était présidée par Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon et prélat référent de la Fraternité.
Né à Bruxelles le 1er juin 1981, l’archiduc Johannes est l’un des petits-fils de l’archiduc Carl Louis et de l’archiduchesse Yolande, née princesse de Ligne. Carl Louis né en 1918 et décédé en 2007 était l’un des huit enfants de Charles Ier, dernier empereur d’Autriche, et de Zita de Bourbon-Parme. Johannes a passé sa jeunesse près de Fribourg en Suisse et il est diplômé en économie de l’Université de St-Gall. A 23 ans il entre dans une grande banque parisienne et l’on imagine qu’il allait faire une brillante carrière dans le monde de la finance. Mais il confie: “J’étais entouré de gens ouverts et sympathiques, dans une bonne ambiance. J’avais beaucoup d’amis. Mais je me sentais en même temps très seul et j’avais un profond sentiment de manque intérieur”.
En 2011, il retourne donc à l’université, à Fribourg où il obtiendra en 2015 un master en théologie. Son mémoire de fin d’études s’intitule “La menace divine”.
Une équipe de chercheurs de trois universités américaines, conduits par David Kushner du département de médecine de l'Université de Miami est arrivée à une conclusion étonnante. Grâce à l'étude de plus de 800 crânes trépanés péruviens durant une période de 400 ans avant J.-C. jusqu'à la fin de l'Empire Inca. Ils ont comparé l'évolution des taux de survie à de telles opérations avec ceux de la guerre civile américaine, de 1861 à 1865, époque pendant laquelle on n'avait qu'une chance sur deux de survivre après l'ouverture du crâne. Alors que chez les Incas, on avait 4 chances sur 5 de guérir.
Pour Olivier Dutour, directeur d'études en anthropologie biologique à l’École pratique des hautes études de Paris "Il y a une combinaison de facteurs qui peuvent expliquer ce constat. Il ne faut pas occulter la brutalité de la guerre de Sécession. Les blessures crâniennes par balle étaient plus graves et plus complexes à opérer que les traumatismes crâniens où les maux de tête des Incas. Il y avait un contexte d'urgence expliquant que toutes les précautions, notamment d'asepsie, n'étaient pas forcément prises, expliquant le plus faible taux de survie des patients pendant la guerre de Sécession. Ceci dit, cela n'enlève rien à l'habileté incroyable des chirurgiens incas".
Les trépanations se sont toujours pratiquées couramment dans le passé et partout. Les plus anciennes traces sur des êtres humains remontent au mésolithique, plusieurs milliers d'années avant les Incas. Et Olivier Dutour précise qu’il est difficile aujourd'hui de reconnaître si ces opérations avaient une raison médicale ou étaient le résultat d’un acte magique ou religieux. Il conclut: "La seule chose dont on peut être sûr, c'est que la plupart du temps (jusqu'à plus de 90% des cas chez les Incas), les patients survivaient".
Mercredi 20 juin 2018, le commissaire-priseur de la maison Ader-Nordmann va mettre aux enchères à Paris la première version d'un air connu des "Noces de Figaro" de Mozart ainsi qu'une sérénade de jeunesse du compositeur. Ces manuscrits font partie des très nombreuses pièces saisies chez Aristophil, cette société française coupable d’escroquerie aux dépens de petits épargnants. Il s’agit donc de la première version d'une scène du dernier acte des "Nozze di Figaro" datant de 1786, estimé entre 400.000 et 500.000€. Le second manuscrit est un fragment d'une sérénade de jeunesse de Mozart, composée en juillet-août 1773 à Vienne, le compositeur est alors âgé de 27 ans.
La société Aristophil créée en 1990, avait proposé à quelque 18.000 épargnants d’acheter en indivision des manuscrits rares, elle leur promettait des taux d'intérêt très élevés à la revente. Cette escroquerie a coûté 850 millions d'euros à ces épargnants, certains y ont laissé toutes leurs économies et attendent depuis deux ans la mise en vente de la collection. Gérard Lhéritier, président fondateur d'Aristophil, a été mis en examen en 2015 pour escroquerie en bande organisée et pratique commerciale trompeuse. Ce qui a entraîné aussi la fermeture du Musée des lettres et manuscrits fondé en 2004 dans le VIIe arrondissement de Paris par le même Gérard Lhéritier. En septembre 2011, il avait ouvert un autre Musée des lettres et manuscrits à Bruxelles, près de la Grand-Place, ce musée bruxellois a aussi fermé ses portes en décembre 2014.
Penka, une vache bulgare quittait son enclos du hameau de Mazaratchevo, à l’ouest du pays le 12 mai 2018, faussant ainsi compagnie aux six autres vaches du pré. Elle traversa la frontière voisine avec la Serbie et quitta ainsi sans s’en rendre compte l’Union européenne, dont son pays natal est membre depuis 2007. Deux semaines plus tard, elle était rendue à son propriétaire par des fermiers serbes, mais l’histoire n’était pas finie… L’Agence bulgare de contrôle sanitaire s’est intéressée à l’affaire et a déclaré que l’animal devait être abattu. En effet, ayant séjourné dans un pays extérieur à l’UE, Penka était considérée comme du bétail sur pied importé, selon la législation européenne, l’animal était condamné. Mais son propriétaire, Ivan Haralampiev s’est tellement démené qu’il est devenu avec Penka la star du petit écran bulgare. Grâce aux réseaux sociaux, son touchant message "Grâce pour Penka" est arrivé jusqu’au Royaume-Uni qui a vu là une dérive de l’administration européenne. Le Daily Telegraph a même lancé une campagne et recueilli plus de 30.000 signatures en quelques jours. Finalement, les autorités bulgares ont assoupli leur décision. Penka a subi des tests vétérinaires reconnus par l’UE. Les télévisions bulgares ont relayé ses retrouvailles avec Ivan Haralampiev. Tout ému, ce dernier a évoqué la lutte des petites gens contre l’arbitraire de l’administration. Il a appelé au changement de la législation européenne jugée trop tatillonne. Quant à Penka, elle a rejoint son enclos.
Interrogé à ce sujet, le Grec Margaritis Schinas, un des porte-paroles de la Commission européenne, a même risqué un parallèle avec le Brexit, ce qui a suscité l’hilarité: "Longue vie à Penka d’abord! Ensuite, force est de constater que décider de quitter l’UE et y revenir n’est pas un problème"…
En Israël, selon une loi adoptée lundi 11 juin 2018 par la Knesset, les chameaux seront équipés, comme les chiens, d’une puce sous-cutanée. Et leurs propriétaires seront considérés comme pénalement responsables si leurs animaux sont impliqués dans un accident de la route. Cette loi qui a été adoptée à 42 voix contre 10, oblige les propriétaires à enregistrer leurs chameaux et ils devront répondre à certains critères pour garder leur troupeau dans le désert. Ceci afin de d’en finir avec les accidents et les morts causées par les chameaux divaguant sur les routes du sud d’Israël.
Selon le préambule de la loi, chaque année, la police enregistre près d’un millier de signalements de chameaux errant sur les routes. Et sur les 7.151 incidents relevés entre 2008 et 2015, le propriétaire du chameau n’a été identifié qu’une seule fois. Mais les députés arabes ont critiqué cette loi, ils la jugent comme étant une attaque contre les bédouins arabes et leur mode de vie. Ce que soutient le député Abd al-Hakim Hajj Yahya, de la Liste arabe unie en déclarant que la loi faisait "partie de la guerre contre les Bédouins arabes du Néguev".
Au cours des dix dernières années, 15 personnes ont été tuées et 350 blessées - dont 50 grièvement - quand leurs voitures sont entrées en collision avec des animaux, principalement des chameaux, dans le désert du Néguev.
En janvier 2018, une jeune fille de 13 ans a été tuée et 8 personnes ont été blessées dans une double collision avec un chameau.
Il y a dix ans, une missive datée de 1493 annonçant aux Rois catholiques, Isabelle 1er de Castille et Ferdinand II d’Aragon, la découverte du Nouveau Monde disparaissait de la Bibliothèque nationale de Catalogne à Barcelone. Pendant tout ce temps, le document original avait été remplacé par un faux. Oui, l’"Epistola Cristophori Colom de Insulis Indiae supra Gangem nuper inventis (Les îles de l'Inde au-delà du Gange)", publiée à Rome par Stephen Plannck en 1493, avait tout simplement été remplacée par un faux. On se souvient que Colomb croyait être arrivé aux Indes. Après sept ans d’une enquête incessante menée par les unités spéciales de la Garde civile espagnole, la lettre a pu être récupérée grâce aussi à l’aide du Service de l’immigration et des douanes des Etats-Unis, U.S. Immigration and Customs Enforcement, ICE.
Les précieux feuillets se trouvaient dans l’État du Delaware, chez un acheteur qui ignorait apparemment leur origine douteuse. Mercredi 6 juin 2018, ils ont été officiellement remis à l’ambassadeur d’Espagne à Washington. On ne connaît toujours pas le nom de l’audacieux malfaiteur qui a remplacé l’original par un faux à l’insu des responsables de la Bibliothèque nationale de Catalogne ni à quelle date cela s’est produit.
Jeudi 24 mai 2018 le personnel du musée des Beaux-Arts de la ville constatait la disparition d’un tableau de Paul Signac, "Le port de la Rochelle". Œuvre de 46,5x55cm datant de 1915, l’année où Signac est nommé peintre officiel de la Marine, et estimée à 1,5 million d'euros. La toile avait été découpée et il ne restait plus que le cadre retrouvé ailleurs. L'enquête a été confiée au SRPJ de Nancy et à l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels. Il semblerait que l’auteur du vol soit normalement entré dans le musée, se serait laissé enfermer et aurait volé la toile après la fermeture sans être surpris par le gardien de nuit. Il serait reparti par un accès réservé à l'administration.
Le tableau se trouvait hors de la zone des caméras de vidéosurveillance et n’était relié à aucun système de protection électronique pouvant déclencher une alarme… Il n’était pas non plus couvert par une société d’assurance. A la mairie on précise: "Sur le modèle de l’État, concernant ses propres collections, la Ville de Nancy est son propre assureur".
Plusieurs questions se posent, tout d’abord connaître le moment exact où le vol s’est produit. A-t-il eu lieu quelques minutes avant la découverte de la disparition de la toile? Ou bien s’agit-il de plusieurs heures ou davantage? Le voleur est-il un passionné d'art ou a-t-il agi pour un commanditaire?
"Le Port de la Rochelle" est une œuvre pointilliste du peintre néo-impressionniste, Paul Signac né à Paris le 11 novembre 1863 et mort dans la même ville le 15 août 1935. Le tableau fait partie du legs de 117 œuvres, peintures et sculptures, cédées en 1965 au musée des Beaux-Arts de Nancy par la veuve d'Henri Galilée.