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Média d'information international diffusé en podcast 🎙️
 

Une mise à la retraite qui passe mal  26/02/2018

Une mise à la retraite qui passe mal
Depuis 20 ans, Marie Dabadie était administratrice-secrétaire de l’académie Goncourt et elle va être obligée de quitter cette fonction. Ainsi en a décidé le docte aréopage qui l’emploie. Âgée de 74 ans, elle avait certainement atteint l'âge de la retraite mais ne s’imaginait pas encore abandonnant une mission exaltante.
Le jury (Bernard Pivot, Pierre Assouline, Tahar Ben Jelloun, Françoise Chandernagor, Philippe Claudel, Paule Constant, Didier Decoin, Virginie Despentes, Patrick Rambaud et Eric-Emmanuel Schmitt), a décidé de se séparer de cette fidèle collaboratrice à compter de juin 2018. Celle qui fut très proche d'Edmonde Charles Roux, morte le 20 janvier 2016, et présidente de l’académie Goncourt de 2002 à 2014, vit cette éviction comme "un coup de poing dans l'estomac". Bernard Pivot précise: "C’est une décision qui a été approuvée par l'ensemble de l'académie Goncourt lors de notre dernière réunion. (...) Nous n'avons rien à lui reprocher".
L’académie ne possédant aucun bureau, c’est depuis son appartement parisien que Marie Dabadie gère le quotidien, notamment contact avec les éditeurs, relations avec la presse et les ministères de tutelle et tenue du site Internet qu’elle a créé. Chaque premier mardi du mois, elle rejoint Bernard Pivot au restaurant Drouant, pour préparer l’ordre du jour de la réunion qui se conclut par un déjeuner rituel.
Marie Dabadie est la seule salariée de l’Académie, elle perçoit 3.000€ mensuels nets et touchera 1.500€ de retraite ainsi qu’une indemnité de 20.000€. Même si cela n’a rien à voir, on ne peut s’empêcher de remarquer que sur les dix membres de ce cénacle, cinq ont plus de 70 ans et un a largement dépassé les 80…

Changement de directeur musical au Metropolitan Opera  25/02/2018

Changement de directeur musical au Metropolitan Opera
Nommé en juin 2016, le chef québécois Yannick Nézet-Séguin ne devait prendre ses fonctions de directeur musical du Metropolitan Opera de New York qu'en 2020. "Devenir le directeur musical du Metropolitan Opera est pour moi la réalisation du rêve de toute ma vie", a-t-il confié. Et ce rêve se réalisera plus tôt que prévu à cause du retrait précipité de James Levine, directeur musical honoraire qui officiellement avait pris sa retraite en avril 2016 mais continuait à diriger. En effet, celui qui avait régné une quarantaine d’années sur l’orchestre de l'illustre maison, a été accusé d'agressions sexuelles en décembre 2017. Et il a été écarté sur la base de révélations publiées par le New York Times et le New York Postselon lesquelles plusieurs hommes se disaient avoir été victimes de harcèlements de la part de James Levine il y a quelques décennies…
De directeur musical désigné, Yannick Nézet-Séguin devient donc directeur effectif à partir de la saison 2018-2019.
Né le 6 mars 1975 à Montréal, il est acclamé dans le monde entier et assume la direction plusieurs ensembles, l’Orchestre métropolitain de Montréal depuis 2000, l’Orchestre philharmonique de Rotterdam depuis 2008 et l’Orchestre de Philadelphie depuis septembre 2012.

Académie pour le ladino  24/02/2018

Académie pour le ladino
L’Académie royale espagnole a annoncé le 20 février 2018 que des intellectuels espagnols et israéliens avaient approuvé la création d'une académie chargée de préserver le ladino, la langue des Juifs séfarades expulsés d'Espagne en 1492 par les Rois catholiques. Les historiens estiment que quelque 200.000 Juifs vivaient en Espagne à l'époque. Devant quitter le pays ou risquer la mort s'ils ne se convertissaient pas au christianisme, la plupart d’entre eux se sont installés en Italie, dans l'Empire ottoman ou en Afrique du nord. Dario Villanueva Prieto, président de la RAE, a précisé que l’accord visant "la constitution, dans l'État d'Israël, d'une Académie nationale du ladino" doit naturellement être validé par les autorités israéliennes. Il y a longtemps que des spécialistes de cette langue, appelée aussi judéo-espagnol, réclament la création de cette académie chargée de préserver le ladino. Langue toujours parlée par des descendants de ces séfarades expulsés d'Espagne, soit quelque 200.000 personnes, des gens âgés pour la plupart, la majorité vivent en Israël. Le ladino mêle l'ancien espagnol parlé au moment de l'expulsion à des éléments d’hébreu et d’autres langues, turc ottoman, l’arabe, l’araméen et quelques langues balkaniques.
En 2015, les députés espagnols ont voté une loi pour attribuer la nationalité espagnole aux descendants de ces séfarades expulsés en 1492, dans le but de réparer "une erreur historique".
Isaac Querub Caro, président de la fédération espagnole des Communautés juives, a qualifié le judéo-espagnol de "la langue que les mères ont utilisée pour bercer leurs bébés pendant plus de cinq siècles…"
Lorsqu’elle sera constituée, l’académie pourra demander son entrée dans l'Association des académies de la langue espagnole, laquelle a été créée à Mexico en 1951 et regroupe les académies de 22 pays hispanophones.

On a sans doute retrouvé un Degas dérobé en 2009  22/02/2018

On a sans doute retrouvé un Degas dérobé en 2009
Vendredi 16 février 2018, dans la soirée, des douaniers qui effectuaient un contrôle sur une aire de Ferrières en Seine-et-Marne, découvraient un tableau dans la soute d'un bus qui y était garé. Selon cette administration, il pourrait s’agir d’une œuvre d'Edgar Degas, dérobée le 31 décembre 2009, au musée Cantini de Marseille. On suppose qu’il s’agit des "Choristes", également appelé "Les Figurants", un pastel du maître, 32 sur 27 cm de 1877, prêté à Marseille par le musée d'Orsay pour une exposition intitulée "De la scène au tableau". Le tableau faisait partie de la vingtaine d’œuvres de Degas prêtées au musée Cantini pour cette circonstance. Estimé à 800.000€, il représente un groupe de choristes en costumes chantant sur une scène d'opéra.
A l’annonce de cette découverte de la douane, le musée d’Orsay s’est contenté de commenter: "C’est une belle histoire si effectivement ce sont nos "Choristes". Nous terminons l'expo Degas ce week-end à Orsay, c'est le centenaire de sa mort. Et en 2019, on aura une magnifique expo Degas à l'Opéra et ce tableau nous aurait manqué affreusement. Donc s'il était confirmé que c'est bien celui-ci, on en serait ravis".

Le Centre Pompidou de Málaga reconduit pour cinq ans  21/02/2018

Le Centre Pompidou de Málaga reconduit pour cinq ans
Mardi 20 février 2018, la municipalité de Málaga et Beaubourg ont renouvelé leur partenariat jusqu’en 2025. Il avait été inauguré le 28 mars 2015 par Mariano Rajoy, chef du gouvernement espagnol et Fleur Pellerin, ministre française de la culture. Construit en 2013, ce cube de verre à moitié enterré, situé près du port de plaisance a été baptisé El Cubo et a été présenté lors de son lancement comme un "laboratoire". Il propose deux parcours d’œuvres issues de la collection parisienne et a offert sept grandes expositions temporaires depuis son ouverture. Málaga a investi 7 millions d'euros pour cette construction et verse au Centre Pompidou environ 1,5 million d'euros annuels pour rémunérer le travail de conception des expositions et l'utilisation de son image. Depuis son ouverture, il a accueilli 500.000 visiteurs dans sa surface d’exposition de 2.000 m2 et un budget de 4 millions d'euros.
C’était la première implantation de Beaubourg à l'étranger et Serge Lasvignes, président de l’institution parisienne, a pu déclarer que "l'expérience du Centre Pompidou Málaga est réussie". Selon Francisco de la Torre Prados, maire de la cité andalouse de près de 600.000 habitants, "le Centre Pompidou a donné un coup de fouet important à Málaga en améliorant et en complétant son offre, tout en consolidant son statut de capitale culturelle, à l'échelle espagnole, européenne et mondiale". Avant d’ajouter: "Il ne faut pas s'endormir sur ses lauriers. C'est une aventure qui doit se poursuivre à tout moment. Il faut être créatif, saisir les attentes des partenaires et être à l'écoute des public".
La ville natale de Pablo Picasso possède quelques musées importants, le musée Picasso, le musée Carmen Thyssen consacré aux artistes du XIXe siècle et le Centre d'Art contemporain.
Un autre Centre Pompidou devrait ouvrir ses portes à Shanghai au printemps 2019 et un autre est prévu à Bruxelles en 2020.

Réapparition d’un dessin de Klimt  17/02/2018

Réapparition d’un dessin de Klimt
Un dessin de Gustav Klimt qui avait disparu du musée municipal de Linz, dans le Land de Haute-Autriche depuis plusieurs décennies, a été remis par les héritiers de celle qui l’avait volé. Cette secrétaire du musée l’avait caché dans un placard quand elle avait appris qu’il était recherché. Puis elle était partie en retraite en 1977. Le dessin "Zwei Liegende" ou "Deux femmes allongées" faisait partie d’un ensemble de quatre œuvres de Klimt et d’Egon Schiele prêté par Olga Jäger, une artiste locale décédée le 8 septembre 1965. Ses héritiers avaient demandé la restitution des œuvres en 1990. La direction du musée s’était alors rendu compte qu’elle ne les retrouvait plus. La ville de Linz, avait été condamnée en 2006 à verser 8,3 millions d'euros de dédommagement aux héritiers d'Olga Jäger, une somme que la municipalité a contestée par la suite, jugeant qu'il y avait prescription.
Décédée en décembre 2017, la secrétaire demandait dans son testament que "Zwei Liegende" soit restitué au musée, assurant qu’il lui avait été "offert" par le directeur de l’époque. La mairie a indiqué dans un communiqué: "La réapparition de ce dessin nous donne l’espoir que les trois autres œuvres puissent elles aussi être retrouvées". Elles sont d’Egon Schiele, une aquarelle "Jeune homme", un dessin "Couple" et une huile, "Tote Stadt (Ville morte)" qui avait été estimée à 7,5 millions d’euros par la justice.

Le prix du houmous flambe  13/02/2018

Le prix du houmous flambe
Les Britanniques amateurs de houmous vont payer plus cher ce plat populaire du Moyen-Orient. Hausse de 12% depuis le début de 2018. Ceci à cause d’une pénurie mondiale de pois chiches, c’est ce qu’a révélé ces jours derniers le New York Times. Cette hausse s’explique aussi par la demande croissante de houmous au Royaume-Uni. Cette pénurie de pois chiches résulte d’une autre année de sécheresse en Inde, principal pays producteur de cette légumineuse qui a dû se fournir ailleurs. Cette hausse dont parlent tous les magazines spécialisés est très au-dessus du taux d’inflation britannique de 2,7%, si l’on en croit les magazines The Grocer et Brand View.
Le houmous est entré dans l’alimentation de base britannique depuis les années 1990 et aujourd’hui il est devenu une industrie de plus de 100 millions de livres, quelque 113 millions d’euros, soit 50% de plus qu’il y a quatre ans. Selon les recherches de Kantar Worldpanel qui étudie les pratiques de consommation. Et la demande mondiale pour cette pâte de pois chiche mêlée de tahini, purée de sésame, a de multiples qualités nutritionnelles et elle devrait continuer à augmenter. Des scientifiques écossais et éthiopiens étudient la possibilité d’obtenir un pois chiche résistant à la sécheresse.
Il ne faut pas s’alarmer car aux États-Unis, les producteurs de pois chiches ont eu une récolte exceptionnelle en 2016 et celle de 2017 a été très correcte.

Découverte d’une mosaïque exceptionnelle en Israël  12/02/2018

Découverte d’une mosaïque exceptionnelle en Israël
Le 8 février 2018, des archéologues israéliens ont présenté une "rare et belle" mosaïque au sol datant de l’époque romaine. Elle a été découverte dans le port antique de Césarée, à 50 km au nord de Tel Aviv, fondé il y a 2030 ans par Hérode Ier le Grand, qui régnait sur la Judée. Cette mosaïque datée du 2e ou 3e siècle après J.-C. mesure 3,5m de large sur 8m de long, a précisé l’Autorité israélienne des Antiquités dans un communiqué. Ce qui fait dire à Uzi Ad, un des responsables des fouilles: "Nous avons découvert une mosaïque appartenant à un bâtiment romain datant de 18 siècles". Et il précise: "C’est une mosaïque de grande qualité et colorée représentant trois personnages", des hommes aisés revêtus de toges dont un est présenté de face et deux autres de profil, indique-t-il. Avant d’ajouter: "Des mosaïques du même genre peuvent être trouvées uniquement à Chypre et dans le nord de la Syrie. Nous n’avions jamais trouvé auparavant ce genre de mosaïque d’une telle qualité en Israël".
Selon l’Autorité des Antiquités, cette mosaïque se trouvait dans un bâtiment public ou une maison privée, "Si la mosaïque faisait partie d’une propriété privée, les personnages pourraient être les propriétaires. S’il s’agit d’un bâtiment public, il pourrait s’agir des donateurs de la mosaïque ou de membres du conseil de la ville".

Un train au tarif plus abordable  10/02/2018

Un train au tarif plus abordable
En France on connaît le TGV low-cost Ouigo, l’Espagne annonce qu’elle va aussi avoir le sien. En effet, la Renfe (Red nacional de los ferrocarriles españoles, Réseau national des chemins de fer espagnols), en mettra un en service entre Barcelone et Madrid à partir de 2019. Elle l’a ’baptisé Eva. Ce TGV low-cost proposera des tarifs moins élevés de 25% que les TGV classiques. Sur cet itinéraire, la Renfe pense ainsi faire gagner des parts de marché au train au détriment de l’avion et de la voiture.
Barcelone-Madrid est la ligne la plus fréquentée de la Renfe, 35 millions de voyageurs en 2017, soit une croissance de 7,6% du trafic avec plus de 4,1 millions de passagers, soit une part de marché de 65% par rapport à l'avion.
Les TGV Eva ne desserviront pas la gare centrale de Sants comme les TGV classiques, mais la gare d’El Prat de Llobregat à quelque km de Barcelone. Ceci afin que les voyageurs puissent prendre l’avion en correspondance.
La Renfe ne délivrera que des billets électroniques et le service à bord sera des plus réduits, une simple cafétéria, mais un réseau wifi sera accessible aux voyageurs.
Ce n’est qu’un début, la Renfe a déclaré qu'elle souhaitait étendre ce projet low-cost à d’autres lignes à grande vitesse dans les prochains mois.
Rappelons qu'en 2017, le train espagnol à grande vitesse, AVE (Alta velocidad española), a fêté son 25e anniversaire.

Des fraises au goût amer  09/02/2018

Des fraises au goût amer
Le 10 février 2018 paraîtra un livre dû à Chadia Arab, géographe et chercheuse au CNRS. Elle est spécialiste de la migration internationale. En 2009, elle a notamment publié un ouvrage, tiré de sa thèse, sur la circulation migratoire des "Aït Ayad" du Moyen Atlas, en Espagne, Italie et France.
Son dernier livre "Dames de fraises, doigts de fée", est consacré à l’enquête qu’elle a menée sur la migration saisonnière marocaine en Espagne. Elle analyse le programme de migration entre le Maroc et l’Union européenne lancé pour répondre aux besoins de main-d’œuvre et réguler les flux migratoires. A la fin des années 2000, des milliers de Marocaines sont ainsi parties travailler à la cueillette des fraises dans la province espagnole de Huelva. Sur près de 7.000 hectares elles cueillent près de 93% de la production espagnole. Les Marocaines ont été recrutées directement au Maroc, elles ont signé des contrats saisonniers, elles ont été choisies pour la précarité de leur situation et parce qu’elles ont des enfants qu’elles laissent et qui les contraindront à revenir au pays.
Chadia Arab démontre combien ces "Dames de fraises" sont les grandes oubliées de ce programme, mal rémunérées, mal logées. Pour ce faire, elle a étudié minutieusement les textes dans leurs moindres détails et démonté tous les rouages de cette pratique.

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