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Média d'information international diffusé en podcast 🎙️
 

Un décès qui fait ressurgir le passé  03/01/2018

Un décès qui fait ressurgir le passé
Vendredi 29 décembre 2017, María del Carmen Ramona Felipa de la Cruz Franco y Polo mourait à Madrid, des suites d’un cancer. Elle était la fille unique du couple Francisco Franco Bahamonde et María del Carmen Polo Martínez-Valdés son épouse. Elle était née le 14 septembre 1926 à Oviedo, son père âgé de 34 ans venait d’être nommé général de brigade, ce qui en faisait le plus jeune général d’Europe. Le 26 novembre 1975, le roi Juan Carlos Ier lui accordera les titres de duchesse de Franco et de grande d’Espagne. Le 10 avril 1950, elle avait épousé à Madrid Cristóbal Martínez Bordiú, 10e marquis de Villaverde, chirurgien de son état. Il fut le premier praticien espagnol à effectuer une transplantation cardiaque en septembre 1968. Ils eurent sept enfants. Le 8 mars 1972, leur fille aînée Carmen Martínez-Bordiú y Franco, épousait en la chapelle du palais du Pardo, à Madrid Alphonse de Bourbon. Leur second fils Louis de Bourbon duc d’Anjou, né le 25 avril 1974, dit Louis XX, chef de la maison de Bourbon, aîné de tous les Capétiens, est prétendant au trône de France.
Carmen Franco y Polo a toujours mené une vie discrète, contrairement à sa nombreuse descendance qui fait souvent les délices de la pensa rosa ou presse people. En 2008, elle avait cependant livré ses souvenirs à deux historiens, Jesús Palacios et Stanley G. Payne, ils les publièrent sous le titre "Franco, mi padre". Un volumineux ouvrage dans lequel elle ne cache pas son admiration et son amour pour son généralissime de père, décédé le 20 novembre 1975. Elle était d’ailleurs la présidente d'honneur de la Fondation nationale Francisco Franco, créée pour célébrer la mémoire du Caudillo. Tout récemment, la journaliste Nieves Herrero lui avait consacré une biographie, la première et l’unique, "Carmen".

Le cours de la vanille s’envole  02/01/2018

Le cours de la vanille s’envole
Des horticulteurs néerlandais pourraient avoir trouvé une méthode de culture de cette précieuse liane, loin de ses terres traditionnelles, dans des serres pourvues de haute technologie. Filip Van Noort, botaniste à l’Université agronomique de Wageningen, fait ainsi pousser papayes, poivre noir et cannabis médicinal. Mais le fleuron de ses cultures c’est la vanille, il est arrivé à en dominer le mécanisme de production, et le résultat s’appelle "Nethervanilla". 
C’est Madagascar qui produit plus de 80% de la production mondiale de la vanille et ceci malgré la concurrence d’autres pays tropicaux, Indonésie, Inde ou Papouasie-Nouvelle-Guinée. Cette culture y induit 200.000 emplois directs et en 2016, 1.600 tonnes de vanille ont été exportées pour quelque 700 millions d’euros. En 2013, le prix du kilo se négociait autour de 53€, quatre ans plus tard, il a atteint plus de 500€. Et cette flambée des prix a permis à des professionnels malgaches de s’enrichir en une seule récolte. C’est le cas à Antahala, centre de la production sur la côte orientale, où l’on croise des voitures luxueuses… Ce qui contraste singulièrement avec le niveau moyen… En mars dernier, le cyclone Enawo a endommagé 30% de la récolte annuelle, ce qui naturellement a contribué à raréfier la récolte, à en altérer la qualité et à renchérir le prix de cette épice. Un rapport de l'ONU indique que près de 430.000 personnes ont été déplacées et les pertes pour l'agriculture ont été de quelque 207 millions de dollars, principalement dans le secteur de la vanille. Aussi Filip Van Noort est-il optimiste: "La vanille que l’on développe aux Pays-Bas sera uniforme. Grâce à la production sous serre, on connaîtra à l'avance la quantité et la qualité du produit. C’est ce qu’apprécie n’importe quel industriel de l’agroalimentaire."

La compagnie Niki est fixée sur son sort  01/01/2018

La compagnie Niki est fixée sur son sort
Vendredi 29 décembre 2017, IAG, International Airlines Group, holding réunissant British Airways, Iberia, Vueling et Aer Lingus, a annoncé le rachat de Niki. La compagnie à bas coût autrichienne, filiale du transporteur Air Berlin, en faillite, a cessé ses activités en octobre 2017. IAG reprend Niki pour 20 millions d'euros et s'engage à verser à la compagnie quelque 16,5 millions d'euros de liquidités supplémentaires. Niki sera intégrée à Vueling, la compagnie à bas coûts d'IAG, et sera enregistrée en Autriche. Le groupe récupère 15 avions A320 et des créneaux d'atterrissage dans plusieurs aéroports européens, dont Vienne, Düsseldorf, Munich, Palma de Majorque et Zurich. Il s’engage également à reprendre 750 salariés de la compagnie disparue.
Willie Walsh, directeur général d'IAG, a déclaré: "Niki était l'actif le plus viable financièrement d'Air Berlin et sa spécialisation dans les voyages touristiques en fait le complément idéal pour Vueling". La Lufthansa avait renoncé en décembre à acquérir Niki craignant un veto des autorités de la concurrence.
Niki avait été fondée en 2003 par l'ancien champion de Formule 1 Niki Lauda et avait été acquise en totalité par Air Berlin en 2011 tout en conservant son nom. Comme plusieurs autres entités, Lauda avait soumis une offre pour la reprise de Niki mais c’est IAG qui l’a emporté.
Air Berlin a déjà vendu une bonne partie de ses avions à Lufthansa et va céder à easyJet certaines de ses activités à l'aéroport de Berlin-Tegel.

Sur les pas de Beethoven à Vienne  24/12/2017

Sur les pas de Beethoven à Vienne
On pourra peut-être s’en étonner, mais jusqu’à maintenant il n’y avait aucun musée consacré au grand compositeur dans la capitale autrichienne. Bien qu’il eût séjourné à Vienne 35 ans au cours de son existence. Né en 1770 à Bonn, Beethoven se rend à Vienne pour la première fois à l'âge de 17 ans pour étudier auprès de Mozart. Mais il doit repartir très vite pour se rendre au chevet de sa mère mourante. A 22 ans, il revint à Vienne comme élève de Joseph Haydn. Et il y restera jusqu'à sa mort le 26 mars 1827, 35 ans plus tard.
Ce musée est situé au N°6 de la Probusgasse dans le XIXe arrondissement actuel, à Heiligenstadt, ancien village viticole au nord de la ville. L’appartement qu’occupait Beethoven, c’était jusqu’à aujourd’hui un mémorial de 40 m2, c’est maintenant un immense musée de 265 m2. C’était une petite maison avec cour et jardin qui à l'origine avait été une boulangerie donnant sur la rue. Le musée comporte 14 pièces et l’exposition aborde de nombreux thèmes, histoire de la maison, déménagement de Beethoven de Bonn à Vienne, séjour à Heiligenstadt qui était à l’époque une station thermale très fréquentée, sans oublier la nature, la composition, l'argent, l'interprétation et son héritage.
C’est dans cette maison que le 6 octobre 1802, Beethoven a rédigé le célèbre "Testament de Heiligenstadt". Dans cette lettre à son frère, il évoque sa surdité, la peine qu’elle lui cause et son souci de fuir la société viennoise. Il ne l’envoya pas et on la retrouva après sa mort dans une armoire…

Les animaux espagnols acquièrent des droits  22/12/2017

Les animaux espagnols acquièrent des droits
Le Congrès espagnol a approuvé le projet de loi modifiant le statut juridique des animaux. Ils ne sont plus considérés comme un "bien meuble". Suivant en cela l’exemple de la France il y a deux ans. Les animaux étaient jusqu’à maintenant considérés comme des "biens matériels". Le 12 décembre 2017, le Congrès espagnol a décidé à l’unanimité de modifier ce régime juridique et d’inscrire l’état d’"être vivant doté de sensibilité". Selon Rafael Hernando, porte-parole du Parti populaire, l’objectif de cette réforme est de donner aux animaux "un rang différent" et "une meilleure protection". De plus, le groupe politique propose "une description positive similaire aux codes civils français et portugais" afin de différencier les animaux des personnes, des plantes ou des choses. En outre, il devrait prochainement être interdit d’étendre aux animaux les saisies des biens hypothéqués. L’application de cette réforme serait prévue pour juin 2018. C’est donc un grand succès pour les défenseurs des droits des animaux.
En France, c’est la Fondation 30 millions d’amis qui est à la base de la réforme de 2015 et on remarque qu’elle inspire d’autres pays. Le Québec, la Nouvelle-Zélande, l’Allemagne, l’Autriche et le Portugal ont aussi adopté des législations semblables. En avril 2017, la Wallonie a imposé une nouvelle catégorie juridique pour les animaux vus comme des êtres vivants doués de sensibilité et la Belgique songe à son application.

Le Goncourt en Espagne  18/12/2017

Le Goncourt en Espagne
L’Espagne rejoint les pays qui participent au Choix Goncourt. C’est en 1998 à l’Institut français de Cracovie qu’est née cette idée du Choix polonais, qui s’inspire du Prix Goncourt dans sa nature et ses objectifs. Depuis, d’autres pays ont rejoint cette initiative, la Belgique, la Suisse, l’Italie, la Serbie, la Slovénie, le Liban et la Tunisie. Ce projet visant à promouvoir la littérature française contemporaine, est organisé par le Bureau du livre, la Coopération éducative et la Coopération universitaire de l'Institut français d'Espagne. Y sont associés les départements de littérature française d'universités espagnoles de renom, telles Madrid, Barcelone, Grenade, Salamanque et Valladolid. Chacune sélectionne un étudiant, accompagné d'un enseignant référent pour constituer le jury présidé par l’écrivain et académicien espagnol Arturo Pérez Reverte. C’est la sélection d’auteurs établie par l'académie Goncourt qui sert de base aux délibérations, elles ont eu lieu le 13 décembre 2017, autour de S.E. Yves Saint-Geours, ambassadeur de France en Espagne.
Cette distinction est revenue à Alice Zeniter pour "L’art de perdre" édité chez Flammarion qui avait déjà reçu le Goncourt des Lycéens. Elle sera invitée en Espagne en 2018 et son livre y sera publié en espagnol, en 2019 aux éditions Salamandra. Alice Zeniter s’est imposée face à Yannick Haenel avec "Tiens ferme ta couronne" chez Gallimard, prix Médicis. A Véronique Olmi, pour "Bakhita" publié chez Albin Michel Prix du Roman Fnac 2017. A Éric Vuillard avec "L’Ordre du jour" chez Actes Sud / Tusquets, prix Goncourt.

Disparition de Christine Keeler  17/12/2017

Disparition de Christine Keeler
Elle a défrayé la chronique dans les années 1960 et causé le scandale connu sous le nom d'"affaire Profumo" dont le Royaume-Uni a mis longtemps à se remettre… John Profumo, ministre de la Guerre dut démissionner le 5 juin 1963, et cela fut une des causes de la chute du cabinet Macmillan le 19 octobre suivant.
Le 5 décembre 2017, Christine Keeler est morte à 75 ans d’une affection pulmonaire, au Princess Royal University Hospital à Locksbottom.
Née dans un milieu extrêmement modeste, elle avait essayé de sortir de sa condition en quittant le domicile familial à 15 ans et en rejoignant Londres. Elle tenta sa chance comme mannequin et danseuse dans les cabarets. C’est ainsi qu’elle rencontra en 1961 John Profumo. Ce n’est pas tant leur liaison qui scandalisa l’Angleterre mais le fait qu'au même moment, Christine Keeler en entretenait une autre avec le capitaine Yevgeny Ivanov, attaché naval à l’ambassade soviétique de Londres et par ailleurs agent du KGB. Le M15 britannique découvrit la double liaison de Christine au moment le plus critique de la guerre froide. L’enquête démontra cependant qu’aucun secret d’aucune sorte n’avait été divulgué mais le mal était fait.
Après sa démission, John Profumo travailla dans une association caritative de Londres. Christine Keeler continua sur sa lancée, fit même de la prison pour une affaire qui n’avait rien à voir puis s’assagit et écrivit des livres relatant sa vie de call-girl. Quant au capitaine Yevgeny Ivanov, il fut rappelé en Union soviétique.
Cette histoire a inspiré à Michael Caton-Jones le film "Scandal" sorti en 1989. Et une comédie musicale, "Stephen Ward" à Andrew Lloyd Webber en 2013. Ainsi qu’une série de la BBC annoncée pour 2018.

Un train nommé regret  14/12/2017

Un train nommé regret
Vendredi 8 décembre 2017, le dernier Intercités de nuit entre Paris et Nice partait et le lendemain le Nice-Paris effectuait son dernier voyage nocturne. Il ne restera donc plus en activité que deux trains de nuit, Paris-Briançon et Paris-Rodez-Latour de Carol.
La disparition de l’Intercité de nuit était programmée à cause de la mauvaise qualité du service et le déficit économique causé par ces trains (environ 100 millions d’euros en 2016, pour seulement 3% de voyageurs transportés). On a bien lancé une sorte d’appel d’offres pour trouver un repreneur, en vain.
Le Train bleu, appelé ainsi à cause de la couleur de ses wagons, avait été un lointain prédécesseur de l’Intercité de nuit sur la ligne Paris-Nice. Le premier trajet eut lieu en 1886, de Calais à Rome en passant par Paris et la Côte d’Azur. C’est à son bord que le couple Olivia de Havilland et Pierre Galante, proposa à Grace Kelly de visiter le Palais princier de Monaco. On connaît la suite… Parmi les illustres voyageurs de cette ligne prestigieuse, citons Churchill, Toscanini, Sacha Guitry, Louise de Vilmorin...
Ce Train bleu inspira un ballet en un acte à Bronislava Nijinska, sœur de Nijinski, créé par les Ballets russes à Paris, au Théâtre des Champs-Élysées le 20 juin 1924, musique de Darius Milhaud, livret de Jean Cocteau, décors d'Henri Laurens et costumes de Coco Chanel. Il fut aussi le décor de romans, nouvelles et films.
Seul le restaurant Le Train bleu, dans la gare de Lyon à Paris, rappelle cette heureuse époque des trains de luxe.

Une statue pleine de renseignements  13/12/2017

Une statue pleine de renseignements
En Castille, dans le village de Sotillo de la Ribera, province de Burgos, des restaurateurs de la société italienne Da Vinci Restauro travaillaient dans l'église Santa Águeda, Sainte-Agathe, quand ils ont fait une découverte des plus surprenantes. A l’intérieur de la statue en bois du Christ de la miséricorde, ils ont trouvé un document daté de 1777 et portant la signature de Joaquín Minguez, aumônier de la Cathédrale de Burgo de Osma, un localité de 5.000 habitants, à 80 km au sud-est de Sotillo de la Ribera. Si l’on en croit les deux feuillets, le sculpteur se nomme Manuel Bal, il est originaire de San Leonardo de Yagüe et la sculpture a été payée par Antonio Serrano y Mañero, curé de Santiago. Manuel Bal est également l’auteur de cinq autres statues de la même église. Joaquín Minguez donne une quantité d'informations sur la vie locale à cette époque, il évoque l'organisation administrative ainsi que "les cultures de blé, de seigle, d'orge et d'avoine". Il fait référence au vin, ce qui n’a rien d’étonnant car on est là au cœur d’une riche région viticole, actuellement A.O.C. Ribera del Duero. On apprend aussi que les maladies les plus courantes sont la fièvre typhoïde et le paludisme. Joaquín Minguez mentionne également: "La cour de justice est à Madrid. Nous avons le courrier et la gazette pour les nouvelles. L'Inquisition s'applique, et aucun reproche n'est adressé à l'église de Dieu". D’après le quotidien El Mundo, le but de ces documents dissimulés était d'être découverts plus tard… Ledit document a été envoyé à l'archevêché de Burgos. Une copie des deux feuillets sera remise dans la statue afin de respecter les volontés de Joaquín Minguez.

La fille cadette de Nijinski est morte  06/12/2017

La fille cadette de Nijinski est morte
La plus jeune fille du célèbre danseur et chorégraphe s’est éteinte à 97 ans jeudi 30 novembre 2017 à Tucson en Arizona. Elle était née à Vienne en juin 1920. Elle laisse une fille unique, Kinga. C’est le Canadien Christian Dumais-Lvowski, mandataire de la succession Nijinski qui a annoncé la nouvelle à Paris. Tamara était d'ailleurs à l'origine en 1991 de la Fondation Vaslav et Romola Nijinski. On l’avait vue à Paris en mai 2013 pour le 100e anniversaire du ballet "Le Sacre du Printemps".
Elle était la fille du danseur et de la Hongroise Romola de Pulszhy, fille d’Emilia Markus, comédienne de renom et Karoly de Pulszky qui fut directeur du musée des Beaux-Arts de Budapest. Nijinski l’avait épousée à Buenos Aires, au cours d’une tournée des Ballets russes le 10 septembre 1913. Tamara avait d’abord vécu à Paris avec sa mère et sa sœur aînée, Kyra née le 19 juin 1914 à Vienne qui fut danseuse et actrice et avait épousé le compositeur et chef d’orchestre Igor Markevitch. Ensuite, Tamara vit chez sa grand-mère maternelle à Budapest, puis elle gagne les États-Unis, après un passage à Montréal. Dans cette ville, elle avait créé un spectacle de marionnettes autour des ballets qu’avait dansés son père, notamment le mythique "Le Spectre de la rose".
En 1995, elle fait éditer une version non expurgée des "Cahiers" de Nijinski, écrits en 1918 alors que le danseur sombrait dans la folie, il mourra à Londres le 8 avril 1950. Il repose aux côtés de son épouse décédée le 9 septembre 1978 au cimetière parisien de Montmartre.

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