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Média d'information international diffusé en podcast 🎙️
 

Un peintre qui peut encore choquer  30/11/2017

Un peintre qui peut encore choquer
Le 31 octobre 1918 s’éteignait à Vienne le peintre Egon Schiele. A 28 ans, il était victime de la grippe espagnole. L’Autriche s’apprête à célébrer le centenaire de cette mort avec une grande rétrospective qui commencera le 23 février 2018 au Leopold Museum de Vienne, institution qui possède une importante collection des œuvres de l’artiste. Ce qui donne lieu à une grande campagne de la part de l'Office du tourisme. Des affiches représentant des reproductions des peintures de Schiele, notamment "L’Homme assis nu" datant de 1910 et "Fille aux bas orange" réalisé en 1914, devaient être apposées tant en Autriche qu’en Allemagne ou en Angleterre, à Londres, Hambourg et Cologne. Mais au dernier moment, les responsables anglais et allemands des lieux où devaient être apposées ces affiches ont été choqués par ce qu’elles montraient... On ne les a donc pas présentées. Ce qui a amené l’Autriche à s'en tirer avec humour et un sens aigu de la publicité. On a recouvert d’un bandeau les parties jugées litigieuses, il y est écrit: "Désolé! Ces toiles ont 100 ans mais c'est encore trop scandaleux? Pour tout voir, rendez-vous à Vienne"...
De nombreux musées de la capitale autrichienne célébreront en 2018 trois autres figures éminentes de la modernité viennoise décédées en 1918, Gustav Klimt, Koloman Moser et Otto Wagner.

De quoi est vraiment mort Chopin?  28/11/2017

De quoi est vraiment mort Chopin?
On se pose encore la question et naturellement quelques chercheurs veulent aussi en savoir davantage. Ils sont aidés en cela par le cœur du célèbre compositeur gardé dans un flacon de cristal rempli de liquide aidant à la conservation. Frédéric Chopin s’est éteint à Paris le 17 octobre 1849 et son décès a été attribué à la tuberculose, même si depuis 2008 on évoque d’autres causes. Il était né le 22 février 1810 à Zelazowa Wola près de Varsovie.
Des chercheurs polonais se sont donc penchés avec des techniques modernes sur le cœur de Chopin, placé dans un pilier de l’église Sainte-Croix de Varsovie. Selon le professeur Michal Witt, spécialiste de génétique moléculaire, il est hautement probable qu'il s'est agi de tuberculose. Les chercheurs n’ont pu examiner que des photos de haute résolution car les autorités ont interdit l'ouverture du flacon par crainte de voir son contenu définitivement perdu. Les conclusions seront publiées en février 2018 dans la revue American Journal of Medecine. Witt tient à indiquer que sans test ADN, il n'est pas possible d'exclure complètement la possibilité d’une mucoviscidose. On sait d’après des documents que Chopin adulte ne pesait pas plus de 40 kg pour 1m70, ce poids réduit est un symptôme de la mucoviscidose. "Mais la possibilité qu'il se soit agi de tuberculose plutôt que de mucoviscidose est de loin plus forte", selon Witt.
Frédéric Chopin a été enterré au cimetière parisien du Père-Lachaise, sa tombe est dominée depuis 1850 par une sculpture due à Auguste Clésinger, qui fut le mari de Solange, fille de George Sand et de son époux le baron Dudevant.

Une femme de poids  17/11/2017

Une femme de poids
Pesant 490 kg, cette Argentine de 32 ans a dû être conduite à l’hôpital et pour la faire sortir de chez elle les pompiers ont abattu les murs de son domicile. Pour son transport, si l’on en croit le quotidien Clarín, on l’avait laissée sur son lit installé sur un camion pourvu d’une sorte de grue, du service de la Sécurité civile. Isabella habite à Rosario dans la province de Santa Fe, à quelque 340 km au nord de Buenos Aires. Cette malheureuse femme vit prostrée depuis de nombreuses années, son corps est presque complètement insensible et ses jambes sont couvertes de tumeurs, conséquence de son extrême obésité. Isabella révèle qu’elle a toujours été grosse, qu’elle a dû abandonner l’école du fait de la discrimination dont elle était l’objet. Ce qui ne l’a pas empêchée de reprendre plus tard des études "pour devenir quelqu’un dans la vie", mais ce ne fut pas possible. "Je veux être soignée et vivre", supplia-t-elle avant d’entrer à l’hôpital provincial de Rosario. Il y a huit ans elle pesait 130 kg puis son père mourut et ce fut la dépression...

Une vente historique  16/11/2017

Une vente historique
Le 14 novembre 2017, il y avait foule à Genève dans le hall de l'hôtel Four Seasons Les Bergues, au bord du lac. A 18h30, dans une salle comble, Christie’s commence l'une des plus prestigieuses ventes de joyaux de l'année. Plus de 200 lots, des pierres d’exception, des parures signées de grands noms tels Cartier, Bulgari, Van Cleef & Arpels. Et parmi ces pièces extraordinaires le "Grand Mazarin". Selon François Curiel, président de Christie's pour l'Europe et l'Asie, "ce diamant est un témoin unique de l'histoire de France". Lorsque le cardinal Mazarin meurt le 9 mars 1661, il le lègue par testament à Louis XIV et il fait alors partie des Joyaux de la Couronne de France, il y restera pendant 250 ans. C'est une pierre de 19,07 carats, rose clair. Et François Curiel d’ajouter: "Au cours de ses 250 ans au sein du trésor français, il a illuminé les joyaux de quatre rois, quatre reines, deux empereurs et deux impératrices, à commencer par le Roi Soleil". Cette pierre extraite des anciennes mines de Golconde, en Inde, dans l’état actuel du Telangana, passera par la suite de Napoléon à Louis XVIII, puis à Napoléon III et à l'impératrice Eugénie. Elle sera mise aux enchères lors de la célèbre vente des Bijoux de la Couronne qui eut lieu dans la salle des États au Louvre, en neuf séances, du 12 au 23 mai 1887. Frédéric Boucheron l'acquiert et la revend au Baron von Derwies. Elle finit chez un collectionneur privé. On ne la revoit que lors d'une exposition au Musée du Louvre en 1962.
A Genève, le "Grand Mazarin" a été vendu 14,4 millions de francs suisses, soit quelque 12,3 millions d'euros, doublant son estimation basse qui était de six millions de francs suisses. 

A la recherche du crâne de Goya  13/11/2017

A la recherche du crâne de Goya
Francisco José de Goya y Lucientes est mort dans la nuit du 15 au 16 avril 1828 à Bordeaux où il vivait en exil depuis 1824, fuyant l’absolutisme de Fernando VII. Ses obsèques eurent lieu à l’église Notre-Dame et il est enterré au cimetière de la Chartreuse. En 1899, sur demande du gouvernement espagnol, ses restes ont été transférés à l’ermitage de San Antonio de la Florida à Madrid. C’est à l’occasion de ce transfert que l’on se rendit compte que le crâne avait disparu. Dans l'acte d'exhumation de l'Académie de Bordeaux, on peut lire: "La tête de Goya avait disparu, une main sacrilège l'aurait-elle subtilisée? Où? Quand et comment?" Une hypothèse généralement admise est que Goya aurait offert son crâne à un ami médecin bordelais qui pratiquait la phrénologie fort à la mode dans ces années-là. On pense que le crâne de l’artiste, une fois terminée son exploration, a dû rester sur une étagère de l’Université. Alors que le 17 avril 1928, on célébrait à Saragosse le centenaire de la mort de Goya, un universitaire annonça qu’on avait découvert un petit tableau du peintre espagnol Fierros, au dos duquel on pouvait lire "Crâne de Goya - 1849". On raconte même que le fils de Fierros, étudiant en médecine, l'aurait brisé au cours de ses expériences. Ce qui n’explique cependant pas comment le crâne aurait pu être subtilisé.
La dernière fois qu’on l’a vu, c’était en 1955 à Bordeaux, au marché aux puces de la place Meriadeck qui n’existe plus. Il semble que le crâne serait arrivé au café situé en face de l’Université. En 1955, l’établissement ferme. Aujourd’hui, tout a été détruit, mais selon le journaliste Jacques Rouhaud, le crâne du peintre "doit être toujours là, quelque part, vraisemblablement dans le quartier des Capucins. Ce serait formidable d’arriver à le retrouver. Le nom de Goya doit y être écrit à l’encre noire"

Une découverte surprenante  10/11/2017

Une découverte surprenante
C’est au Nelson-Atkum of art de Kansas City dans le Missouri qu’elle a eu lieu. Les responsables dudit musée examinaient au microscope "Les Oliviers", une toile de Vincent Van Gogh peinte en 1889, quand ils ont aperçu une sauterelle coincée dans le coin inférieur gauche du tableau et noyée dans la peinture. Mary Schafer, restauratrice au musée, précise: "J’essayais de comprendre la construction de l'œuvre en étudiant ses différentes couches, et c'est comme ça que j'ai trouvé le corps de cette petite sauterelle". Une "manière marrante", selon elle, de jeter un regard neuf sur le travail de l’artiste. Cette découverte nous rappelle les techniques propres à Van Gogh. Le peintre avait l’habitude de peindre en extérieur. C'est donc ainsi que poussières, terre, sable, brindilles ou insectes pouvaient arriver sur la toile. D’ailleurs, Vincent Van Gogh dans une lettre adressée à son frère Théo en 1885 écrivait: "J'ai dû ramasser une centaine de mouches sur les quatre canevas que tu vas recevoir, sans parler de la poussière et du sable". Michael Engel, paléo-entomologiste, conservateur en chef et professeur à l'Université du Kansas, a quant à lui indiqué qu'aucun signe ne permettait de déceler un mouvement autour de l'insecte. C’est pour lui la preuve que l'insecte, sans abdomen ni thorax, était déjà mort et desséché lorsqu'il est arrivé sur la toile humide. Des responsables du musée de Kansas City ont commencé de nouvelles recherches avec rayons x, microscopes et ultraviolets sur les 104 œuvres françaises du fonds. La conservatrice voudrait analyser les restes de la sauterelle pour avoir de nouvelles informations sur la période exacte où l’œuvre a été réalisée. Julián Zugazagoitia, directeur du Nelson-Atkum of art, a déclaré que "Les Oliviers" est très apprécié au musée et cette découverte ajoutait donc quelques chose. Les 18 tableaux de la série peinte à Saint-Rémy de Provence en 1889 est l'une des plus célèbres de Van Gogh. Le peintre mourra quelques mois plus tard, le 29 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise.

"L’enlèvement au sérail" bientôt au nouvel Opéra d’Istanbul?  08/11/2017

"L’enlèvement au sérail" bientôt au nouvel Opéra d’Istanbul?
Pourquoi pas? Lundi 6 novembre 2017, le président turc Erdoğan inaugurait le lancement d'un projet d'une salle de spectacles pour cette métropole de 18 millions d’habitants. Elle devrait être construite à la place du Centre culturel Atatürk. Le président souhaite que ce projet soit le symbole de la Turquie moderne. Ouvert au public au premier trimestre 2019, le futur Opéra devrait accueillir 2.500 personnes. Mais la démolition annoncée du Centre culturel dédié à la mémoire de Mustafa Kemal Atatürk, fondateur de la République Turque le 29 octobre 1923, passe pour être une provocation du pouvoir en place dans un pays où tout ce qui concerne la mémoire du Ghazi suscite toujours des réactions passionnées.
Certains pensent qu’au lieu d'une destruction, l'ancien AKM pouvant accueillir 1.307 spectateurs, aurait pu être rénové. L’architecte chargé du projet est le fils de celui qui a construit le bâtiment d'origine, ce qui pourrait apaiser les esprits et Erdoğan voudrait montrer ainsi que ce projet "ne tourne pas le dos à l'histoire". Ravagé par un incendie en 1970, l’édifice a été reconstruit et a rouvert en 1978. Il a été fermé en 2008 pour rénovation. Les travaux n'ont jamais été réalisés. La plupart des compagnies d'opéra et de ballet se produisent depuis au Süreyya Operasi, splendide bâtiment de 1927 mais qui ne dispose que de 570 places.
L’Ordre des architectes turcs d’Istanbul n’est pas d’accord. Son responsable estime que "l'AKM est un héritage culturel qui doit être protégé". Cette place Taksim, sur laquelle serait érigé le nouvel Opéra, joue un grand rôle dans la vie stambouliote, c’est là qu’ont lieu les manifestations politiques. C'est aussi là que se trouve le "Monument de la République", sculpture monumentale à la gloire du "père des Turcs" érigé en 1928.

Un éléphant peu ordinaire  06/11/2017

Un éléphant peu ordinaire
Samedi 4 novembre 2017, a eu lieu à Budapest une vente aux enchères peu banale. Un cirque hongrois mettait en vente trois œuvres d'un éléphant indien. Elles ont été vendues chacune environ 130€. Sandra, âgée de 42 ans peint avec sa trompe et "simplement par plaisir", selon son propriétaire, le directeur de cirque et acrobate à cheval Florian Richter. On dit que des lignes de couleur s'entrecroisent sur les toiles de Sandra et ressemblent à des rivières. Par ailleurs, un portrait de l'éléphant réalisé par un peintre hongrois a été vendu quelque 840€. Toutes ces sommes seront versées à un sanctuaire pour éléphants en Malaisie. 
Selon Florian Richter, Sandra ne peint que quand elle en a envie. Elle a reçu un pinceau et s’est mise à peindre. Le propriétaire ajoute: "Je ne l'aide qu'en changeant les pinceaux, ou en les plaçant dans la peinture... Elle fait plus ou moins le reste d'elle-même"

Même si les deux affaires n’ont qu’un mince rapport, on ne peut que rappeler la toile "Et le soleil s’endormit sur l’Adriatique", signée Joachim-Raphaël Boronali, anagramme d'Aliboron, nom traditionnel d'âne. En 1910, une joyeuse bande d’artistes de Montmartre avait voulu se moquer des critiques et du snobisme du monde de l’art. On utilisa la queue de l’âne Lolo qui appartenait au propriétaire du célèbre cabaret Le lapin agile. L’animal était stimulé avec des carottes et des feuilles de tabac… Le tableau figura au Salon des indépendants de 1910 à Paris. On avait alors cru à l’apparition d’un nouveau jeune peintre italien qui signait même un "Manifeste de l’excessivisme: L’excès en tout est un défaut, a dit un âne. Tout au contraire, nous proclamons que l’excès est une force". Un amateur d’art avait acheté le tableau qui fut exposé à Milly-la-forêt. On a pu le voir au Grand Palais à Paris du 2 mars au 4 juillet 2016, dans le cadre de l’exposition "Carambolages".

Liaison dangereuse  04/11/2017

Liaison dangereuse
Dangereuse, elle l’est pour le metteur en scène russe Alexeï Outchitel dont le film "Matilda" a bien failli ne pas sortir. Il est cependant sorti le 26 octobre 2017, mais la sécurité a dû être renforcée dans les cinémas où il est projeté car ils avaient reçu de nombreuses menaces. Le film relate l’idylle du futur tsar Nicolas II avec la danseuse Mathilde Kschessinska du théâtre Mariinsky de Saint-Petersbourg. Cette liaison n’a duré que quelques mois et était terminée quand Nicolas épouse Alix de Hesse-Darmstadt, petite-fille de la reine Victoria et future Alexandra Féodorovna. Par la suite, Mathilde Kschessinska a eu une liaison avec le grand-duc Serge, avant d’épouser le 30 janvier 1921 à Cannes, le grand-duc André cousin du tsar. Morte à Paris le 6 décembre 1971 à près de 100 ans, elle est enterrée au cimetière orthodoxe de Sainte-Geneviève-des-Bois près de Paris. Présenté au Festival international de la télévision à Cannes où il a fait partie des 12 finalistes, "Matilda" n’a pas l’heur de plaire à tout le monde et surtout pas aux orthodoxes traditionalistes. Lesquels trouvent que le film donne une image "indécente" du dernier tsar. Pour d’autres, l’histoire est calomnieuse et ternit l’image de celui qui est considéré comme un martyr. Des proches de la maison impériale qualifient le film de "blasphématoire". Quant aux musulmans, ils soutiennent que "Matilda" pourrait choquer la "sensibilité des croyants". A Moscou, il y a eu sept arrestations après la première de "Matilda". Déjà, en septembre 2017, quatre personnes avaient été arrêtées, elles étaient soupçonnées d'avoir incendié une voiture près de l'appartement moscovite de l'avocat du réalisateur. Précédemment, un cocktail Molotov avait été lancé à l'intérieur du studio de cinéma d'Alexeï Outchitel à Saint-Pétersbourg. Et un cinéma avait été incendié à Ekatérinbourg, cette ville de l'Oural où la famille impériale avait été exécutée le 17 juillet 1918.

Un sous-préfet amateur d'art  03/11/2017

Un sous-préfet amateur d'art
Mardi 31 octobre 2017 Hugues Malecki ancien sous-préfet de Brioude (Haute-Loire, France) aurait dû comparaître devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay. Mais son procès a été renvoyé au 20 mars 2018. Un simple problème de procédure en est la cause: "Il n'a pas été cité dans le délai". Malecki disposera donc de temps supplémentaire pour expliquer comment un tableau appartenant au mobilier national, a été remplacé par une copie dans les salons de la sous-préfecture de Brioude. Le haut fonctionnaire, suspendu de ses fonctions à titre conservatoire, est soupçonné de s’être approprié une huile sur toile "Dahlias" de Nathalie Gontcharoff, artiste russe naturalisée française (1881-1962).
En 2014, une institution culturelle nationale réclame l’œuvre pour une exposition et les services de l'État notent l'aspect trop neuf de cette toile, supposée être peinte dans les années 1940, et de son cadre. Ils découvrent aussi que ce même tableau a été vendu à Londres par Sotheby's en mai 2012 pour quelque 131.000€.
L’enquête de l'Office central de lutte contre le trafic de biens culturels conduit à Hugues Malecki. En 2012, il avait vendu la toile pour moins de 12.000€ à un collectionneur sur Internet. Quelques mois plus tard, ce dernier la cédait à son tour aux enchères. L’État français a dernièrement évalué cette œuvre à 900.000€.
Hugues Malecki, officier vétérinaire dans l'armée avait intégré plus tard la fonction publique d'État et il venait juste de prendre ses fonctions de secrétaire général pour les Affaires régionales de la préfecture de Normandie lorsqu'il a été mis en examen, en février 2016. Il a ensuite été placé sous contrôle judiciaire.

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