Elle a défrayé la chronique dans les années 1960 et causé le scandale connu sous le nom d'"affaire Profumo" dont le Royaume-Uni a mis longtemps à se remettre… John Profumo, ministre de la Guerre dut démissionner le 5 juin 1963, et cela fut une des causes de la chute du cabinet Macmillan le 19 octobre suivant.
Le 5 décembre 2017, Christine Keeler est morte à 75 ans d’une affection pulmonaire, au Princess Royal University Hospital à Locksbottom.
Née dans un milieu extrêmement modeste, elle avait essayé de sortir de sa condition en quittant le domicile familial à 15 ans et en rejoignant Londres. Elle tenta sa chance comme mannequin et danseuse dans les cabarets. C’est ainsi qu’elle rencontra en 1961 John Profumo. Ce n’est pas tant leur liaison qui scandalisa l’Angleterre mais le fait qu'au même moment, Christine Keeler en entretenait une autre avec le capitaine Yevgeny Ivanov, attaché naval à l’ambassade soviétique de Londres et par ailleurs agent du KGB. Le M15 britannique découvrit la double liaison de Christine au moment le plus critique de la guerre froide. L’enquête démontra cependant qu’aucun secret d’aucune sorte n’avait été divulgué mais le mal était fait.
Après sa démission, John Profumo travailla dans une association caritative de Londres. Christine Keeler continua sur sa lancée, fit même de la prison pour une affaire qui n’avait rien à voir puis s’assagit et écrivit des livres relatant sa vie de call-girl. Quant au capitaine Yevgeny Ivanov, il fut rappelé en Union soviétique.
Cette histoire a inspiré à Michael Caton-Jones le film "Scandal" sorti en 1989. Et une comédie musicale, "Stephen Ward" à Andrew Lloyd Webber en 2013. Ainsi qu’une série de la BBC annoncée pour 2018.
Vendredi 8 décembre 2017, le dernier Intercités de nuit entre Paris et Nice partait et le lendemain le Nice-Paris effectuait son dernier voyage nocturne. Il ne restera donc plus en activité que deux trains de nuit, Paris-Briançon et Paris-Rodez-Latour de Carol.
La disparition de l’Intercité de nuit était programmée à cause de la mauvaise qualité du service et le déficit économique causé par ces trains (environ 100 millions d’euros en 2016, pour seulement 3% de voyageurs transportés). On a bien lancé une sorte d’appel d’offres pour trouver un repreneur, en vain.
Le Train bleu, appelé ainsi à cause de la couleur de ses wagons, avait été un lointain prédécesseur de l’Intercité de nuit sur la ligne Paris-Nice. Le premier trajet eut lieu en 1886, de Calais à Rome en passant par Paris et la Côte d’Azur. C’est à son bord que le couple Olivia de Havilland et Pierre Galante, proposa à Grace Kelly de visiter le Palais princier de Monaco. On connaît la suite… Parmi les illustres voyageurs de cette ligne prestigieuse, citons Churchill, Toscanini, Sacha Guitry, Louise de Vilmorin...
Ce Train bleu inspira un ballet en un acte à Bronislava Nijinska, sœur de Nijinski, créé par les Ballets russes à Paris, au Théâtre des Champs-Élysées le 20 juin 1924, musique de Darius Milhaud, livret de Jean Cocteau, décors d'Henri Laurens et costumes de Coco Chanel. Il fut aussi le décor de romans, nouvelles et films.
Seul le restaurant Le Train bleu, dans la gare de Lyon à Paris, rappelle cette heureuse époque des trains de luxe.
En Castille, dans le village de Sotillo de la Ribera, province de Burgos, des restaurateurs de la société italienne Da Vinci Restauro travaillaient dans l'église Santa Águeda, Sainte-Agathe, quand ils ont fait une découverte des plus surprenantes. A l’intérieur de la statue en bois du Christ de la miséricorde, ils ont trouvé un document daté de 1777 et portant la signature de Joaquín Minguez, aumônier de la Cathédrale de Burgo de Osma, un localité de 5.000 habitants, à 80 km au sud-est de Sotillo de la Ribera. Si l’on en croit les deux feuillets, le sculpteur se nomme Manuel Bal, il est originaire de San Leonardo de Yagüe et la sculpture a été payée par Antonio Serrano y Mañero, curé de Santiago. Manuel Bal est également l’auteur de cinq autres statues de la même église. Joaquín Minguez donne une quantité d'informations sur la vie locale à cette époque, il évoque l'organisation administrative ainsi que "les cultures de blé, de seigle, d'orge et d'avoine". Il fait référence au vin, ce qui n’a rien d’étonnant car on est là au cœur d’une riche région viticole, actuellement A.O.C. Ribera del Duero. On apprend aussi que les maladies les plus courantes sont la fièvre typhoïde et le paludisme. Joaquín Minguez mentionne également: "La cour de justice est à Madrid. Nous avons le courrier et la gazette pour les nouvelles. L'Inquisition s'applique, et aucun reproche n'est adressé à l'église de Dieu". D’après le quotidien El Mundo, le but de ces documents dissimulés était d'être découverts plus tard… Ledit document a été envoyé à l'archevêché de Burgos. Une copie des deux feuillets sera remise dans la statue afin de respecter les volontés de Joaquín Minguez.
La plus jeune fille du célèbre danseur et chorégraphe s’est éteinte à 97 ans jeudi 30 novembre 2017 à Tucson en Arizona. Elle était née à Vienne en juin 1920. Elle laisse une fille unique, Kinga. C’est le Canadien Christian Dumais-Lvowski, mandataire de la succession Nijinski qui a annoncé la nouvelle à Paris. Tamara était d'ailleurs à l'origine en 1991 de la Fondation Vaslav et Romola Nijinski. On l’avait vue à Paris en mai 2013 pour le 100e anniversaire du ballet "Le Sacre du Printemps".
Elle était la fille du danseur et de la Hongroise Romola de Pulszhy, fille d’Emilia Markus, comédienne de renom et Karoly de Pulszky qui fut directeur du musée des Beaux-Arts de Budapest. Nijinski l’avait épousée à Buenos Aires, au cours d’une tournée des Ballets russes le 10 septembre 1913. Tamara avait d’abord vécu à Paris avec sa mère et sa sœur aînée, Kyra née le 19 juin 1914 à Vienne qui fut danseuse et actrice et avait épousé le compositeur et chef d’orchestre Igor Markevitch. Ensuite, Tamara vit chez sa grand-mère maternelle à Budapest, puis elle gagne les États-Unis, après un passage à Montréal. Dans cette ville, elle avait créé un spectacle de marionnettes autour des ballets qu’avait dansés son père, notamment le mythique "Le Spectre de la rose".
En 1995, elle fait éditer une version non expurgée des "Cahiers" de Nijinski, écrits en 1918 alors que le danseur sombrait dans la folie, il mourra à Londres le 8 avril 1950. Il repose aux côtés de son épouse décédée le 9 septembre 1978 au cimetière parisien de Montmartre.
Le 31 octobre 1918 s’éteignait à Vienne le peintre Egon Schiele. A 28 ans, il était victime de la grippe espagnole. L’Autriche s’apprête à célébrer le centenaire de cette mort avec une grande rétrospective qui commencera le 23 février 2018 au Leopold Museum de Vienne, institution qui possède une importante collection des œuvres de l’artiste. Ce qui donne lieu à une grande campagne de la part de l'Office du tourisme. Des affiches représentant des reproductions des peintures de Schiele, notamment "L’Homme assis nu" datant de 1910 et "Fille aux bas orange" réalisé en 1914, devaient être apposées tant en Autriche qu’en Allemagne ou en Angleterre, à Londres, Hambourg et Cologne. Mais au dernier moment, les responsables anglais et allemands des lieux où devaient être apposées ces affiches ont été choqués par ce qu’elles montraient... On ne les a donc pas présentées. Ce qui a amené l’Autriche à s'en tirer avec humour et un sens aigu de la publicité. On a recouvert d’un bandeau les parties jugées litigieuses, il y est écrit: "Désolé! Ces toiles ont 100 ans mais c'est encore trop scandaleux? Pour tout voir, rendez-vous à Vienne"...
De nombreux musées de la capitale autrichienne célébreront en 2018 trois autres figures éminentes de la modernité viennoise décédées en 1918, Gustav Klimt, Koloman Moser et Otto Wagner.
On se pose encore la question et naturellement quelques chercheurs veulent aussi en savoir davantage. Ils sont aidés en cela par le cœur du célèbre compositeur gardé dans un flacon de cristal rempli de liquide aidant à la conservation. Frédéric Chopin s’est éteint à Paris le 17 octobre 1849 et son décès a été attribué à la tuberculose, même si depuis 2008 on évoque d’autres causes. Il était né le 22 février 1810 à Zelazowa Wola près de Varsovie.
Des chercheurs polonais se sont donc penchés avec des techniques modernes sur le cœur de Chopin, placé dans un pilier de l’église Sainte-Croix de Varsovie. Selon le professeur Michal Witt, spécialiste de génétique moléculaire, il est hautement probable qu'il s'est agi de tuberculose. Les chercheurs n’ont pu examiner que des photos de haute résolution car les autorités ont interdit l'ouverture du flacon par crainte de voir son contenu définitivement perdu. Les conclusions seront publiées en février 2018 dans la revue American Journal of Medecine. Witt tient à indiquer que sans test ADN, il n'est pas possible d'exclure complètement la possibilité d’une mucoviscidose. On sait d’après des documents que Chopin adulte ne pesait pas plus de 40 kg pour 1m70, ce poids réduit est un symptôme de la mucoviscidose. "Mais la possibilité qu'il se soit agi de tuberculose plutôt que de mucoviscidose est de loin plus forte", selon Witt.
Frédéric Chopin a été enterré au cimetière parisien du Père-Lachaise, sa tombe est dominée depuis 1850 par une sculpture due à Auguste Clésinger, qui fut le mari de Solange, fille de George Sand et de son époux le baron Dudevant.
Pesant 490 kg, cette Argentine de 32 ans a dû être conduite à l’hôpital et pour la faire sortir de chez elle les pompiers ont abattu les murs de son domicile. Pour son transport, si l’on en croit le quotidien Clarín, on l’avait laissée sur son lit installé sur un camion pourvu d’une sorte de grue, du service de la Sécurité civile. Isabella habite à Rosario dans la province de Santa Fe, à quelque 340 km au nord de Buenos Aires. Cette malheureuse femme vit prostrée depuis de nombreuses années, son corps est presque complètement insensible et ses jambes sont couvertes de tumeurs, conséquence de son extrême obésité. Isabella révèle qu’elle a toujours été grosse, qu’elle a dû abandonner l’école du fait de la discrimination dont elle était l’objet. Ce qui ne l’a pas empêchée de reprendre plus tard des études "pour devenir quelqu’un dans la vie", mais ce ne fut pas possible. "Je veux être soignée et vivre", supplia-t-elle avant d’entrer à l’hôpital provincial de Rosario. Il y a huit ans elle pesait 130 kg puis son père mourut et ce fut la dépression...
Le 14 novembre 2017, il y avait foule à Genève dans le hall de l'hôtel Four Seasons Les Bergues, au bord du lac. A 18h30, dans une salle comble, Christie’s commence l'une des plus prestigieuses ventes de joyaux de l'année. Plus de 200 lots, des pierres d’exception, des parures signées de grands noms tels Cartier, Bulgari, Van Cleef & Arpels. Et parmi ces pièces extraordinaires le "Grand Mazarin". Selon François Curiel, président de Christie's pour l'Europe et l'Asie, "ce diamant est un témoin unique de l'histoire de France". Lorsque le cardinal Mazarin meurt le 9 mars 1661, il le lègue par testament à Louis XIV et il fait alors partie des Joyaux de la Couronne de France, il y restera pendant 250 ans. C'est une pierre de 19,07 carats, rose clair. Et François Curiel d’ajouter: "Au cours de ses 250 ans au sein du trésor français, il a illuminé les joyaux de quatre rois, quatre reines, deux empereurs et deux impératrices, à commencer par le Roi Soleil". Cette pierre extraite des anciennes mines de Golconde, en Inde, dans l’état actuel du Telangana, passera par la suite de Napoléon à Louis XVIII, puis à Napoléon III et à l'impératrice Eugénie. Elle sera mise aux enchères lors de la célèbre vente des Bijoux de la Couronne qui eut lieu dans la salle des États au Louvre, en neuf séances, du 12 au 23 mai 1887. Frédéric Boucheron l'acquiert et la revend au Baron von Derwies. Elle finit chez un collectionneur privé. On ne la revoit que lors d'une exposition au Musée du Louvre en 1962.
A Genève, le "Grand Mazarin" a été vendu 14,4 millions de francs suisses, soit quelque 12,3 millions d'euros, doublant son estimation basse qui était de six millions de francs suisses.
Francisco José de Goya y Lucientes est mort dans la nuit du 15 au 16 avril 1828 à Bordeaux où il vivait en exil depuis 1824, fuyant l’absolutisme de Fernando VII. Ses obsèques eurent lieu à l’église Notre-Dame et il est enterré au cimetière de la Chartreuse. En 1899, sur demande du gouvernement espagnol, ses restes ont été transférés à l’ermitage de San Antonio de la Florida à Madrid. C’est à l’occasion de ce transfert que l’on se rendit compte que le crâne avait disparu. Dans l'acte d'exhumation de l'Académie de Bordeaux, on peut lire: "La tête de Goya avait disparu, une main sacrilège l'aurait-elle subtilisée? Où? Quand et comment?" Une hypothèse généralement admise est que Goya aurait offert son crâne à un ami médecin bordelais qui pratiquait la phrénologie fort à la mode dans ces années-là. On pense que le crâne de l’artiste, une fois terminée son exploration, a dû rester sur une étagère de l’Université. Alors que le 17 avril 1928, on célébrait à Saragosse le centenaire de la mort de Goya, un universitaire annonça qu’on avait découvert un petit tableau du peintre espagnol Fierros, au dos duquel on pouvait lire "Crâne de Goya - 1849". On raconte même que le fils de Fierros, étudiant en médecine, l'aurait brisé au cours de ses expériences. Ce qui n’explique cependant pas comment le crâne aurait pu être subtilisé.
La dernière fois qu’on l’a vu, c’était en 1955 à Bordeaux, au marché aux puces de la place Meriadeck qui n’existe plus. Il semble que le crâne serait arrivé au café situé en face de l’Université. En 1955, l’établissement ferme. Aujourd’hui, tout a été détruit, mais selon le journaliste Jacques Rouhaud, le crâne du peintre "doit être toujours là, quelque part, vraisemblablement dans le quartier des Capucins. Ce serait formidable d’arriver à le retrouver. Le nom de Goya doit y être écrit à l’encre noire".
C’est au Nelson-Atkum of art de Kansas City dans le Missouri qu’elle a eu lieu. Les responsables dudit musée examinaient au microscope "Les Oliviers", une toile de Vincent Van Gogh peinte en 1889, quand ils ont aperçu une sauterelle coincée dans le coin inférieur gauche du tableau et noyée dans la peinture. Mary Schafer, restauratrice au musée, précise: "J’essayais de comprendre la construction de l'œuvre en étudiant ses différentes couches, et c'est comme ça que j'ai trouvé le corps de cette petite sauterelle". Une "manière marrante", selon elle, de jeter un regard neuf sur le travail de l’artiste. Cette découverte nous rappelle les techniques propres à Van Gogh. Le peintre avait l’habitude de peindre en extérieur. C'est donc ainsi que poussières, terre, sable, brindilles ou insectes pouvaient arriver sur la toile. D’ailleurs, Vincent Van Gogh dans une lettre adressée à son frère Théo en 1885 écrivait: "J'ai dû ramasser une centaine de mouches sur les quatre canevas que tu vas recevoir, sans parler de la poussière et du sable". Michael Engel, paléo-entomologiste, conservateur en chef et professeur à l'Université du Kansas, a quant à lui indiqué qu'aucun signe ne permettait de déceler un mouvement autour de l'insecte. C’est pour lui la preuve que l'insecte, sans abdomen ni thorax, était déjà mort et desséché lorsqu'il est arrivé sur la toile humide. Des responsables du musée de Kansas City ont commencé de nouvelles recherches avec rayons x, microscopes et ultraviolets sur les 104 œuvres françaises du fonds. La conservatrice voudrait analyser les restes de la sauterelle pour avoir de nouvelles informations sur la période exacte où l’œuvre a été réalisée. Julián Zugazagoitia, directeur du Nelson-Atkum of art, a déclaré que "Les Oliviers" est très apprécié au musée et cette découverte ajoutait donc quelques chose. Les 18 tableaux de la série peinte à Saint-Rémy de Provence en 1889 est l'une des plus célèbres de Van Gogh. Le peintre mourra quelques mois plus tard, le 29 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise.