Depuis de nombreuses années, les sculptures en marbre saisies au tout début du XIXe siècle par l’ambassadeur britannique à Constantinople Thomas Bruce, 7e comte d'Elgin, sont au centre d'une querelle entre la capitale britannique et Athènes. Ces sculptures sont exposées au British Museum depuis 1816. Et la Grèce réclame en vain leur retour surtout depuis 1983, début d'une campagne lancée par Mélina Mercouri, actrice, puis ministre de la Culture. La Commission européenne par la voix de son commissaire à l’Éducation et à la Culture Tibor Navracsics répond d’une façon qui laisse peu d'espoir quant à leur retour. Et ce ne sont pas les protestations de personnes connues qui changeront le cours des choses, comme George Clooney ou Liam Neeson, qui parle de "vol" lors d'une interview à la télévision grecque, allant jusqu’à déclarer: "Les Anglais doivent renvoyer les marbres en Grèce, point final. Qu'ils les ramènent à l'endroit où ils les ont pris". Ni la demande ferme de restitution de l‘Unesco… Le député européen Stélios Koúloglou, élu du parti Syriza au pouvoir, avait demandé à la Commission dans une question écrite si, avant le Brexit, elle comptait récupérer ces frises du Parthénon auprès du Royaume-Uni.
Les Grecs se tirent de ce refus avec une plaisanterie, la Commission ne peut rien faire pour les marbres du Parthénon parce qu'ils sont trop vieux… allusion à des directives dont une précisant qu’elle ne s'applique qu'aux biens ayant quitté leur pays d'origine à partir du 1er janvier 1993.
Un récent sondage YouGov réalisé pour le Times a révélé que seulement un quart des Britanniques jugeaient que les sculptures devaient rester à Londres, la moitié estime qu'elles devaient être restituées à la Grèce, le reste des sondés étant indécis.
C’est ce qui est arrivée à la première nouvelle d'Hemingway. Il l’avait écrite à l’âge de dix ans et elle avait été retrouvée en Floride. Les 14 pages du carnet contiennent, en plus de cet écrit, de nombreuses notes sur la grammaire et la ponctuation ou quelques vers. Des pages commencent par: "Nous partons en voyage en Europe", avec la date, 8 septembre 1909. La découverte en a été faite en mai 2017 dans les archives de la famille Bruce, des amis d’Hemingway. Mary Welsh Hemingway, quatrième et dernière femme du romancier, avait passé des années à rassembler les lettres, carnets et manuscrits inachevés de son époux et leur en avait confié une partie à Key West en Floride. Cette première œuvre de fiction de l'auteur américain aurait pu disparaître lors du passage de l'ouragan Irma.
Le 27 septembre 2017, Sandra Spanier est retournée à Key West accompagnée de l’écrivain et historien américain Brewster Chamberlin. Partout des décombres et des arbres déracinés sur les routes mais la maison de l’écrivain est intacte, ainsi que le carnet contenant la nouvelle. Sandra Spanier rappelle que lorsque l'écrit avait été découvert, elle pensait qu’il s’agissait d’un carnet de route ou de voyage du jeune Hemingway. En rendant visite à Brewster Chamberlin, elle comprend que l'auteur du "Vieil homme et la mer" et de tant d’autres romans à succès, n'a jamais effectué ce voyage en Europe. L’historien confie "J’ai été extrêmement surpris. C'est quelque chose d'extraordinaire, ni plus ni moins que la première incursion d'Hemingway dans la fiction, à l'âge de dix ans!".
Naturellement le style n'est pas encore celui de l’écrivain que l’on connaît mais déjà, paraît-il, certains éléments sont déjà présents. L’ami Bruce, chez qui le carnet était déposé voudrait le vendre. "Il mérite d'être dans un endroit où l'on pourra l'étudier", dit-t-il.
Dans le cadre du Festival du Livre de Mouans-Sartoux qui se tient du 6 au 8 octobre 2017, signalons que Félicitas Guillot y présente son cinquième ouvrage jeunesse, comme les précédents consacré à un sujet délicat. Cette universitaire déjà bien connue de nos lecteurs, chercheur et traducteur, évoque cette fois d’une manière ludique la dyslexie, après avoir parlé sur le même ton de la mort ou du divorce.
Rico, un bouledogue anglais, vit le quotidien de Paul, un enfant dyslexique. Ensemble, avec Élise, la maman de Paul, ils surmonteront bien des difficultés avec perspicacité et dans la bonne humeur! Grâce à cet entourage aimant et drôle, Paul se projettera dans un avenir prometteur.
Félicitas Guillot qui s’intéresse beaucoup aux problèmes de la jeunesse, aimerait que les enfants "dys" ne soient plus perçus de la même façon et qu’ils s’acceptent tels qu’ils sont. L’ouvrage qui paraîtra en septembre 2018 aux Éditions Omnis, est illustré par Kristian, dessinateur de presse, ainsi que plasticien. Il est préfacé par le psychologue Alain Percivalle du Pôle Anesthésie Réanimation Urgences du Centre Hospitalier Universitaire de Nice, Hôpital Pasteur 2.
Jeudi 5 octobre 2017, à l’Opéra Garnier de Monte-Carlo, était proclamé le palmarès des Prix 2017 de la Fondation Prince Pierre de Monaco, pour sa 51e édition, en présence de S.A.R. la Princesse de Hanovre, présidente de la Fondation.
Le Prix littéraire, doté de 15.000€. a été attribué à Michel Tremblay pour l'ensemble de son œuvre. Grande figure de la francophonie au Québec, il a abordé tous les domaines, conteur, adaptateur, traducteur, scénariste, parolier, librettiste, metteur en scène et auteur dramatique. Et a à son actif 11 romans, un recueil de contes, 3 recueils de nouvelles, 26 pièces de théâtre, traduites en plus de 26 langues, 3 comédies musicales, 7 scénarios de films, 17 traductions et adaptations et même un livret d'opéra.
Blandine Rinkel qui écrit pour divers médias, a reçu la Bourse de la découverte, dotée de 12.000€, qui récompense un jeune auteur francophone pour son premier ouvrage de fiction, "L’abandon des prétentions".
Le Coup de cœur des lycéens, doté de 6.000€ a été décerné par un jury de lycéens de la Principauté à Gilles Marchand, pour "Une bouche sans personne".
Le Coup de cœur des jeunes mélomanes est revenu à Admir Shkurtaj pour son opéra "Katër i Radës - Il Naufragio".
Quant au Prix pour un essai critique sur l’art contemporain, il a été attribué à Shanay Jhaveri, pour son article "As visible from the outside filmmakers and India".
La Chine vient de signer un accord de 300 millions de dollars avec des entreprises israéliennes de haute technologie qui créent de la viande en laboratoire. Ceci dans le cadre des efforts qu’elle fait pour adopter des technologies réduisant la pollution. Les entreprises israéliennes SuperMeat, Future Meat Technologies et Meat the Future sont trois des huit entreprises qui dans le monde fabriquent de la viande à partir de cellules animales. Le marché chinois est énorme, le pays a importé l’équivalent de plus de 10 milliards de dollars de viande en 2016, selon le Centre du commerce international. Avec la modernisation du pays et l’amélioration du niveau de vie, la consommation de viande a augmenté. Pour Bruce Friedrich, responsable du Good Food Institute, qui soutient les alternatives à la viande, "c’est une opportunité de marché colossale". En outre, cet accord a tout pour plaire aux écologistes. Ils pourraient le considérer comme une étape vers la réduction des gaz à effet de serre que l’élevage des animaux provoque. À l’échelle mondiale, l’élevage est responsable de 14,5% de la pollution par ces gaz.
La Chine a déjà annoncé un plan visant à réduire de moitié la consommation de viande locale. Récemment, le journal de la science et de la technologie, publié par l’État, a fait paraître un article préconisant la consommation de viande produite en laboratoire comme moyen sûr et respectueux pour l’environnement. De nombreux groupes de défense des droits des animaux accueillent favorablement le développement de la viande de laboratoire comme une alternative à l’abattage d’animaux. Mais certains végétaliens s’opposent à toute utilisation de tissu animal et attendent une alternative totalement exempte de viandes animales.
Une gigantesque tortue luth, Dermochelys coriacea, de deux mètres de long et pesant 700 kg, a été retrouvée morte sur la plage de Calella, dans la province de Barcelone, fin septembre 2017. L’animal était déjà mort quand il s’est échoué sur le rivage. Il a été chargé dans un camion-benne et transféré à l’université autonome de Barcelone pour y subir une autopsie. En effet, il est assez rare de trouver cette espèce en Méditerranée même si elle fréquente tous les océans. La tortue luth préfère les eaux plus chaudes, celles de l’Amérique du Sud par exemple. Cependant, ce n’est pas un cas isolé, quelques jours plus tôt un autre spécimen avait été trouvé sur la même côte et en juillet 2017, une luth de 1m65 de long pour 350 kg s’était échouée sur une plage du Bassin d’Arcachon.
Ces animaux sont en danger. Du fait des côtes fortement urbanisées, une tortue sur deux ingère du plastique malgré elle. Le braconnage les menace au point qu’elles sont placées sur la liste rouge de l’IUCN, International Union for Conservation of Nature ou Union internationale pour la conservation de la nature. Et un danger supplémentaire les guette, la médecine traditionnelle chinoise considère que leur carapace aurait des vertus particulières…
D'après un rapport confidentiel des Nations unies, les circonstances de cette mort en 1961, ne sont pas accidentelles. L'avion du secrétaire général de l’ONU aurait été abattu. D’après le rapport du juge tanzanien Mohamed Chande Othman, qui avait été chargé par l’ONU en février 2017 de rouvrir l'enquête classée en 1962, de "nouveaux éléments" justifient de relancer l’enquête après des décennies de silence.
Le Douglas DC-6 "Albertina", immatriculé SE-BDY disparu peu après minuit, le 18 septembre 1961, au nord de la Rhodésie, l’actuelle Zambie, près de Ndola, a "très probablement" été victime d'une attaque aérienne de la part d'un agresseur non-identifié. Hammarskjöld qui a péri avec 15 autres passagers dans le Douglas DC-6 se rendait à Ndola près de la frontière katangaise pour une mission "de la dernière chance". Afin de négocier le retour de la richissime province du Katanga au sein du Congo.
Deux enquêtes menées en 1962 par la Rhodésie du nord avaient privilégié la thèse de l'erreur de pilotage. La même année, une commission de l'ONU avait rendu un verdict moins tranché. En 1992, d’anciens collaborateurs de Hammarskjöld et vétérans de la mission ONUC au Congo avaient émis la thèse d'une bavure, évoquant le témoignage du diplomate français Claude de Kémoularia à qui Beukels ancien pilote de chasse belge aurait confié en 1967, qu’il s’agissait d’une "terrible bavure" après une tentative de détournement visant à contraindre Hammarskjöld à se poser à Kolwezi.
En 2011, l'enquête de Susan Williams, auteur du livre "Qui a tué Hammarskjöld?" reprend la thèse de l'assassinat et persuade l'ONU de relancer l’affaire.
Vendredi 29 septembre 2017 à Drouot, une foule de collectionneurs se pressait pour pouvoir emporter la miniature de Jean-Baptiste Isabey représentant le portrait du fils de Napoléon 1er et de Marie-Louise d'Autriche épousée en avril 1810. Le duc de Reichstadt y apparaît en habit bleu, dans un cadre en bois doré. La miniature signée et datée 1816 a été adjugée 43.750€, frais compris, et a rejoint les collections du château de Fontainebleau. Un billet manuscrit accompagnait la miniature: "Mlle Bartholdi a l'honneur de saluer Monsieur Isabey et le prévient qu'elle ne pourra pas avoir le plaisir de se rendre chez lui aujourd'hui, étant très enrhumée depuis hier. Elle est peinée de déranger les projets de Monsieur Isabey et elle le prie d'avoir la bonté de lui faire dire s'il pourra la recevoir demain à trois heures. / Mercredi matin". Elle est parvenue jusqu'à nous grâce aux descendants de Louise-Charlotte Le Tellier de Montmirail, devenue par son mariage en 1780 avec Pierre de Montesquiou-Fezensac, comtesse de Montesquiou-Fezensac. En 1809, le comte est nommé grand chambellan de France. Sa femme, dite "Maman Quiou", fut la gouvernante officielle du roi de Rome, plusieurs nourrices et deux sous-gouvernantes l’assistaient. Le docteur Bourdois veillait quotidiennement sur la santé du prince impérial. Corvisart, médecin personnel de l'empereur, était consulté pour les cas graves. Le prince, né le 20 mars 1811, mourut de tuberculose, le 22 juillet 1832, au palais de Schönbrunn, à Vienne. Il suscite encore beaucoup d’intérêt si l’on en juge par la pièce "L'Aiglon" écrite en 1900 par Edmond Rostand et par les six layettes de cet enfant impérial qui ont été adjugées 11.000€ lors d’enchères.
Même s'il revient périodiquement sur le tapis. La justice russe a rejeté récemment la plainte des descendants du diplomate suédois qui voulaient obtenir des services secrets russes des révélations sur les circonstances de la mort dans une prison du KGB, de celui qui sauva des milliers de juifs hongrois. La question est toujours la même: comment Raoul Wallenberg est-il mort à Moscou, en juillet 1947 au siège des services secrets soviétiques, la sinistre Loubianka? Deux ans après sa convocation au siège de l'Armée rouge à Budapest. Marie Dupuy, nièce de Raoul Wallenberg essaie depuis des années d’accéder à l'intégralité des archives du FSB, successeur actuel du KGB. Mais le tribunal Mechtchanski de Moscou lui a opposé une fin de non-recevoir après un après-midi d'audience.
Raoul Wallenberg, né le 4 août 1912 près de Stockholm et membre d’une influente famille suédoise d’industriels et de banquiers, s’était rendu à Budapest, alors occupée par l'Allemagne nazie, en juillet 1944, envoyé par Washington et le Bureau des réfugiés de guerre. Il avait alors sauvé des milliers de juifs en leur délivrant des papiers suédois. Le 17 janvier 1945, il est convoqué au quartier général de l'Armée rouge et disparaît dans des conditions suspectes. En 1957, l'Union soviétique déclarait qu’il avait été détenu à la Loubianka et qu’il était mort d'une crise cardiaque le 17 juillet 1947. Cette version n’a jamais semblé crédible et certains historiens pensent qu'il a pu être exécuté.
C’est celle du musée d'Ethnographie de Vienne, Weltmuseum Wien. Elle est imminente. Le 25 octobre 2017 en effet, le célèbre musée situé dans le Palais impérial de la Hofburg rouvrira ses portes après 3 ans de travaux d’aménagement. Cette institution qui figure parmi les plus importants musées de ce domaine dans le monde, comporte de riches collections d’objets ethnographiques, de photographies anciennes et d’ouvrages consacrés aux cultures extra-européennes, le tout présenté d’une manière thématique. Ce sont donc plus de 200.000 objets, 100.000 photographies et 146.000 documents concernant l’histoire, la culture, les arts et la vie quotidienne des peuples du monde entier, particulièrement d'Amérique centrale. On peut y voir par exemple le "Penacho de Moctezuma", une coiffe en plumes de quetzal qui aurait été portée par l’empereur aztèque Moctezuma II. D’autres départements sont consacrés aux bronzes du Bénin, à la collection brésilienne léguée par le naturaliste autrichien Johann Natterer et à celle de Philipp Franz Balthasar von Sieboldla dédiée au Japon.
Outre l’exposition permanente qui présente plus de 3.000 œuvres, cinq expositions temporaires sont ouvertes au public. Sont aussi proposés un café, un espace destiné à accueillir des manifestations et un cube média assorti d’un espace interactif situé devant le bâtiment.
Notons que le lendemain de la réouverture, le 26 octobre, jour de la fête nationale autrichienne, l’entrée du musée sera gratuite.