Une statue représentant le capitaine Dreyfus a été inaugurée le 9 octobre 2016, au parc Steinbach de Mulhouse, sa ville natale. A l'occasion du 110e anniversaire de sa réhabilitation, le 12 juillet 1906, après la révision définitive du procès de Rennes. En présence de Charles Dreyfus, son petit-fils et de plusieurs personnalités politiques locales et du Grand rabbin de France, Haïm Korsia. Lequel a rappelé l’injustice qui avait été faite au judaïsme à travers l’affaire Dreyfus mais aussi "l’injustice faite à un homme fidèle à la France, qui l’avait choisie plutôt que l’Allemagne, et avait choisi de la servir dans l’armée". Cette statue a été réalisée par Sylvie Koechlin, à l’issue d’un concours d’artistes organisé par l’Association "Monument Dreyfus". Depuis une bonne dizaine d'années, elle se battait pour faire aboutir ce projet, sous la présidence de Bertrand Louvel, premier président de la Cour de cassation. Le 9 octobre 2016 était aussi la date anniversaire de la naissance d’Alfred Dreyfus, né en effet à Mulhouse le 9 octobre 1859. Parmi les membres du Comité d'honneur de l’Association "Monument Dreyfus" on note Martine Leblond-Zola. Le rôle qu'a joué son arrière -grand-père dans cette réhabilitation, fut primordial. Principalement avec l'article "J’accuse…!" publié dans le journal L'Aurore du 13 janvier 1898. sous la forme d'une lettre ouverte à Félix Faure, président de la République française.
C'est à quoi se sont engagés 200 pays qui viennent de dénoncer et interdire le commerce de cet animal le plus traqué de la planète. Trois mille délégués étaient réunis à Johannesburg, au sommet de la CITES, Convention on International Trade of Endangered Species ou Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction. Le pangolin qui mesure de 30 à 80 cm, ressemble à un fourmilier pourvu d'écailles ou dit-on à un artichaut sur pattes. Il est fort prisé des Chinois et des Vietnamiens qui font des médicaments de leurs écailles et considèrent sa chair comme une marque d'ascension sociale. Dans certains pays d'Afrique, il passe pour éloigner le mauvais œil. L'organisation Traffic a calculé que plus d'un million d'entre eux ont été capturés au cours de la dernière décennie. Pour Ginette Hemley, porte-parole du WWF (World Wildlife Fund, Fonds mondial pour la nature) à ce sommet, cette décision est une nouvelle exceptionnelle et une grande victoire à propos de ces animaux les plus menacés de la planète. Il existe huit espèces de pangolins, quatre en Afrique et quatre en Asie. Ces dernières ont quasiment disparu et les réseaux de trafiquants se sont rabattus sur l'Afrique.
Le 23 juin 2016, le service des douanes de Hong Kong interceptait sur un bateau arrivant du Cameroun, quatre tonnes d'écailles de pangolin, arrachées aux cadavres de milliers de ces animaux. En août 2016, les autorités indonésiennes avaient saisi 657 pangolins dissimulés dans les congélateurs d'une maison sur l'île de Java. La vente d'un pangolin adulte à 60€ le kg représente l'année de salaire d'un villageois thaïlandais.
Le 7 décembre 2002, deux tableaux de la première période de Van Gogh étaient volés au musée d'Amsterdam qui porte le nom du célèbre peintre. Il s'agissait de "Sortie de l’église de Nuene" 41 x 32cm, de 1884 et "Vue de la mer de Scheveningen" 34,5 x 51 cm, de 1882. Leur valeur atteindrait les 100 millions de dollars. La Guardia di Finanzia, police douanière et financière, aidée par un repenti Mario Cerrone, les a retrouvés récemment à Castellammare di Stabia, près de Naples dans une maison appartenant à Raffaele Imperiale, trafiquant de drogues affilié au clan Amato-Paganà de la Camorra, la mafia napolitaine. Les toiles étaient enveloppées dans des tissus de coton et dissimulées dans une double cloison. Les malfaiteurs s'étaient introduits dans le musée en brisant une vitre et étaient descendus le long d’une corde pour s’emparer des deux toiles. Ils avaient oublié sur place deux chapeaux, l’ADN prélevé permit d'arrêter les voleurs qui furent condamnés à quatre ans de prison. Mais les tableaux eux restaient introuvables. Pour le conservateur du musée qui a authentifié les tableaux "Ce sont bien les véritables peintures" et malgré ces 14 années, les deux toiles "semblent en assez bonne condition". Matteo Renzi, président du Conseil des ministres a déclaré "Merci à la police financière d’avoir récupéré les œuvres de Van Gogh". Axel Rüger, directeur du musée Van Gogh, précise "Nous sommes plus que contents que les toiles aient été retrouvées. Pour nous c’est un rêve de les avoir retrouvées et de pouvoir les ramener à la maison". Pour l'instant, les deux tableaux sont dans un coffre en attendant d'être remises en état, même s'ils n'ont pas été très abîmés, et de prendre le chemin d'Amsterdam.
Chaque année, les chercheurs découvrent des milliers de plantes et d'animaux dans les lieux les plus reculés du monde. Et parfois des espèces surprenantes dans des endroits qui ne le sont pas moins… C'est ce qui s'est passé avec l'estomac d'une grenouille venimeuse vivant dans une zona montagneuse du nord-ouest de l’Équateur. Aussi incroyable que cela puisse paraître, c'est là qu'a été découverte une nouvelle fourmi. C'était l'estomac de la grenouille Oophaga sylvatica, qu'on appelle kiki ou diablotin en Amérique du Sud. Il faut préciser que cette découverte ne s'est pas faite dans l'estomac proprement dit mais dans les sucs gastriques soigneusement extraits sans tuer le batracien, lequel fait partie d'une espèce en voie de disparition et a ensuite été remis dans son milieu naturel. Les chercheurs ont rédigé un article publié dans le numéro de septembre de la revue ZooKeys. Au cours de ces dernières années, ils ont analysé le contenu de l'estomac de quelque 300 Oophaga sylvatica et ont pu identifier 3.000 aliments différents. Les scientifiques des États-Unis, de Colombie et d’Équateur qui ont mené cette étude sont persuadés que cette nouvelle fourmi Lenomyrmex hoelldobleri, fait partie de l'alimentation de cette grenouille diablotin. Cette fourmi est munie de fortes mandibules, on n'en sait pas davantage pour l'instant car l'étude n'a porté que sur ce seul exemplaire. Elle portera un nom rappelant le célèbre entomologiste allemand Bert Hölldobler, spécialiste des fourmis.
Le dernier mercredi du mois d'août 2016 s'est déroulé à Buñol en Espagne, la Tomatina. Ceci depuis 71 ans, le jour où l'on célèbre le saint patron de la localité Sant Lluis Bertran. Tout a commencé le dernier mercredi d’août de 1945, des jeunes gens venus assister à la fête provoquèrent une bousculade. Tout le monde commença à se battre près d'un petit commerce de légumes qui vendait des tomates! Un an plus tard, le même mercredi, les jeunes gens revinrent et cette fois ils avaient apporté leurs propres tomates. La police interdit la manifestation mais le conseil municipal de Buñol décida, au bout de 7 ans, d’autoriser cette titanesque bataille qui avec le temps était devenue une attraction touristique. Ces milliers de tomates lancés pendant plus de 2h ont permis à Buñol d'obtenir le label "Fête d’intérêt touristique international" en 2002.
Ce 31 août 2016, 160.000 tonnes de tomates, 10 de plus que l'an passé, ont été ainsi lancées par 50.000 participants. La fête était encadrée par 700 policiers et 200 volontaires et cette année, elle était organisée contre la violence machiste et homophobe.
Il ne faut pas manquer de signaler que cette année la Tomatina s'est voulue solidaire. Elle s'est associée à la marque de tomates Orlando et à l'ONG "1 Kilo de Ayuda" pour en remettre 14 tonnes à des familles au bord de l'exclusion sociale. Le produit de la vente leur sera remis.
Le Belge Jan Starckx a acquis sans le savoir un tableau authentique signé Willem de Kooning, peintre hollando-américain (1904-1997), précurseur de l'expressionnisme abstrait. L'œuvre est estimée entre 55.000 et 100.000€ par la BBC. C'est une histoire assez incroyable. Jan Starckx, amateur d'art résidant à Turnhout en Belgique, se rend sur un site de petites annonces en ligne pour acheter une simple reproduction. Il trouve un tableau qui lui plaît, une jeune fille aux cheveux châtains vêtue d'une robe rouge. En novembre 2015, il l'acquiert pour 450€. Il examine la signature et même si elle est écrite différemment, elle ressemble à celle de Willem de Kooning. Notre Belge effectue des recherches et découvre finalement des similitudes avec une autre peinture de l'artiste le "Portrait de Renée". Jan Starckx explique "C'est en voyant ce portrait que j'étais convaincu qu'il s'agissait d'un authentique Willem de Kooning. Dès les premiers jours, j'avais cette intuition que si le Portrait de Renée est bien de Willem de Kooning, celui-ci devait l'être aussi". Il décide alors de prendre contact avec "Fake or fortune", une émission de la BBC qui enquête justement sur l'authenticité des œuvres d'art. Des spécialistes comparent les deux tableaux et leur conclusion est sans appel. Les deux œuvres sont authentiques et dues au pinceau de Willem de Kooning. Le peintre aurait réalisé ce portrait durant ses années d'études à Bruxelles. Et Jan Starckx de conclure "Cela provoque un bonheur immense de savoir que vous avez fait une découverte importante". Il conserve une reproduction chez lui tandis que l'œuvre authentique est précieusement conservée dans un coffre à la banque. Puis, celle-ci sera exposée à Turnhout et ensuite à Molenbeek, où d'ailleurs elle a été peinte dans les années '20. En avril 2017, elle partira pour l’État du Delaware, au musée Winthertur, dans la banlieue de Wilmington. Elle y sera exposée à côté du "Portrait de Renée".
L’Allemand Andreas Richter et le Polonais Piotr Koper annonçaient en août 2015, qu’ils connaissaient précisément l’emplacement d’un train nazi rempli d’or et d'œuvres d’art. Avec le temps, il était devenu mythique. Les deux chasseurs de trésor ont reconnu mercredi 24 août 2016 qu'ils s'étaient trompés. "Cette nuit, nous avons décidé de fermer le chantier qui, il faut l’admettre, n’a rien donné", a déclaré Andrzej Gaik, porte-parole de l’équipe polono-allemande qui a mené les fouilles à l’aide de géo-radars, foreuses et bulldozers. Ce qui n'empêche pas les deux chasseurs de trésor de laisser entendre qu'ils pourraient tenter une nouvelle recherche en septembre sur un autre site "tout proche", munis des autorisations légales nécessaires. Après s'être préparés pendant des mois, ils avaient entrepris des fouilles à Walbrzych, au-dessus d’un vaste réseau de galeries souterraines, malgré les expertises négatives des spécialistes de l’Académie des Mines de Cracovie sur l’existence de ce train. Pour une partie de la population de Walbrzych, c'est une déception. Depuis un an, cette ville sinistrée économiquement depuis la fermeture de cinq mines dans les années 1990, vivait avec l'espoir de trouver le trésor nazi.
Mais tout n'a pas été négatif, Walbrzych a connu une année touristique sans précédent, le nombre de curieux qui ont séjourné en ville a augmenté de 44% par rapport à l’an dernier. Par ailleurs, les fouilles ont permis de rappeler l’existence de cet immense complexe souterrain construit en 1943 par les nazis pour devenir, éventuellement, le quartier général de l’armée en cas de revers militaires. Baptisé projet “Riese”, géant en allemand, il n’a pu être terminé, mais une grande partie du tunnel n’a jamais été explorée.
Voilà de quoi alimenter la curiosité et l’imagination de ceux qui rêvent de trouver des trésors. Le porte-parole de la ville est optimiste “Pour nous, le train rempli d’or est bel et bien passé”...
Cela commence comme un conte. Un pêcheur philippin cachait sous son lit une perle fine de 34 kg. Il l'avait prise lorsque l'ancre de son bateau avait accroché un bénitier géant, Tridacna gigas, le plus gros mollusque bivalve. C'est ce qu'a rappelé Cynthia Amurao, responsable du tourisme de Palawan, la plus grande île au sud-ouest des Philippines. L'homme ne savait pas que cette perle de 30cm d'épaisseur et 60cm de large pouvait valoir une centaine de millions d'euros, il la conservait simplement comme porte-bonheur. En juillet dernier, son neveu apporte la perle à une de ses tantes et lui demande de la conserver. "J'ai été stupéfaite quand je l'ai vue sur la table de la cuisine", raconte Madame Amurao. "J'ai dit au pêcheur que cela ne servait à rien de la cacher car on ne connaît pas sa valeur et je lui ai proposé de l'exposer".
Il y a quelques jours, la perle a été placée dans une boîte de verre à la mairie de Puerto Princesa, la capitale de la province de Palawan, avec 222.673 habitants. Les responsables de l'île espèrent la faire expertiser prochainement par des gemmologues. Richard Ligad, un de ces responsables précise "Le pêcheur n'a signé aucun document de donation à la ville". Et il ajoute "Elle reste donc toujours à lui". Jusqu'à maintenant, le record de la plus grosse perle au monde était détenu par la "perle d'Allah" ou "perle de Lao Tseu", trouvée au large de l'île de Palawan en 1934, avec ses 14 kg. Elle est estimée à plus de 60 millions d'euros.
Connaissez-vous le "balconing"? Le pratiquez-vous? Il ne s'agit nullement de donner une sérénade sous la fenêtre d'une belle. Mais d'une pratique que les autorités espagnoles prennent très au sérieux et qui consiste à se jeter du haut d'un balcon d'un hôtel dans une piscine. Elle concerne aussi ceux qui essaient de passer d'un balcon à un autre ou se penchent dangereusement au bord du vide. De nombreuses vidéos circulent sur le web, on peut y voir des jeunes qui jouent avec la mort. Le "balconing" sévit principalement aux Baléares, où les jeunes étrangers fréquentent les célèbres stations balnéaires de Magaluf et d'Ibiza, on le pratique également sur la Costa Brava, au nord-est de l'Espagne. Le phénomène a pris de telles proportions que des médecins de l'hôpital universitaire Son Espases de Palma de Majorque, aux Baléares, ont récemment publié une étude sur le sujet. Cet établissement a traité 46 blessés pendant la période de l'étude, de 2010 à 2015, plus de 60% d'entre eux étaient des Britanniques, suivis par les Allemands et les Espagnols. À une exception près, tous étaient des hommes, âgés de 24 ans en moyenne. A chaque fois, ils avaient consommé de l'alcool et de la drogue dans 40% des cas. En moyenne, ils étaient tombés de huit mètres. Les autorités des Baléares essaient de lutter contre cette mode en distribuant des tracts de mise en garde. On a aussi prévu des amendes pour les flagrants délits.
En 2012 déjà, le ministère des Affaires étrangères du Royaume-Uni avait lui aussi publié des tracts intitulés "Alcool et balcons ne vont pas ensemble". Ils évoquaient le cas d'un jeune homme de Liverpool, Jake Evans, tombé en 2011 du 7e étage alors qu'il était ivre. "Dans ma chute, j'ai heurté chacun des balcons et j'ai atterri dans une chaise longue qui m'a probablement sauvé la vie."
Le sultan ottoman est mort à 71 ans, le 7 septembre 1566 à Szigetvár, près de la frontière hungaro-croate. Lors de la bataille qui opposait une garnison sous le commandement de Miklós Zrínyi aux envahisseurs ottomans commandés par le sultan Soliman le Magnifique.
Il y a très longtemps qu’historiens et archéologues recherchent sa tombe. Tous ont relu les textes anciens et ont déduit que le mausolée se trouvait à 4,5 km au nord-est de la forteresse Szigetvár, au sommet d’une colline recouverte de vignobles. Ils ont remarqué sur le sol, des petits morceaux de céramique et de pierres. Les gens du coin les appellent "ruines turques". Ces chercheurs ont d’abord sondé avec des radars, sont alors apparus sur leur écran, les vestiges d'une mosquée, d'un monastère et d'autres bâtiments dont l'emplacement correspond à une ville ottomane, Turbek, du XVIe siècle. Ils figurent sur une ancienne carte française avec l'inscription "Ici repose Soliman". Ce qui fait dire à Norbert Pap, professeur de géographie à l'université de Pécs "La découverte est remarquable car la ville est unique dans la Hongrie ottomane". La décoration des premiers murs dégagés ressemble beaucoup à celle du mausolée d’Istanbul. C’est pourquoi les chercheurs hongrois et leurs confrères turcs sont presque sûrs d’avoir découvert la tombe de Soliman le Magnifique qui contiendrait son cœur. Ces recherches sont financées par les gouvernements hongrois et turc. Le corps du sultan avait été transporté à Constantinople, Istanbul actuellement. Et selon la légende, son cœur et ses organes internes ont été inhumés sur les lieux de son décès. Des objets et des décors sur des fragments de murs découverts sur le site hongrois présentent une correspondance avec ceux de la tombe d'Istanbul. La tombe fut détruite après la reconquête de la Hongrie par l'empire d'Autriche à la fin du XVIIe siècle.