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ACTUS DE HONGRIE


Des retrouvailles
Traduire sans trahir
Des nouvelles musicales
Nantes en folie
Une décision ajournée
Triomphe du cinéma hongrois


Des retrouvailles

La Hongrie souhaite diversifier ses importations de pétrole et de gaz pour ne plus dépendre essentiellement de la Russie (c) John Marton
La Hongrie souhaite diversifier ses importations de pétrole et de gaz pour ne plus dépendre essentiellement de la Russie (c) John Marton
Ces jours-ci, László Püspök, ambassadeur de la République de Hongrie en Algérie, s'est rendu dans les locaux du quotidien national d'information El Moudjahid où il a été  reçu par Abdelmadjid Cherbal, directeur général de la publication. Ils ont évoqué l'action de la Hongrie en Algérie quasiment depuis l'indépendance en 1962, une coopération intense qui a été menée jusque dans les années 80 avec de nombreux experts présents dans le pays. Elle pouvait être évaluée à 400 millions de dollars annuels. La situation qu'a connue l’Algérie par la suite a stoppé cette coopération, il ne faut pas oublier non plus la chute du communisme et les modifications qu'elle a engendrées en Hongrie, ce qui ne lui a pas permis de poursuivre ses engagements. L'ambassadeur précise que sa tâche consiste à renouer les liens distendus. Et de passer en revue les secteurs où son pays peut être utile à l'Algérie, notamment l'industrie pharmaceutique, l'aquaculture, l'élevage bovin surtout celui des vaches laitières, l’électronique. Pour l'instant, la Hongrie importe très peu d’Algérie et l’ambassadeur veut se pencher sur cette question. Le pays souhaite diversifier ses importations de pétrole et de gaz pour ne plus dépendre essentiellement de la Russie et peut-être bénéficier du gaz naturel transporté par le gazoduc reliant l’Algérie à l’Italie. Par ailleurs, une grande société chimique hongroise pourrait utiliser des matières premières venues d'Algérie. Ce printemps, une mission économique hongrois s'y rendra pour mettre au point cette coopération relancée dont le volet culturel ne sera pas oublié.


Traduire sans trahir

Le poète hongrois Endre Ady, 22 novembre 1877 - 27 janvier 1919, photo d'un auteur inconnu
Le poète hongrois Endre Ady, 22 novembre 1877 - 27 janvier 1919, photo d'un auteur inconnu
Le 15 Février à 20h30, dans la Salle des Actes de l'École normale supérieure de la rue d’Ulm à Paris, Guillaume Métayer a reçu le prix Nicole Bagarry-Karátson. Fondé en 2003, il perpétue la mémoire d’une grande traductrice et a pour objectif d’encourager la traduction d’œuvres littéraires hongroises par des traducteurs de langue maternelle française. Ces dernières années il a notamment été remis en 2005, à Chantal Philippe pour la Porte, Az ajtó, de Magda Szabó, Prix Femina Etranger 2003 chez Viviane Hamy ; en 2007, à Joëlle Dufeuilly pour La mélancolie de la résistance, Az ellenállás melankóliája, de László Krasznahorkai, dont plusieurs romans ont été adaptés par le réalisateur Béla Tarr ; en 2009, à Georges Kornheiser pour les Poèmes d’Endre Ady ; en 2010, à Sophie Aude pour Précipice, Szakadék, et l’Histoire d’une solitude, Egy magány története, de Milán Füst chez Cambourakis. Cette année, le lauréat Guillaume Métayer a traduit Kétszer kettő d’István Kemény, sous le titre Deux fois deux. Né en 1972, cet ancien élève de l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, agrégé de lettres classiques et docteur en littérature française et comparée de l’Université Paris IV–Sorbonne, a exercé dans de nombreux postes d'enseignement et d'admnistration. Il a publié «István Kemény, un poète du XXIe siècle», dans La Revue des deux mondes en mars 2008. L'article est paru en hongrois dans la revue Kalligramm de Bratislava, en mai de la même année. Quant à István Kemény, né à Budapest le 28 octobre 1961, il est l'auteur de huit recueils de poèmes. Il a aussi écrit plusieurs romans dont Deux fois deux, présentation et traduction de Guillaume Métayer, aux éditions Caractères, dans la collection Planètes en 2008.

Des nouvelles musicales

Dans le cadre de la saison Liszt, le pianiste Alex Szilasi donnera un récital le samedi 26 février à 20h à l'Institut hongrois de Paris. Au programme 6 Chants polonais de Chopin / Liszt, 3 Lieder de Schubert/Liszt, Caprice en la mineur de Paganini / Liszt, Paraphrase sur Rigoletto de Liszt, Ouverture de Guillaume Tell de Rossini / Liszt. Jean-Yves Clément, écrivain, éditeur, directeur artistique mais surtout passionné de musique romantique présentera ce concert.
Ivan Fischer à la tête de l'Orchestre du Festival de Budapest, Budapesti Fesztiválzenekat hírei, qu'il a fondé et dirige depuis 1983, sera à Paris, à la Salle Pleyel le 5 mars prochain à 20h. Célèbre salle de concerts de la rue du Faubourg-Saint-Honoré dans le VIIIe arrondissement de Paris. La soprano Petra Lang, grande interprète de Wagner, participera à cette soirée. Au programme, Mephisto-Walz n°1 de Franz Liszt. Puis suivront des extraits d'oeuvres de Richard Wagner, Ouverture et Bacchanale de Tannhäuser, Prélude des Maîtres chanteurs, Voyage de Siegfried sur le Rhin, Marche funèbre de Siegfried, Scène finale du Crépuscule des dieux.
Le même soir à Budapest à 19h, aura lieu le concert de gala à but caritatif qui remplace le traditionnel bal de l'Opéra, les recettes seront remises aux victimes des boues rouges. Les cantatrices Ildikó Komlósi, Gyöngyi Lukács, Andrea Rost et Ilona Tokody y participeront sous la direction du chef György Győriványi Ráth, avec des extraits d'opéra. Gianni Schicchi de Puccini, Macbeth de Verdi, Samson et Dalila de Saint-Saëns, les Noces de Figaro de Mozart. Par ailleurs, Gergely Bogányi interprètera le Concerto pour piano n° 1 en mi bémol majeur de Franz Liszt et Ádám Banda la Rhapsodie pour violon et orchestre n°2 de Béla Bartók. On pourra aussi entendre Minutes symphoniques pour orchestre op.36 d'Ernő von Dohnányi, l'ouverture de Hunyadi László de Ferenc Erkel et les Danses de Galanta de Zoltán Kodály.
La violoncelliste Katalin Péronno-Darabont et la pianiste Irène Polya sont deux musiciennes d'origine hongroise. La première est diplômée de l’Académie de musique Franz Liszt de Budapest en violoncelle et musique de chambre. Elle participe aux tournées des plus grands orchestres hongrois. Depuis 2003, elle vit en France et enseigne actuellement le violoncelle et la musique de chambre à l’Ecole municipale de musique de Croissy sur Seine dans le département des Yvelines. Irène Pólya est née à Debrecen et a étudié à l’Académie de musique Franz Liszt, le clavecin avec János Sebestyén. le piano avec István Antal et Lajos Hernádi ainsi que la musique de chambre auprès de György Kurtág. Installée à Paris en 1981, Irène Pólya mène une double carrière de concertiste et de professeur de piano dans plusieurs pays. Comme soliste elle se produit en France et dans le monde entier, souvent avec son frère László, violoncelliste. Katalin Péronno-Darabont et Irène Polyaont donné un récital le vendredi 11 février à 20h30 au Conservatoire de Colombes. Au programme, Cinq pièces dans un style populaire, pour violoncelle et piano, op. 102 de Robert Schumann ; la Suite populaire espagnole de Manuel de Falla, les Danses populaires roumaines de Béla Bartók et la Sonate pour violoncelle et piano en fa majeur op. 6 de Richard Strauss.

Nantes en folie

La Folle Journée de Nantes s'est déroulée du 2 au 6 février. "Les Titans de Brahms à Strauss" en étaient le thème cette année. autrement dit, les grands compositeurs du XIXe jusqu'au milieu du XXe siècle, Brahms, Liszt, Mahler, Strauss ou encore Schoenberg. Ils figuraient à l'affiche de cette 17e édition. La "journée" avait déjà commencé dans la région et du 28 au 30 janvier, des dizaines de concerts s'étaient succédé à Saint-Nazaire, Cholet, Saumur, Fontevraud, Laval, La Flèche, Sablé-sur-Sarthe, La Roche-sur-Yon, Challans et Fontenay-le-Comte. Le réseau de Radio France avec France Musique, France Inter, France Bleu Loire Océan et Fip a permis aux mélomanes éloignés de participer à la fête. Le dimanche 6 février, une journée entière y a même été consacrée sur Arte, en direct de 9h45 à 20h30. Cette Folle Journée a permis d'entendre notamment les pianistes Boris Berezossky Philippe Cassard ou Brigitte Engerer.

Une décision ajournée

Musée des Beaux-Arts de Budapest, travail personnel Vadaro, 2006
Musée des Beaux-Arts de Budapest, travail personnel Vadaro, 2006
Il était fortement question d'agrandir le Musée des Beaux-Arts de Budapest, Szépművészeti Múzeum, et on projetait déjà de le faire au sous-sol grâce à des crédits de l'Union européenne. La réponse gouvernementale devait être donnée à la mi-février. Elle l'a été, mais par la négative. Cette construction ne se fera pas, du moins sous cette forme, on semble lui préférer l'aménagement d'un vaste espace dont il faudra préciser le projet. Diverses institutions culturelles dispersées dans la ville pourraient alors être regroupées.

Triomphe du cinéma hongrois

Bela Tarr au Festival du Film de Sarajevo, parlant de son film
Bela Tarr au Festival du Film de Sarajevo, parlant de son film
A Torinoi Io, Le cheval de Turin, de Béla Tarr, a obtenu un grand succès dès sa première projection à la Berlinale, 61e édition du Festival international de cinéma qui s'est tenu à Berlin du 10 au 20 février. Il a été longuement applaudi. De son côté, la presse a été unanime à vanter la qualité de ce film qu'on dit être le dernier du réalisateur. Le jury présidé par Isabella Rosselini lui a décerné le 19 février, son Grand prix, soit l'Ours d'argent. Par ailleurs, Béla Tarr a reçu le prix de la FIPRESCI, Fédération Internationale de la Presse Cinématographique, ce jury était présidé par l'Argentin Diego Lerer. Cette oeuvre difficile en noir et blanc, de plus de deux heures, avec de rares dialogues, des plans très lents, deux seuls personnages, un père et sa fille, et un cheval, exerce une certaine fascination que renforce la musique de Mihály Víg, le compositeur attitré de Béla Tarr. Cet univers hors du temps avec un récit qui se déroule en six jours conduisant à la dégradation, fait suite à cet épisode de Turin où le 3 janvier 1889, Nietzsche a commencé à perdre la raison. D'après la productrice française, le film sortira à l'automne en France et une rétrospective de Béla Tarr est prévue pendant le prochain Festival d'automne, au centre Pompidou de Paris.
Cette reconnaissance internationale du cinéma hongrois contraste singulièrement avec la décision du gouvernement de revoir le système de financement de l’industrie du film en Hongrie. D'ailleurs, le 7 février, un collectif de 9 cinéastes hongrois, Ildikó Enyedi, Benedek Fliegauf, Szabolcs Hadju, Miklós Jancsó, Agnes Kocsis, Márta Mészáros, Kornél Mundruczó, György Pálfi et Béla Tarr, publiait une déclaration contre ce projet. On peut y lire que "Le gouvernement hongrois a décidé de substituer à une structure autonome démocratique et indépendante garantissant la pluralité des films hongrois un système où une seule personne prend les décisions. A notre avis, cette décision met en danger la nature diversifiée des films hongrois". On craint un retour aux pratiques d'avant 1989... Une cinquantaine de cinéastes de nombreux pays ont apporté leur soutien.
actushongrie.mp3 actushongrie.mp3  (539.6 Ko)


25/02/2011




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