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Aux Gay Games 2018 à Paris, le sport se rend inclusif


Depuis 1982, les Gay Games luttent contre l'homophobie dans le sport. Une sorte de Gay Pride sur plusieurs jours pour le milieu sportif. Cette année, l'événement a eu lieu à Paris, du 4 au 12 août 2018. Une première édition française, qui a attiré des joueurs du monde entier.


Une compétition ouverte à tous

Photo prise par l'auteur
Photo prise par l'auteur
gay_games.mp3 Gay Games.mp3  (2.35 Mo)

Pas de limite d'âge, pas de niveau requis. Les Gay Games sont ouverts à tous. Les épreuves traditionnellement réservées à un genre deviennent mixtes, comme la natation synchronisée, qui est réservée aux femmes lors des Jeux Olympiques. Chacun peut également choisir le genre sous lequel il s'inscrit, indépendamment de son état civil. Pour les personnes handicapées, plusieurs disciplines existent en version Handisport.

La mission première des Gay Games reste de combattre les discriminations liées à l'orientation sexuelle des sportifs. Encore aujourd'hui, des problèmes persistent en France dans le milieu sportif, où des attitudes machistes sont banalisées. Pire, parmi les participants des jeux, certains viennent de pays où l'homosexualité est criminalisée. Leur présence à Paris est militante, et risquée. C'est le cas de Clare Byarugaba, venue d'Ouganda, qui déclarait face à la caméra de France 3: "En Ouganda, vous pouvez aller en prison à perpétuité simplement pour avoir des relations sexuelles consenties (...) En tant que militants LGBT, on veut changer l'histoire racontée sur l'homosexualité“.


Moins viriliste, plus convivial

Au Gay Games, l'ambiance est conviviale, accueillante. Même du côté des sports de combat, le but n'est pas de terrasser l'adversaire.

A l'Institut du Judo, dans le 14e arrondissement parisien, les participants se donnent des accolades entre deux combats de boxe. Les deux adversaires sont détendus bien que, sous les encouragements qui s'élèvent des gradins, ils sont déterminés à montrer le meilleur d'eux-mêmes. L'arbitre leur donne le signal, les voilà qui s'animent sur le ring. Leurs gestes sont souples et maîtrisés. La coordination des coups vaut plus que leur puissance.

De plus en plus de personnes choisissent de s'inscrire dans des clubs LGBT+ pour éviter des remarques désagréables ou du harcèlement. "On met les gens en confiance", raconte Nicolas, qui fait partie des organisateurs de l'épreuve avec son club Paname Boxing Club. "On veut avoir un club où les gens puissent se sentir bien, ne pas avoir peur de se faire tabasser, et où leur orientation sexuelle ne soit pas un problème. On est plus bienveillant qu'ailleurs, et on n'accepte pas les mauvaises blagues de vestiaires... Même si on en fait aussi. (rires). Les filles hétéros se sentent moins stigmatisées. On n'accepte que des gens qui partagent des valeurs de tolérance et de convivialité".

Ce sont ces valeurs que les Gay Games essayent de porter, d'année en année, auprès d'un plus large public. La prochaine édition aura lieu en 2022 à Hong Kong.



15/08/2018




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