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Brexit ou le comique de répétition


Par Rédigé le 04/02/2019 (dernière modification le 03/02/2019)

A moins de deux mois du Brexit, tout est à nouveau possible. Mardi 29 janvier 2019, la Première ministre britannique Theresa May a obtenu des députés de la Chambre des communes un nouveau mandat: rouvrir les négociations sur le "backstop" avec l’Union européenne. Si Theresa May considère ceci comme une victoire, à Bruxelles c’est la stupéfaction.


Un nouveau mandat pour Theresa May. Parlement britannique, Londres. Photo (c) Pixnio
Un nouveau mandat pour Theresa May. Parlement britannique, Londres. Photo (c) Pixnio
brexit_comique.m4a Brexit comique.m4a  (2.28 Mo)

A deux mois de l'échéance, le Parlement britannique a voté un amendement réclamant que Theresa May retourne négocier l‘accord de retrait à Bruxelles. Depuis la signature de cet accord en novembre, Theresa May tourne en rond. Elle avait repoussé le vote au Parlement britannique de décembre à janvier craignant le rejet du texte. Elle souhaitait ainsi se laisser plus de temps pour convaincre les députés. Pourtant le texte a été rejeté par une large majorité en janvier, à la suite duquel elle n’a pas réussi à présenter un plan B. Les députés ont donc proposé des alternatives par le biais d’amendements au texte mais sans avancées spectaculaires. Il n’y a pas eu de vote en faveur d’un report du Brexit, ni en faveur d’une révocation de celui-ci , ni même d’un second référendum. Seul un amendement excluant toute possibilité de sortie sans accord laisse entrevoir le jeu des députés.

Theresa May a donc l’intention de retourner à Bruxelles pour essayer de renégocier le "backstop" dont elle martelait la valeur depuis des mois. Elle pense que Bruxelles n’a d’autres solutions que d’accepter pour éviter un "no deal". Pourtant l’Union européenne a très officiellement répondu qu’elle ne rouvrirait pas les négociations sur l’accord de retrait de l’Union européenne. Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit, a réitéré l’importance du filet de sécurité précisant qu’il constitue une garantie du respect de l’accord de paix du Vendredi Saint. Accord signé le 10 avril 1998 mettant fin au conflit entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande avec la promesse d’éliminer toute frontière physique entre les deux pays. A moins que les britanniques ne reviennent avec d’autres propositions tel que le maintien du Royaume-Uni dans l’union douanière, le "backstop" restera dans l’accord de retrait de l’Union européenne. L’UE se veut réaliste face à un calendrier très court. Au bout de deux ans de négociations, il n’y a pas d’appétit pour jouer avec Londres jusqu’à la dernière minute et l’UE se prépare à une sortie sans accord.

Pendant que les politiques se disputent le Brexit, les citoyens britanniques, eux, font des réserves de nourriture. En effet, un avertissement a été émis par la fédération professionnelle de la distribution signé par toutes les grandes enseignes. Elles craignent un approvisionnement insuffisant en denrées alimentaires en cas de "no deal". La douane britannique envisage une chute de 87% des échanges de marchandises à travers la Manche en l'absence d'accord avec la mise en place de contrôles douaniers et sanitaires à la frontière française.
La prochaine échéance est le 13 février, date prévue pour la présentation d’un accord amendé par Theresa May aux parlementaires britanniques. La Saint-Valentin nous dira si elle amorce un Brexit avec ou sans accord.










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