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Brexit: une histoire de fog anglais


Par Rédigé le 19/01/2019 (dernière modification le 18/01/2019)

Après deux ans de négociations, un vote historique de la Chambre des Communes prévu ce mardi 15 janvier 2019 devait entériner les conditions de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Or les députés britanniques en ont décidé autrement. Le rejet de l'accord sur le Brexit à moins de 10 semaines de la date officielle de sortie de l’UE fait craindre une sortie sans accord. Et pourtant les députés ne veulent ni sortie sans accord ni changer de Première ministre. Tous les scénarios sont à nouveau possibles, on prend les mêmes et on recommence.


Un vote historique: l’accord est refusé mais la Première ministre est maintenue

Les députés britanniques ne veulent ni sortie sans accord ni changer de Première ministre. Photo (c) Anne Brosse
Les députés britanniques ne veulent ni sortie sans accord ni changer de Première ministre. Photo (c) Anne Brosse
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Le rejet mardi 15 janvier 2019 par le Parlement britannique de l’accord sur le Brexit négocié par le Royaume-Uni et l’UE était attendu. Pour preuve, le cours de la Livre Sterling est légèrement monté. En revanche c’est l’ampleur de la défaite qui a surpris: 432 voix contre 202. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, c’est une véritable déconfiture pour la Première ministre Theresa May. Jeremy Corbyn, chef de l’opposition travailliste, parle d’une défaite sans précédent depuis 1920.

Dans la foulée du vote, Jeremy Corbyn a présenté une motion de censure contre le gouvernement. Mais les députés britanniques ont soutenu leur Première ministre en se prononçant le lendemain en faveur du gouvernement actuel (par 325 voix contre 306). Ceci écarte pour le moment l’hypothèse d’élections législatives anticipées qui auraient rendues la situation encore plus délicate qu’elle ne l’est. Theresa May a tout de même une épée de Damoclès sur la tête et une défaite supplémentaire lui coûterait son poste.

Si Theresa May pensait pouvoir faire quelques modifications du texte de l’accord avant une nouvelle soumission devant la Chambre, cela semble impossible aujourd’hui. La Première ministre doit présenter un "plan B" pour lundi 21 janvier ouvrant une semaine de débat avant un nouveau vote prévu le 29 janvier. Elle va donc mener de nouvelles consultations et entamer des pourparlers avec les partis d'opposition en vue d’arracher un nouvel accord sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.


Quels sont les scénarios possibles?

Du côté de l’Union européenne, les chefs d’États sont dans l'incertitude face au risque d'un no deal encore plus présent. La ligne politique est désormais qu’il appartient au gouvernement britannique de dire quelle est la prochaine étape. Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne appelle le Royaume-Uni à clarifier ses intentions dès que possible, le temps étant maintenant compté. Si Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit, reste persuadé qu’un accord est encore possible, Donald Tusk, président du Conseil européen a proposé aux Britanniques de rester dans l’UE.

Et pourtant - depuis le vote du 15 janvier - on peut noter une tendance plutôt favorable à un accord avec l’UE au sein du Parlement britannique. Une forte majorité de députés opposés à un no deal s’est dégagée. Mais les jours sont comptés et les négociations sur le fameux "backstop" ne semblent pas pouvoir se résoudre avant lundi prochain.

Pour l’instant, et malgré les volontés d’accord des députés britanniques, une sortie sans accord reste un scénario fortement probable. Si aucune solution n’est apportée avant le 29 mars 2019, le Royaume-Uni deviendra un État-tiers du jour au lendemain avec toutes les conséquences économiques que cela implique. Les députés vont donc devoir se mettre d’accord rapidement ou décaler la date officielle de sortie de l’Union européenne. Repousser la date effective de sortie est possible et prévue par l'article 50 du traité sur l'Union européenne. Pour le moment ni Theresa May ni les 27 États membres de l’UE ne l’envisagent.

Dans cette période de préparation aux élections européennes prévues le 26 mai et organisées sans les Britanniques, un report de la date de sortie du Royaume-Uni viendrait compliquer davantage la situation. Il faudra donc attendre lundi 21 janvier pour découvrir si le plan B du gouvernement comporte un report de la date de sortie du Royaume-Uni ou non.










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