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Expo "Klimt, Hundertwasser & Poetic-AI"


Si vous avez la chance d'être à Paris d'ici le 6 janvier 2019, précipitez-vous à l'Atelier des Lumières* où vous pourrez voir ce spectacle féerique en trois actes.


L'univers viennois de Klimt. Photo (c) Charlotte Service-Longépé
L'univers viennois de Klimt. Photo (c) Charlotte Service-Longépé
klimt,_atelier_des_lumieres.mp3 Klimt.mp3  (2.64 Mo)

L'Atelier des Lumières inauguré en 2018 est installé dans une ancienne fonderie du XIXe siècle offrant une superficie unique de 3.000 m², des murs de 10 mètres de haut, ses poutres et ses bassins d'origine. C'est le premier espace artistique numérique ouvert à Paris, utilisant le même procédé numérique Amiex projeté dans les Carrières de Lumières aux Baux-de-Provence.
Cette exposition est une immersion numérique et poétique dans le monde symbolique de Gustav Klimt (1862-1918) dessinateur, décorateur, céramiste et lithographe, des matières où il excellait. Surnommé "l'homme aux doigts d’or", il a participé aux décorations des somptueux monuments de la Ringstrasse à Vienne. Il s'imposera à la tête du mouvement de la Sécession viennoise contestant l’académisme de la peinture classique et ouvrant la voie à la peinture moderne.


"La Vierge" (détail). Photo (c) Charlotte Service-Longépé
"La Vierge" (détail). Photo (c) Charlotte Service-Longépé
L’Atelier propose une exposition en immersion totale combinant effets visuels et sonores, utilisant des centaines de détails des tableaux de Klimt qui sont animés et mis en scène grâce à 140 vidéoprojecteurs et 50 enceintes diffusant un accompagnement musical et des valses de Vienne.
En 1902, Klimt exposa une fresque murale intitulée "La frise Beethoven" de plus de 30 mètres de long représentant justement la "9e symphonie".

Plongé dans la pénombre, le spectateur est hypnotisé, en six tableaux de cinq minutes chacun: la "Vienne classique", "Klimt et la Sécession viennoise", "Klimt et l’âge d’or", "Klimt et la nature", "Egon Schiele (1890-1918) disciple de Klimt", enfin "Klimt et les femmes" avec un déploiement de couleurs.

"Les forces du mal et les trois Gorgones". Photo (c) Charlotte Service-Longépé
"Les forces du mal et les trois Gorgones". Photo (c) Charlotte Service-Longépé
Les personnages des tableaux prennent vie dans les décors fastueux des palais de l'Empire austro-hongrois, les fleurs se décuplent en mosaïque et l'iconique "Baiser" peint par Klimt s'enlace démesurément.

" Si l'on ne peut par ses actions et son art plaire à tous, il faut choisir au petit nombre. Plaire à beaucoup n'est pas une solution". Commentaire acerbe inspiré d'une phrase du poète-dramaturge allemand Schiller que Klimt avait repris sur son tableau "Nuda Veritas" (1899), la "Vérité nue"; ce tableau avait fait scandale en choquant profondément le public prude de l'époque. Klimt mut par une pensée avant-gardiste souhaitait rompre avec le gout bourgeois et conservateur de l'époque.

Séquence “Poetic-AI”. Photo (c) Charlotte Service-Longépé
Séquence “Poetic-AI”. Photo (c) Charlotte Service-Longépé
La séquence courte, intitulée “Poetic-AI” projette sur les murs de béton vierge de tout l'espace 20 millions de lignes de texte et un entrecroisement de motifs géométriques infinis qui s'enchainent par fréquence en accord avec les sons électroniques.

Conçus comme un véritable voyage onirique, les multiples effets de lumières, de mouvements sont générés par un algorithme procurant une expérience unique et surréaliste pour les participants. Primée par de nombreux concours de design graphique, cette approche d'art numérique monumental créée par intelligence artificielle renouvelle la création artistique contemporaine.

Photo (c) Charlotte Service-Longépé
Photo (c) Charlotte Service-Longépé
Dans le prolongement de la Sécession viennoise, suit un programme court de l'artiste autrichien Hundertwasser (1928-2000) - de son vrai nom Friedrich Stowasser -, en quelque sorte disciple de Klimt.

Les deux visions artistiques sont tout autant mises en valeur et se prêtent aux jeux des lumières qui magnifient les couleurs et les formes.

"Spiraless psychedeliques". Photo (c) Charlotte Service-Longépé
"Spiraless psychedeliques". Photo (c) Charlotte Service-Longépé
La séquence se décompose en une dizaine de tableaux au rythme de la musique, suivant le parcours artistique d'Hundertwasser, à la fois peintre, architecte humaniste, militant écologiste et philosophe.
Sous les couleurs chatoyantes, spirales psychédélique, arbres de vie et reliefs baroques transparait l'influence de Gaudi pour incarner sa ville idéale en tant qu'architecte. "Certains disent que les maisons sont faites de murs. Je dis qu'elles sont faites de fenêtres".

Jeux de lumières. Photo (c) Charlotte Service-Longépé
Jeux de lumières. Photo (c) Charlotte Service-Longépé
Tout comme Klimt, les paysages en lignes courbes d'Hundertwasser s'illustrent en une succession de plans abandonnant la perspective traditionnelle.
"La ligne droite est un danger crée par l'homme, car elle est étrangère à la nature de l'homme, de la vie, de toute création", expliquait-il.

Les paysages s'animent en une explosion de couleurs dans lequel les hommes sont en harmonie totale comme les visiteurs plongés dans cette immersion visuelle unique en son genre.

* 39 rue de Saint-Maur dans le 11e à Paris

07/11/2018




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