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Grève à l’Éducation nationale: les raisons de la colère


Les syndicats enseignants ont appelé à une grève unitaire le 12 novembre 2018. Une telle mobilisation n'avait pas été observée depuis 2011. De la maternelle au lycée, les grévistes ont manifesté leur opposition à la suppression des postes annoncés par le ministère de l’Éducation nationale.


De la maternelle au lycée: même combat

Graffiti en faveur de bonnes conditions de travail - Photo (c) M-SUR
Graffiti en faveur de bonnes conditions de travail - Photo (c) M-SUR
podcast_journal___greve_12_nov.mp3 Grève Éducation nationale.mp3  (2.77 Mo)

Le lundi 12 novembre, des enseignants grévistes de tout bords se sont réunis pour manifester dans de nombreuses villes de France. 11,33% de grévistes d'après le ministère, cinq fois plus d'après les syndicats. La FSU, la CFDT et l'Unsa ont lancé un appel commun à la grève pour réclamer l'annulation des suppressions de postes programmées. La CGT, Sud et FO s'y sont également opposés. A cette revendication s'ajoutent trois autres points de contestation: la réforme de l'enseignement professionnel, la réforme du lycée et la "casse du statut général de la fonction publique". Le Snalc, lui, soutient les deux mouvances.

Des professeurs grévistes interrogés dans la capitale ont fait part de leur mécontentement. Les créations de postes dans le premier degré sont insuffisantes selon eux pour faire face au dédoublement des classes de CP - CE1 en ZEP. De plus, la DEPP (Direction de l’Évaluation, de la Prospective et de de la Performance) annonce une hausse de 40.000 élèves à chaque rentrée entre 2019 et 2021. Les enseignants interrogés sont revenus sur le hashtag #pasdevague qui a délié les langues dans la profession. L'agression d'une enseignante dans un lycée de Créteil par un élève muni d'une arme factice devrait selon eux, alerter le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer sur de nouvelles orientations à prendre. Des classes de plus de 30 élèves dans le second degré n'offrent pas un contexte favorable aux apprentissages. Les heures supplémentaires demandées aux enseignants confrontés à des situations difficiles dans de nombreux établissements ne feront que peser sur des professeurs déjà sous tension. Un renforcement du personnel s'impose pour un meilleur encadrement des élèves.


Les syndicats supputent de nouvelles suppressions de postes

En début de quinquennat, 1.600 postes avaient été supprimés. Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer annonce aujourd'hui 2.650 suppressions de postes en collège et lycée, 550 dans l'enseignement privé et 400 dans l'administration. Les syndicalistes rencontrés pensent que de nouvelles annonces de suppression de postes seront annoncées d'ici la fin du quinquennat pour atteindre les prévisions souhaitées par le Président de la République. Les grévistes espèrent une prise de conscience générale sur ce qui se joue pour l'école en France et une inflexion de la part du gouvernement.



16/11/2018




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