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L’Algérie n'est pas une écurie française


Par Omar Chaalal Rédigé le 08/12/2019 (dernière modification le 08/12/2019)

Je ne suis ni un militaire de carrière ni un stratège dans la tactique des guerres pour donner de bons conseils à mon Général. Je suis tout simplement un citoyen éducateur avec un esprit libre qui cherche le bien pour sa Nation. Mes connaissances me permettent de comprendre comment un recteur chimique approche l’instabilité et l’explosion. Une explosion est toujours due au désordre qui se développe au sein du système où cette réaction échappe au contrôle. En plus, je suis conscient du désordre causé par les valets des valets de Marcel Bigard qui veulent faire de l’Algérie une écurie française


A chaque fois que je traverse le passage Vérité du 1er arrondissement de Paris, qui relie la place de Valois à la rue des Bons-Enfants et à la rue Montesquieu, je me souviens des paroles de Frantz Fanon dans Les damnés de la terre : "Le colonialisme n’est pas une machine à penser, n’est pas un corps doué de raison. Il est la violence à l’état de nature et ne peut s’incliner que devant une plus grande violence".

En 2012, le Grand Soir a publié un de mes textes. Il est bon de rappeler sa conclusion. Kwong sait faire la différence entre le drapeau hollandais et le drapeau français en Afrique. Il comprend bien les massacres et tueries qui se cachent derrière ces étendards. Le conflit au Mali est le résultat des discordes entres les puissances qui utilisent le droit de veto pour préserver leurs intérêts par les combats. La France veut que les Algériens s’impliquent dans une solution militaire au Mali. Ils veulent induire les Algériens dans une guerre injuste et inutile. Il y eut un temps où la France coloniale ramenait des Africains pour terroriser les Algériens. Le temps de la Légion étrangère stationnée à Sidi Bel-Abbes est dépassé. Le cheval de marbre caracole entre la spéculation et l’incroyable, et les Algériens sont conscients du piège tendu par la France et ses maîtres. Nous avons trop souffert durant la domination française et pendant la décennie du terrorisme. Il est impératif pour nous Algériens de serrer nos rangs, d’être solidaires et protéger notre armée contre les illusions politiques. Une balle tirée par un soldat algérien au-delà s de nos frontières ternira interminablement le respect de la révolution algérienne dans le monde.

La même année, le 9 Mai 2012, un jour avant les élections législatives, le journal El Watan a publié mon texte intitulé "Les taureaux s’ennuient le 10 Mai" dans sa page idées-débats. Je rappelle aux lecteurs la conclusion de ce texte "Dans un pays où l’argent n’a point d’odeur, où la politique n’a plus de mérite, où l’éducation se cherche une valeur, l’avenir est sans doute incertain. L’expérience des années 1980, les souffrances de l’ère de la décadence et ses scandales après 1988 et la corruption des aigles venus d’Amérique pour gérer notre énergie de malheur ne doivent plus exister si nous voulons vivre en paix dans une Algérie forte. Une Algérie nouvelle où la force du pouvoir est équilibrée par le bien-être des faibles sous la justice et la fraternité de tous".

En mai 2012, j’ai parlé des taureaux comme symboles de corruption et de la fraude. Aujourd’hui, ces taureaux ou, plus exactement, les valets de la France ne logent plus à Marriott Opéra Ambassadeur de Paris. Ils logent à l’hôtel des grandes corrections situé dans rue Slimane Hanafi à El Harrach.

La confusion politique dans mon pays m’oblige de rappeler aux citoyens un passage du journaliste et président de l’Assemblée nationale du Québec Jean-Pierre Charbonneau et d’en tirer une leçon : le défi de contrer l’ignorance politique et le désengagement citoyen est immense. Il interpelle non seulement les dirigeants et les élus mais tous les acteurs de la vie collective, à commencer par les parents et les éducateurs, qui sont les premiers responsables du développement d’une autre composante essentielle de la compétence civique, l’intelligence émotionnelle, celle qui implique l’empathie, l’ouverture d’esprit, la tolérance et l’habileté à communiquer de façon authentique dans le respect des autres, donc de débattre et de participer collégialement au progrès de la société. Référence : De la démocratie sans le peuple à la démocratie avec le peuple.

Mon expérience avec les militaires est très courte. Elle a commencé au barrage vert comme officier de réserve. A cette époque, on présentait les armes à nos officiers supérieurs d’une manière différente de celle d’aujourd’hui. Les casernes dans le barrage vert étaient gérées par des officiers de réserve et nos supérieurs étaient des anciens moudjahidines qui avaient chassé les colons français de l’Algérie d’aujourd’hui. On les respectait comme nos parents. Il m’arrivait quelques fois de ne pas les saluer mais d’embraser leurs fronts. Ils étaient modestes et aimaient ce respect honnête. Je garde à ce jour cette image de fraternité. Une image où les jeunes appelés aidaient les nomades en leur délivrant de l’eau potable en été quand la soif séchait leurs gorges et en dégageant les montagnes de neige qui couvraient les routes et les isolaient en hiver. Mes voyages aux Etats Unis, au Japon, en chine et en Europe n’ont pas réussi à effacer cette image de ma mémoire. Peut-être que mon Général garde aussi la même image.

Cet été, j’ai eu l’occasion de visiter les arbres que nous avons plantés dans le désert. Dans un instant de repos et dans un clame profond j’ai pu faire un voyage d’esprit dans le passé. Après ce voyage éclair, j’ai conclu que nous avons fait une bonne chose sur notre terre en plantant ces arbres qui donnent une beauté naturelle au paysage. Ensuite, j’ai fait un simple bilan. Je me suis intéressé à ce qu’ont fait les générations sous la gouvernance de Bouteflika. Je reconnais la bravoure et l’intelligence de ces générations. Certes ces jeunes n’ont pas planté des arbres dans le désert mais ils ont réussi à déraciner un pouvoir despote, corrompu et esclave de la France. Ils ont libéré l’esprit algérien d’un système autarcique dans lequel un dieu humain gouverne sans contrôle. Je leur tire chapeau pour cette action auguste.

Pour oublier le chaos politique que nous ont laissé le roi déchu, le grand valet de la France et son entourage corrompu, je me suis reposé à l’ombre d’un pin d’Alep non loin de Sidi Bouzid (région d’Aflou) pour lire les entretiens de Confucius. Après lecture, j’ai appris que le prince doit être attentif à monter une déférence à ses subordonnés. Confucius, dans ses entretiens, conseille au prince cinq vertus qui composent la sagesse (le ren), et place la déférence envers les subordonnés au premier rang de celles-ci. Zinzhang, un élève de Confucius, demande ce qu’est le ren. Confucius répond : Se rendre capable de pratiquez cinq choses sous le ciel, voilà le ren. Zinzhang demande quelles sont-elles ? Confucius répond : la déférence, la grandeur de l’âme, l’honnêteté, la diligence et la générosité. La déférence vous fait le respect de tous.
Notre roi déchu n’était pas chinois et les philosophes dans son palais n’étaient pas des Confucius. Hélas ! Ce roi nabot, qui se prenait pour un Napoléon, n’ était qu’un simple petit valet de la France.

Après cette balade politique autour des ruines d’un système démon, je demande avec respect à mon Général d’écouter attentivement la voix du Peuple. Le peuple admire le travail que vous avez effectué. Les malfaiteurs sont écroués mais il faut être prudent car les valets de Fafa veulent retourner au système démon et faire de l’Algérie une écurie française.


 









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