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La douce éclosion des bus à hydrogène en France


Par Maxime Lefebvre Rédigé le 27/11/2019 (dernière modification le 13/11/2019)

Début novembre, dans les Hauts-de-France, six bus à hydrogène ont été mis en service par le syndicat mixte des transports Artois-Gohelle (SMTAG). Désormais, les passagers de la ligne entre Bruay-La-Buissière et Auchel (Pas-de-Calais) se déplaceront sur 13 kilomètres à bord d’un véhicule rejetant… de l’eau.


Plusieurs syndicats mixtes de transport commencent à s'équiper de bus à hydrogène - © pixabay
Plusieurs syndicats mixtes de transport commencent à s'équiper de bus à hydrogène - © pixabay
Le SMTAG s’est doté de nouveaux bus fonctionnant à l’hydrogène. Conçus par la société française Safra, ces véhicules sont alimentés avec un carburant non polluant, l’hydrogène en l’occurence, produit sur le site de maintenance TADAO d’Houdain. Ce procédé permet au syndicat des Hauts-de-France de ne pas être dépendant d’un quelconque fournisseur, d’être entièrement autonome. Cette ligne de bus à hydrogène de 13 kilomètres, la première pour le SMTAG, a donc été inaugurée le lundi 4 novembre.

En France, l’intérêt pour cette technologie est grandissant. Déjà, en septembre dernier, Valérie Pécresse, Présidente de la région Ile-de-France et d'Ile-de-France Mobilités (ex STIF), inaugurait les deux premiers bus à hydrogène mis en exploitation en France. Ces véhicules circulent sur la ligne Versailles Changier-Jouy-en-Josas (Yvelines), d’une distance de 12,5 kilomètres.

La ville de Pau s’apprête elle aussi à franchir le pas puisque le syndicat mixte de transport public Pau Béarn Pyrénées Mobilités va bientôt débuter l’exploitation de 8 bus à hydrogène. Ces véhicules circuleront exclusivement dans l'agglomération paloise.

L'hydrogène : principe et fonctionnement

Considérée à l’heure actuelle comme étant la technologie la plus propre, la motorisation à hydrogène ne nécessite pas de carburant fossile et ne rejette rien qui ne soit nocif pour l’environnement. Le principe est celui de la combustion du dihydrogène (H2) et du dioxygène (O2) dans l’optique de produire de l’énergie en rejetant simplement de l’eau (H2O) sous forme liquide.

Le process s’articule de la manière suivante. Dans un premier temps, on utilisera de l’électricité verte, provenant par exemple d’éoliennes ou de panneaux solaires. L’électrolyse, c’est-à-dire le processus d’échange au cours duquel une énergie électrique sera transformée en énergie chimique, viendra produire l’hydrogène qui sera ensuite stockée. Vient ensuite la phase d’alimentation. L’énergie est générée par les piles à combustible.

Un bus, comme ceux qu’utilisent le SMTAG, dispose de quatre réservoirs d’hydrogène, soit 32 kg d’hydrogène à 350 bars, et une pile à combustible de 30 Kw. L’autonomie est de 300 kilomètres. L’autre point positif vient des stations permettant de produire l’hydrogène nécessaire à l’alimentation des bus. Le rejet annuel d’une station comme celle située à Houdain (Pas-de-Calais) est de l’ordre de 374 tonnes… d’oxygène. Soit l’équivalent du rejet en oxygène de 56 hectares de forêt.
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