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Les poppies, symbole anglais de la Grande Guerre


Par Rédigé le 21/11/2018 (dernière modification le 20/11/2018)

"Lest we forget (pour ne pas oublier)", voici les trois mots qui accompagnent les poppies (coquelicots) retrouvés sur de nombreux bâtiments publics en Angleterre tous les ans au mois de novembre pour commémorer la fin de la Première Guerre mondiale.


Le sens du souvenir

Monument aux morts de Pinner le 11.11.2018, Royaume-Uni. Photo (c) Anne Brosse
Monument aux morts de Pinner le 11.11.2018, Royaume-Uni. Photo (c) Anne Brosse
poppies.mp3 Poppies.mp3  (2.26 Mo)

Les citoyens anglais ont toujours été fidèles au Remembrance Day (jour du souvenir). Tous les ans, en plus de la cérémonie officielle devant le Cenotaph (monument dédié aux morts situé dans le quartier de Westminster), de très nombreuses cérémonies, expositions, rencontres sont organisées partout en Angleterre.

Dès leur plus jeune âge les petits Anglais sont habitués à dessiner des coquelicots ou les arborer fièrement, comme leurs parents et grands-parents, sur leurs uniformes scolaires tout au long du mois de novembre. Le coquelicot, équivalent du bleuet français, est le symbole du sang versé sur les champs de bataille lors de la guerre 1914-1918. En achetant un coquelicot en papier à mettre à sa boutonnière, on fait une donation à la Royal British Legion, une association caritative qui s’occupe des anciens combattants et des blessés de guerre. Cette tradition remonte à 1921, inspirée du poème "In Flanders Fields" du lieutenant-colonel John McCrae qui décrit des coquelicots fleurissant sur les champs de bataille.


Le centenaire

2018 est une année particulière puisque cela fait 100 ans que, le 11 novembre 1918, l’Armistice a été signée. Les poppies fleurissent à tous les coins de rue de l’Angleterre. Afin de marquer l’occasion, des centaines de citoyens britanniques ont consacré leur temps à la création d’œuvres d’art murales. Et notamment en tricot, ce qui leur a pris plusieurs années à confectionner. Ils ont été largement inspirés par l’œuvre des artistes Paul Cummins et Tom Piper.

En effet, en 2014, année du centenaire du début de la Première Guerre mondiale, la Grande Bretagne avait voulu marquer l’événement avec la réalisation d’une œuvre d’art gigantesque dans le fossé de la Tour de Londres. Cette œuvre intitulée "Blood Swept Lands and Seas of Red" (Les Terres couvertes de sang et les Mers de rouge) était composée de 888.246 coquelicots en céramique. Un coquelicot pour chaque soldat britannique tombé au combat entre 1914 et 1918 et représentant dans son ensemble une mer de sang. Chaque coquelicot avait été vendu au profit des blessés de guerre. Cette œuvre a été reproduite partiellement afin d’être exposée dans différentes ville d’Angleterre avec pour destination finale le Musée Imperial de la Guerre de Londres à la fin du mois de novembre 2018.










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