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G.C.

QUEBEC - AUXERRE : Alexandre Hamel, le voyou patineur selon... Jean-Marie Beauvais


Le vendredi 11 septembre à 19H00 (ouverture des portes 1/2 heure avant le début du spectacle), la patinoire Cyber Glace d'Auxerre (Yonne) propose un Gala de Patinage au profit de la SPA d'Auxerre, les recettes collectées à l'occasion de ce spectacle sur glace étant reversées à la SPA 89. Il s'agit d'aider les amis des animaux à faire face aux difficultés financières qu'ils traversent en ce moment.
La période de l'été est trop souvent synonyme d'abandons.
Pour cet évènement exceptionnel au profit de la cause animale, la patinoire Cyber Glace accueille Damien DJORDJEVIC, un ancien patineur des équipes de France, qui a terminé 5° Championnat du Monde Junior en 2002. Aujourd'hui exerçant en tant que patineur professionnel, Damien se produit dans de nombreux spectacles tels que "Les étoiles de la glace" ou "Hello & Goodbye", la célèbre tournée d'adieux de Philippe Candeloro. Et le patineur canadien Alexandre Hamel, jugé parfois iconoclaste par les pontes des fédérations sportives (voir l'article ci dessous).


Cheveux en bataille, barbe mal rasée, un t-shirt troué d’un obscur groupe de punk-rock québécois

QUEBEC - AUXERRE : Alexandre Hamel, le voyou patineur selon... Jean-Marie Beauvais
Sur la piste du CYBER GLACE, le show sera également assuré par les patineurs de Monéteau (Yonne), mobilisés pour l'occasion pour la cause animale. Parmi ces patineurs, Aurélia Guasco (2° au Tournoi de France 2009) et Kimberley Brechet (Championne de France 2008), deux éléments de haut niveau.

Sous les lumières du Cyber Glace d'Auxerre, ce sont donc 15 à 20 patineuses et patineurs qui présenteront un spectacle complet sous la direction d'Alexandre Riccitelli, l'entraîneur du Cyber Glace.
Quelques numéros d'ensemble et de nombreuses démonstrations solo sont au programme, nos amis les bêtes restant, bien évidemment, le thème central du show.



Pour en revenir à Alexandre Hamel, journaliste à Montréal (Québec), Jean-Marie Beauvais qui l'a rencontré n'y va pas par quatre chemins: pour lui, Alexandre Hamel n’est pas le genre de patineur de fantaisie que votre grand-mère adorerait. Cheveux en bataille, barbe mal rasée, un t-shirt troué d’un obscur groupe de punk-rock québécois… Un style presqu'inquiètant. D'ailleurs, le sportif a été banni de plusieurs clubs de patinage fantaisie. Loin d’en être attristé, il s’en vante avec un rire contagieux !

Vidéos: http://www.lepatinlibre.com/FR/IFRAME/multimedia.html

Gala au profit de la SPA de l'Yonne: Pour tous renseignements : 03 86 53 40 00

L'entraînement acrobatique… et un peu de la philosophie du mouvement

Alexandre habite un minuscule appartement de Pointe-Saint-Charles, un quartier défavorisé de Montréal. C’est de là qu’il dirige sa troupe de spectacles sur glace Le Patin Libre qui, à partir de spectacles semi-improvisés et parfois illégaux, est devenu en quelques années une référence. Parmi ses clients, le groupe compte tous les plus grands événements hivernaux du Québec ainsi que le comité des Jeux Olympiques de Vancouver 2010. Pas si mal, pour le pire voyou du patinage québécois…C'est avec ce drôle de CV qu'il arrive en France, encouragé par de nombreux patineurs français qui sont persuadés qu'il imposera son style et son improbable patinage en France.

Pour sa défense, Alexandre Hamel a patiné toute sa vie. Il a eu une respectable carrière sur le circuit amateur : quelques titres de champion québécois, une médaille aux championnats canadiens (il ne se souvient plus de l’année, mais c’était chez les novices) ainsi que plusieurs participations à des compétitions internationales. Depuis son enfance, il a toujours été reconnu pour un charisme hors-pair et des numéros d’exhibitions aux concepts originaux. Malheureusement, on ne lui permettait de les exécuter que quelques fois par année, dans des démonstration locales, après des mois de compétitions où ses programmes traditionnels étaient de mise.

« A 19 ans, je me suis réveillé avec mon suit à paillettes sur le dos, devant une foule de vieilles baby-boomers. Je patinais sur des musiques que je trouvais moi-même ridicules. Je commençais un baccalauréat en beaux-arts et je me tenais avec des gens actifs sur la scène artistique : danse, cirque, théâtre, etc. Je voyais à quel point ce que je faisais, même avec la haute-voltige des sauts et des pirouettes, ne voulait plus rien dire pour moi. J’étais jaloux de tous ces vrais artistes des vrais arts de la performance, qui eux, utilisaient leur talent pour exprimer des vraies choses. Écœuré, avec le sentiment d’avoir perdu mon temps pendant 12 ans, j’ai lâché le patin » a t-il confié à notre excellent confrère Jean-Marie Beauvais. Évidemment, cela n’a pas duré. L’hiver suivant, il s’entraînait discrètement, souvent la nuit, sur des patinoires de parc. Romantisme obligatoire plus que volontaire: dès qu’il a quitté les rangs compétitifs, les parents lui ont coupé les vivres. Pratiquer le patinage de fantaisie coûte en effet des dizaines de milliers de dollars par an. Contre ses propres attentes, même sans entraîneur, il continuait de s’améliorer.

C’est alors que lui vient une idée : un retour… « juste pour le fun! ». Il choisi deux de ses numéros d’exhibition favoris (et passant au tordeur toutes les règles de la discipline) et s’inscrit aux championnats provinciaux. Son but est de patiner librement, de gagner le public tout en faisant un grand pied-de-nez aux juges et à tout le vieux système compétitif, qui lors de cette même année, est écorché par de nombreux scandales. Certains vont même jusqu’à prévoir le retrait de la discipline des compétitions olympiques. « Pour la première fois, ma mère n’est pas venue à une compétition. Elle disait que j’allais lui faire honte… »

C’est à cette compétition qu’Alexandre reçoit son premier « standing ovation » à la suite d’un numéro de comédie où il incarne un chef d’orchestre perdant le contrôle de ses musiciens. Pas très original, vous allez dire… Toutefois, comparé à ses rivaux et à leurs arabesques flamboyantes, il fait figure de révolutionnaire.

L’année suivante, il démarre la troupe Le Patin Libre avec quelques amis patineurs qui partagent ses idées. Ils commencent en se produisant sur des étangs gelés lors de carnavals d’hiver locaux : acrobaties, crachage de feu, numéros théâtraux… Rapidement, de plus grands événements les réclament. « Mais c’était important de commencer petit. Comme n’importe quel groupe d’artistes. En patin, c’est toujours des gros spectacles, des grosses business, des gros décors. En commençant modestement, on échappait à toute cette quétainerie et on s’en remettait à de la vraie créativité, à un vrai travail d’auteur. »


06/09/2009




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