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VIH et IST: et si on en parlait?


Par Rédigé le 16/12/2018 (dernière modification le 15/12/2018)

Rapport sexuel non protégé, préservatif qui craque. Comment en parler? Faut-il se faire dépister? Par qui, où, quand et comment? Pour cela, nous sommes allés à la rencontre de deux infirmiers travaillant dans un CeGIDD marnais.


Qu’est-ce qu’un CeGIDD?

Plaquette d'information sur le sida du CeGIDD. Photo (c) M. Cugnot
Plaquette d'information sur le sida du CeGIDD. Photo (c) M. Cugnot
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Le CeGIDD est un centre gratuit d’information de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles qui a été mis en place à partir de janvier 2016, pour remplacer les CDAG (centre de dépistage anonyme et gratuit).
Il en existe un dans chaque département. Les missions de ces nouvelles structures sont les suivantes: la prévention, le dépistage et le diagnostic de l'infection par les virus de l'immunodéficience humaine (le VIH, responsable du sida) et des hépatites ainsi que l'accompagnement dans la recherche de soins appropriés, le traitement ambulatoire des infections sexuellement transmissibles ainsi que la prévention des autres risques liés à la sexualité dans une approche globale de santé sexuelle.

En ce qui concerne le CeGIDD de Châlons-en-Champagne, les infirmiers L. Glaux et C. d’Autremont Tursin nous font part d’un rôle d’information important destiné à tout public. "Nous intervenons aussi bien en maison d’arrêt qu’en structure scolaire. Nous tenons également un stand sur une journée durant la Foire de Châlons depuis septembre 2015. Notre rôle, c’est de prendre en charge les usagers sur tous les axes de la sexualité, de les accompagner, de les écouter et de les diriger vers nos collègues compétents en fonction des demandes et besoins, notamment vers un psychologue ou un(e) assistant(e) social(e)".


Que faut-il faire si le préservatif glisse ou craque?

Il existe un traitement d’urgence, appelé traitement post-exposition (TPE) nous affirme L. Glaux. i["C’est un traitement d’urgence face à une prise de risque avéré qui limite les risques de contamination jusqu’à 48h après le rapport et qui est plus efficace s’il est pris dans les 4h après celui-ci"].
En effet, si vous pensez avoir pris un risque, rendez-vous le plus vite aux urgences de l’hôpital le plus proche, si possible avec la personne avec laquelle vous avez eu le rapport. Le médecin évaluera avec vous le risque et l’intérêt de vous prescrire un TPE, qui est un traitement qui dure un mois et qui permet de fortement réduire le risque de contamination par le VIH, mais ne l’élimine pas complètement.
On peut affirmer que plus le traitement est pris rapidement après l’exposition au VIH, plus son efficacité est importante.

Le VIH peut se dépister mais pourquoi, quand, comment et où faire le dépistage?

Faire un test de dépistage permet de savoir si l’on est (ou pas) porteur du virus. Si l’on est porteur, on peut bénéficier rapidement d’une prise en charge et d’un traitement efficace. Même si les traitements actuels contre le VIH ne font pas disparaître le virus, ils permettent néanmoins de bloquer l’évolution de l’infection vers le stade du sida, de réduire le risque de transmettre le virus aux partenaires et d’avoir un enfant avec un risque très faible de lui transmettre le virus.

"Aujourd’hui, l’espérance de vie d’une personne séropositive dépistée tôt, bien traitée et suivie, se rapproche de celle d’une personne non infectée", nous explique les infirmiers.
La COREVIH (coordination régionale de lutte contre le VIH) préconise que même si nous ne vivons aucune de ces situations, il est recommandé de faire un test de dépistage au moins une fois dans sa vie.

Où se faire dépister?
Dans un CeGIDD, celui qui se trouve le plus proche de chez vous. Le test est gratuit et anonyme, cela se fait sans rendez-vous. Le test est remboursé à 100% par la Sécurité sociale sur ordonnance de votre médecin traitant ou pour un coût d’environ 25€ au laboratoire sans ordonnance, à la charge du patient, ou encore auprès d’une association qui propose des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) ou d’autotest acheté en pharmacie pour moins de 20€.

A savoir que le test de dépistage en laboratoire se fait par une simple prise de sang et que le résultat est disponible en moins d’une semaine. De même que le délai pour que le résultat négatif soit sûr est de minimum six semaines après la dernière prise de risque, pour un dépistage classique, alors qu’il est de trois mois pour le TROD et l’autotest.

Qu’en est-il des IST?

Les IST (chlamydioses, herpès génital, papillomavirus…) peuvent se dépister tout comme le VIH, par une prise de sang pour l’hépatite B et la syphilis, un examen d’urine ou un prélèvement vaginal pour les chlamydiae et le gonocoque et un examen médical.

Nos deux infirmiers ne le répéteront jamais assez :"Il faut informer, s’informer, écouter son corps, être prudent, se protéger et consulter au moindre doute".











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