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Vitry-la-Ville: conséquences du réchauffement climatique


Par Monique CUGNOT Rédigé le 13/12/2018 (dernière modification le 12/12/2018)

Alors que le monde entier a les yeux rivés sur Katowice, en Pologne, où la 24e Conférence sur le climat (COP24) se tient jusqu'au 14 décembre 2018, tous les indicateurs du réchauffement climatique semblent être inquiétants, témoignant de l'urgence à agir. Les 200 pays réunis pour ce sommet sont appelés à trouver des solutions pour atténuer ses impacts qui ne sont pas rassurants.


Philippe Hincelin, agriculteur marnais. Photo (c) M. Cugnot
Philippe Hincelin, agriculteur marnais. Photo (c) M. Cugnot
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Mais est-ce le cas partout en France? Notamment dans le secteur marnais? Philippe Hincelin, un agriculteur de Vitry-la-Ville nous livre son témoignage.

En effet, nous sommes allés à la rencontre de cet agriculteur, résident de Vitry-la-Ville, commune de moins de 400 habitants, qui se situe sur l'axe de Châlons-en-Champagne et de Vitry-le-François, dans la région du Grand Est.

Philippe Hincelin est adjoint au maire de son village, également président de la caisse locale du Crédit Agricole Nord Est sur le secteur châlonnais et en sus, agriculteur depuis 35 ans sur le pays Vitryat. Il cultive du blé, de l'orge de printemps, des betteraves, du colza et de la luzerne.

Ce Vitryat nous fait part des augmentations de températures et du dérèglement climatique qui ont des conséquences difficilement quantifiables mais il constate que ce réchauffement, perturbe considérablement son calendrier de travail. Il nous donne l'exemple de la moisson: "La moisson qui est la récolte des céréales se terminait il y a quelques années en arrière, fin août. Alors qu'aujourd'hui, elle se termine plutôt fin juillet. Pour certaines parcelles de blé, elles sont mêmes récoltées fin juin".

Lorsque nous abordons le sujet de l'impact sur les rendements. Cet agriculteur nous livre sans concession qu'il est touché par une baisse provoquée, à la fois par un dérèglement climatique avec des pluies persistantes mais aussi par des périodes de sécheresse liées au réchauffement climatique qui entraînent une baisse de production allant de 10 à 25%.

Il nous confie que depuis ces six dernières années, ces récoltes sont exceptionnelles, par rapport aux conséquences évoquées et compte tenu du contexte.
Ainsi, il a pu récolter sur l'année 2018, 9 tonnes de blé, 90 tonnes de betteraves, 4 tonnes de colza, 7,5 tonnes d'orge de printemps et de 12 tonnes de luzerne. Même s'il est impacté, il est conscient que dans d'autres régions, ses homologues souffrent davantage de ces effets climatiques.










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