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Média d'information international diffusé en podcast 🎙️
 

Une meule qui vaut son pesant d’or  16/05/2019

Le 14 mai, chez Sotheby’s à New York, une des toiles de la série "les Meules" peinte par Claude Monet pendant l’hiver 1890-1891 dans sa maison de Giverny, s’est vendue 110,7 millions de dollars, soit 99 millions d'euros, commission et frais compris. Un record pour une oeuvre impressionniste, qui dépasse ainsi les 100 millions de dollars. Une autre toile de la série des "Meules" avait été vendue en novembre 2016 pour 81,4 millions de dollars chez Christie’s à New York. Et en mai 2018, toujours chez Christie’s, à New York, les "Nymphéas en fleur" avaient été acquis pour 84,6 millions de dollars. "Ce pourrait être un tournant pour le marché des Monet", avait annoncé Julian Dawes vice-président de l’art impressionniste et moderne chez Sotheby’s. L’oeuvre vendue le 14 mai, 72 cm sur 92, représente une meule de foin au crépuscule et si l’on en croit Julian Dawes, lors de la présentation de la vente "Même quand vous vous tenez à dix mètres, c’est un enchantement. Vous ne pouvez pas détourner le regard". Le vendeur anonyme du tableau l’avait acheté en 1986 lors d’une vente chez Christie’s à New York pour 2,5 millions de dollars Il a donc fait une excellente affaire mais a révélé à Sotheby’s qu’il reverserait une partie du produit de cette vente à des œuvres caritatives.

A Monaco, il n'y a pas que le Grand Prix de F1 …  15/05/2019

Mardi 14 mai, le Conseil littéraire de la Fondation Prince Pierre de Monaco s’est réuni à Paris au restaurant La Dame de Pic, l’établissement bien connu d’Anne-Sophie Pic rue du Louvre. En présence de S.A.R. la Princesse de Hanovre, présidente de la Fondation Prince Pierre de Monaco, il s’agissait d’établir la liste des auteurs en lice pour les prix littéraires de la Fondation.
Le Prix littéraire Prince-Pierre-de-Monaco, créé en 1951 et doté de 25.000€, il est attribué à un auteur de langue française pour l'ensemble de son œuvre, à l'occasion de la parution récente d'un ouvrage. Le jury a retenu Christian Bobin, Linda Lê, Pierre Michon et Jean Rouaud.
Ont également été sélectionnés les auteurs pour la Bourse de la Découverte. Ce prix doté de 12.000€ a été créé en 2001, à l’occasion du 50e anniversaire du Prix Littéraire Prince Pierre. D’abord attribué tous les deux ans, il est maintenant décerné chaque année et récompense un auteur francophone pour un premier ouvrage de fiction. En lice "Que va-t-on faire de Knut Hamsun?" de Christine Barthe aux Editions Robert Laffont; "La vraie vie de Vinteuil" de Jérôme Bastianelli chez Grasset; "Dans la forêt du hameau de Hardt" de Grégory Le Floch aux Editions de l’Ogre; "A la ligne de Joseph Ponthus" aux Editions de la Table Ronde et "Les jours" de Sylvain Ouillon chez Gallimard.
Ces ouvrages seront l’objet du prochain Marathon de lecture, qui sera lancé le mardi 18 juin prochain à 15h à la Médiathèque de Monaco.
On connaîtra le nom des heureux lauréats de ces deux prix lors de la cérémonie qui se tiendra le mardi 15 octobre prochain à la salle Garnier.
La Fondation Prince Pierre de Monaco a été créée le 17 février 1966 par S.A.S. le Prince Rainier III, pour honorer la mémoire de son père, le Prince Pierre, né de Polignac, décédé le 10 novembre 1964 à 69 ans, ardent protecteur des lettres et des arts.
Le Conseil littéraire de la Fondation Prince Pierre de Monaco se compose de membres de l’Académie française, Hélène Carrère d'Encausse, Tahar Ben Jelloun, Dominique Bona, Jean Clair, Jean-Loup Dabadie, Dany Laferrière, Marc Lambron, Amin Maalouf, Jean-Marie Rouart, Jean-Christophe Rufin et Frédéric Vitoux. De membres de l'Académie Goncourt Pierre Assouline, Philippe Claudel et Paule Constant. Ainsi que Marie-Claire Blais, représentant les Lettres canadiennes d'expression française; Jacques de Decker, secrétaire perpétuel de l’Académie royale de langue et littérature françaises de Belgique; François Debluë, représentant les Lettres helvétiques d'expression française et Alain Mabanck, représentant les Lettres congolaises d'expression française. Il y a aussi trois membres honoraires, René de Obaldia et Pierre Rosenberg de l'Académie Française ainsi que la Canadienne Antonine Maillet.

"Dali, une histoire de la peinture"  13/05/2019

Dans le cadre de la célébration du 30e anniversaire de la mort de l’artiste, décédé le 23 janvier 1989 à l’âge de 84 ans, et aussi des grandes expositions que le Grimaldi Forum présente chaque été, celle de 2019 lui est consacrée. Elle se tiendra du 6 juillet au 8 septembre prochains. Et pour en parler, qui mieux que Montse Aguer qui en est commissaire.
Directrice des Musées Dalí, membre du Patronat du Musée Reina Sofia de Madrid depuis 2012, commissaire internationale de l'Année Dalí en 2004, elle s’est penchée sur certains aspects moins connues du peintre comme la création littéraire et elle a organisé de nombreuses expositions à travers le monde.
Montse Aguer était donc au Grimaldi Forum le jeudi 9 mai à 18h30 et devant un auditoire nombreux et en présence du gouvernement monégasque, elle a brillamment exposé les rapports de Dalí avec l’histoire de la peinture en s’appuyant sur quelques reproductions choisies parmi la centaine d’œuvres, peintures, dessins et photographies, qui seront exposées cet été. Les spectateurs ont pu ainsi (re)découvrir les différentes phases de la création dalinienne et voir l'influence de quelques peintres.
Etait très attendue la projection du film annoncé, un documentaire d’une soixantaine de minutes, de 2017, du réalisateur David Pujol, écrit d’ailleurs par lui-même et Montse Aguer, deuxième volet d’une trilogie consacrée à Dalí . "La vie secrète de Portlligat", réalisé grâce au soutien de la Fondation Gala-Salvador a reçu le prix du meilleur long métrage au Fine Arts Film Festival (FAFF) en Californie. David Pujol confie "Je voulais montrer Dalí dans son atelier, le peintre dans son sancta sanctorum, l'homme dans son habitat. Je voulais aussi évoquer Gala et donner à voir une existence marquée, comme toute vie, de nuances et de ruptures : depuis les dissensions familiales jusqu'aux ruptures, au moins aussi cruelles, engendrées par les guerres. Je voulais montrer ce basculement perpétuel entre le quotidien et l'exil, entre intérieur et extérieur, entre intimité et extraversion".
Le film permet de mieux connaître la vie et l'œuvre du Salvador Dalí, en visitant sa maison, son atelier et leurs environs, Cadaqués, Portlligat ou le Cap de Creus et l’influence exercée par ses lieux. Dans ce refuge qui fut aussi celui de Gala son épouse, sont évoquées les relations que Salvador entretenait avec sa sœur Anna Maria, son premier modèle et celles plus compliquées avec son père le notaire Salvador Dalí i Cusí.


Trois femmes à l’honneur à Monaco  08/05/2019

Dans la soirée de samedi 4 mai avait lieu une cérémonie placée sous le haut patronage de S.A.S. le prince Albert II de Monaco qui était d'ailleurs présent. Elle rendait hommage à trois femmes dont le travail a mêlé art et science. Cinzia Sgambati-Colman, fondatrice et présidente de "Femme de l'année, Prix Monte-Carlo", avait organisé cet événement auquel participaient cent cinquante invités réunis au Musée océanographique. Cette huitième édition avait pour thème "Art et Science", inspiré par le 500e anniversaire de la mort de Leonard de Vinci. La soirée parrainée par la Walgreens Boots Alliance a permis de découvrir les trois femmes qui ont reçu les prix, la Sino-canadienne Sougwen Chung Prix Monte-Carlo "Femme de l’année" 2019; la Monégasque Elena Rossoni-Notter Prix Monte-Carlo "Femme de l’année" - Monaco et la Française Orlan, Prix Monte-Carlo "Femme de l’Année" - Prix spécial pour l’ensemble de son oeuvre.

Sougwen Chung est une artiste multimédia qui travaille avec des robots depuis 2015. En 2017, elle a été l'une des trois artistes sélectionnées pour participer à un nouveau partenariat entre Nokia Bell Labs et New Inc. avec pour but de soutenir les artistes travaillant avec les nouvelles technologies.
Elena Rossoni-Notter est directrice du Musée d'archéologie préhistorique de Monaco depuis avril 2018, elle a reçu le Prix "Monte-Carlo Femme de l’année" - Monaco, pour la qualité du travail archéologique qu’elle accomplit sur le territoire monégasque.
L’artiste, plasticienne Orlan qui pratique peinture, sculpture, photographie et vidéo a été récompensée pour une oeuvre qui mêle art, science et technologie. Elle a aussi conçu un robot à son image: l'Orlanoïde réalisé par une société française de robotique.

"Jules et Marcel"  08/05/2019

Marcel Pagnol et Jules Auguste Muraire dit Raimu ont été des amis très proches et ont entretenu une abondante correspondance. Cette amitié a commencé en 1929 quand Pagnol qui débutait confia à Raimu déjà célèbre sa pièce "Marius", il l’interprétera avec succès au théâtre de Paris. Cette amitié a été brutalement interrompue par la mort de l’acteur le 20 septembre 1946. Nicolas Pagnol et Isabelle Nohain Raimu, petits-enfants des deux correspondants, ont retrouvé des lettres inédites dans les archives familiales de l’écrivain. Ils les ont remises à Pierre Tré-Hardy qui les a adaptées pour la scène.
Ce sera le prochain spectacle présenté par le théâtre des Muses à Monaco et il ne faut pas le manquer, surtout si l’on est sensible à l’univers de l’écrivain et/ou admirateur de ce monstre sacré que fut Raimu.
Nicolas Pagnol, fervent défenseur de l’oeuvre de son grand-père, a mis en scène "Jules et Marcel" et confie "Marcel est un très grand auteur et dans sa correspondance, il a le même style que dans son œuvre. Il écrit avec autant de brio. Raimu, quant à lui, a un caractère impossible et ses lettres sont explosives".
Et il tient sur cette pièce de 1h20 des propos qui dispensent de toute description de l’intrigue… "On voyage dans le théâtre, dans le cinéma, dans l’amitié, en Provence, des coups de gueule, des réconciliations, une mauvaise foi de Raimu incroyable, on rigole, on pleure. On assiste à leur vie, par le petit trou de la serrure. C’est magnifique!".

"Jules et Marcel" de Pierre Tré-Hardy
Mise en scène de Nicolas Pagnol
Avec Fred Achard, Gilles Azzopardi et Christian Guérin

Jeudi 16, vendredi 17 et samedi 18 mai à 20h30
Dimanche 19 mai à 16h30

Théâtre des Muses
45 A, Boulevard du Jardin Exotique
98000 Monaco
www.theatredesmuses.com
Tél.: 00 377 97 98 10 93
reservations@theatredesmuses.com

Le Budapest Festival Orchestra à Toulouse  07/05/2019

Le Cycle "Grands Interprètes" se termine avec la saison musicale 2018-19 et la Halle aux Grains, un des hauts lieux de la vie musicale toulousaine, présente le lundi 20 mai à 20h, un de ses derniers concerts. Avec le Budapest Festival Orchestra sous la direction d’Iván Fischer qui accompagnera le pianiste Emanuel Ax.

Au programme:

Ouverture de La Pie voleuse, Maestoso marziale – Allegro, de Gioacchino Rossini

Concerto pour piano et orchestre n°17 en sol majeur, K.453, Allegro – Andante – Allegretto, de Mozart

Ouverture de L’Italienne à Alger, Andante – Allegro, de Gioacchino Rossini

Symphonie n°4 en ut mineur, D. 417 dite “Tragique” , Adagio  molto /Allegro vivace – Andante – Menuetto (allegro vivace) – Allegro, de Franz Schubert 

Iván Fischer, né le 20 janvier 1951 à Budapest, a fondé le Budapest Festival Orchestra en 1983 avec son compatriote le pianiste Zoltán Kocsis décédé le 6 novembre 2016. Il en est toujours le directeur musical. Cette phalange s’est très vite imposée dans l’univers musical et Gramophone Magazine l’a classée en 2009 parmi les dix meilleurs orchestres du monde. Il est fréquemment invité dans les principaux festivals internationaux et ses enregistrements ont remporté de nombreux prix. En Hongrie, le Budapest Festival Orchestra est l’orchestre le plus populaire, il joue généralement au Müpa de Budapest et à l’Académie Franz Liszt. Il consacre aussi une partie de son temps à faire mieux connaître la musique dans les écoles, les églises et les synagogues. Depuis 2018, il participe au Festival d’opéra de Vicence dans le Teatro Olimpico conçu par Palladio, Iván Fischer en est le directeur artistique, le chef d’orchestre et même le metteur en scène.

Avant de devenir une grande salle de concert pouvant accueillir plus de 2.000 personnes et à l’excellente acoustique, la Halle aux Grains fut de 1861 aux années 1950 un marché couvert aux céréales. Elle devient ensuite un Palais des Sports, puis à partir de 1974 la résidence de l’Orchestre national du Capitole.

Concert du Budapest Festival Orchestra le lundi 20 mai à 20h
Halle aux Grains
1 Place Dupuy,
31000 Toulouse
www.halleauxgrains.com/

De Bakou à Monaco  04/05/2019

Le 12 mai à 17h on peut vraiment dire que l’Azerbaïdjan sera à l’honneur en Principauté. C’est d’aillers une première exceptionnelle à Monaco et qui est due à l’initiative du ministère azéri de la Culture. La Salle Garnier de l’Opéra accueillera pour un concert gratuit la pianiste Khatia Buniatishvili et le chanteur Alim Qasımov spécialiste du mugham qui est un genre musical traditionnel et savant de la musique azérie, il fait une large place à l’improvisation. Avec l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, ils seront sous la direction du chef Rauf Abdullayev et interpréteront des oeuvres du compositeur Fikret Amirov, (22 novembre 1922-20 février 1984). C’est également la première fois que Khatia Buniatishvili jouera avec l’OPM.

Au programme:

Symphonic Mugham "Kyurd Ovshary"
Concerto pour piano et Orchestre
Symphonic Mugham - Gulustan Bayati – Shiraz
Azerbaijani Capriccio
“Song of the blind Arab" de l’opéra Sheikh Sanan

Concert gratuit, Salle Garnier, dimanche 12 mai 2019 à 17h
Invitations à retirer à l’avance auprès du service location Atrium du Casino de Monte-Carlo, dans la limite des places disponibles.
Tél. : +377 98 06 28 28

L’Ensemble Des Equilibres en concert privé  04/05/2019

Le 25 mai à 20h10, l’Ensemble Des Equilibres propose un concert privé autour des Sonates numéro 4, 5 et 6 de Mieczyslaw Weinberg. Il aura lieu à l’occasion du centenaire de la naissance du compositeur, il a en effet vu le jour le 8 décembre 1919 à Varsovie, il est mort le 26 février 1996 à Moscou. L’Ensemble Des Equilibres présente un programme qui lui rend hommage, c’est le compositeur de la modernité russe bien injustement oublié. Il laisse cependant une œuvre immense, extrêmement variée et d’une grande qualité tant technique qu’esthétique.
En 2018, l'Ensemble Des Equilibres a enregistré les trois premières sonates du compositeur et cette année sortira un disque comportant les trois suivantes. Avant de commencer cet enregistrement, l'ensemble a décidé d'offrir au public un concert unique dans un cadre d’exception. Ce concert sera suivi d'un cocktail.

Au programme:

Sonate pour violon et piano n° 4, op. 39 (1947)
I. Adagio
II. Allegro ma non troppo
III. Adagio tenuto molto rubato – Adagio primo
Sonate pour violon et piano n° 5, op. 53 (1953)
I. Andante con moto
II. Allegro molto
III. Allegro moderato
IV. Allegro – Andante – Allegretto – Andante
Sonate pour violon n° 6, op. 136bis (1982)
Moderato – Adagio – Moderato – Adagio

Avec la violoniste Agnès Pyka et le pianiste Dimitri Vassilakis

Réservation indispensable: 07 63 01 45 92 ou contact@desequilibres.fr

Concert privé de l’Ensemble Des Equilibres le 25 mai à 20h10
10, rue de Lisbonne, 3e étage code rue 235B1, code intérieur B1985
75008 Paris

Le musée de Notre-Dame-de-la-Garde ferme ses portes  02/05/2019

Après deux ans de travaux et pour un coût de 5 millions d’euros, il avait été inauguré en grande pompe le 18 juin 2013 dans le cadre de Marseille capitale européenne de la culture. "Nous avons voulu donner des clés de compréhension aux visiteurs, dont beaucoup s’extasient devant le patrimoine, les mosaïques, mais sans en comprendre le sens" expliquait alors le P. Jacques Bouchet, recteur de la basilique. Mais la fréquentation n’a pas été celle que l’on attendait, 8.000 visiteurs annuels alors qu’on tablait sur 100.000. Ce qui n’était pas impossible quand on sait que deux millions de personnes fréquentent les lieux. Frédéric Proal, président de l’association du domaine Notre-Dame-de-la-Garde indique "La décision de fermer doit être prise début mai" et précise "Le projet est prêt, mais on doit respecter certaines procédures". Il s’agit surtout de reclasser les cinq salariés qui auront été licenciés. Le prix de l’entrée est de 5 et 3€, et le même Frédéric Proal constate avec regret "Les gens s’attendent à avoir des prestations gratuites"…
Dans cet ensemble muséal de 350m2 sont réunies des pièces illustrant les 800 ans d’existence du site. On y trouve en particulier une collection de plusieurs centaines d’ex-voto, remerciements à la "Bonne mère", et parmi eux, beaucoup ont été offerts par les marins et les pêcheurs. Ainsi que des objets cultuels, des statues, de l'orfèvrerie, des archives, des tableaux, des maquettes et des plans de construction de l’édifice. Après la fermeture du musée, toutes ces pièces reprendront le chemin des réserves de la basilique.
En 2014, de nombreuses manifestations ont célébré le millénaire de la première chapelle édifiée sur la colline de la Garde et dédiée à la Vierge Marie. De nombreuses constructions se sont succédé jusqu’à la basilique actuelle Notre-Dame-de-la-Garde, de style romano-byzantin, dont la première pierre fut posée le 11 septembre 1853. Elle sera consacrée le 4 juin 1864. Le site est classé en 1917 et c’est naturellement le monument le plus visité de Marseille, presque son symbole. En 1892, est mis en service le funiculaire, "l’ascenseur", qui facilitait l’accès à la basilique et même si des millions de passagers l’ont emprunté, on arrêtera son exploitation en 1967, il n’était pas assez rentable. Actuellement, un petit train qui part du Vieux-Port permet de rejoindre la basilique à 161m au-dessus de la ville, un magnifique parcours permettant d'admirer quelques très beaux endroits de la cité phocéenne, les Forts Saint-Jean et Saint-Nicolas, le Palais du Pharo ou l’Abbaye St Victor entre autres.

Un buste d’Antonio Canova aux enchères à Monaco  01/05/2019

Samedi 27 avril à l'Hôtel des Ventes de Monte-Carlo, un buste du sculpteur italien Antonio Canova, 1757-1822, s'est vendu 2,5 millions d’euros. Il avait été évalué entre 2 et 2,5 millions d'euros et mis à prix à 1,5 million.
Franck Baille, président et co-fondateur de l'Hôtel des Ventes de Monte-Carlo révèle qu’"Il a été acquis par un amateur britannique ayant des attaches à Monaco" avant de préciser que cette sculpture s'inscrit pour Canova "dans un esprit de travail inspiré de la beauté idéale".
Ce buste en marbre d'une quarantaine de centimètres de hauteur fait partie des "têtes idéales" de l’artiste. Il représente Lucrèce d'Este, 1535-1598, dont la beauté était célébrée par tous. Elle était la fille du duc de Fer­rare Hercule II d’Este et de la prin­cesse Re­née de France, et donc la petite-fille du roi Louis XII et d'Anne de Bretagne par sa mère, sa grand-mère paternelle était Lu­crèce Bor­gia. L’oeuvre date de 1821 et c’est la première fois qu’on la revoit publiquement depuis une exposition à New-York en 1928. Elle faisait partie jusqu'à maintenant d’une collection particulière suisse, et était propriété de la même famille depuis que le baron anglais Alexander Baring, de la célèbre dynastie de banquiers britanniques, qui en était le commanditaire la lui avait cédée au XIXe siècle.  
Ce n’est pas la première fois qu’une oeuvre d’Antonio Canova atteint une telle somme. En juillet dernier, un autre buste, une Allégorie de la paix, s’était vendu près de six millions d’euros chez Sotheby’s à Londres. En 2017, un buste de Joachim Murat s’était enlevé à 4,3 millions d’euros chez Christie’s à Paris.

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